<p>Jean 2.16b : <em>“Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c91ba43200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Noël N” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c91ba43200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c91ba43200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Noël N” /></a></p>
<p>Incorrigibles que nous sommes ! Il faut toujours que nous trouvions le moyen de <strong>tirer un bénéfice de tout</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Hier, c’était du Temple que marchands et changeurs s’étaient emparés pour développer de juteuses affaires.</p>
<p>Le Temple ! cet imposant édifice dont Dieu avait fait sa demeure. Un lieu saint, donc, s’il en était, destiné au recueillement, à la rencontre et au dialogue.</p>
<p>Le Temple ! une maison de prière, transformée en centre commercial. Détournement affligeant, dont Jésus ne pouvait que s’émouvoir.</p>
<p> </p>
<p>Aujourd’hui, c’est <strong>Noël</strong> que publicitaires et commerçants de tous poils se sont approprié pour gonfler leurs gains.</p>
<p><strong>Noël </strong>! cette saison censée nous parler surtout d’<strong>humilité</strong>, de <strong>douceur</strong>, de <strong>paix</strong>, d’<strong>amour</strong>, de <strong>générosité</strong>. Un temps à vivre comme une pause, donc, dédiée à la méditation, l’émerveillement et la célébration.</p>
<p><strong>Noël </strong>! un jour lumineux, où Dieu ne nous parle que de <strong>grâce</strong>, de <strong>don</strong>, de <strong>gratuité</strong>, et nous… de ventes à forcer.</p>
<p><strong>Noël </strong>! un moment fait pour apaiser et réjouir les cœurs, devenu l’époque des fièvres les plus folles. Et Jésus ne s’alarmerait pas de cette dérive ?</p>
<p>Et si la parole qu’il nous adressait ce matin ressemblait à cela : “<strong>Cessez donc de faire de Noël une affaire commerciale </strong>!” ?</p>
<p>Puissions-nous, dans les heures et jours qui viennent, <strong>retrouver pour nous-mêmes et transmettre</strong> à ceux qui nous entourent —à commencer par nos enfants— <strong>le vrai sens de Noël </strong>: un hymne à l’incroyable générosité de celui qui, jadis, donna son Fils, son unique, pour le salut des hommes.</p>
<p><strong>Et, joignant le geste qui illustre à la parole qui éclaire, soyons… généreux</strong>.</p>
Catégorie : Dimanche
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Détournement
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Il a va de sa réputation
<p>Deutéronome 10.28 : <em>“Il ne faut pas qu’on puisse dire, dans le pays d’où tu nous as fait sortir : ‘Le Seigneur n’était pas capable d’amener ces gens dans le pays qu’il leur avait promis’ […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a8c206200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Protection” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14a8c206200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a8c206200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Protection” /></a></p>
<p>L’une des questions qu’on me pose le plus souvent est celle-ci : “<strong>Peut-on perdre son salut ?</strong>”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À quoi je réponds par une autre question : “Se peut-il que Dieu abandonne en route ceux qu’il a arrachés à la mort au prix fort pour les conduire jusqu’à la vie ?”</p>
<p>Le fait est que s’il en est un qui tient par-dessus tout à ce que nous entrions dans la vie promise, c’est bien lui, le Seigneur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une jeune étudiante dont j’étais chargé d’évaluer la prédication le soulignait très justement en ces termes heureux : “Il en va de sa crédibilité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il en va de sa réputation</strong>.”</p>
<p>Dieu n’est pas venu nous chercher dans la terre de misère que nous habitions pour ne nous entraîner vers son pays de lumière qu’aussi longtemps que nous aurions envie de le suivre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il nous a extraits du règne de l’obscurité, c’est pour nous emmener jusqu’au royaume de son Fils bien-aimé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il ne permettra donc pas qu’un seul d’entre nous se perde en route</strong>.</p>
<p>Que les choses soient claires : dès lors que nous avons choisi de ne plus compter que sur son Fils, Jésus-Christ, pour nous sauver, nous sommes <em>“<strong>destinés</strong>”</em>, écrit Paul*, <strong>à posséder le salut</strong>.</p>
<p>Nous n’avons donc rien à craindre : quoi qu’il arrive, nous pénétrerons un jour dans le pays promis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu s’est engagé en personne à nous y faire entrer bientôt, et <strong>il tiendra parole</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encore une fois, <strong>c’est son honneur qui est en jeu</strong>.</p>
<p>Tout cela, Moïse l’avait parfaitement compris, qui, alors qu’il lui arrivait encore de craindre pour son peuple, priait : <em>“Il ne faut pas qu’on puisse dire, dans le pays d’où tu nous as fait sortir : ‘Le Seigneur n’était pas capable d’amener ces gens dans le pays qu’il leur avait promis’ […].”</em></p>
<p>Et nous ?</p>
<p>Comprenons à notre tour que Dieu ne supporterait tout simplement pas qu’on le dise incapable de conduire ses enfants jusqu’à leur nouvelle patrie, et poursuivons notre route avec lui l’esprit parfaitement serein.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Rien, ni personne ne pourra plus nous arracher à sa vigilance et nous priver ainsi du fabuleux héritage qui nous attend</strong>.</p>
<p>Chers lecteurs qui lui appartenez, laissez-vous encourager avec moi par cette magnifique vérité.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Thessaloniciens 5.9.</span></p> -
Heureux les persécutés !
<p>Matthieu 5.10 : <em>“Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car le royaume des cieux est à eux !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c91ba14200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Persécution” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c91ba14200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c91ba14200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Persécution” /></a></p>
<p>Et si le “dimanche de l’Église persécutée”, c’était tous les jours !</p>
<p><strong>La liberté religieuse est plus que jamais menacée</strong> dans le monde.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La situation empire même d’année en année.</p>
<p>Et <strong>les chrétiens sont les premières victimes</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>On ne compte plus les dénis de droits, violences gratuites, arrestations arbitraires, condamnations iniques et autres persécutions brutales qu’ils subissent en raison de leur foi.</p>
<p>Étonnant ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus avait averti ses disciples : “Le monde m’a haï, il vous haïra à votre tour”*.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que nous observons aujourd’hui n’est donc pas une surprise : <strong>Jésus l’avait clairement annoncé</strong>.</p>
<p>Et parce qu’il savait cette persécution inévitable, <strong>il avait tenu à réconforter par avance ses fidèles</strong> en insistant : “C’est à vous, qui, à l’image des prophètes antiques, allez souffrir en raison de votre foi en moi, et à vous seuls qu’appartient le royaume des cieux !”</p>
<p>Sublime récompense ! qui justifiait amplement que Jésus invitât ses témoins maltraités à la joie : “<em>Réjouissez-vous et soyez transportés d’allégresse !”</em>** </p>
<p>Reste qu’en attendant ce jour glorieux où le Seigneur essuiera toute larme de leurs yeux et les introduira dans un bonheur sans limites, les chrétiens sont moqués, insultés, calomniés, humiliés, emprisonnés, torturés, assassinés…</p>
<p>D’où <strong>l’appel</strong> que nous adresse régulièrement une mission comme <em>Portes ouvertes </em>: appel à la compassion, à la prière et à l’action.</p>
<p> </p>
<p><strong>À la compassion</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le fait qu’ils soient “bienheureux” aux yeux du Seigneur ne doit pas nous faire oublier les épreuves, parfois terrifiantes, proprement insoutenables, qu’ils connaissent aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsqu’une partie du corps souffre, toutes les autres gémissent avec elle.</p>
<p> </p>
<p><strong>À la prière</strong>, ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce sont nos frères et sœurs indiens qui nous le rappelaient jadis : “Vos prières comptent”***.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’oublions pas l’Église persécutée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne nous lassons pas, au contraire, de plaider sa cause devant Dieu, implorant sur eux sa grâce.</p>
<p> </p>
<p><strong>À l’action</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui sont ceux que Jésus déclare “bénis par son Père” ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ceux, dit-il****, qui, quand il était en prison, sont venus le voir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne pouvons rendre visite à tous nos frères et sœurs détenus à cause de la justice, mais nous pouvons obtenir l’adresse de bon nombre d’entre eux… et leur adresser un mot d’encouragement, un petit colis, parfois aussi.</p>
<p> </p>
<p>À nous maintenant de <strong>prendre cet appel au sérieux</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une façon pour nous, que la persécution a peut-être épargnés jusqu’ici, de nous assurer d’avoir part au “bonheur” des maltraités pour Christ enfin récompensés.</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Jean 15.18-21.    </span> **<span style=”font-size: 8pt;”>  Matthieu 5.12 ; Luc 6.23.    <span style=”font-size: 10pt;”> ***</span>  Une suggestion: Portes ouvertes vient de publier <em>Dix témoignages de chrétiens persécutés en Inde</em>, un livre bouleversant au prix de 9 euros (7,90 € dans la boutique Kindle).    </span> ****<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Matthieu 25.34.</span></p> -
Garde le silence
<p>Psaume 37.7 : <em>“Garde le silence devant l’Éternel et espère en lui […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a6b96b200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Silence” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14a6b96b200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a6b96b200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Silence” /></a></p>
<p>Comme le psalmiste, David en l’occurrence, nous supportons mal l’insolente réussite de ceux qui intriguent, manœuvrent, trichent, mentent, volent, lèsent, égarent…</p>
<p>Et notre monde en est plein, de <strong>ces gens malfaisants qui triomphent</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À l’image de ces prétendus cracks de la finance qui, après qu’ils ont mis sur la paille des multitudes, se voient offrir des primes dont le montant est une insulte à la décence.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou de ces autocrates sans scrupule qui s’offrent de somptueux palais après qu’ils ont détroussé leur peuple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou encore de ces sans foi ni loi qui n’ont de cesse qu’ils aient foulé au pied nos traditions les plus nobles et que les foules applaudissent, vénèrent, adulent.</p>
<p><strong>Que faire</strong> ? me demandait l’autre jour encore un ami proprement écœuré.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Faut-il que nous nous dressions pour exprimer haut et fort notre indignation ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que, las d’avoir raison et jamais justice, nous criions vengeance nous aussi ?</p>
<p>S’il est de notre devoir en tant que chrétiens de dénoncer le mal, il est illusoire d’espérer qu’il puisse être éradiqué de ce côté-ci de l’éternité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par ailleurs, nous est-il permis de vouloir le malheur de celui qui le commet ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas sûr.</p>
<p>Pour David, il n’est en réalité qu’une seule attitude appropriée : celle qui consiste pour le croyant à <strong>s’approcher de Dieu et</strong> à… <strong>garder le silence devant lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pas à le conjurer d’intervenir en justicier et de châtier une bonne fois le méchant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais à… garder le silence.</p>
<p><strong>Garder le silence</strong>… Exercice difficile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’autant plus que notre indignation nous apparaît fondée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Exercice salutaire pourtant</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui, seul, permet que nous retrouvions notre calme et soyons ainsi disposés à entendre la voix que le tumulte de nos émotions couvrait jusqu’ici : <strong>la voix de Dieu</strong>.</p>
<p><strong>Une voix</strong> à la fois douce et ferme, <strong>qui nous enjoint simplement d’espérer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, d’attendre avec patience l’heure prochaine où le Seigneur, selon sa promesse, fera lui-même justice de tous ceux qui, quoique s’étant complu dans l’iniquité, seront restés impunis ici-bas.</p>
<p>Verset 10 : <em>“Encore un peu de temps, et le méchant n’existe plus ; tu regardes l’endroit où il était, et il a disparu.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Versets 35-36 : <em>“J’ai<span class=”Apple-converted-space”>  </span>vu l’homme violent dans toute sa puissance : il s’étendait comme un arbre verdoyant, mais il est passé et il n’existe plus ; je le cherche, et je ne le trouve plus.”</em></p>
<p><strong>À l’agitation, préférons donc le silence</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Le silence signe</strong>, non de consentement, mais <strong>de confiance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Confiance <strong>en Dieu</strong>, qui veillera —il en a les moyens— à ce que ce ne soit pas l’iniquité, mais bien la justice qui l’emporte finalement.</p> -
Aimer, c’est aussi rendre beau
<p>Éphésiens 5.25b-27 : <em>“Il [Christ] s’est donné lui-même pour elle [l’Église] afin de la conduire à la sainteté après l’avoir purifiée et lavée par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a5e4ac200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Embellir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14a5e4ac200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a5e4ac200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Embellir” /></a></p>
<p>Notre vocation la plus haute, nous le savons, est d’<strong>aimer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aimer Dieu d’abord, de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée ; aimer notre prochain ensuite, comme nous-mêmes.</p>
<p>Mais que signifie donc <strong>aimer l’autre</strong> comme soi-même ?</p>
<p>Je suggère ici que c’est aussi <strong>chercher à le rendre beau</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le rendre beau, toujours plus beau aux yeux de Dieu.</p>
<p>C’est pourquoi, de même que son amour pour nous a conduit Christ à ne pas donner moins que sa vie pour nous rendre dignes d’être à Dieu et nous faire paraître devant lui beaux, purs et sans défaut, sans tache ni ride ni aucune autre imperfection, de même notre amour les uns pour les autres devra nous presser toujours de faire tout notre possible pour rendre l’autre “meilleur” devant Dieu.</p>
<p>Pas plus que celui du Maître, notre amour ne pourra se contenter de constater.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encore moins de déplorer.</p>
<p>Comme lui, il n’aura de cesse qu’il ait relevé, restauré, transfiguré, embelli sa cible.</p>
<p>Répondre à l’attente de Dieu, de qui nous souhaitons tous recevoir la bénédiction, reviendra donc aussi pour nous à <strong>nous aimer les uns les autres de cet amour qui n’hésite pas à se dépenser</strong> sans compter –et à se mettre en peine si nécessaire– <strong>pour aider l’autre à grandir en tout</strong>, écrit Paul*, <em>“vers Christ” </em>; par quoi nous comprenons : jusqu’à ce qu’il atteigne sa parfaite stature ; ou, si vous préférez, jusqu’à ce que son être tout entier soit à son image : un modèle, non seulement d’amour, mais encore de joie, de paix, de patience, de bonté, de bienveillance, de foi, de douceur, de maîtrise de soi**…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car tel est le canon divin de la beauté.</p>
<p>Une haute et lourde vocation assurément, qui nous amènera régulièrement à nous interroger : que puis-je faire, discrètement, qui peut être utile à mon frère ou ma sœur en Christ dans sa quête de beauté spirituelle  ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quel conseil bienveillant par exemple puis-je lui donner, qui lui permettra de corriger son caractère, polir son discours, rectifier son allure ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Bref, <strong>de quelle manière délicate puis-je contribuer à l’embellissement de son</strong> “<strong>image</strong>” ?</p>
<p>Parce qu’<strong>aimer, c’est aussi cela</strong> : <strong>rendre beau, toujours plus beau</strong>… pour le bonheur de l’autre et la gloire de Dieu.</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Éphésiens 4.13-16.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Galates 5.22.</span></p> -
“Je ne comprends rien à la vie”
<p>2 Rois 18.22 : <em>“Peut-être me direz-vous : ‘C’est en l’Éternel, notre Dieu, que nous plaçons notre confiance.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c8f6283200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Incompréhension” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c8f6283200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c8f6283200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Incompréhension” /></a></p>
<p>Alban a quatre ans.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il joue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis, soudain, court vers sa maman et demande : “Maman, tu peux prier, s’il te plaît ?”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Pourquoi ?”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Parce que <strong>je ne comprends rien à la vie</strong>.”</p>
<p>Venant d’un petit bonhomme haut comme trois pommes, pareille confession peut prêter à sourire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La prendre au sérieux me paraît préférable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il n’y a pas d’âge pour s’inquiéter du sens de l’existence</strong>.</p>
<p>Quelle réponse, donc, offrir à notre bambin qui apaisera son cœur ?</p>
<p>Et le nôtre par la même occasion.</p>
<p>Car qui, parmi nous, ne s’est jamais senti déconcerté par le cours que prenaient les choses ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les détours inattendus de son histoire ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les complications brutales, les obstacles surgis de nulle part, les espoirs déçus, les rêves brisés ?</p>
<p>Qui ne s’est jamais interrogé sur les voies de Dieu ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’a jamais protesté contre ses décrets ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’a jamais dit, dépité, “je ne comprends décidément rien à la vie” ?</p>
<p>Il faudrait être dans le déni le plus total pour ne pas reconnaître que <strong>notre existence est aussi faite de</strong> “<strong>segments de non-sens</strong>”, comme un ami aimait à les appeler –entendez de moments totalement incompréhensibles, absolument insondables, opaques.</p>
<p>Le roi <strong>Ézéchias</strong> fait partie de ces hommes désarçonnés par les voies de Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ézéchias, le roi modèle, célébré pour avoir réformé le culte à Jérusalem et ramené son peuple à Dieu ; <strong>Ézéchias, le fidèle</strong>, à qui l’Éternel offre victoire sur victoire ; Ézéchias, le bienheureux, à qui tout sourit…</p>
<p>Jusqu’au jour où l’Assyrien déboule sur Juda et place Jérusalem en état de siège.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Terrible revers de fortune</strong> !</p>
<p>Et l’occasion pour l’attaché militaire du formidable Sanchérib de se moquer : <em>“Peut-être me direz-vous : ‘C’est en l’Éternel, notre Dieu, que nous plaçons notre confiance.’”</em></p>
<p>On imagine la désillusion d’Ézéchias.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et son incompréhension. “<strong>Mais à quoi joue mon Dieu </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Hier encore, je triomphais grâce à lui ; aujourd’hui, je suis battu, humilié, écrasé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’ai-je fait pour qu’il me lâche aussi brutalement ?”</p>
<p>Ainsi, bien avant nous, un fidèle, très fidèle même, a connu un “segment de non-sens”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et renouvelé, malgré cela, sa confiance à Dieu.</p>
<p>Il est <strong>des moments où notre fidélité peut nous paraître mal récompensée </strong>: une hostilité inattendue, une maladie incurable, un licenciement abusif, un accident rare, une perte irréparable, un deuil cruel…<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Et notre foi, alors, être sérieusement ébranlée</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’autant plus que le recul du temps ne donne que rarement un sens à ces événements malheureux.</p>
<p>Que faire en pareil cas ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Suivre l’exemple d’Ézéchias</strong>.</p>
<p>Suivre son exemple, autrement dit <strong>rester fidèles à l’Éternel</strong> quoi qu’il puisse nous en coûter et <strong>réaffirmer notre confiance aveugle en lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui, dont Paul**  n’hésite pas à dire que les jugements sont pour la plupart insondables et les voies impénétrables, mais qui sait ce qu’il fait lorsqu’il nous déconcerte, nous déstabilise, nous déroute même.</p>
<p>S’il nous arrive donc de “ne plus rien comprendre à la vie”, persuadons-nous à nouveau que celui qui conduit la nôtre ne saurait le faire autrement que de manière à <strong>nous assurer ce que, dans son infinie sagesse, il sait être le meilleur pour chacun</strong> d’entre nous.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Dans la quatorzième année de son règne commencé en 715 avant J-C.</span>  **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 11.33.</span></p> -
Aimer, c’est aussi pardonner
<p>Colossiens 3.13 : <em>“Supportez-vous les uns les autres et, si l’un de vous a une raison de se plaindre d’un autre, pardonnez-vous réciproquement. Tout comme Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af148424e7200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Pardon 2″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af148424e7200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af148424e7200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pardon 2″ /></a></p>
<p>Pardonner ne nous est pas naturel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pardonner est difficile. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Pardonner est pourtant <strong>le b.a.-ba de la vie selon Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De cette vie qui l’honore et le comble parce que reflet de la sienne.</p>
<p>Car s’il est une joie qui n’a cessé de l’habiter, c’est bien celle de pardonner.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pardonner encore et encore</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans limite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme s’il s’agissait chez lui d’une véritable passion.</p>
<p>Et si tel fut son bonheur, tel doit être le nôtre aussi.</p>
<p>Ce qu’il attend de nous est que, suivant l’exemple qu’il nous a donné lui-même, nous nous distinguions aujourd’hui par <strong>notre étonnante promptitude à oublier les fautes</strong>.</p>
<p>Ou, en tout cas, à <strong>les écarter</strong>, de manière qu’elles n’obstruent plus le chemin qui mène à l’autre.</p>
<p>C’est le pasteur Martin Luther King qui écrivait* :<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”>“Pardonner ne signifie pas ignorer ce qui a été fait ou coller une étiquette fausse sur un acte mauvais.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cela signifie que cet acte mauvais cesse d’être un obstacle aux relations.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le pardon […] crée l’ambiance nécessaire à un nouveau départ et à un recommencement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est l’enlèvement d’un poids […].”</p>
<p><em>“Tu m’as […] importuné par tes péchés, </em>dit un jour le Seigneur à son peuple**<em>, tu m’as fatigué par tes fautes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourtant c’est moi, moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même et je ne me souviendrai plus de tes péchés.”</em></p>
<p>Miracle de la grâce divine, qu’un de nos vieux –mais beaux– cantiques*** décrit fort justement comme coulant “comme un fleuve, constamment” !</p>
<p>Puisse notre amour les uns pour les autres ressembler assez au sien pour que l’on dise bientôt de nous : “<strong>Voyez comme eux aussi sont riches en grâce </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils ne s’irritent pas facilement et, lorsqu’ils ont été offensés, ils ne gardent pas longtemps rancune ; mais ils n’ont de cesse qu’ils aient retrouvé cette paix, précieuse entre toutes, qui naît de la réconciliation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quitte à devoir pour cela endurer ou excuser, croire ou espérer bien des choses !”</p>
<p>Nous saurons alors que quelque chose de lui nous a été communiqué, que <strong>son ADN est en nous</strong> et que nous sommes donc bien ses fils et ses filles.</p>
<p>Mais il y a plus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous serons enfin <strong>assurés de son pardon à lui </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un pardon dont nous avons désespérément besoin et qu’il a choisi de subordonner à notre propre détermination à faire grâce à ceux qui nous ont fait du mal.</p>
<p><strong>Aimons donc, comme lui-même aime depuis toujours</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que notre grâce déborde à son tour jusqu’à “<strong>noyer</strong>” les affronts endurés, “<strong>engloutir</strong>” les fautes subies !</p>
<p>Et le tout… <strong>joyeusement </strong>!</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”><em>La Force d'aimer</em> (1964).</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ésaïe 43.24-25.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”><em>De la croix la grâce coule</em>, SAF 581.</span></p> -
Assez sobres pour prier
<p>1 Pierre 4.7 : <em>“[…] soyez […] sobres afin de vous livrer à la prière.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202ae7b07d64d200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Priorités” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202ae7b07d64d200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202ae7b07d64d200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Priorités” /></a></p>
<p>Pourquoi prions-nous si peu, quand nous prions encore ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est la question que je posais dans mon dernier billet.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oui, pourquoi ?</p>
<p>Pierre proposait une première réponse : parce que nous manquons de sagesse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il en suggère maintenant une seconde : parce que <strong>nous ne sommes pas assez sobres</strong>.</p>
<p>Après nous avoir conviés à bien ordonner notre vie de manière que nous respections les priorités que Dieu nous indique en attendant <em>“la fin de toutes choses”,</em> Pierre souhaite nous inviter à “<strong>désencombrer</strong>” <strong>nos</strong> <strong>journées</strong> de sorte que nous puissions consacrer à notre relation avec Dieu le temps qu’elle réclame pour porter tout son fruit.</p>
<p>Il va donc un peu plus loin, laissant clairement entendre cette fois que si nous ne prions pas suffisamment, ce n’est pas seulement parce que nous sommes “trop” occupés, c’est aussi parce que nous sommes pour la plupart “<strong>inutilement</strong>” <strong>surchargés</strong>.</p>
<p>Et l’apôtre ici de mettre le doigt sur un problème bien concret que, plus encore que ses premiers lecteurs, nous connaissons aujourd’hui : celui d’<strong>un emploi du temps encombré d’occupations vaines</strong>.</p>
<p>Quand je pense qu’il est des “retraités” qui n’ont pas le temps de prier !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais loin de moi l’intention de leur jeter la pierre : nous avons tous plus ou moins laissé s’introduire dans notre vie <strong>des activités</strong> “<strong>parasites</strong>” qui “mangent” indûment nos journées, au point que nous n’avons <strong>plus de temps pour réjouir le cœur de Dieu et nous faire du bien</strong>, nous restaurer au sens le plus fort du terme en nous présentant simplement devant lui afin de goûter tranquillement et dans la reconnaissance aux joies de sa compagnie.</p>
<p>L’appel, ici, est donc à <strong>une vie plus simple</strong>, plus dépouillée que celle que nous vivons.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une fois encore, soyons honnêtes : tout ce qui fait nos jours et entrave notre vie de prière est-il bien utile ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Bienfaisant ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Édifiant ?</p>
<p>La société de consommation dans laquelle nous vivons rend difficile le choix d’une vie sobre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout y est conçu pour nous persuader que le bonheur est dans le “plus”, jamais dans le “moins”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et parce que nous aussi nous laissons leurrer, nous accumulons les gadgets, dont nous usons jusqu’à nous laisser parfois asservir par eux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui osera prétendre qu’aucun outil —à commencer par le téléphone, la télévision ou l’ordinateur—, aucun loisir —sport, lecture, cinéma, voyage…— ne l’a jamais “distrait” de l’essentiel, savoir… la conversation avec Dieu ?</p>
<p>L’invitation de l’apôtre, on le voit, est à <strong>une certaine forme d’ascèse</strong>, de dépouillement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De sacrifice, donc.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pour ôter ses couleurs à notre vie —ce que certains penseront peut-être—, mais pour l’éclairer, au contraire, l’enrichir, l’embellir.</p>
<p><strong>L’</strong>“<strong>ivresse</strong>”, dans la Bible, représente ce qui fait oublier jusqu’aux réalités les plus profondes ; <strong>ce qui</strong> “<strong>distrait</strong>” —nous y revenons— <strong>de l’essentiel, savoir Dieu</strong>, sa personne et ses commandements, et sa communion, dans l’espérance de son apparition en Jésus-Christ au moment, tout proche désormais, de la “fin”* .</p>
<p>Saurons-nous répondre à cette autre invitation du Seigneur ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et <strong>nous défaire énergiquement d’assez d’œuvres parasites</strong> pour rendre à notre vie la “simplicité” qui n’aurait jamais dû cesser de la caractériser ?</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Paul Beauchamp, “Ivresse”, et Marcel Didier, “Veiller”, <em>Vocabulaire de Théologie Biblique </em>(Éditions du Cerf : Paris, 1970), 580-581 et 1321-1324.</span></p> -
Assez sages pour prier
<p>1 Pierre 4.7 : <em>“Soyez donc sages […] afin de vous livrer à la prière.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308e45d0d200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Agenda prière” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a308e45d0d200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308e45d0d200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Agenda prière” /></a></p>
<p>Pourquoi prions-nous si peu, quand nous prions encore ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est la question que je posais récemment à un groupe de chrétiens bien sous tous rapports, sauf peut-être celui, précisément, de la prière.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Réponse : “<strong>Manque de temps</strong>”.</p>
<p>Nous aimerions bien fréquenter plus régulièrement le Seigneur, mais <strong>où trouver le temps</strong> ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avec la maison —les enfants à habiller, le repas à mettre sur le feu, la vaisselle à faire, le repassage qui attend, le ménage qui n’avance pas et les amis qui ne vont pas tarder ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avec le travail —ce train à ne pas manquer, cette dissertation à terminer, ce rendez-vous à préparer, ce dossier à boucler, cette livraison à faire, ce courrier à rédiger ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avec la détente —c’est qu’il ne faut pas jouer avec elle si l’on veut vivre longtemps !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ces vacances qui approchent et qui restent à préparer, cette partie de <em>Scrabble</em> que l’on a imprudemment promise à Belle-Maman, ce roman pas-sion-nant que l’on aimerait terminer avant la fin de l’année !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et je ne vous ne parle pas de la saison 5 de cette magnifique série, meilleure encore, paraît-il, que toutes les précédentes ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Paul, dites-moi —Paul, dis-moi : <strong>où trouver le temps </strong>?</p>
<p>L’expérience montre que le temps, on ne le trouve jamais “comme ça”, par hasard.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Le temps ne se trouve pas, il se prend </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>On l’arrache !</p>
<p>Ainsi, ne vivront jamais dans la présence de Dieu, en communion avec lui, que ceux parmi nous qui feront montre d’assez de sagesse pour “<strong>ordonner</strong>”, “<strong>planifier</strong>” leur vie de manière qu’ils aient toujours du temps de qualité pour le Seigneur.</p>
<p>Luther disait paraît-il que plus il avait à faire et plus il consacrait de temps à la prière.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Bien avant lui, les apôtres, pour ne pas passer moins de temps dans la présence du Seigneur et négliger le service de sa Parole, avaient délégué à d’autres certaines de leurs responsabilités*.</p>
<p><strong>Se peut-il que nous ayons un jour cette sagesse </strong>?</p>
<p>Une sagesse <strong>dont le modèle nous est offert par Christ lui-même</strong>, que les évangélistes font apparaître comme non seulement respectueux des “temps de prière rituels”, mais aussi prêt à repousser les limites de ses journées, pourtant bien longues déjà, pour “soigner” sa propre relation avec son Dieu et Père.</p>
<p>Deux exemples.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Marc 1, d’abord, verset 35 :<em> “Vers le matin, alors qu’il faisait encore très sombre, il [Jésus] se leva et sortit pour aller dans un lieu désert où il pria” </em>; Marc 6, ensuite, verset 46 : après avoir congédié la foule, Jésus, rapporte l’évangéliste, <em>“s’en alla sur la montagne pour prier”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>La nuit tomba, et, tandis que les disciples étaient en mer, ramant à contre-courant, il priait toujours…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Preuves que pour lui, <strong>le dialogue avec son Père avait trop de prix</strong> pour qu’il ne taillât pas dans un emploi du temps surchargé déjà, avant l’aube ou bien après le crépuscule, une longue “tranche de vie avec lui”.</p>
<p>Saurons-nous, nous, faire montre d’assez de raison pour accorder un tel prix à notre communion avec Dieu ?</p>
<p><em>“Si l’un de vous manque de sagesse, </em>rappelle Jacques**, <em>qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée.”</em></p>
<p>L’offre est là, à notre portée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne la négligeons pas !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Saisissons-la, au contraire, et réorganisons nos journées.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Notre Père a beaucoup à nous dire</strong> ; <strong>et il aime à nous entendre</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Réservons-lui donc de beaux moments</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Croyez-moi : nous ne le regretterons pas !</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Actes 6.4.  </span>   **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jacques 1.5-6a.</span></p> -
Un héritage qui fait rêver
<p>Ézéchiel 44.28a : <em>“Ils auront un héritage : c’est moi qui serai leur héritage.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202acc60fad14200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Héritage” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202acc60fad14200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202acc60fad14200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Héritage” /></a></p>
<p>Je sais, c’est grotesque !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais il me faut avouer que j’ai longtemps caressé l’espoir d’apprendre un jour qu’un parent lointain récemment décédé m’avait légué une part suffisante de sa fortune pour que je puisse assurer la sécurité matérielle de ceux que j’aime !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Inutile de vous dire que ce rêve d’héritage ne s’est jamais matérialisé…</p>
<p>Et pourquoi Dieu, dans sa providence, l’aurait-il réalisé ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui qui m’a déjà assuré le plus bel héritage qui soit ?</p>
<p>Nous ne sommes probablement pas très nombreux à lire et relire le livre d’Ézéchiel juste pour le plaisir !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il contient pourtant quelques pages de grand prix.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme le chapitre 44 par exemple.</p>
<p>C’est l’histoire, racontée par Dieu lui-même à l’intention de son peuple, de deux communautés de prêtres.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’un côté les “faux”, de l’autre les “vrais”, descendants de Tsadok.</p>
<p>Les “faux” ont versé dans l’idolâtrie, introduit dans le temple des <em>“incirconcis de cœur et de corps”</em>, négligé leur ministère et, <em>last but not least</em>, fini par sous-traiter leur charge à des étrangers. Eux seront punis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sévèrement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Leur peine ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Leur privilège leur sera ôté : de prêtres qu’ils étaient, ils deviendront de simples lampistes dans le temple.</p>
<p>Les “vrais” ont persévéré dans le service du temple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eux seront honorés.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Infiniment.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Leur récompense ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Ils pourront s’approcher au plus près de Dieu</strong>.</p>
<p><strong>À condition toutefois d’accepter la discipline qui leur sera imposée</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une discipline stricte, qui concerne aussi bien le vêtement, que l’apparence, la boisson, le mariage, les fêtes ou le deuil.</p>
<p>Contraignant ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À l’évidence.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais pour quelle contrepartie !<span class=”Apple-converted-space”> </span><em> “Ils auront,</em> déclare l’Éternel, <em>un héritage”</em>.<em><span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Quel héritage ?<em><span class=”Apple-converted-space”> </span></em> <em>“Moi” </em>!</p>
<p>Ainsi, à ceux qui ne refuseront pas de se soumettre à sa loi, Dieu promet <strong>l’héritage le plus précieux qui se puisse concevoir </strong>:<strong> lui-même</strong>.</p>
<p>Les temps ont changé depuis Ézéchiel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les prêtres, aujourd’hui, sont tous ceux qui ont rendu à Dieu <em>“un culte raisonnable”</em> en s’offrant joyeusement à lui comme <em>“un sacrifice vivant” </em>*.<span class=”Apple-converted-space”> </span>Vous et moi, donc, si nous nous reconnaissons parmi ceux qui lui sont définitivement attachés et le servent fidèlement.</p>
<p>Partant, notre vie est soumise à des règles qu’il nous arrive de trouver rudes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qui finissent parfois par nous assombrir.</p>
<p>Rappelons-nous alors <strong>la récompense qui nous attend </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le fabuleux héritage qui nous a été promis !<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu lui-même </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sa faveur, son amitié, son amour incomparables… à déguster pleinement et sans fin !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment un tel destin pourrait-il ne pas consoler notre âme, un tel avenir réchauffer notre cœur, un tel horizon éclairer notre visage ?</p>
<p>C’est Paul qui écrit** : <em>“J’estime que les souffrances du moment présent ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire qui va être révélée pour nous.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car, rappelle-t-il, nous sommes <em>“<strong>héritiers de Dieu</strong>”</em>.</p>
<p>Alors… tant pis si aucune bonne nouvelle ne me vient d’Amérique !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que Dieu tient en réserve pour moi le plus beau des trésors, je suis, aujourd’hui déjà, le plus heureux des hommes.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 12.1.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 8.18, 17b.   </span></p>