<p>Ésaïe 9.6d : <em>“[…] on l’appellera Prince de la paix.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14aa5ec2200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Prince de la paix” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14aa5ec2200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14aa5ec2200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Prince de la paix” /></a></p>
<p>Il n’était pas encore apparu qu’il portait déjà les noms les plus glorieux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je parle ici, bien sûr, de celui dont nous célébrons aujourd’hui l’humble naissance : <strong>Jésus</strong>.</p>
<p>Parmi ces noms, figurent en bonne place ceux soufflés par l’Esprit au prophète Ésaïe quelque huit siècles avant la discrète nativité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quatre ont déjà capté notre attention, éclairé notre chemin et réchauffé notre cœur : <em>“Emmanuel”</em>, <em>“Merveille-de-conseiller”</em>, <em>“Dieu-héros”</em> et <em>“Père-pour-toujours”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le moment est venu pour nous d’entendre le cinquième : <em>“<strong>Prince de la paix</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi ce titre ?</p>
<p>En premier lieu, parce que l’enfant de Bethléhem est aussi <strong>celui par qui Dieu a choisi de se réconcilier avec nous</strong>.</p>
<p>Faut-il le rappeler ici ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est à la terrifiante colère de Dieu que nous avait brusquement exposés notre péché.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il avait été notre ami ; il était devenu d’un coup notre ennemi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et un ennemi redoutable, parce que capable, lui, de nous faire payer en son temps le juste prix de notre rébellion.</p>
<p>Autant dire que notre compte était bon lorsque nous parvint la stupéfiante, l’incroyable nouvelle : “Dieu est à Bethléhem, et <strong>c’est de réconciliation qu’il est venu nous parler</strong> !”</p>
<p>Un fils nous a été donné, exulte le prophète Ésaïe, qui est Dieu lui-même paru parmi les hommes pour <strong>rétablir la paix</strong> entre lui et eux !</p>
<p>Une paix dont il faut redire ici qu’elle lui coûtera, à lui, très cher ; puisque <strong>c’est à la croix, finalement, qu’il en paiera tout le prix</strong> : lorsqu’au terme d’une longue, d’une interminable agonie, il subira enfin, dans toute son horreur, et sa violence aussi, l’effroyable châtiment qui nous était réservé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Afin que, par ce sacrifice destiné à écarter définitivement l’unique obstacle entre lui et nous —je veux dire le péché—, nous fût rendue la paix avec lui.</p>
<p>Oh ! qui pourra jamais dire la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l’amour de Dieu ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce Dieu qui, en cette sombre, mais ô combien mémorable nuit de Noël, s’est doucement approché de nous pour nous annoncer tout simplement : “Faisons la paix !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour ce qui est des frais, c’est moi qui m’en occuperai —au Golgotha.”</p>
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<p>En second lieu, parce que le nourrisson que nous contemplons aujourd’hui couché dans une mangeoire est <strong>l’incarnation du </strong>“<strong>Dieu d’amour et de paix</strong>”, “Le Pacifique”, donc, par nature et par excellence, qui ne saurait avoir de cesse qu’il n’ait largement répandu la paix.</p>
<p><strong>La paix dans nos cœurs</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une paix à nulle autre pareille, qui dépasse tout ce qu’il est possible de comprendre, parce que fondée sur une<span class=”Apple-converted-space”>  </span>assurance : celle d’un pardon total et définitif reçu d’en haut.</p>
<p><strong>La paix entre nous</strong>, ses enfants, ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En faisant de nous des êtres apaisés, il rendra possible notre réconciliation mutuelle afin que nous ne formions bientôt plus qu’un seul corps, animé d’un même amour.</p>
<p><strong>La paix entre les hommes</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cette paix universelle, parfaite et éternelle, qu’il s’apprête à offrir à tous aussitôt après qu’il aura détruit le diviseur, extirpé à jamais le péché qui sépare, et rétabli toutes choses dans leur intégrité originelle.</p>
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<p>Ainsi, le vieux prophète ne s’est pas trompé : <em>“Prince de la paix” </em>figurera lui aussi parmi les titres légitimes et glorieux portés d’emblée par l’enfant nouveau-né.</p>