<p>Genèse 3.9 : <em>“[…] l’Éternel appela l’homme et lui dit : ‘Où es-tu ?’.”</em></p>
<p><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7517f82ac200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Adam” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7517f82ac200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7517f82ac200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Adam” /></a><br /></em></p>
<p><strong>La question est étonnante</strong>, non ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’Éternel qui voit tout, qui sait tout, demande à Adam “Où es-tu ?”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La nuit tombante aidant, Adam et son épouse Ève sont-ils parvenus à s’évanouir dans la forêt édénique ?  La végétation du jardin est-elle si dense qu’elle fait maintenant obstacle au regard perçant du Créateur ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, bien sûr.</p>
<p>Les témoignages abondent dans l’Écriture, qui parlent de <strong>l’omniscience divine</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et se rient de ceux qui croient pouvoir fuir loin de sa présence.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Si je me dis, écrira David, ‘Au moins les ténèbres me couvriront’, la nuit devient lumière autour de moi !  Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi : la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière” </em>*.</p>
<p>Mais alors, <strong>pourquoi cette question</strong> : <em>“Où es-tu ?” </em>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Permettez que je suggère ici <strong>deux raisons</strong>.</p>
<p>En demandant à Adam <em>“Où es-tu ?”</em>, le Seigneur cherche d’abord à <strong>le rassurer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certes, Adam a péché, gravement péché.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il le sait.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et c’est pourquoi il s’est enfui et caché avec sa femme <em>“loin de l’Éternel Dieu au milieu des arbres du jardin”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son geste est absurde, mais il témoigne d’une grande détresse.</p>
<p>Et voici qu’il entend cette voix d’en haut qui l’appelle à se montrer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À sortir de lui-même de sa cachette pour un nouveau face-à-face avec son Créateur.</p>
<p>Il se croyait banni ; <strong>il se découvre recherché</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Recherché par celui-là même qu’il vient d’offenser.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et recherché <strong>comme la brebis perdue</strong> que le bon berger ne peut se résoudre à abandonner à son funeste destin.</p>
<p>Ainsi, cet <em>“Où es-tu ?”</em> vespéral doit être entendu aujourd’hui comme une invitation adressée au pécheur quel qu’il soit : plutôt que te cacher, lève-toi, au contraire, et présente-toi au Dieu qui te cherche pour la bonne raison qu’il ne saurait tirer un trait sur toi.</p>
<p>Mais en demandant à Adam <em>“Où es-tu ?”</em>, le Seigneur cherche peut-être aussi à <strong>l’éclairer</strong> sur ce qui compte par-dessus tout pour lui.</p>
<p>Je m’explique.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu aurait pu assener sur Adam un effrayant “Qu’as-tu fait ?” ; il choisit de lui demander <em>“Où es-tu ?”</em><em>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></em> Pourquoi ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que, plus encore que de la faute commise, <strong>il s’inquiète de la qualité de leur relation</strong>.</p>
<p>Et la leçon, ici, vaut aussi pour nous aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque nous péchons, il arrive qu’accablés par notre faute, nous n’osions même plus lever les yeux vers celui que nous avons offensé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si notre forfait nous avait coupés de lui.</p>
<p>Il ne s’agit pas ici de minimiser notre culpabilité, mais plutôt de rappeler que <strong>l’essentiel pour Dieu est toujours notre </strong>“<strong>position</strong>”<strong> par rapport à lui </strong>; la nature de notre relation avec lui ; les sentiments que nous éprouvons à son égard ; l’amour que nous lui portons.</p>
<p>Rappelez-vous <strong>la question de Jésus à Pierre</strong> peu de temps après que son disciple l’a piteusement renié : non pas “Qu’as-tu fait ?”, mais <em>“Simon, fils de Jonas, <strong>m’aimes-tu ?</strong>”</em>  **</p>
<p>Plutôt, donc, que de nous cacher après que nous avons une nouvelle fois désappointé Dieu, présentons-nous devant lui et, après que nous lui avons confessé notre manquement, assurons-le de notre attachement inconditionnel, de notre dévotion sincère, de notre amour vrai.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est <strong>ce qu’il attend de nous</strong>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 139.11-12.</span>     **<span style=”font-size: 8pt;”> Relire Jean 21.15-17.</span></p>
Catégorie : Dimanche
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“Où es-tu ?”
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En finir avec les idoles
<p>Ézékiel 14.3a : <em>“Fils de l’homme, ces gens-là portent leurs idoles sur leur cœur […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7517eec5d200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Idoles” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7517eec5d200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7517eec5d200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Idoles” /></a></p>
<p>Qui sont <em>“ces gens-là”</em> que l’Éternel voudrait voir revenir à lui pour ne pas avoir à les exclure du milieu de son peuple ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les <em>“anciens d’Israël”</em> en exil à Babylone.</p>
<p>Et que font-ils qui pourrait très bien leur valoir le plus funeste des sorts ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Rien de visible, mais une chose que Dieu abhorre : ils rendent un culte caché à d’autres que lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À la franche idolâtrie de leurs collègues restés à Jérusalem*, prudents qu’ils sont, ils préfèrent une dévotion secrète.</p>
<p>Comme beaucoup de chrétiens, aujourd’hui encore, hélas !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Irréprochables tant en matière de doctrine que de comportement, ils entretiennent toujours, discrètement, <strong>de coupables rapports avec ces inanités absolues que sont toutes les idoles</strong>.</p>
<p>Sommes-nous de ceux-là ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui professent un profond attachement au Seigneur et qui, <strong>en même temps</strong>, excitent dangereusement sa jalousie en plaçant secrètement leur confiance en un autre que lui ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mammon par exemple, ou Baal** .</p>
<p>Appartenons-nous nous aussi à cette foule que l’on croit ancrée en Dieu seul et qui, de fait, continue de fricoter avec les idoles ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que l’<strong>on ne sait jamais </strong>: des fois que Dieu ne répondrait pas, mieux vaut rester prudent et garder toutes ses options : superstition, astrologie, occultisme, magie, que sais-je ?</p>
<p>Nous reconnaissons-nous dans ces anciens d’Israël sévèrement tancés par le Seigneur parce que nous aussi cherchons notre sécurité ailleurs qu’en lui ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou poursuivons d’autres fins que celles qu’il nous a fixées ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme une réussite enviable, une réputation flatteuse, une promotion rapide, un confort insolent.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>J’espère que non.</p>
<p>Mais au cas où nous nous reconnaîtrions dans ces bergers égarés, <strong>il serait temps, grand temps pour nous de nous reprendre</strong>.</p>
<p>Et vite !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que <strong>le Seigneur</strong>,<strong> qui voit toute chose</strong>,<strong> ne supporte pas les cœurs partagés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il souffre de nous voir nous tourner vers d’autres sources que lui pour assurer notre bonheur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il ne peut accepter que nous ayons d’autres ambitions que celles qu’il juge nobles entre toutes.</p>
<p>En nous endurcissant au lieu de nous repentir, nous prendrions le risque démesuré de nous retrouver à notre tour non seulement douloureusement confrontés au silence de Dieu, mais encore fatalement coupés de son peuple.</p>
<p>Saisissons donc plutôt l’offre de grâce qu’il nous fait et demandons-lui de nous aider, après qu’il nous aura pardonné nos louvoiements passés, à <strong>l’aimer</strong>,<strong> lui</strong>,<strong> de toute notre force</strong> <strong>et</strong> à <strong>débarrasser notre cœur de tous ses rivaux</strong>.</p>
<p><em>“Quand cesserez-vous de sautiller tantôt sur un pied, tantôt sur l’autre ?”</em> nous demande Élie***.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour nous, nous répondons : “Viens, Seigneur !” “Viens m’apprendre à t’aimer,/ c’est en toi qu’est la vie,/ <strong>En toi</strong> qu’est le bonheur et la félicité.”****</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir chapitre 8.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Respectivement dieu de l'argent et dieu de la fertilité.    </span> ***<span style=”font-size: 8pt;”> 18.21 (NFC).    </span> **** <span style=”font-size: 8pt;”>Extrait du cantique « Viens m’apprendre à t’aimer » (<em>Sur les ailes de la foi</em>, n° 611).</span></p> -
Saintes secousses
<p>Proverbes 12.3b : <em>“[…] le juste ne sera pas déraciné.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75178f808200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Tuteur” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75178f808200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75178f808200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Tuteur” /></a></p>
<p><strong>Ah ! mon </strong><em><strong>acer freemanii</strong> —</em>érable “autumn blaze” pour les profanes—, comme je l’aime !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est vrai qu’il me cause bien des soucis depuis qu’il a trouvé sa place dans notre jardin, mais <strong>quel pédagogue</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je sais, je vous en ai déjà parlé , mais figurez-vous que, depuis, il m’a encore instruit.</p>
<p>C’était il y a peu ; un vent d’une rare violence s’abattait sur nos arbres, les secouant si vigoureusement que je craignis un moment de devoir bientôt en faire mon deuil.</p>
<p>Quelques jours sont passés depuis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Guère rassuré, j’appelle mon arboriculteur préféré pour qu’il vienne me montrer comment protéger au mieux mes plantations.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le voici.</p>
<p>Je m’attends à ce qu’il partage mon alarme.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que nenni !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pire, il n’a pas plus tôt foulé l’herbe de ma pelouse qu’il se dirige vers mon érable et, sans le moindre égard pour ma susceptibilité, déclare tout de go : “Cet arbre est malingre !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À son âge, il devrait avoir un tronc plus large.”</p>
<p>Ravalant mon orgueil, je lui demande s’il a une explication à me donner.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span><strong>Pas assez de racines</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il va nous falloir lui ôter son tuteur.”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Lui ôter son tuteur ?” m’exclamé-je, affolé.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Bien sûr !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’un arbre, voyez-vous, a besoin d’être secoué pour savoir qu’il lui faut étendre ses racines.”</p>
<p>La justesse de l’explication mériterait sans doute d’être confirmée, mais en attendant qu’elle le soit, ou non, je vous la livre telle quelle, vous priant de l’accueillir comme une illustration de ce que le Seigneur sait nécessaire à notre croissance et à notre affermissement, à savoir : <strong>de bonnes secousses </strong>!</p>
<p>D’où son choix de nous priver de temps à autre, et parfois durablement, de nos “tuteurs” à nous, j’entends par là une santé florissante par exemple, ou une situation confortable, une compagnie bénéfique.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et de <strong>nous</strong> “<strong>secouer</strong>” alors, vigoureusement, en nous exposant au souffle puissant de vents contraires.</p>
<p>“<strong>Pourquoi</strong> ?” nous demandons-nous alors, alarmés de nous sentir défaillir.</p>
<p>Et le Seigneur de nous livrer la réponse : “<strong>Pour que vous me cherchiez à nouveau</strong> et que, m’ayant retrouvé, <strong>vous vous attachiez</strong>, <strong>vous accrochiez</strong>, que dis-je, <strong>vous cramponniez à moi</strong> !”</p>
<p>De l’importance, donc, des vents contraires pour nous inciter, sinon nous contraindre à <strong>nous</strong> “<strong>enraciner</strong>” <strong>toujours plus solidement en lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et à commencer alors, mais alors seulement, de puiser en lui des forces nouvelles qui feront de nous <strong>des hommes et des femmes affermis, robustes et vigoureux</strong>, dont aucune tourmente ne pourra plus menacer le nouvel équilibre.</p>
<p>Au lieu de redouter l’épreuve, regardons-la comme Jacques la regardait*: comme <em>“un sujet de joie complète”</em>, sachant que la mise à <strong>l’épreuve de notre foi</strong> <em>“<strong>produit la persévérance</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou comme Pierre**, qui invitait ses lecteurs à se féliciter de ce qu’ils étaient <em>“pour un peu de temps attristés par diverses épreuves”</em>, parce que, disait-il, c’est ainsi qu’apparaîtrait la vraie valeur de leur foi et que louange, gloire et honneur leur seraient accordés au dernier jour.</p>
<p>Laissons donc le Seigneur nous “secouer” lorsqu’il l’a jugé bon : <strong>il n’a d’autre intention que celle de nous voir étendre nos racines</strong> et devenir ainsi toujours <strong>plus forts</strong>, <strong>plus résistants</strong>, définitivement <em>“<strong>fondés et inébranlables dans la foi</strong>, sans nous détourner de l’espérance de l’Évangile” </em>***.</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Jacques 1.2-3.    </span> **<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir 1 Pierre 1.6-7.    </span> ***<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Colossiens 1.23.</span></p> -
Comme la lumière de l’aube
<p>Proverbes 4.18 : <em>“Le sentier des justes ressemble à la lumière de l’aube : son éclat grandit jusqu’au milieu du jour.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751778b08200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Soleil” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b751778b08200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751778b08200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Soleil” /></a></p>
<p>L’un des bonheurs matinaux que nous offrent la Beauce et ses horizons infinis est la possibilité, non pas de deviner seulement, mais de voir de nos yeux le firmament blanchir, l’aube poindre et la lumière du jour grandir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La naissance d’un nouveau jour dont l’éclat ne cessera de croître jusqu’à son mitan, lorsque l’astre de feu aura atteint son zénith.</p>
<p>Un spectacle repris dans notre proverbe pour illustrer <strong>ce que devrait être le parcours du juste</strong> : comme <strong>une lueur qui n’en finit pas de grandir</strong> jusqu’à se confondre avec l’éclat du soleil à son apogée.</p>
<p>C’est que, préoccupé comme il l’est d’instruire son fils dans la sagesse divine, le père n’a pas trouvé meilleure image pour décrire la vie du fidèle selon Dieu que celle-là.</p>
<p><strong>Une lumière</strong> d’abord, semblable à celle du point du jour.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le terme qu’il utilise signifie ailleurs “Vénus” ; mais, dans la Bible, il renvoie plutôt aux premières lueurs du matin, promesses d’un jour radieux.</p>
<p><strong>Une lumière allant en grandissant</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Telle celle de l’aube qui peu à peu dore, puis enflamme les cieux.</p>
<p>La question maintenant est de savoir si cette illustration est pertinente au point qu’il nous faille la reprendre aujourd’hui pour nous enseigner ce qu’est une vie juste, du genre de celles que Dieu agrée, loue et bénit.</p>
<p>Oui, assurément.</p>
<p>De ceux à qui il a ouvert les yeux pour qu’ils découvrent et embrassent enfin la lumière, la vraie, le Seigneur attend qu’ils ne cessent plus de “<strong>marcher</strong>” <strong>dans sa clarté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’adressant à eux quelques siècles plus tard, Paul écrit* : <em>“autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Conduisez-vous [donc] comme des enfants de lumière !”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par quoi il leur demande d’entendre : “<strong>vivre comme Jésus lui-même a vécu</strong>”**, portant donc, en eux, ce “fruit de l’Esprit” dont les toutes premières manifestations ont pour nom <strong>bonté</strong>, <strong>justice</strong> et <strong>vérité</strong>***.</p>
<p>Ainsi notre voie, à nous qui avons recouvré la vue, est clairement tracée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il s’agit pour nous aujourd’hui de <strong>suivre</strong> aujourd’hui l’exemple de celui qui s’est présenté à nous comme la “lumière du monde” afin de <strong>faire rayonner</strong> sa lumière parmi les hommes et de répondre ainsi à la vocation qui nous a été adressée.</p>
<p>Mais il y a plus.</p>
<p>La métaphore de la clarté du jour qui va en augmentant nous rappelle fort utilement qu’une vie juste, de celles qui plaisent à Dieu, est nécessairement placée sous le signe du <strong>progrès</strong>.</p>
<p>Ainsi notre rayonnement ne devrait-il jamais cesser de gagner en intensité, se rapprochant chaque jour un peu plus de celui dont nous sommes désormais les heureux dépositaires.</p>
<p>Jusqu’au jour où, aussitôt après que Christ aura paru dans sa gloire étincelante, <strong>nous contemplerons enfin la face de Dieu</strong> et, inondés de sa lumière, <strong>nous serons définitivement transfigurés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Alors, jubile le prophète****, <em>“ceux qui auront été perspicaces brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à beaucoup brilleront comme les étoiles, pour toujours et à perpétuité.”</em></p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Éphésiens 5.8.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Jean 1.6.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Éphésiens 5.9.</span>     ****  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Daniel 12.2.</span> </p> -
Vivre s’il le faut
<p>Philippiens 1.21 : <em>“[…] Christ est ma vie et mourir représente un gain”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751992f75200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Christ ma vie” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b751992f75200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751992f75200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Christ ma vie” /></a></p>
<p>C’était il y a quelques années.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un pasteur de renom, durement frappé par la maladie, avait été à l’article de la mort.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis… miracle !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>contre toute attente, il s’était rétabli.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quelques temps après, il rendait ce témoignage devant un vaste parterre de collègues : “J’ai frôlé la mort ; j’ai cru que mon heure était venue, mais, <strong>merci Seigneur</strong>,<strong> je suis vivant aujourd’hui</strong>, bien vivant !”</p>
<p>Comment ne pas comprendre ce serviteur de Dieu ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui ne se réjouirait pas de ce que le Seigneur lui accorde une telle grâce ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Personne ne souhaite mourir</strong>.</p>
<p>Personne ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pas sûr</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voyez ce que confie l’apôtre Paul à ses amis philippiens* : <em>“[…] Christ est ma vie et mourir représente un gain” </em>; c’est pourquoi<em> “j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur […].”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Autrement dit, ce que ses amis considèrent comme le pire qui pourrait lui arriver, lui le voit comme le meilleur.</p>
<p>D’où son “<strong>tiraillement</strong>”**  intérieur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’un côté, il aimerait que Dieu exauce les prières de ses collaborateurs, supporters et autres amis, et l’arrache à son funeste destin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De l’autre, il serait heureux qu’en en arrêtant sa mort, ses juges lui offrent d’aller un peu plus tôt que prévu vers son Sauveur…</p>
<p><strong>Dilemme</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Faut-il qu’il privilégie l’intérêt de ses proches, et prie Dieu de le ramener auprès d’eux ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou faut-il qu’il ne voie que son intérêt à lui, et prie le Seigneur de permettre sa condamnation ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il toucherait alors le “jackpot”, si je puis dire, mais ses proches, eux,<span class=”Apple-converted-space”> s</span>eraient-ils consolables ?</p>
<p>Paul le dit : il a balancé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et continué de balancer jusqu’à ce que Dieu, en lui révélant son projet pour lui, le persuade de “vivre” encore un peu, assez en tout cas pour contribuer au <em>“progrès”</em> et <em>“la joie dans la foi”</em> de ses frères et sœurs macédoniens.</p>
<p>Et là, je m’arrête pour nous poser la question : <strong>avons-nous, nous, connu déjà pareil embarras </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’aimerais le croire…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais je n’en suis pas certain.</p>
<p>Nous avons tant de peine à <strong>voir la mort autrement que comme une issue redoutable</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Du coup, nous n’hésitons pas : entre vivre et mourir, nous choisissons naturellement… vivre, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aussi longtemps, en tout cas, que nous n’en avons pas perdu le goût.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si, pour nous, aller vers Christ était moins enviable que rester sur terre !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et être avec lui, moins désirable que demeurer parmi les hommes !</p>
<p><strong>À croire que Christ n’est pas encore notre tout</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il l’était, mourir, pour nous, représenterait à coup sûr un gain, et nous en aller pour être avec lui, un rêve.</p>
<p><em>“<strong>Christ est ma vie</strong>”</em>, lance Paul, avant d’ajouter, en substance, “et vous ne pouvez savoir à quel point il me tarde de le voir enfin, de mes yeux, lui dont je peux dire sincèrement qu’il est tout pour moi.”</p>
<p>Plaise à Dieu que cette admirable confession qui —permettez que je vous livre ici un détail intime— figure depuis des lustres maintenant sur la tombe de mes chers parents, traduise notre propre sentiment : <strong>Christ</strong> ? <strong>notre bien le plus précieux</strong>, la source de notre joie, notre raison de vivre, bref, <strong>notre vie</strong>.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 21 et 23.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Le verbe utilisé ici est très fort.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>[…] coloré d’une nuance de violence, il dépeint, écrit Rose-Marie Morlet, l’inconfort de l’apôtre, arrêté au carrefour de deux routes divergentes qui l’attirent toutes les deux fortement et lui font subir une égale pression” (<em>L’Épître aux Philippiens</em>, 78).</span></p> -
“Tenue correcte exigée”
<p>Matthieu 22.12b : <em>“[…] ‘Mon ami, comment as-tu pu entrer ici sans avoir d’habit de noces ?’</em><em> […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b6852dbb79200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Tenue correcte” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b6852dbb79200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b6852dbb79200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Tenue correcte” /></a></p>
<p>On me dit qu’à présent, <strong>chacun doit se sentir libre de s’habiller comme il l’entend</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que c’est aux autres de s’adapter.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que le Seigneur nous accueille comme nous sommes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que les “vêtements du dimanche”, c’était “avant”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est ainsi qu’à la chemise fraîchement repassée, au pantalon parfaitement pressé, au veston subtilement assorti, aux mocassins soigneusement lustrés, les messieurs, pour ne citer qu’eux, préfèrent aujourd’hui t-shirts informes, jeans délavés, sweats à capuche et baskets fluo pour se rendre au culte.<span class=”Apple-converted-space”>   </span></p>
<p>J’exagère un peu, j’en conviens !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qui nous dit que celui dont nous sommes censés être les ambassadeurs ici-bas ne prête aucune attention au soin que nous apportons à notre toilette ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque nous allons au-devant des autres ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque nous nous présentons devant lui ?</p>
<p>Permettez que, pour ma part, <strong>je préfère ne pas prendre le risque de lui faire honte</strong>.</p>
<p>Il est en tout cas <strong>un costume qu’il attend de nous que nous le portions tous en toute circonstance</strong> : celui que Jésus appelle <em>“<strong>l’habit de noces</strong>”</em>.</p>
<p>Dans la parabole dite “du festin de noces”, il indique clairement que chacun de nous sera soumis un jour à l’inspection de notre Maître, et que <strong>du vêtement que nous porterons alors dépendra notre admission ou non dans la grande </strong>“<strong>salle des fêtes éternelles</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car tous, nous dit-il, n’entreront pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Seuls seront invités au somptueux festin que Dieu prépare depuis l’origine des temps ceux qui porteront la “tenue correcte exigée”.</p>
<p>Reste à savoir <strong>de quel habit nous parlons ici</strong>.</p>
<p>L’image du costume à revêtir pour être agréé par Dieu n’est pas rare dans la Bible.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il apparaît assez nettement qu’elle est en rapport avec au moins deux notions :<strong> la justice et la joie</strong>.</p>
<p><strong>La justice d’abord</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La justice selon Dieu s’entend.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, une vie à ses yeux irréprochable.</p>
<p>“Ah ! me direz-vous, mais <strong>qui peut prétendre à cette perfection</strong> ?  Aucun homme, assurément.”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Aucun ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un : <strong>l’Homme-Dieu</strong>, <strong>Christ</strong>,<span class=”Apple-converted-space”> </span><strong>Jésus</strong> !  Le seul à avoir jamais pleinement satisfait toutes les exigences divines.”</p>
<p>Et nous en arrivons alors à la bonne, la belle, la splendide nouvelle : Dieu, dans sa grâce, nous offre aujourd’hui de <strong>nous couvrir entièrement de la justice absolue de son Fils </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que nous puissions nous approcher enfin de lui sans crainte et que, lui, en retour, puisse nous envelopper de sa bonté avant de nous accueillir à bras ouverts à “sa table” et festoyer avec nous !</p>
<p><strong>La</strong> “<strong>tenue</strong> <strong>correcte</strong> <strong>exigée</strong>”, donc : <strong>la justice même de Christ</strong> dont nous pouvons nous savoir revêtus pas plus tard que maintenant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il suffit pour cela que nous mettions notre confiance en lui et en lui seul pour nous sauver.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Couverts alors par sa perfection, plus rien ni personne ne pourra nous empêcher d’entrer dans le saint lieu*.</p>
<p><strong>La joie ensuite</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>La joie de ceux qui ont reçu la bonne nouvelle et qui, depuis, espèrent</strong>…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Espèrent l’ouverture des réjouissances éternelles, le visage éclairé par le jour qu’ils entrevoient : celui où, assis avec Abraham, Isaac, Jacob et les autres à la table de leur bien-aimé Sauveur, ils boiront le vin nouveau tandis que, passant de l’un à l’autre, Jésus lui-même les servira**.</p>
<p>Habillons-nous donc, et vite, du “manteau” de sa justice et coiffons-nous sans tarder du “turban” de fête !</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir le refrain du beau cantique « Torrents d’amour et de grâce » (adaptation d’un cantique de Samuel T. Francis par Ruben Saillens).</span>   **  <span style=”font-size: 8pt;”>Image empruntée à Pierre-Marie Galopin, « Repas », <em>Vocabulaire de théologie biblique </em>(1971), 1090.</span></p> -
Donner avec joie
<p>2 Corinthiens 9.7b : <em>“[…] Dieu aime celui qui donne avec joie.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7519a1481200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Donner” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7519a1481200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7519a1481200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Donner” /></a></p>
<p>Plus une semaine sans que nous parvienne par courrier ou courriel un <strong>appel à la générosité</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aujourd’hui, c’est un parti, demain, une institution, un organisme, une mission, un mouvement, une école…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que sais-je ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si nous ne donnions pas déjà assez !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À notre communauté en particulier, que nous avons fort justement élue une bonne fois cible prioritaire de notre libéralité !</p>
<p>Nous donnons donc déjà.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>est-il vrai que nous donnons assez </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour beaucoup, la réponse est oui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais je crains qu’il n’en soit encore parmi nous dont la <em>“soif de posséder”</em>*  restreint indûment la générosité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est à ceux-là, dont je suis trop souvent, que je m’adresse ici.</p>
<p><strong>Ne résistons pas d’emblée à toutes les sollicitations</strong> qui nous sont adressées !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Surtout si elles ont un lien avec une œuvre chrétienne dont l’objet est clairement de contribuer aux progrès de l’Évangile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prenons le temps de les examiner chacune avec bienveillance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Choisissons celle qui nous touche, nous, particulièrement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Calculons la dépense afin de ne pas nous <em>“exposer à la détresse pour en soulager d’autres”</em>**.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis, <strong>montrons-nous généreux</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Donnons <em>“<strong>sans regret ni contrainte</strong>, car, Dieu aime celui qui donne avec joie”</em>***.</p>
<p>Et croyons que <strong>le Seigneur veillera à ce que nous ne le regrettions pas</strong>.</p>
<p>Dans ce chapitre 9 de sa deuxième Lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul énumère les privilèges réservés à ceux d’entre nous qui aiment à faire preuve de prodigalité.</p>
<p>Il y a d’abord <strong>cette belle promesse</strong> : <em>“celui qui sème abondamment moissonnera abondamment” </em>; car <em>“Dieu peut vous combler de toutes ses grâces afin que vous possédiez toujours à tout point de vue de quoi satisfaire à tous vos besoins et que vous ayez encore en abondance pour toute œuvre bonne”</em>**** .<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ainsi, plus nous serons généreux à l’égard des autres, plus Dieu se montrera généreux à notre égard.</p>
<p>Il y a ensuite <strong>cette immense satisfaction </strong>: nos dons <em>“feront monter des prières de reconnaissance vers Dieu”</em>*****.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, les bénéficiaires de nos largesses n’auront de cesse qu’ils n’aient loué le Seigneur de nous avoir lui-même inspiré ces gestes manifestant notre adhésion à l’Évangile de Christ en même temps que notre solidarité avec eux.</p>
<p>Et puis, il y a <strong>cette précieuse récompense </strong>: ceux que nous aurons secourus prieront pour nous et commenceront certainement de nourrir une <em>“vive affection”</em>****** pour nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Or, quels sont ceux parmi nous qui ne souhaitent pas être aimés ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou ne voient pas l’intérêt de prières toujours plus nombreuses et ferventes élevées en leur faveur ?</p>
<p>Il y a enfin <strong>ce bel encouragement </strong>: notre magnanimité est la preuve que nous avons été touchés par l’incroyable générosité de Dieu à notre égard  et que nous brûlons désormais d’en livrer une image, même faible, à ceux qui nous entourent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous lui appartenons donc bien, puisque c’est sa nature même que nous avons commencé de dévoiler aux yeux des hommes par nos actes.</p>
<p>Donnons donc, encore et toujours !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour le bonheur des autres, notre propre bonheur et… celui du Seigneur !</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 2 Corinthiens 9.5.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>2 Corinthiens 8.13.</span>  ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 6 et 8.</span>    ****  <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 11.</span>     ***** <span style=”font-size: 8pt;”> Verset 14</span>.   ******  <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 14 et 15.</span></p> -
“Je ne vous connais pas !”
<p>Matthieu 25.11b-12 : <em>“[…] ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’</em> <em>mais il répondit : ‘Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75199f4ae200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Stop” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75199f4ae200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75199f4ae200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Stop” /></a></p>
<p>Mon épouse et moi sommes dans le hall d’entrée d’un musée qui nous est cher.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est dix-sept heures quarante-cinq, la conférence commence dans trente minutes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La foule est dense, à croire que nous ne sommes pas les seuls à priser l’œuvre de ce grand maître hollandais !</p>
<p>La porte de l’auditorium s’ouvre enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous en sommes encore assez loin, lorsque nous parviennent les premiers éclats.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Comment ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais de quel droit m’interdisez-vous d’entrer ?” proteste une élégante.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Désolée, madame, lui répond une hôtesse embarrassée, mais cet événement est réservé en priorité aux ‘amis’ du musée ; et je crains qu’une fois ces ‘amis’ entrés, il ne reste plus de place dans l’amphithéâtre.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le ton monte aussitôt : “Mais je suis une amie du musée !”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Peut-être, mais <strong>vous n’en avez pas la carte</strong>.”</p>
<p>L’hôtesse malheureuse nous regarde alors et nous demande : “Et vous, vous avez la carte des ‘Amis’ ?”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous la sortons de nos portefeuilles et la tendons.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>C’est parfait.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Merci.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous pouvez entrer.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous dépassons alors un groupe d’une trentaine de personnes immobilisées, mécontentes et au visage hostile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous constaterons bientôt, non sans une certaine tristesse, qu’aucune d’entre elles n’a finalement été admise.</p>
<p>Pourquoi vous livrer cette anecdote somme toute assez banale ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour une raison simple : elle illustre, certes très imparfaitement, mais non sans une certaine efficace, <strong>une vérité autrement plus importante</strong> que nous aurions grand tort de ne pas oser rappeler ne serait-ce que de temps à autre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je veux parler de la distinction faite chaque jour à l’entrée de la porte de la Vie : <strong>distinction entre ceux qui ont leur </strong>“<strong>carte</strong>”<strong> et les autres</strong>.</p>
<p>J’écris ces lignes en tremblant, pleurant même.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque vient la fin, <strong>tous ne sont pas </strong>“<strong>reconnus</strong>”<strong> et admis dans la </strong><em>“</em><strong><em>salle de noce</em></strong><em>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils peuvent marchander, ou s’insurger, ou supplier : <em>“Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”</em>, la réponse du Fils de l’homme est la même : <em>“Je vous le dis en vérité, <strong>je ne vous connais pas</strong>.”</em></p>
<p>Il est des réalités qui nous font mal, mais il serait criminel de les cacher.</p>
<p>En même temps, il est <strong>des vérités qui nous émerveillent</strong>, et il importe que nous les rappelions.</p>
<p>Celle-ci en particulier : il existe <strong>une </strong>“<strong>carte</strong>”<strong> qui ouvre instantanément et à jamais le portail de la Vie</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et cette carte, parce qu’elle est proprement inestimable, n’a pas de prix ; elle est gratuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et <strong>Dieu n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut la remettre</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À qui ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>À quiconque </strong>“<strong>croit</strong>”.</p>
<p>Pour savoir sans l’ombre d’un doute qu’à notre fin*, nous ne resterons pas à la porte, nous, mais serons accueillis, au contraire, à bras ouverts par l’Époux, Jésus lui-même, dans la demeure éternelle de son Père, il suffit donc que nous fassions une chose : <strong>croire en Christ seul pour notre salut éternel</strong>.</p>
<p>C’est-à-dire à la fois <strong>reconnaître qu’il n’y a de salut en aucun autre</strong>**, <strong>compter sur lui et lui seul pour nous rendre la vie</strong> et, enfin, <strong>nous attacher fermement à lui</strong>, le suivre, devenir ses disciples.</p>
<p>Telle est donc l’initiative que le Seigneur attend de nous aujourd’hui pour nous assurer que la porte de son Royaume nous est ouverte désormais et que nul ne pourra plus la refermer devant nous.</p>
<p><strong>Osons donc la fo</strong>i, si nous ne l'avons pas déjà fait !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans tarder.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et saisissons la carte qui nous est tendue, celle sur laquelle je lis : “<strong>Ami de Dieu</strong>”.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Qu'elle précède ou coïncide avec la fin de l'ère présente.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Actes 4.12 : “<em>[…] car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.”</em></span></p> -
Dieu n’est jamais loin
<p>Jean 9.35 : <em>“Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’ayant rencontré, il [lui] dit : ‘Crois-tu au </em>Fils de l’homme*<em>?’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75198c91f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Jean 9.35″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75198c91f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75198c91f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Jean 9.35″ /></a></p>
<p>Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, <strong>il m’est arrivé de me demander où était Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Surpris par une violente tempête, balloté dans la tourmente, je l’appelais au secours et mes prières restaient sans réponse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme s’il n’était plus là ; comme s’il m’avait abandonné à mes propres ressources pour faire face, seul, au gros temps.</p>
<p>D’autres que moi, c’est certain, ont connu pareille détresse et savent donc de quoi je parle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et je ne serais pas étonné que <strong>l’aveugle-né guéri par Jésus</strong> soit de leur nombre.</p>
<p>Imaginez.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voilà un jeune homme à qui Jésus vient tout juste de rendre la vue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Véritable miraculé, il n’a pas le temps de célébrer sa guérison qu’il est déjà en butte à l’hostilité brutale des élites : on le moque, on l’insulte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et comme il résiste, on le bannit de la société des hommes.</p>
<p>Et Jésus, lui, dans tout cela ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Jésus a disparu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si, quelques instants seulement après avoir pris le garçon en pitié, il avait choisi de se désintéresser de lui.</p>
<p>Le texte ne nous dit pas ce que ce pauvre homme pense de cet abandon ni s’il en souffre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais à sa place, j’en aurais certainement nourri quelque amertume.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Merci de m’avoir guéri, mais me laisser seul maintenant face à cette<span class=”Apple-converted-space”>  </span>meute hurlante…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Là, j’ai beau chercher, je ne comprends pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment as-tu pu t’éclipser alors que tu savais quel triste sort j’allais connaître ?”</p>
<p>Sauf que…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sauf que <strong>Jésus n’a pas réellement disparu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre récit en témoigne : s’il s’est, c’est vrai, retiré pendant un temps, il n’a pas perdu de vue son jeune ami.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À aucun moment.</p>
<p>Le texte suggère qu’on lui a signalé le triste sort réservé à son nouvel ami ; sans doute.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais avait-il besoin d’être renseigné ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Le Seigneur,</strong> et c’est heureux, <strong>possède en tout temps une parfaite connaissance des circonstances de chacun de ses protégés</strong>.</p>
<p>C’est pourquoi il réapparaît à ce moment, quelques instants seulement après que l’on a cruellement excommunié la nouvelle cible de sa compassion pour à la fois lui ouvrir tout grand les bras, lui, et surtout, lui donner de “<strong>voir</strong>” <strong>ce qu’il ne voyait toujours pas</strong>, savoir <strong>l’identité de son bienfaiteur </strong>: rien de moins que <em>“<strong>Le</strong> <strong>Fils de l’homme</strong>”</em>.</p>
<p>Éblouissante révélation, dont on peut penser qu’elle a renversé d’un coup la situation de notre miraculé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En ajoutant foi à cette fulgurante révélation, lui, le nouveau paria d’une élite funestement aveugle, se sait désormais l’<strong>ami de l’être le plus glorieux qui soit </strong>: celui en qui réside la plénitude de la divinité.</p>
<p>Il est probable que son quotidien restera douloureux, mais <strong>il se sait désormais et à jamais la cible privilégiée de l’attention divine</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plus rien ni personne ne pourra plus le séparer de l’amour de son “bon berger” ni l’arracher à ses tendres soins !</p>
<p>Haut les cœurs, chers lecteurs !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si, comme notre ami, nous avons recouvré la vue et placé notre foi dans <em>“Le Fils de l’homme”</em>, nous n’avons tout simplement plus le droit de douter de l’intérêt qu’il attache à notre destin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il veillera, quoi qu’il arrive, à ce que tout concoure toujours à ce qu’il sait, lui, être notre bien</strong>.</p>
<p>Une vérité absolue à nous rappeler en particulier dans ces moments douloureux où il nous semblera que Dieu s’est tu, que nous l’appelons en vain, qu’il nous a abandonnés…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous nous sentirons peut-être étrangement seuls.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est alors qu’il nous faudra nous souvenir de cette question : <em>“Crois-tu au Fils de l’homme ?”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, après que nous qui “voyons” aujourd’hui aurons répondu “Oui”, <strong>reprendre courage</strong>.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”><em>“Fils de l’homme”</em> (TOB, NBS, NFC, <em>Semeur</em>) plutôt que <em>“Fils de Dieu”</em> (S21).</span></p> -
Un geste exemplaire
<p>Marc 14.9 : <em>“Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera proclamée, dans le monde entier, on racontera aussi en souvenir de cette femme ce qu’elle a fait.”</em></p>
<p><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75197e3e1200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Onction” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75197e3e1200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75197e3e1200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Onction” /></a><br /></em></p>
<p>Pourquoi, dites-moi, le geste de cette femme, Marie de son prénom*, mérite-t-il aux yeux de Jésus d’être rappelé partout où l’Évangile est annoncé ?</p>
<p>Pour une raison simple : il est d’<strong>une générosité telle qu’on peut y voir comme un reflet de largesse divine</strong> à notre égard.</p>
<p>Le don d'un <em>“demi-litre”</em> de <em>“nard pur” –</em>cette huile précieuse extraite de la racine et de l’épine d’une plante himalayenne– soit, au bas mot, <strong>l’équivalent du salaire annuel d’un ouvrier agricole</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où la réaction des convives : “Cette femme a perdu la raison !”</p>
<p>“Perdu la raison” ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils ne croient pas si bien dire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Marie a bien “perdu la raison” ; ou, plus exactement, “le sens du raisonnable”, “le sens de la mesure”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais parce qu’<strong>elle aime Jésus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que <strong>lorsqu’on aime vraiment, il arrive que l’on ne sache plus </strong>“<strong>calculer</strong>”.</p>
<p>Marie vient de comprendre que son Maître s’apprête à donner sa vie pour elle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle est bouleversée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais pas seulement : il lui faut dire à Jésus, avant qu’il ne meure, <strong>son immense reconnaissance</strong>.</p>
<p>Et elle le fait en lui offrant tout d’un coup ce qu’elle possède de plus précieux.</p>
<p>C’est Balzac qui écrivait** : “On ne peut payer une chose inestimable que par une offrande qui soit hors de prix.” <span class=”Apple-converted-space”>  </span>Marie n’a pas lu Balzac, mais elle sait que les sacrifices que Dieu agrée,<strong> les gestes qui le ravissent sont ceux qui coûtent</strong>.</p>
<p>Et nous ? Le savons-nous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quand, pour la dernière fois, avons-nous offert au Seigneur —à sa maison, à son service— ou aux autres —à notre frère, à notre prochain— quelque chose qui nous coûtait vraiment ?</p>
<p>Mais il y a plus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Marie a préparé son geste</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La fiole d’albâtre qu’elle vide sur Jésus ne se trouve pas là par hasard.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle l’a apportée pour lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsqu’elle brise le col de son flacon au-dessus de son Maître, son geste n’est donc pas de ceux qu’on regrette aussitôt après qu’on les a accomplis ; <strong>il a été réfléchi</strong> ; et s’il est “déraisonnable”, c’est qu’il a été voulu ainsi.</p>
<p>Que de promesses nous faisons, que d’engagements nous prenons devant le Seigneur, dans un moment d’exaltation intense !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au sortir d’une épreuve, peut-être ; ou à la suite d’une intervention particulière de Dieu ; ou encore à l’issue d’une belle prédication, que sais-je ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et combien de ces promesses, et combien de ces engagements tenons-nous réellement ?</p>
<p>On comprend peut-être mieux maintenant pourquoi Jésus tient à ce que le geste de Marie soit cité en exemple partout où l’Évangile est annoncé : <strong>à la fois incalculable et calculé, il est l’expression d’un amour qui renvoie à celui de Dieu</strong>.</p>
<p>Parce qu’il nous aimait d’un amour infini, Dieu, en effet, nous a comme “abandonné” sans en rien retenir <strong>ce qu’il avait de plus cher</strong> : <strong>son Fils</strong>, son unique, son bien-aimé…</p>
<p>Non, <strong>l’amour, le vrai, ne sait pas où est la mesure</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et lorsqu’il donne, ou se donne, c’est toujours sans compter.</p>
<p>Pour avoir compris ce qu’était l’amour authentique, Marie, elle, a reçu de Jésus, mieux que le “Tableau d’honneur”, les “Félicitations”.</p>
<p>Et nous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quels gestes récents ont pu nous valoir, de la part du Seigneur, mieux que les “Encouragements”, un “Prix d’excellence” ?</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir récit parallèle en Jean 12.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”><em>Épisode sous la terreur, Œuvres complètes,</em> VII, 442.</span></p>