<p>Psaume 1.1-3 : <em>“Heureux l’homme […]/ qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel,/ Et qui la médite jour et nuit !/ Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau,/ Qui donne son fruit en sa saison,/ Et dont le feuillage ne se flétrit point ;/ Tout ce qu’il fait lui réussit.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b25e1e43200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Constance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c1b25e1e43200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b25e1e43200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Constance” /></a></p>
<p>Vous connaissez le proverbe : <em>“<strong>Souvent femme varie, bien fol qui s’y fie</strong>”</em>.</p>
<p>On dit que c’est un François I<sup>er</sup> trompé par l’une de ses maîtresses qui aurait, avec le chaton de sa bague, gravé cette maxime sur la vitre d’un carreau du château de Chambord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un comble pour un souverain aussi volage que lui !*</p>
<p>Et la phrase, depuis, a fait le bonheur des misogynes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme Victor Hugo, par exemple, qui, dans <em>Le Roi s’amuse</em>**, la reprend en l’enrichissant de ces deux vers : <em>“Une femme souvent/ n’est qu’une plume au vent !”</em></p>
<p><strong>Pas très flatteur</strong> pour les filles d’Ève tout cela !</p>
<p>Et surtout, <strong>profondément injuste</strong>.</p>
<p>Car l’inconstance, reconnaissons-le, n’est pas l’apanage des dames.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si elles peuvent se montrer capricieuses, fantasques, infidèles, que dire des hommes ?</p>
<p>Fluctuants, voilà ce que nous sommes le plus souvent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>De vraies girouettes</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un jour souriants, l’autre maussades !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aujourd’hui enthousiastes, demain tièdes !</p>
<p><strong>Nous n’en finissons pas de changer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme le temps.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au point qu’il n’est pas toujours aisé pour ceux qui nous entourent de savoir à quoi s’en tenir avec nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous sommes <strong>tous tellement imprévisibles</strong>.</p>
<p>Or, Dieu nous appelle à tout autre chose.</p>
<p>Ce qu’il attend de nous est que nous manifestions sur cette terre déjà <strong>quelque chose de sa propre constance</strong>.</p>
<p>Car le glorifier dans nos vies, c’est aussi cela : veiller autant que possible à conserver <strong>un caractère à l’image du sien</strong>, <strong>égal</strong>, <strong>stable</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Être aujourd’hui ce que l’on était hier déjà et ce que l’on sera demain encore. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Question : comment parvenir à cette maturité ?</p>
<p>Il n’est qu’une voie, subtilement indiquée dans notre texte par le psalmiste : <strong>retrouver du plaisir dans la Parole de Dieu</strong>, nous délecter de ses richesses, sans cesser de prier qu’elle nous imprègne et ce faisant, nous “reconfigure” peu à peu à l’image de son auteur.</p>
<p>Et après que les qualités mêmes du Seigneur auront commencé d’apparaître en nous, nous constaterons peut-être, surpris et heureux, que tout ce que nous faisons, désormais, nous réussit.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Mais dans <em>L’Énéïde</em> de Virgile, déjà, Mercure était apparu en songe à Énée pour lui conseiller d’abandonner Didon au motif que <em>“Varium et mutabile semper femina”</em>, “la femme est toujours chose variable et changeante” (IV, 569).</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>IV, 2 (1832).</span></p>
Catégorie : Dimanche
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“Souvent femme varie…”
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Que la fête commence !
<p>Jean 2.10b : <em>“[…] tu as gardé le bon vin jusqu’à présent !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b258cbb5200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Festin” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c1b258cbb5200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b258cbb5200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Festin” /></a></p>
<p><strong>Avertissement</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En raison de son contenu, ce billet est réservé aux plus de dix-huit ans.</p>
<p><span class=”Apple-converted-space”> </span>Vous rappelez-vous notre dernier billet ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous établissions alors que le prodige opéré par Jésus à Cana était un “signe” –et quel signe !– nous dévoilant clairement un pan lumineux de la gloire de Christ, je veux dire <strong>son immense bonté</strong>.</p>
<p>Il nous faut maintenant relever que le même signe nous renseigne fort utilement sur <strong>son lumineux projet</strong>.</p>
<p>Qu’a-t-il en vue au moment même où il fait irruption parmi nous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Entendez bien : inaugurer sur cette terre <strong>des temps où</strong> non seulement tout serait possible, mais encore<strong> la grâce n’en finirait plus de surabonder</strong>.</p>
<p><strong>Des temps de fête</strong>, donc, comme les hommes n’en ont jamais connu.</p>
<p>Il n’est pas sans intérêt de rappeler ceci : l’ère qu’en tant que Christ de Dieu Jésus est venu ouvrir et dans laquelle nous sommes depuis bientôt deux mille ans est présentée dans l’Ancien Testament comme <em>“<strong>un festin de noce</strong>”</em>*<span class=”Apple-converted-space”>  </span>à la joie duquel serait convié, au côté d’Israël, l’ensemble des nations.</p>
<p>Et “<strong>le vin abondant</strong>”, précisément, joue dans cette symbolique un rôle non négligeable : créé par Dieu pour le plaisir des hommes** et <strong>signe de prospérité</strong>, il ne pouvait pas ne pas être “de la fête”***.</p>
<p>D’où ces jarres pleines à ras bord, <strong>promesse d’un banquet qui doit durer, durer, durer… jusque dans l’éternité</strong>.</p>
<p>Et <strong>la qualité du cru gracieusement offert</strong> par Jésus, signe que pour lui, <strong>ses amis méritent le meilleur</strong> et qu’il ne sera pleinement satisfait qu’après qu’il nous aura parfaitement comblés et définitivement ravis.</p>
<p>Disons-le : c’est un peu comme si Dieu avait souhaité “mettre le vin à la bouche” de ses fidèles****: “Voyez !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le jour s’est levé, où l’accès à la vie abondante vous est enfin ouvert.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et croyez que le bonheur que vous allez bientôt savourer dépasse l’entendement : <strong>un vrai festin pour chacun </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et un festin qui ne connaîtra pas de fin !”</p>
<p>Ainsi, en changeant l’eau en vin au cours de cette noce galiléenne, Jésus fait plus que “dévoiler” sa compassion, sa bonté et sa générosité sans égales en même temps que sa divinité : il indique au monde –nous indique– qu’<strong>avec sa venue, c’est </strong>“<strong>un temps de fête</strong>”<strong> qui s’est définitivement ouvert</strong>, où tous pourront, auprès de lui et avec lui, étancher librement toutes leurs soifs.</p>
<p><strong>Jésus, celui par qui la fête arrive</strong>!</p>
<p>Mais alors, amis lecteurs, si nous sommes dans ce temps de fête, qu’attendons-nous pour commencer au moins de “faire bombance” et <strong>nous réjouir ensemble </strong>?</p>
<p>Le Seigneur –le Seigneur ! Vous imaginez ?– nous convie aujourd’hui à sa table, pour que, de lui, nous ne recevions plus désormais que le meilleur : <strong>le fin du fin</strong>. <strong>Cela ne vaut-il pas que, sans plus tarder, nous prenions place, rendions grâces et… nous laissions servir</strong> ?</p>
<hr />
<p><span style=”font-size: 8pt;”><span style=”font-size: 10pt;”>* </span>Voir en particulier Ésaïe 62.3-5 ; Ézékiel 16.8 ; Osée 2.18-21.   <span style=”font-size: 10pt;”>  **</span> Voir Psaume 104.     <span style=”font-size: 10pt;”>*** </span></span><span style=”font-size: 8pt;”>Voir en particulier Ésaïe 25.6 ; 55.1-3 ; Amos 9.13.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cp. Proverbes 9.1-2.</span>     **** <em><span style=”font-size: 8pt;”>Attention : l’abus d’alcool est dangereux pour la santé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À consommer avec modération.</span></em></p> -
Un geste qui parle de bonté
<p>Jean 2.11b : <em>“Il manifesta sa gloire […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1a6cc2335200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Cana” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c1a6cc2335200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1a6cc2335200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Cana” /></a></p>
<p>S’il est un récit que tous, ou presque, connaissent, c’est bien celui de ces noces où Jésus, pour sauver la fête menacée, décide de transformer l’eau pure destinée aux purifications en un vin dont tous saluent aussitôt l’étonnante qualité.</p>
<p>Ce qui, malheureusement, échappe souvent au lecteur distrait est que ce prodige opéré sous les yeux écarquillés des convives de Cana doit être compris comme <strong>un</strong> <em>“<strong>signe</strong>”</em>.</p>
<p>Et qui dit “signe” dit “chose signifiée ”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le signe en lui-même n’a qu’une valeur anecdotique ; c’est la “chose” à laquelle il renvoie qui compte.</p>
<p>Et la “chose” qu’il convient que nous contemplions ici porte un nom : <strong>la</strong> “<strong>gloire</strong>” <strong>de Dieu telle que livrée à notre regard en Jésus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En accomplissant ce premier miracle, Jésus, écrit l’évangéliste, <em>“manifesta sa gloire”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou si vous préférez, “il se fit connaître”*.</p>
<p>Reste à savoir ce que nous révèle ce coup d’éclat de l’être divin.</p>
<p>Une perfection au moins : <strong>son éblouissante bonté</strong>.</p>
<p>Une bonté qui apparaît ici en quatre endroits au moins.</p>
<p>Une première fois, lorsque <strong>Jésus choisit de prendre le temps d’aller à la noce</strong> à laquelle on l’a gentiment invité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que les jeunes mariés sachent, tout simplement, que leur joie est la sienne aussi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que ne ferait-il pas pour les autres ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’ira-t-il pas, bientôt, jusqu’à <strong>donner sa vie</strong> pour assurer le bonheur des hommes ? Notre bonheur ?</p>
<p>Une deuxième fois, lorsqu’<strong>il accepte de</strong> “<strong>modifier</strong>” <strong>ses plans</strong> pour aller au secours d’une fête sérieusement compromise.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il ne peut supporter l’idée que le bonheur de ses amis soit gâché, lui, qui a déjà refusé de changer des pierres en pains —mais c’était pour lui— accepte cette fois —parce que c’est pour eux— de faire avec beaucoup d’eau autant de vin.</p>
<p>Une troisième fois, lorsqu’<strong>il ne transforme pas moins de 5, 6 ou 700 litres d’eau en vin </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il est bon, Jésus, lorsqu’il donne, donne sans compter.<span class=”Apple-converted-space”>  <em>“</em></span><em>[…] tu fais déborder ma coupe”</em>, s’émerveille le psalmiste**.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quant à Jean, il n’a pas plus tôt introduit son évangile qu’il s’écrie déjà***: “<em>Nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce”</em>.</p>
<p>Une quatrième fois, enfin, lorsqu’<strong>il accorde aux convives réunis à Cana non pas quelque vin sans intérêt, mais le meilleur des crus </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme pour nous dire : “Vous m’êtes trop chers pour que je vous demande de vous satisfaire de l’ordinaire ; pour vous, je ne veux rien de moins que l’exceptionnel !”</p>
<p>Avec la femme “libanaise”, nous nous serions contentés des <em>“miettes de sa table”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dans sa bonté sans égale, <strong>le Seigneur nous invite au banquet qu’il nous a préparé pour nous y rassasier</strong>, dit-il****, <em>“de viandes grasses” </em>et<em> “de vins fins —des viandes tendres et grasses, des vins clarifiés—”.</em></p>
<p><em>“Si vous voulez m’écouter, </em>promet-il*****,<em> vous aurez à manger quelque chose de bon, <strong>vous vous régalerez de ce qu’il y a de meilleur</strong>.  Accordez-moi [donc] votre attention et venez jusqu’à moi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Écoutez-moi et vous revivrez </strong>!”</em></p>
<p>Pour moi, j’ai décidé : parce j’aime passionnément la vie et que faire bombance ne m’a jamais déplu, <strong>j’écouterai</strong> !</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>La gloire de Christ étant tout ce qui fait de lui qui il est : l’ensemble des perfections qui définissent sa personne.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Psaume 23.    </span> ***<span style=”font-size: 8pt;”> 1.16.    </span> **** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ésaïe 25.6 (BFC).    </span>***** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ésaïe 55.2b-3a (BFC).</span></p> -
“Ton péché est effacé”
<p>Ésaïe 6.7 : <em>“Ceci a touché tes lèvres,/ </em><em>ton indignité est supprimée,/ </em><em>ton péché est effacé.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b256f369200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Ésaïe” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c1b256f369200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b256f369200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Ésaïe” /></a></p>
<p>On imagine aisément le <strong>soulagement</strong>, la <strong>gratitude</strong> et le <strong>bonheur</strong> du prophète.</p>
<p>La vision de la sainteté divine qui vient de lui être accordée l’a proprement terrifié.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pécheur comme il est, <strong>comment pourrait-il subsister devant un Dieu aussi pur </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment un Dieu qui n’est que lumière, et qui ne saurait seulement souffrir la vue du mal, pourrait-il le laisser en vie, lui, l’impur ?</p>
<p>Ésaïe est <strong>désespéré</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il a raison.</p>
<p>C’est alors que s’approche l’ange flamboyant, tenant avec des pincettes une braise prise sur l’autel.  Et qu’avec ce tison rougeoyant encore, il effleure les lèvres du prophète.</p>
<p>S’adressant aussitôt à l’homme <strong>écrasé</strong> par sa propre indignité, il lui explique la symbolique de son geste :</p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>“Ceci a touché tes lèvres,/ </em><em>ton indignité est supprimée,/ </em><em>ton péché est effacé.”</em></p>
<p>Autrement dit, “<strong>Tu n’as rien à craindre</strong> : c’est Dieu lui-même qui a ôté tout ce qui, en toi, justifiait sa colère.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, donc, te condamnait.”</p>
<p>Oui, on imagine aisément le soulagement, la gratitude et le bonheur d’Ésaïe.</p>
<p>Mais plutôt que de nous réjouir simplement pour lui, <strong>réjouissons-nous avec lui</strong>.</p>
<p>Car <strong>la bonne nouvelle</strong> portée au prophète par l’ange du Seigneur <strong>est aussi pour nous</strong>.</p>
<p><strong>Nous non plus ne méritions pas de subsister devant Dieu</strong>.  Au moins autant que notre état de pécheurs, nos fautes s’accumulant au fil des jours nous promettaient au pire des destins : <strong>le rejet de Dieu</strong>, total et définitif.</p>
<p>Et puis…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis, <strong>la grâce s’est approchée de nous en Jésus-Christ</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et à tous ceux d’entre nous qui pleuraient sur leur indignité, elle a dit, simplement :</p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>“ton indignité est supprimée,/ </em><em>ton péché est effacé.”</em></p>
<p><em>“<strong>Effacé</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Littéralement “<strong>recouvert</strong>”.</p>
<p>“Recouvert par quoi ?”<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Par</strong> “<strong>le sang de l’Agneau de Dieu</strong>”, bien sûr, qui a <strong>si bien</strong> “<strong>recouvert</strong>” notre péché <strong>que</strong> “<strong>Dieu ne pouvait plus même l’apercevoir</strong>” !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il pouvait donc réaliser enfin <strong>son</strong> “<strong>rêve</strong>” : <strong>nous accueillir</strong> les bras grand ouverts, <strong>nous étreindre</strong> et <strong>déverser sur nous ses grâces les plus précieuses</strong>.</p>
<p>Merveilleuse nouvelle, qui avait changé d’un coup notre sort !</p>
<p>Nous avions été longtemps comme morts, déjà ; et voilà que <strong>nous venions de recevoir la vie</strong>, la vraie, celle qui ne meurt plus !</p>
<p>Puissions-nous trouver les mots, aujourd’hui, pour dire et redire à Dieu, nous aussi, <strong>notre profond soulagement</strong>, <strong>notre gratitude sans borne</strong> et <strong>notre immense bonheur </strong>!</p> -
“Crains Dieu !”
<p>Ecclésiaste 5.6b : <em>“[…] crains Dieu !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b256b0e8200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Crainte” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c1b256b0e8200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b256b0e8200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Crainte” /></a></p>
<p>Pour l’Ecclésiaste, il n’est qu’une seule vraie question : <strong>comment réussir sa vie</strong> au cœur d’un monde où tout, finalement, n’est que “vapeur”, “vanité”, “poursuite de vent” ?</p>
<p>Et sa réponse, fruit d’une longue réflexion divinement inspirée, tient en trois consignes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous connaissons les deux premières*, “Rechercher en toute circonstance l’attitude juste” et “Prendre le temps de goûter le bonheur qui passe” ; nous reste à découvrir et méditer la troisième, que je propose de résumer ainsi : “<strong>Craindre le Dieu qui juge</strong>”.</p>
<p>Quelques textes témoins.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le nôtre d’abord : “<em>[…] crains Dieu !”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Et puis, celui-ci**: <em>“[…] le pécheur peut faire 100 fois le mal et continuer à vivre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais je sais […] que le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu parce qu’ils éprouvent de la crainte devant lui […].”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cette conclusion enfin***: <em>“Crains Dieu et respecte ses commandements, car c’est ce que doit faire tout homme.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En effet, Dieu amènera toute œuvre en jugement, et ce jugement portera sur tout ce qui est caché, que ce soit bon ou mauvais.”</em></p>
<p>D’où l’avertissement bien connu, adressé par le sage au jeune homme en particulier °: <em>“[…] réjouis-toi dans ton adolescence, livre ton cœur à la joie durant ta jeunesse, marche en suivant les voies de ton cœur et les regards de tes yeux !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cependant, <strong>sache que pour tout cela Dieu t’appellera en jugement</strong>.”</em></p>
<p>Sa dernière consigne, donc, pour que nous nous assurions non seulement un présent, mais encore, et peut-être surtout, un avenir heureux : “Craignez Dieu !”</p>
<p>Mais qu’est-ce au juste que “<strong>craindre Dieu</strong>” ?</p>
<p>C’est d’abord, <strong>reconnaître et saluer sa grandeur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Dieu est au ciel, et toi sur la terre” </em>°°, nous rappelle l’Ecclésiaste.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sa manière de dire que Dieu nous dépasse infiniment ; que sa pensée est, à bien des égards, insondable et son action incompréhensible.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où son appel à la réserve : en substance, “que vos paroles devant lui, et sur lui soient peu nombreuses”.</p>
<p>Et c’est ensuite, <strong>nous soumettre sans réserve à sa volonté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Humblement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et… joyeusement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que nous en savons déjà suffisamment à son sujet pour <strong>lui accorder une confiance aveugle</strong> : amour comme il est, il est tout simplement impensable qu’il puisse désirer jamais pour nous autre chose que le meilleur.</p>
<p>“<strong>Craignez Dieu !</strong>” est donc la dernière consigne du prédicateur inspiré.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La plus grave, peut-être aussi, parce qu’il la sait éminemment salutaire.</p>
<p>D’abord, parce que c’est à ceux qui le craignent, et à eux seuls, que Dieu donne ces moments de joie saine, si précieux, qui aident à surmonter les difficultés de la vie quand ils ne nous font pas oublier tout simplement notre triste condition.</p>
<p>Et ensuite, parce que le jour vient où, tous, nous devrons comparaître devant Dieu, qui, nous dit l’Ecclésiaste, nous jugera en toute justice selon la manière dont nous aurons vécu ici-bas : dans sa crainte… ou non.</p>
<p>Ainsi donc, <em>“mon enfant, si ton cœur s’attache à la sagesse […] respecte constamment </em>—crains—<em> le Seigneur.Alors tu auras un avenir, [et] ton espérance ne sera pas déçue.” </em>°°°</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir les deux billets précédents.</span>     **<span style=”font-size: 8pt;”> 8.12.    </span> *** 12.13-14.     ° <span style=”font-size: 8pt;”>11.9.    </span> °° <span style=”font-size: 8pt;”>5.1.    </span> °°° <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Proverbes 23.15-18 (traduction NFC).</span></p>
<p> </p> -
Goûter le bonheur qui passe
<p>Ecclésiaste 11.7 : <em>“La lumière est douce et il est agréable, pour les yeux, de voir le soleil.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751a6ef53200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Goûter la vie” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b751a6ef53200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751a6ef53200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Goûter la vie” /></a></p>
<p>Comment bien vivre dans un monde où <em>“tout n’est que fumée” </em> —“vapeur”, “inconsistance”, “vanité”, “poursuite de vent” ?*<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est la question à laquelle l’Ecclésiaste cherche à répondre dans le discours étonnant qu’il nous a légué.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une leçon vieille aujourd’hui de trois mille ans et qui n’a pas pris une ride !</p>
<p>Sa recette tient en trois règles.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La première consistait à “Rechercher en toute circonstance l’attitude juste”**.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La deuxième, maintenant, à “<strong>Prendre le temps de goûter le bonheur qui passe</strong>”.</p>
<p><em>“J’ai donc fait l’éloge de la joie”</em>, écrit notre prédicateur bien-aimé***.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, de fait, son sermon est comme jalonné d’invitations à <strong>saisir pour le savourer chacun des instants de félicité que Dieu nous offre</strong> ici et maintenant.</p>
<p>Des exemples ?**** </p>
<p><em>“Va manger ton pain dans la joie et boire ton vin dans la gaieté, puisque Dieu prend déjà plaisir à ce que tu fais !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’à tout moment tes habits soient blancs et que l’huile ne manque pas sur ta tête !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, pendant toute la durée de ta vie sans consistance que Dieu t’a donnée sous le soleil […].”</em></p>
<p><em>“On prépare des repas pour s’amuser, le vin rend la vie joyeuse et l’argent est la réponse à tout.”</em></p>
<p><em>“La lumière est douce et il est agréable, pour les yeux de voir le soleil.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si donc un homme vit longtemps, qu’il se réjouisse pendant toutes ces années […].<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jeune homme, réjouis-toi dans ton adolescence, marche en suivant les voies de ton cœur et les regards de tes yeux […].<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Chasse le chagrin de ton cœur et éloigne le malheur de ton corps […].”</em></p>
<p>Leçon étonnante, que d’aucuns pourraient suspecter de prôner une forme de saint hédonisme.</p>
<p>Sauf que telle n’est pas l’intention de l’Ecclésiaste.</p>
<p>Le “Mangeons et buvons, car demain nous mourrons” des sans-Dieu n’est pas sa doctrine.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son credo est autre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout autre.</p>
<p>Nous pourrions le résumer ainsi : “Tout sur la terre n’est pas ‘futilité’ absolue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si l’on y regarde d’un peu près, Dieu n’arrête pas de nous offrir, ici-bas déjà, des raisons vraies d’avoir l’âme en fête.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certes, les joies qu’il nous donne ainsi de connaître sont, pour la plupart, éphémères.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour autant, <strong>nous aurions tort de négliger ces belles parcelles de bonheur immédiat</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elles sont autant de grâces que Dieu nous accorde pour que nous en jouissions pleinement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autant de diversions également, destinées à nous arracher, ne serait-ce qu’un moment, à la pensée de notre misère.”</p>
<p>Suivre le conseil de l’Ecclésiaste reviendra donc, pour nous, à <strong>guetter toujours ces occasions de nous réjouir dont Dieu a voulu que nos vies soient riches</strong>, et, le moment venu, à <strong>mordre avidement dans le bonheur qu’il nous offre</strong>, en veillant à ce que ni le souvenir d’un passé douloureux ni la perspective d’un avenir incertain ne vienne alors entamer et gâcher finalement notre plaisir.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ecclésiaste 1.2b.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir le billet précédent.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>8.15.     </span>**** <span style=”font-size: 8pt;”>Citations de 3.12-13, 9.7-9, 10.19 et 11.7-10.    </span> ***** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ésaïe 22.13.</span></p> -
Vivre comme il convient
<p>Ecclésiaste 3.1-8 : <em>“Il y a un moment pour tout/ et un temps pour toute activité sous le ciel :/ un temps pour naître/ et un temps pour mourir,/ un temps pour planter/ et un temps pour arracher ce qui a été planté,/ un temps pour tuer/ et un temps pour guérir,/ un temps pour démolir/ et un temps pour construire,/ un temps pour pleurer/ et un temps pour rire,/ un temps pour se lamenter/ et un temps pour danser,/ un temps pour lancer des pierres/ et un temps pour en ramasser,/ un temps pour embrasser/ et un temps pour s’éloigner des embrassades,/ un temps pour chercher/ et un temps pour perdre,/ un temps pour garder/ et un temps pour jeter,/ un temps pour déchirer/ et un temps pour coudre,/ un temps pour se taire/ et un temps pour parler,/ un temps pour aimer/ et un temps pour détester,/ un temps pour la guerre/ et un temps pour la paix.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75181d4e6200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Sagesse” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75181d4e6200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75181d4e6200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Sagesse” /></a></p>
<p>Il est des prédicateurs originaux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prenez <strong>l’Ecclésiaste</strong> : son discours non conformiste ne laisse pas d’étonner, quand il ne déconcerte pas purement et simplement son public.</p>
<p>Je ne connais pourtant guère de prédication plus pertinente que la sienne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui part d’un constat simple* : <em>“tout n’est que fumée”</em> —“vapeur”, “buée”, “inconsistance”, “vanité”, “poursuite de vent”— pour nous enseigner <strong>un art de vivre adapté à notre monde désespérément futile</strong>.</p>
<p><strong>Trois règles</strong> à suivre pour nous permettre de réussir malgré tout notre vie, dont cette première**, nettement suggérée par notre texte : “<strong>Rechercher en toute circonstance l’attitude juste</strong>”.</p>
<p>Car il est un moment et un temps pour tout.</p>
<p>Un mot d’abord sur ce que nous devons comprendre ici par “temps”.<strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le temps</strong>, c’est <strong>l’ensemble des circonstances sur lesquelles nous n’avons aucune prise</strong>.</p>
<p>Un certain déterminisme caractérise, on le voit, la pensée de l’Ecclésiaste : nos circonstances échappent largement à notre contrôle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De fait, <strong>c’est Dieu qui les détermine</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qui le fait en fonction, toujours, de ce qu’il sait, lui, être nos vrais besoins.</p>
<p>Ce point éclairé, nous comprenons ainsi le message de l’Ecclésiaste : “Puisque vous n’êtes pas maîtres de vos circonstances, <strong>acceptez-les simplement</strong>, telles que Dieu, dans son amour et sa sagesse infinis, a décidé de les dessiner.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne vous rebellez pas contre elles —à quoi cela servirait-il de toute façon ?—, mais <strong>accueillez-les humblement</strong> comme la volonté de Dieu pour vous, ici et maintenant.”</p>
<p>Et… préoccupez-vous alors de <strong>développer des attitudes</strong> et de <strong>poser des actes appropriés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Entendez par là des postures et des gestes qui, à la fois, témoigneront de votre soumission, entière et confiante, au vouloir divin et seront parfaitement <strong>adaptés</strong> <strong>au</strong> “<strong>temps</strong>” <strong>particulier que vous vivez</strong>.</p>
<p>Ainsi, le message est clair : il importe avant tout que nous nous adaptions toujours au mieux aux circonstances, quelles qu’elles soient, qui sont devenues les nôtres, non par hasard, mais par décret divin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que nous adoptions, dans chacune d’elles, l’attitude qui convient le mieux.</p>
<p>Autant dire que nous ne demanderons jamais assez à Dieu de nous remplir de <strong>la connaissance de sa volonté</strong>, <em>“en toute sagesse et intelligence spirituelles”</em> *** pour que nous puissions <strong>ne jamais nous comporter autrement que d’une manière digne de lui </strong>!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir verset 1.2b.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Les deux autres feront l’objet de billets séparés.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Colossiens 1.9.</span></p> -
Osons la beauté !
<p>1 Pierre 3.3-4 : <em>“[…] que votre parure ne soit pas une parure extérieure […], mais plutôt celle intérieure et cachée du cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’une grande valeur devant Dieu.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7518194da200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vénus” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7518194da200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7518194da200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vénus” /></a></p>
<p>Je me souviens d’une époque où mes camarades de classe se moquaient allègrement de mes feuilles de chou : “T’as des oreilles d’éléphant”, me lançaient-ils goguenards, quand ma mère, pour me consoler, me soufflait que je ressemblais au Prince Charles…*</p>
<p>Tous n’ont pas l’heur d’être nés Apollon ou Vénus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nombreux sont ceux qui souffrent aujourd’hui de ne pas pouvoir rayonner dans une société adonnée depuis la nuit des temps au <strong>culte de la beauté</strong>.</p>
<p>C’est à eux, tout particulièrement, qu’est destiné ce petit billet.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eux qui souffrent de ne pas, ou de ne plus, être des canons de beauté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qui désespèrent de pouvoir le cacher sous une toilette recherchée.</p>
<p>S’adressant aux épouses, et au-delà, à nous tous qui nous inquiétons de notre “look”, l’apôtre Pierre se veut catégorique : ce n’est pas notre <em>“parure extérieure”</em> qui intéresse le Seigneur, mais <em>“celle intérieure et cachée”</em> de notre cœur.</p>
<p>Et voilà qui est plutôt rassurant !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il est peu probable que nous puissions changer jamais grand-chose à notre aspect physique plutôt quelconque, pour ne pas dire ingrat, il nous est tout à fait possible de <strong>travailler à l’embellissement de l’être que Dieu regarde</strong>, je veux dire notre cœur.</p>
<p>À l’œuvre, donc !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sachant que rien à ses yeux ne rehaussera autant notre élégance intérieure que le développement<span class=”Apple-converted-space”>  </span>d’<em>“<strong>un esprit doux et paisible</strong>”</em>.</p>
<p><em>“<strong>Un esprit doux</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, cette disposition intérieure née d’une profonde et sincère humilité qui se traduit par une aptitude proprement surnaturelle à ne pas rendre un mal pour un mal, mais à prier plutôt pour que Dieu pardonne à celui qui ne sait pas ce qu’il fait.</p>
<p>Puissions-nous prier maintenant l’Esprit-Saint de produire et développer en nous ce fruit d’une telle beauté qu’il garantit à ceux qui le portent d’hériter la terre**.</p>
<p><em>“<strong>Un esprit</strong> […] <strong>paisible</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Entendre ici cette autre disposition du cœur qui porte au calme, à la quiétude, à la paix.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout le contraire de la fébrilité, de l’agitation, du désordre, de l’insoumission, de la rébellion.</p>
<p>Assurons-nous donc de la présence en nous de cet autre signe éblouissant de notre soumission joyeuse à l’Esprit-Saint, sachant que ce sont eux, les “paisibles”, qui seront appelés fils de Dieu***  et accueillis par le Père comme tels.</p>
<p>Ainsi, quels que soient notre apparence et le jugement des hommes qu’elle nous vaut, <strong>nous pouvons être</strong> “<strong>beaux</strong>”, prodigieusement beaux même, aux yeux du Seigneur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais il convient pour cela que nous nous attachions, plus que nous ne l’avons peut-être jamais fait, à ce qui compte vraiment pour lui.</p>
<p>Et notre beauté, <strong>incorruptible</strong> celle-là, paraîtra comme <strong>un reflet de sa propre beauté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Son sourire, alors, sera notre plus belle récompense.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Le futur Prince de Galles et, surtout, roi Charles III.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Matthieu 5.5.  </span>   *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Matthieu 5.9.</span></p> -
Tranquillisants
<p>Philémon 7 : <em>“Nous éprouvons en effet beaucoup de reconnaissance et de réconfort au sujet de ton amour, car grâce à toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751a4f227200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Tranquillisants” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b751a4f227200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751a4f227200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Tranquillisants” /></a></p>
<p>Jamais, nous dit-on, le marché des “tranquillisants” n’a été plus prospère dans notre société qu’aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce ne sont plus les seniors seulement qui demandent à être chimiquement soutenus, mais toutes les générations, jusqu’aux plus jeunes.</p>
<p>Et parmi nous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dans l’Église ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Savons-nous combien sont dépendants de ces petites pilules pour ne pas sombrer, tenir et, qui sait ? retrouver peut-être, demain, le sourire ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans doute bien plus que nous ne le soupçonnons.</p>
<p>Mon propos, ici, n’est pas de dénigrer les psychotropes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encore moins de chercher à culpabiliser ceux qui n’ont plus qu’eux pour les maintenir à flot.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, mais plutôt de suggérer à notre communauté chrétienne de <strong>s’inquiéter davantage de la présence en son sein d’autres sources d’apaisement</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De “tranquillisants” différents.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Addictifs peut-être, eux aussi, mais certainement moins nocifs.</p>
<p>Des “tranquillisants” <strong>comme Philémon</strong>, par exemple.</p>
<p>Philémon, un maître chrétien que Paul, son père spirituel, voudrait convaincre de juger Onésime, un esclave en fuite devenu son frère en la foi, digne de le servir à nouveau.</p>
<p>Dans son plaidoyer, l’apôtre ne ménage pas ses éloges.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Chaque fois, dit-il, qu’il se souvient de Philémon, il se félicite et rend grâces à Dieu de ce qu’il sait de lui, de <strong>sa foi</strong> <em>“dans le Seigneur Jésus” »</em> bien sûr, mais aussi, et peut-être surtout, de <strong>son amour</strong> <em>“pour tous les saints”</em>*.</p>
<p>Et ce qui le touche particulièrement dans l’amour fraternel de son disciple est qu’il a <strong>un effet</strong> “<strong>tranquillisant</strong>” sur le cœur des frères et sœurs.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“[…] grâce à toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé.”</em></p>
<p>Deux mots méritent ici que l’on en saisisse bien le sens.</p>
<p><em>“<strong>Cœur</strong>”</em> déjà.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dans la pensée biblique, le terme renvoie d’abord aux “entrailles”, aux “tripes”, donc ; puis, à la partie la plus profonde, la plus intime de l’être sensible, au <strong>cœur en tant que siège des émotions</strong>, aux sentiments.</p>
<p><em>“<strong>Tranquillisé</strong>”</em> ensuite. Le verbe grec exprimait à l’origine l’idée d’un “<strong>repos</strong>” semblable à celui apporté par une halte accordée à la troupe en marche ou à celui offert par le sabbat aujourd’hui et par le “ciel” demain au fidèle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’est donc pas surprenant qu’il en soit vite venu à traduire les notions dérivées de <strong>rafraîchissement</strong>, d’<strong>apaisement</strong>, de <strong>tranquillité</strong>.</p>
<p>Il apparaît ainsi que l’amour de Philémon s’est notamment traduit par de louables attentions dont Paul se félicite qu’elles ont apporté aux cœurs inquiets de ses frères et sœurs le repos qu’ils réclamaient.</p>
<p>Un bel exemple de charité chrétienne authentique, donc, qu’il serait heureux que nous suivions aussi scrupuleusement que possible.</p>
<p>Quelle que soit la raison de l’inquiétude, de la crainte ou de l’angoisse troublant les compagnons de route que le Seigneur nous a donnés, nous ne pouvons faire l’économie de les <strong>aimer de cet amour qui prend pitié </strong>et, bien inspiré, trouve bientôt les mots et les gestes aptes à les <strong>réconforter</strong>, les <strong>sécuriser</strong>, les <strong>tranquilliser</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Discrètement, avec tact, en douceur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme Philémon.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, surtout, Dieu lui-même.</p>
<p>Et si, attentifs aux besoins qui nous entourent, nous cherchions à notre tour à consoler, rassurer, encourager comme nous avons nous-mêmes été apaisés, reposés et relevés par le Seigneur !</p>
<p><strong>Heureux celui dont la présence tranquillisante rafraîchit les cœurs </strong>!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 5.</span></p> -
“Heureux ceux qui pleurent !”
<p>Matthieu 5.4 : <em>“Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b68536ed49200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Larmes” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b68536ed49200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b68536ed49200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Larmes” /></a></p>
<p>Si notre ambition est de rayonner en société, il vaut mieux que notre bouche soit pleine de rires.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Heureux les boute-en-train, car ceux-là ont la faveur des hommes !</p>
<p>La faveur des hommes peut-être, mais pas forcément celle du Maître.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui, si l’on en croit notre texte, réserve sa consolation à ceux qui ont appris, eux, à pleurer.</p>
<p>Mais <strong>pleurer sur quoi</strong> au juste ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Réponse : <strong>le péché des hommes et ses funestes conséquences</strong>.</p>
<p>Pour Jésus, les disciples, les vrais, ne peuvent tout simplement pas se faire au mal qui les environne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est Dietrich Bonhœffer qui écrit fort justement à leur propos :<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 10pt;”>“[…] ils portent le deuil du monde, de sa culpabilité, de son destin et de sa joie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le monde est en fête et ils se tiennent à l’écart ; le monde s’écrie : “Profitez de la vie !” et ils sont en deuil.</span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 10pt;”>”Ils voient que le bateau sur lequel des festivités grandioses sont données fait déjà eau.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le monde se livre à une débauche d’imagination à propos du progrès, de la force, de l’avenir, les disciples [eux] sont au fait de la fin, du jugement et de la venue du Royaume des cieux, ce royaume auquel le monde est si peu apte.” *</span></p>
<p>C’est pourquoi, avec tous nos frères et sœurs, <strong>nous devrions pleurer aujourd’hui</strong> plus souvent qu’à notre tour.</p>
<p><strong>Comme ont pleuré avant nous</strong> les plus éminents de nos prédécesseurs dès lors qu’ils découvraient, effarés, la misère absolue d’un peuple dont ils se voulaient étroitement solidaires.</p>
<p>Ainsi, <strong>David </strong>: <em>“Mes yeux versent des torrents de larmes parce qu’on ne respecte pas ta loi.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Ou <strong>Jérémie </strong>: <em>“Si vous n’écoutez pas […], je pleurerai en secret à cause de votre orgueil.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mes yeux pleureront abondamment, ils verseront des larmes […].”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Ou <strong>Paul </strong>: <em>“[…] beaucoup se conduisent en ennemis de la croix de Christ ; je vous ai souvent parlé d’eux, et le fais maintenant encore en pleurant.”</em> **  Et <strong>Jésus</strong>, bien sûr, l’homme de douleur qui, à trente ans à peine, en paraissait cinquante***  tant le malheur du monde avait déjà mouillé son visage et creusé ses traits.</p>
<p>Mais c’est qu’ils l’aimaient, eux, cette foule vouée à la mort !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et vous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et moi ?</p>
<p>Pour pouvoir être de ceux qui, avec Jésus, pleurent aujourd’hui, <strong>peut-être faut-il que nous commencions par lui demander de nous apprendre à aimer</strong> ceux qui nous entourent comme lui les aime depuis toujours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les larmes, alors, secrètes le plus souvent, nous viendront naturellement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que nous serons devenus <strong>inconsolables</strong> de voir un monde chéri s’abîmer et se perdre.</p>
<p>Inconsolables, oui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Mais appelés à être consolés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En ce jour à venir bientôt où seront remis à tous les hommes de larmes un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu****.</p>
<p>Heureux, nous le serons alors !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Enfin !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et pour toujours, dans un monde définitivement restauré.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”><em>Vivre en disciple.  Le Prix de la grâce</em> (Labor et Fides : Genève, 2009), 86.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 119.136 ; Jérémie 13.17 ; Philippiens 3.18.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 8.57.     </span>**** <span style=”font-size: 8pt;”>Ésaïe 61.3.</span></p>