Catégorie : Dimanche

  • Serviteurs les uns des autres

    <p>Jean 13.15&#0160;: <em>«“[…] car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b68529a44f200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Servir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b68529a44f200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b68529a44f200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Servir” /></a></p>
    <p>En lavant les pieds de ses disciples quelques heures seulement avant sa mort, Jésus leur rappelle leur vocation&#0160;: <strong>se servir les uns les autres comme lui-même les sert</strong>.</p>
    <p>Plus qu’un “geste” nouveau, donc, c’est <strong>un comportement nouveau</strong> que Jésus, en cette soirée de la Pâque, enseigne aux siens. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Ce qu’il attend d’eux désormais n’est pas forcément qu’ils se lavent mutuellement les pieds toutes les fois qu’ils se rencontrent, mais plutôt qu’à partir de ce jour, ils se fassent les <strong>humbles serviteurs les uns des autres</strong>.</p>
    <p>Parce qu’ils sont “<strong>disciples</strong>”, ils se doivent d’emprunter les mêmes chemins que leur Maître.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’imiter est pour eux un devoir, autant qu’un privilège.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ils n’ont donc pas d’autre choix que de donner eux aussi leur vie au service de leurs frères.&#0160;</p>
    <p>Et ce qui est valable ici pour les Douze l’est aussi, c’est évident, pour nous tous aujourd’hui, qui nous disons ses disciples. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p><strong>Ce que le Seigneur attend de nous</strong>&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Qu’à sa suite, nous trouvions notre joie dans le service des autres.</p>
    <p>Que, suivant son exemple, nous inventions chaque jour <strong>de nouveaux gestes</strong> —y compris des gestes totalement inhabituels, insolites, voire incongrus— <strong>qui montreront à l’autre</strong> —qu’il s’agisse de notre partenaire ou de notre enfant, d’un parent ou d’un copain, d’un collègue ou d’un voisin, d’un frère en Jésus-Christ ou d’un ennemi— <strong>que nous l’aimons</strong>… plus que nous-mêmes… <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Suffisamment en tout cas pour <strong>faire passer sa prospérité avant la nôtre</strong>. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p><strong>Ce que le Seigneur attend de nous</strong>&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Oui, que nous n’ayons qu’<strong>une ambition</strong>&#0160;: celle, non pas d’être servis, mais de <strong>servir&#0160;</strong>; acceptant par avance tous les sacrifices que pourra exiger de nous ce véritable “diaconat” permanent auquel nous avons tous été appelés. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Alors seulement, affirme Jésus —verset 17&#0160;: “<strong>nous serons heureux</strong>&#0160;!”</p>
    <p>Pourquoi&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce que seuls ont la faveur de Dieu ceux qui savent s’abaisser devant les autres et, plus encore peut-être, exprimer par des actes concrets, et non des paroles seulement, la disposition au service qui est en eux.</p>

  • La leçon de Lady Di

    <p>Marc 1.41&#0160;: <em>“Ému, il tendit la main, le toucha et dit&#0160;: Je le veux, sois pur.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75195d227200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Lady Di” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75195d227200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75195d227200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Lady Di” /></a></p>
    <p>Au risque de faire froncer quelques sourcils, je l’avoue&#0160;: j’ai toujours eu un brin d’admiration pour <strong>Lady Diana Spencer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Non pas que la princesse au destin tragique fût irréprochable, non&#0160;; mais parce qu’elle savait d’instinct comment toucher les cœurs.</p>
    <p>Je me souviens encore du service religieux organisé à Londres à l’occasion du dixième anniversaire de sa mort.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Une célébration admirable, tout à la fois solennelle, recueillie, émouvante, paisible et lumineuse.</p>
    <p>L’occasion surtout, pour <strong>Richard Chartres</strong>, archevêque anglican de Londres, de nous livrer son témoignage.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Son souvenir le plus marquant&#0160;: le jour où Diana, qui n’avait encore que vingt-six ans, osa toucher <strong>un malade du sida</strong>.</p>
    <p>Dicté par une profonde empathie, ce <strong>geste de compassion</strong> sans précédent du côté de la famille royale ramenait soudain un exclu au sein de la communauté des hommes.</p>
    <p>Impossible de ne pas songer aussitôt au <strong>geste de Jésus</strong> à l’égard d&#39;<strong>un lépreux</strong> désespéré venu à sa rencontre.</p>
    <p><strong>Un lépreux</strong>, à l’époque, c’est le paria par excellence.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Considéré comme frappé par Dieu, il est <strong>méprisé</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Défini comme impur, il est <strong>condamné à l’isolement</strong>.</p>
    <p>En touchant celui dont tous restaient soigneusement à l’écart, Jésus fait deux choses&#0160;: primo, <strong>il le rassure quant à son rapport à Dieu</strong>, et secundo, <strong>il le réintègre dans la société humaine</strong>.</p>
    <p><strong>Un geste hautement symbolique</strong>, qui illustre à merveille le projet du Seigneur&#0160;: <strong>s’approcher de nous</strong>, que notre péché a rendus impurs et donc infréquentables, <strong>jusqu’à s’identifier à nous</strong> pour, d’une part, <strong>nous rétablir dans l’amour de Dieu</strong> et, d’autre part, nous <strong>introduire dans une communion nouvelle</strong>, celle de tous les saints.</p>
    <p>Mais <strong>un geste exemplaire aussi</strong>, qui nous invite à faire preuve, à notre tour, d’assez d’empathie et de compassion pour vouloir <strong>aller à la rencontre de ceux que le monde a abandonnés</strong> le long du chemin et leur signifier, en leur donnant la main, l’amour divin, qui brûle de les relever et les accueillir.</p>
    <p>C’est Lady Di elle-même qui dit un jour&#0160;: “La maladie la plus grave, aujourd’hui, n’est ni la lèpre ni la tuberculose, mais <strong>le sentiment de ne plus compter pour personne</strong>.”</p>
    <p>Des hommes et des femmes qui souffrent de ce mal, il y en a chaque jour davantage.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Non seulement “là-bas”, au loin, mais ici également.</p>
    <p>Combien de temps devront-ils encore attendre avant que, émus, nous leur tendions la main et les touchions, leur apportant d’un coup réconfort et présence&#0160;?</p>

  • Dieu de grâce

    <p>Osée 11.9&#0160;: <em>“Ce n’est pas mon indignation qui aura le dernier mot.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7519489e7200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Dieu de grâce” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7519489e7200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7519489e7200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Dieu de grâce” /></a></p>
    <p>Dans nos derniers billets, nous avons vu que le Dieu d’Osée était tout à la fois tendre, ferme et fidèle.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le voici maintenant dépeint comme <strong>miséricordieux</strong>.</p>
    <p>À quoi le “Dieu-père” d’Osée pense-t-il tandis qu’il suit son “peuple-fils” errant du regard&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Réponse&#0160;: à tout le bien qu’il pourra bientôt lui faire&#0160;!</p>
    <p>Étonnant, non&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais Dieu, notre Dieu est comme cela&#0160;: il peut être à la fois profondément irrité et terriblement triste à cause de nous et, cependant,<strong> heureux déjà à l’idée que nous allons lui revenir un jour</strong> et qu’alors, il pourra à nouveau répandre sur nous, ses enfants, la richesse de ses bienfaits.</p>
    <p>Vous ne me croyez pas&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Relisons le verset 9&#0160;: <em>“Ce n’est pas, </em>dit le Seigneur,<em> mon indignation qui aura le dernier mot […].”</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Et Dieu, dont la colère n’est pas encore épuisée ni le chagrin dissipé, de confier sans attendre à son fils rebelle ses projets —versets 9, 10 et 11&#0160;: jamais plus ne lui reviendra l’idée de le détruire&#0160;; il s’approchera de lui, certes, mais non pour lui montrer sa fureur&#0160;: pour l’appeler plutôt et l’inviter à reprendre sa place dans “sa” maison.</p>
    <p>Incroyable&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Cette confidence pour le moins inattendue s’explique pourtant&#0160;: <strong>Dieu souffre trop de l’absence de son garçon pour ne pas rêver déjà tout haut à la fois son retournement et son retour</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et saluer par avance son apparition “sur le pas de la porte” en imaginant tout ce qu’il entreprendra immédiatement pour assurer définitivement le bonheur de son fiston bien-aimé enfin retrouvé.</p>
    <p>Sublime image que celle-là.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Dieu encore en proie au ressentiment et à l’amertume, qui, déjà, savoure l’instant où <strong>il pourra faire grâce à son enfant indigne mais repentant</strong>, oubliant une bonne fois sa révolte et le rétablissant d’un coup dans tous ses privilèges de fils.</p>
    <p>Alors, promet-il au chapitre 14*, <em>“Je [le] guérirai […] de son infidélité […]. [Et], </em>écoutez bien,<em>&#0160;je n’aurai pas à me forcer pour lui montrer mon amour, car je ne lui en veux plus.&#0160;Je serai pour lui comme une rosée bienfaisante.&#0160;Alors il fleurira comme un lis, il s’enracinera comme les arbres du Liban.&#0160;Il deviendra florissant, beau comme un olivier, et répandra le parfum des forêts du Liban.”</em></p>
    <p>Puisse cette autre perfection de Dieu, si parfaitement mise en lumière dans notre prophétie —<strong>la grâce</strong>— nous consoler elle aussi et nous inspirer.</p>
    <p>Nous<strong> consoler</strong> déjà.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quelles que soient les déceptions que nous lui avons causées, lui causons et lui causerons encore, hélas&#0160;! <strong>Dieu</strong>, dès lors que nous sommes ses enfants, <strong>brûle de nous voir revenir à lui pour pouvoir, enfin&#0160;! faire de nous tous les cibles heureuses de sa grâce</strong> inexplicablement autant qu’infiniment riche.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et nous reprendre, mais pour de bon cette fois, sous son toit.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Écoutez sa voix —chapitre 14 toujours, verset 8&#0160;: <em>“Les miens reviendront habiter sous ma protection.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ils cultiveront le blé, ils prospéreront comme la vigne, ils auront la réputation des grands vins du Liban.”</em></p>
    <p>Et puis, nous <strong>inspirer</strong> bien sûr aussi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pères, plus largement ici encore, parents, <strong>ayons à cœur de manifester à l’égard de nos enfants contrits une générosité qui</strong>, parce qu’elle rêve de “passer l’éponge” sur tous les torts subis et de gâter à nouveau l’être aimé, <strong>rappellera celle de Dieu</strong>…</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>&#0160;Versets 5 à 7.</span></p>

  • Ferme, mais fidèle

    <p>Osée 11.8&#0160;: <em>“Pourtant, comment peut-on imaginer que je t’abandonne, Éfraïm, que je te trahisse, Israël&#0160;?”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b685259d3d200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Fidèle” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b685259d3d200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b685259d3d200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Fidèle” /></a></p>
    <p>Israël s’est révolté contre Dieu; le fils ingrat s’est retourné contre son “vieux”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et, sans un mot de remerciement, l’a quitté.</p>
    <p>Derrière sa colère, parfaitement justifiée, on imagine <strong>la peine du père</strong> cruellement bafoué…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Une peine d’autant plus vive qu’il sait l’enfant qu’il a chéri bien décidé à mener désormais, hors de la maison et dans le monde, une vie à l’opposé de celle qu’il avait rêvée pour lui.</p>
    <p>Comment, dès lors, ne souffrirait-il pas, lui qui avait formé tant de beaux projets pour son garçon et qui le voit maintenant non seulement s’éloigner de lui, mais encore courir à sa perte en piétinant allègrement une à une les valeurs pourtant fondamentales qu’il avait cru, pendant des années, lui avoir inculquées&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Dieu</strong>, donc,&#0160;<strong>souffre.&#0160;</strong>Terriblement<strong>.</strong></p>
    <p>Nous parlions dans notre billet précédent de son juste courroux&#0160;; mais <strong>plus forte encore que son emportement est sa blessure</strong>.</p>
    <p>Et l’on se dit alors que, mortifié comme il l’est, Dieu va rejeter une bonne fois ce fils qui lui fait honte.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Couper les ponts, rompre définitivement avec lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>N’est-ce pas après tout ce que mérite cet enfant indigne&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce qu’il mérite et qu’il désire par-dessus le marché&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Oui, l’on se dit qu’à sa place, c’est ainsi sans doute que l’on agirait&#0160;: on ferait la part du feu, en quelque sorte, se résignant à abandonner celui qui est perdu avec l’espoir de sauver l’honneur du reste de la famille…</p>
    <p>Et Dieu de nous couper alors, sèchement —verset 9&#0160;: <em>“[Mais…] je ne suis pas homme, je suis Dieu, moi.”</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Autrement dit&#0160;: “Cessez de me prêter vos sentiments&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Vos pensées ne sont pas mes pensées</strong>&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ne cherchez donc pas à deviner mes décisions&#0160;: elles seront toujours —ou presque— celles que vous n’attendez pas.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Écoutez plutôt ce que j’ai à dire à mon fils à cette heure…”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Verset 8&#0160;: <em>“[…] comment peut-on imaginer que je t’abandonne, Éfraïm, que je te trahisse, Israël&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Une telle décision me bouleverserait, le regret me brûlerait.”</em></p>
    <p>Proprement stupéfiant&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour Dieu, <strong>l’idée d’abandonner son garçon est plus insupportable encore que celle d’être raillé, bafoué, outragé par lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il la rejette donc aussitôt.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dût-il porter son opprobre dix ans encore, ou quinze, ou vingt, ou trente, il ne rompra pas avec son enfant.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et l’engagement qu’il prend ici à son égard est formel&#0160;: “<strong>Je ne te délaisserai jamais</strong>”.</p>
    <p>Formidable exemple de fidélité&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Par respect de la liberté de son fils, il ne s’est pas opposé hier à son départ&#0160;: après qu’il l’eut dûment averti, il l’a laissé aller.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Par souci de voir la justice l’emporter, il refuse aujourd’hui d’intervenir pour soustraire son garçon aux sanctions qu’il mérite.</p>
    <p>Mais <strong>son regard ne s’est pas détourné un instant de celui qu’il avait choisi d’aimer d’un amour éternel</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ses yeux, croyez-moi, ne sont pas près de le quitter, guettant toujours ce signe tant attendu leur indiquant que le fils “prodigue” a commencé de se reprendre et n’exclut plus de rentrer bientôt à la maison.</p>
    <p>Oh&#0160;! puisse cette fidélité absolue de Dieu, si clairement mise en évidence dans notre prophétie, à la fois nous rassurer et nous inspirer. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Nous <strong>rassurer</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quels que soient nos errements, Dieu, pour peu qu’il reconnaisse en nous ses enfants, ne nous abandonnera pas.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Rien</strong>, donc, <strong>ne nous séparera jamais de son amour</strong>…</p>
    <p>Et nous <strong>inspirer</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pères —et plus largement—, parents, ayons à cœur de manifester à l’égard de nos enfants difficiles <strong>une fidélité qui, parce qu’elle est à toute épreuve, rappellera celle de Dieu</strong>…</p>

  • Tendre, mais ferme

    <p>Osée 11.5&#0160;: <em>“[…] ce sera l’Assyrie qui dominera sur lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car il a refusé de revenir à moi.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14afe035200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Discipline” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14afe035200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14afe035200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Discipline” /></a></p>
    <p>Tendre, notre Dieu l’est à coup sûr.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais chez lui, <strong>tendresse ne signifie pas faiblesse</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Témoin&#0160;: le texte qui nous occupe ici.</p>
    <p>Aussitôt après qu’il nous a dit l’extraordinaire affection dont il a entouré depuis sa naissance son jeune enfant, le Seigneur nous livre la raison de sa colère présente.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Israël s’est éloigné de lui.</p>
    <p>Comme quoi, soit dit en passant, le meilleur des pères n’est jamais à l’abri d’un rejet brutal.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Et pareille rupture ne signifie pas forcément qu’il a failli dans l’exercice de sa responsabilité particulière.</p>
    <p>Mais revenons à l’explication que le Seigneur nous donne de son courroux.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Verset 3&#0160;: <em>“[…] il n’a pas reconnu que je prenais soin de lui” </em>; verset 2&#0160;: <em>«“[et le voici qui, aujourd’hui,] offre des sacrifices à Baal et aux dieux de cette espèce, [et] […] brûle des offrandes en l’honneur des idoles.”</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span><strong>Et le Seigneur</strong> a beau aimer son fils comme personne ne l’a jamais aimé ni ne l’aimera jamais, il <strong>lui en veut</strong>.</p>
    <p><strong>Il lui en veut d’abord </strong>de l’avoir brutalement abandonné, lui, son père, son bienfaiteur, qui avait pris plaisir à le combler en lui accordant toujours ce qu’il y avait de meilleur pour assurer son bonheur.</p>
    <p><strong>Il lui en veut ensuite</strong> d’avoir choisi délibérément d’emprunter désormais toutes les voies sauf celles qu’il lui avait pourtant si soigneusement indiquées.</p>
    <p><strong>Il lui en veut enfin</strong> de rester désespérément sourd à ses appels —verset&#0160;2, notre traduction&#0160;: “[…] plus je l’appelle, plus il s’éloigne de moi.”</p>
    <p><strong>D’où ses</strong> “<strong>rugissements</strong>” —verset 10— qui traduisent bien la violence des sentiments qu’il éprouve lorsqu’il pense à son enfant rebelle.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et pas seulement&#0160;: les sanctions aussi —comme l’effroyable occupation assyrienne— qu’il envisage de prendre —et finira par prendre— contre lui.</p>
    <p>Car <strong>Dieu ne saurait laisser impunis les ingrats</strong> arrogants, qui, après qu’ils ont amplement bénéficié de ses largesses, défient sa loi, rejettent ses voies et foulent aux pieds son autorité.</p>
    <p>Israël est bien placé pour le savoir, qui, pour s’être cru libre de quitter la maison de son père en claquant violemment la porte, a connu les pires misères.</p>
    <p>Rien de plus que ce dont Dieu l’avait menacé, au cas où il se révolterait contre lui, mais rien de moins non plus.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce qu’à la différence de nombre d’entre nous, <strong>notre Père, lui, ne bluffe pas quand il avertit</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Son enfant récalcitrant subira donc l’intégralité du châtiment promis.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>À moins, bien sûr… qu’il se repente.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais ceci est déjà une autre histoire.</p>
    <p>Revenons à Dieu tel qu’il a choisi de se révéler à nous dans cet extrait de la prophétie d’Osée&#0160;: <strong>un père tendre</strong>, nous l’avons vu, <strong>mais ferme également&#0160;</strong>; qui, certes, répugne à menacer, mais qui, une fois qu’il a averti, applique avec rigueur la sentence annoncée.</p>
    <p>Avis, donc, à chacun&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Que personne ne prenne les marques de tendresse qu’il nous prodigue pour un aveu de faiblesse</strong> et ne se risque du coup à exciter sa colère en s’accordant par exemple de vivre selon d’autres règles que celles qu’il a fixées une fois pour toutes pour l’ensemble de sa maisonnée.</p>
    <p>Tout doux qu’il est, notre Père lui ferait, tôt ou tard, amèrement regretter cette initiative insensée.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ainsi, notre Dieu se distingue-t-il non seulement par <strong>sa tendresse</strong>, mais encore par <strong>sa fermeté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Deux qualités inséparables</strong> chez lui, et qu’il aimerait certainement voir plus souvent jointes chez nous.</p>

  • Papa poule

    <p>Osée 11.4&#0160;: <em>“J’étais pour lui comme un père qui porte son petit enfant tout contre sa joue.”</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c982fea200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Papa poule” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c982fea200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c982fea200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Papa poule” /></a></p>
    <p>Dieu n’a pas attendu l’irruption sur notre scène familiale des “papas-poule” pour donner à tous une leçon de tendresse paternelle.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><em>“Quand Israël était jeune,</em> nous confie-t-il au verset 1, <em>je me suis mis à l’aimer“</em>&#0160;—comme un père qui, à la naissance de son enfant, l’“adopte”.</p>
    <p>Et le Seigneur de se décrire alors —versets 3 et 4— comme celui qui prenait plaisir à <em>“guider les premiers pas d’Éfraïm”</em>, son fils.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><em>“Je le dirigeais [alors]</em>, se souvient-il, <em>avec ménagement, lié [que j’étais] à lui par l’amour.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>J’étais pour lui comme un père qui porte son petit enfant tout contre sa joue.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je me penchais vers lui pour le faire manger”</em>…</p>
    <p>Étourdissant&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais quand on vous dit que <strong>notre Dieu est unique</strong>…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lui, le créateur et maître de l’univers, infiniment élevé au-dessus de tout ce qui est, lui, entendez-le bien, n’a jamais aspiré qu’à une chose&#0160;: <strong>entourer de ses soins les plus tendres</strong> “<strong>ses enfants</strong>”.</p>
    <p>Touchante est la <strong>bonté</strong>, attendrissante la <strong>douceur</strong> dont le Seigneur, aujourd’hui encore, enveloppe toutes celles et tous ceux dont il a eu un jour le bonheur de pouvoir faire ses filles et ses fils&#0160;!</p>
    <p>Étonnante est la <strong>tendresse</strong> divine, qui nous environne, nous tous qui, par la foi, nous sommes jadis solidement attachés à lui&#0160;!</p>
    <p>Cette surprenante <strong>sollicitude</strong> céleste est à coup sûr notre bien le plus précieux dans le monde dur, sec et froid que nous connaissons&#0160;; et dans les moments les plus sombres de notre parcours, lorsque nous ne voyons plus clair et commençons de perdre pied, <strong>le rayon de lumière qui fait renaître l’espérance</strong>.</p>
    <p>Et dans le même temps, pour nous, pères terrestres, <strong>un appel</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Appel à plus de tendresse encore dans nos rapports avec ceux qui nous ont été donnés comme enfants.</p>
    <p>Qui a dit que la douceur était l’apanage des femmes&#0160;?</p>
    <p>Pour Dieu, <strong>bonté, sensibilité, délicatesse riment avec père aussi bien qu’avec mère</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et il attend clairement de nous, pères, qu’à sa suite, nous entourions nos filles et nos fils de notre plus chaude affection, n’hésitant pas à les choyer, les câliner, les dorloter même, comme lui, le premier, aime à cajoler les siens, leur prodiguant chaque jour les marques d’affection et les paroles tendres qu’il sait indispensables au développement harmonieux et au plein épanouissement de leur personne.</p>
    <hr />
    <p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Traduction <em>Bible en français courant</em>, qui me paraît rendre le mieux le sens du texte.</span></p>

  • Désherber son jardin

    <p>2 Chroniques 34.3b&#0160;: <em>“[…] et la douzième année il commença à purifier Juda et Jérusalem des hauts lieux, des poteaux sacrés, des sculptures sacrées et des idoles en métal fondu.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af148baa89200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Désherbage” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af148baa89200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af148baa89200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Désherbage” /></a></p>
    <p>D’où vient que Josias —c’est le nom de notre roi réformateur— se doive de purifier Jérusalem quelques années seulement après que son grand-père, Manassé, a déjà fait le ménage&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est simple&#0160;: le père, Amon, est passé par là, qui, pendant deux ans, a pris un malin plaisir à rétablir tout ce que Dieu abhorre chez les siens.</p>
    <p>Et ce n’est pas la première fois qu’un monarque répare l’œuvre de son prédécesseur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ou qu’un fils efface celle de son père.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’histoire de Juda n’est qu’une suite de belles résolutions et de trahisons infâmes, de reniements honteux et de repentirs amers.</p>
    <p>Mais dites-moi&#0160;: cela ne vous rappelle rien&#0160;?</p>
    <p>À moi, si&#0160;: notre propre histoire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Qui parmi nous n’a jamais connu ce triste balancement</strong> entre exaltation soudaine et indifférence morne, nobles intentions et infidélités coupables, adhésion franche et piteuse rétractation&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le fait est que nous ne brillons guère par notre stabilité.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ce pour une raison facile à comprendre&#0160;: <strong>nous n’en avons jamais vraiment fini avec le mal</strong>.</p>
    <p><strong>Le mal en nous, c’est un peu comme ces mauvaises herbes</strong> —oxalis, renoncule, chiendent, pissenlit ou mouron rouge— que je crois avoir enfin éliminées et qui réapparaissent plus vigoureuses que jamais sous mes yeux incrédules.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Devant pareille plaie, <strong>j’ai plus d’une fois songé à capituler</strong> et à expédier binette, sarcloir, grelinette, couteau, serfouette et autres désherbeurs ad patres.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Avant de me raviser et de reprendre le combat</strong>.</p>
    <p>Sage résolution&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car conforme à l’exhortation apostolique qui veut que nous nous débarrassions du <em>“vieil homme”</em>, c’est-à-dire à notre<em>&#0160;“ancienne manière de vivre”&#0160;</em>* en nous appliquant à trucider régulièrement&#0160;<em>“les manières d’agir du corps”&#0160;</em>**&#0160;ou, si vous préférez, tout <em>“ce qui est terrestre”</em>&#0160;*** en nous.</p>
    <p><strong>Un projet colossal</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et pour tout dire, surhumain puisqu’il s’agit pour nous d’éradiquer dans notre vie les inclinations “naturelles” que nourrit et fait prospérer en nous le péché.</p>
    <p>Mais <strong>un projet réalisable</strong> dès lors que, conscients de notre impuissance à nous libérer seuls de nos travers malheureux et affections coupables, nous nous en remettons à l’Esprit de Dieu pour renouveler notre intelligence et nous revêtir de l’être nouveau, créé à sa ressemblance <em>“et qui se manifeste dans une vie conforme à sa volonté et digne de lui”&#0160;</em>****.</p>
    <p><strong>Un projet</strong>, donc, <strong>ramené à notre portée</strong> par Dieu lui-même.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais qui reste difficile, éprouvant, voire accablant.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Déloger de sa vie un squatter aussi ancien que le péché ne saurait être un jeu d’enfant.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Jésus a parlé d’une <em>“croix”</em>&#0160;à porter <em>“chaque jour”&#0160;</em>; c’est dire les renoncements et sacrifices quotidiens auxquels il nous faut nous préparer…</p>
    <p><em>“Mais</em>, écrit Paul&#0160;*****, <em>si, par l’Esprit, vous faites mourir votre comportement charnel, <strong>vous vivrez</strong>.”</em></p>
    <p><strong>Courage</strong>, donc, mes amis&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Reprenons sans tarder guignette, ratissoir, piochon et échardonnoir, et courons sus aux mauvaises herbes qui déparent notre jardin&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sans nous laisser décourager par les revers que nous essuierons, hélas&#0160;! certainement.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>La vie, la vraie, sera notre récompense</strong>.</p>
    <hr />
    <p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Éphésiens 4.22.</span> &#0160; &#0160; ** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 8.13.</span> &#0160; &#0160; *** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Colossiens 3.5.</span>&#0160; &#0160; &#0160;**** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Éphésiens 4.24 (NFC).</span>&#0160; &#0160; &#0160;***** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 8.13 (TOB).</span> &#0160;</p>

  • Ne jamais désespérer

    <p>2 Chroniques 33.12&#0160;: <em>“Lorsqu’il fut dans la détresse, il implora l’Éternel, son Dieu, et il s’humilia profondément devant le Dieu de ses ancêtres.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14ac7961200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Non au désespoir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14ac7961200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14ac7961200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Non au désespoir” /></a></p>
    <p>S’il est un “cas” désespéré, c’est bien lui&#0160;: <strong>Manassé</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Plus endurci que lui, tu meurs.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sacré roi de Juda à douze ans seulement, il <strong>multiplie les transgressions</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme fasciné par les Baals et les astres, il leur fait élever sanctuaires et poteaux sacrés avant d’en introduire le culte abominable dans le temple même.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pire, il fait griller ses propres enfants sur leurs autels&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ah &#0160;! Et j’oubliais&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Histoire de mettre un comble à son apostasie, il s’adonne sans retenue à la divination, l’occultisme et la magie.</p>
    <p>Pas étonnant que Dieu finisse par s’emporter contre lui&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et décide d’humilier l’infect profanateur&#0160;!</p>
    <p>Comme mobilisée par le ciel même, l’armée assyrienne pénètre dans Jérusalem, capture Manassé, lui passe un hameçon à la mâchoire, le lie avec des chaînes de bronze et le déporte à Babylone.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Vertigineuse déchéance</strong>&#0160;!</p>
    <p>L’histoire pourrait s’arrêter là, Manassé n’ayant que ce qu’il mérite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais elle ne s’arrête pas là&#0160;; heureusement pour le lui&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Heureusement pour nous&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Contre toute attente, le roi félon, après qu’il a sombré dans le désespoir, <em>“implore l’Éternel”</em>&#0160;—littéralement, “caresse la face de l’Éternel”— qu’il appelle maintenant <em>“son Dieu”</em>, et s’humilie <em>“profondément”</em>&#0160;devant <em>“le Dieu de ses ancêtres”.</em></p>
    <p>Et <strong>c’est alors que le miracle s’accomplit</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Le miracle de la grâce</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’Éternel se laisse fléchir, exauce les supplications du monarque repentant, oublie ses fautes et le rétablit dans son royaume.</p>
    <p>Et Manassé, aussitôt, d’entreprendre de défaire une à une, scrupuleusement, ses œuvres maléfiques, réorientant d’un coup son âme et celle de son peuple vers l’Éternel, <em>“son Dieu”</em>, et lui seul.</p>
    <p>Trois leçons, en bref.</p>
    <p><strong>Il arrive que l’épreuve soit bonne conseillère</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous sommes ainsi déréglés depuis la chute qu’il faille parfois que le Seigneur nous frappe pour que, brisés, nous regrettions amèrement notre égarement, implorions sa grâce et nous réfugions dans son amour.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Les corrections divines n’ont jamais d’autre motif que de nous ramener à lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Apprenons à les lire comme autant de signes témoignant de sa détermination à nous retrouver coûte que coûte et à nous ouvrir à nouveau tout grand les bras.</p>
    <p><strong>Dieu ne connaît pas de cas désespéré</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’exemple de Manassé en est la preuve.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>On n’imagine mal pécheur plus endurci, plus impénitent.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et le Seigneur l’a non seulement pardonné, mais encore rétabli.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce que, voyez-vous, c’est où la faute abonde qu’aime à surabonder la grâce*.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Entendez bien&#0160;: <strong>pour Dieu, personne n’est incorrigible</strong>, personne n’est inguérissable, personne n&#39;est irrécupérable.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Encourageons-nous par ces paroles, nous qui, aujourd’hui, avons peut-être le sentiment d’avoir dépassé les limites et de nous être ainsi privés définitivement de toute espérance&#0160;!</p>
    <p><strong>Après que nous avons été graciés, il est juste que nous rectifiions nos voies</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Que nous revenions sur nos pas&#0160;pour effacer ou corriger ce qui peut l’être.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et que nous nous donnions pour objectif d’offrir joyeusement à notre Dieu miséricordieux le culte qui lui est agréable parce que l’offrande de notre être tout entier comme un sacrifice vivant et saint**.</p>
    <p>Qui eût cru que le cas Manassé pourrait être un jour source d’espérance pour tous&#0160;?</p>
    <hr />
    <p>*<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Voir Romains 5.20. &#0160; &#0160;</span> **<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Voir Romains 12.1.</span></p>

  • L’agenda de Dieu

    <p>Apocalypse 5.1 (TOB)&#0160;: <em>“Et je vis, dans la main droite de celui qui siège sur le trône, un livre écrit au-dedans et au-dehors, scellé de sept sceaux.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c95f0da200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Agenda” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c95f0da200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c95f0da200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Agenda” /></a></p>
    <p>Je me souviens du temps où mon agenda avait la forme d’un petit livre dont j’aimais à choisir avec soin la couverture.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>J’y consignais moi aussi, à la plume ou au crayon, rendez-vous à honorer, tâches à accomplir, projets à réaliser.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Auriez-vous tenu entre vos mains ce petit livret que vous vous seriez fait une idée assez juste de mes intentions pour les jours, semaines et mois à venir.</p>
    <p>Quel rapport avec notre texte, me demandez-vous&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est simple&#0160;: il y est question d’un livre dont le titre pourrait fort bien être <em>Livre de la pensée et des desseins divins&#0160;</em>; d’<strong>une sorte d’agenda</strong>, donc, l’“<strong>agenda Dieu</strong>”, si vous me permettez la formule, dans et sur lequel se trouve manuscrite <strong>l’intégralité de la volonté divine</strong> à la fois pour le monde et pour l’Église.</p>
    <p>J’en veux pour preuve ce qui se produira bientôt, au moment de son ouverture&#0160;: exécution soudaine et brutale du jugement passé par le Seigneur sur la partie du monde qui lui sera restée hostile jusqu’au bout, et dans le même temps, heureuse mise en œuvre du plan “secours d’urgence et salut définitif” pour l’Église.</p>
    <p>Ainsi, le livre que Jean découvre est bien <strong>l’agenda de Dieu pour les temps à venir</strong>.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Mais que nous enseigne cette image du livre <em>“en forme de rouleau”</em>&#0160;sur les desseins divins qu’elle a pour vocation de “signifier”&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quatre choses au moins.</p>
    <p><strong>Les desseins de Dieu sont fixés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le livre qu’aperçoit Jean est <em>“scellé de sept sceaux”&#0160;</em>; exactement comme les testaments romains de l’époque&#0160;; il s’agit donc d’un document officiel, intouchable.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Leçon&#0160;: les décrets divins sont <strong>irrévocables</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est un peu comme si le Seigneur avait, dès le commencement, couché “noir sur blanc” l’ensemble de ses œuvres à venir&#0160;; et que tout ce qu’il accomplit aujourd’hui ou réalisera demain correspondait en tout point à “ce qui est écrit”.</p>
    <p><strong>Les desseins de Dieu sont parfaits</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous aurez sans doute remarqué que le livre décrit par l’apôtre est <em>“écrit des deux côtés”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nul ne saurait donc y ajouter la moindre ligne.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Leçon&#0160;: le Seigneur a <strong>tout prévu et prédéterminé</strong>, en sorte que rien ne pourra jamais le prendre au dépourvu.</p>
    <p><strong>Les desseins de Dieu sont irrésistibles</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est dans sa “main droite” —sa main puissante, donc— que le Seigneur tient le livre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Leçon&#0160;: <strong>la parfaite exécution de sa volonté est assurée</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Qui, en effet, pourrait s’y opposer dès lors qu’elle est soutenue par sa toute-puissance&#0160;?</p>
    <p><strong>Les desseins de Dieu sont mystérieux</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Encore une fois, le livre qu’aperçoit Jean est à la fois roulé et scellé.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quelques lignes seulement sont donc visibles&#0160;; l’essentiel de son contenu, lui, n’est connu que de son auteur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Leçon&#0160;: nous ne déchiffrerons jamais ici-bas qu’une infime partie des desseins divins.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le reste demeurera caché&#0160;; proprement “insondable”, “incompréhensible”, pour reprendre les termes de l’apôtre Paul, qui concluait*&#0160;: <em>“<strong>Qui a connu la pensée du Seigneur&#0160;?</strong>”</em></p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Le livre scellé donc&#0160;: celui de la pensée et des desseins divins.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>On comprend maintenant pourquoi il sera bientôt** remis au Fils&#0160;: c’est à lui que revient depuis toujours la mission insigne à la fois de dévoiler le cœur et d’accomplir le projet de Dieu.</p>
    <hr />
    <p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 11.33-34.</span> &#0160; &#0160; ** <span style=”font-size: 8pt;”>&#0160;Voir suite et fin du chapitre.</span></p>

  • Prince de la paix

    <p>Ésaïe 9.6d&#0160;: <em>“[…] on l’appellera Prince de la paix.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14aa5ec2200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Prince de la paix” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14aa5ec2200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14aa5ec2200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Prince de la paix” /></a></p>
    <p>Il n’était pas encore apparu qu’il portait déjà les noms les plus glorieux.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je parle ici, bien sûr, de celui dont nous célébrons aujourd’hui l’humble naissance&#0160;: <strong>Jésus</strong>.</p>
    <p>Parmi ces noms, figurent en bonne place ceux soufflés par l’Esprit au prophète Ésaïe quelque huit siècles avant la discrète nativité.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quatre ont déjà capté notre attention, éclairé notre chemin et réchauffé notre cœur&#0160;: <em>“Emmanuel”</em>, <em>“Merveille-de-conseiller”</em>, <em>“Dieu-héros”</em>&#0160;et <em>“Père-pour-toujours”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le moment est venu pour nous d’entendre le cinquième&#0160;: <em>“<strong>Prince de la paix</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pourquoi ce titre&#0160;?</p>
    <p>En premier lieu, parce que l’enfant de Bethléhem est aussi <strong>celui par qui Dieu a choisi de se réconcilier avec nous</strong>.</p>
    <p>Faut-il le rappeler ici&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est à la terrifiante colère de Dieu que nous avait brusquement exposés notre péché.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il avait été notre ami&#0160;; il était devenu d’un coup notre ennemi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et un ennemi redoutable, parce que capable, lui, de nous faire payer en son temps le juste prix de notre rébellion.</p>
    <p>Autant dire que notre compte était bon lorsque nous parvint la stupéfiante, l’incroyable nouvelle&#0160;: “Dieu est à Bethléhem, et <strong>c’est de réconciliation qu’il est venu nous parler</strong>&#0160;!”</p>
    <p>Un fils nous a été donné, exulte le prophète Ésaïe, qui est Dieu lui-même paru parmi les hommes pour <strong>rétablir la paix</strong> entre lui et eux&#0160;!</p>
    <p>Une paix dont il faut redire ici qu’elle lui coûtera, à lui, très cher&#0160;; puisque <strong>c’est à la croix, finalement, qu’il en paiera tout le prix</strong>&#0160;: lorsqu’au terme d’une longue, d’une interminable agonie, il subira enfin, dans toute son horreur, et sa violence aussi, l’effroyable châtiment qui nous était réservé.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Afin que, par ce sacrifice destiné à écarter définitivement l’unique obstacle entre lui et nous —je veux dire le péché—, nous fût rendue la paix avec lui.</p>
    <p>Oh&#0160;! qui pourra jamais dire la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l’amour de Dieu&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce Dieu qui, en cette sombre, mais ô combien mémorable nuit de Noël, s’est doucement approché de nous pour nous annoncer tout simplement&#0160;: “Faisons la paix&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour ce qui est des frais, c’est moi qui m’en occuperai —au Golgotha.”</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>En second lieu, parce que le nourrisson que nous contemplons aujourd’hui couché dans une mangeoire est <strong>l’incarnation du </strong>“<strong>Dieu d’amour et de paix</strong>”, “Le Pacifique”, donc, par nature et par excellence, qui ne saurait avoir de cesse qu’il n’ait largement répandu la paix.</p>
    <p><strong>La paix dans nos cœurs</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Une paix à nulle autre pareille, qui dépasse tout ce qu’il est possible de comprendre, parce que fondée sur une<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>assurance&#0160;: celle d’un pardon total et définitif reçu d’en haut.</p>
    <p><strong>La paix entre nous</strong>, ses enfants, ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>En faisant de nous des êtres apaisés, il rendra possible notre réconciliation mutuelle afin que nous ne formions bientôt plus qu’un seul corps, animé d’un même amour.</p>
    <p><strong>La paix entre les hommes</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Cette paix universelle, parfaite et éternelle, qu’il s’apprête à offrir à tous aussitôt après qu’il aura détruit le diviseur, extirpé à jamais le péché qui sépare, et rétabli toutes choses dans leur intégrité originelle.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Ainsi, le vieux prophète ne s’est pas trompé&#0160;: <em>“Prince de la paix”&#0160;</em>figurera lui aussi parmi les titres légitimes et glorieux portés d’emblée par l’enfant nouveau-né.</p>