“Je ne vous connais pas !”

<p>Matthieu 25.11b-12&#0160;: <em>“[…] ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous&#0160;!’</em>&#0160;<em>mais il répondit&#0160;: ‘Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75199f4ae200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Stop” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75199f4ae200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75199f4ae200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Stop” /></a></p>
<p>Mon épouse et moi sommes dans le hall d’entrée d’un musée qui nous est cher.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il est dix-sept heures quarante-cinq, la conférence commence dans trente minutes.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>La foule est dense, à croire que nous ne sommes pas les seuls à priser l’œuvre de ce grand maître hollandais&#0160;!</p>
<p>La porte de l’auditorium s’ouvre enfin.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous en sommes encore assez loin, lorsque nous parviennent les premiers éclats.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>Comment&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais de quel droit m’interdisez-vous d’entrer&#0160;?” proteste une élégante.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>Désolée, madame, lui répond une hôtesse embarrassée, mais cet événement est réservé en priorité aux ‘amis’ du musée&#0160;; et je crains qu’une fois ces ‘amis’ entrés, il ne reste plus de place dans l’amphithéâtre.”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Le ton monte aussitôt&#0160;: “Mais je suis une amie du musée&#0160;!”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>Peut-être, mais <strong>vous n’en avez pas la carte</strong>.”</p>
<p>L’hôtesse malheureuse nous regarde alors et nous demande&#0160;: “Et vous, vous avez la carte des ‘Amis’&#0160;?”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Nous la sortons de nos portefeuilles et la tendons.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>C’est parfait.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Merci.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous pouvez entrer.”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Nous dépassons alors un groupe d’une trentaine de personnes immobilisées, mécontentes et au visage hostile.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous constaterons bientôt, non sans une certaine tristesse, qu’aucune d’entre elles n’a finalement été admise.</p>
<p>Pourquoi vous livrer cette anecdote somme toute assez banale&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour une raison simple&#0160;: elle illustre, certes très imparfaitement, mais non sans une certaine efficace, <strong>une vérité autrement plus importante</strong> que nous aurions grand tort de ne pas oser rappeler ne serait-ce que de temps à autre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je veux parler de la distinction faite chaque jour à l’entrée de la porte de la Vie&#0160;: <strong>distinction entre ceux qui ont leur </strong>“<strong>carte</strong>”<strong>&#0160;et les autres</strong>.</p>
<p>J’écris ces lignes en tremblant, pleurant même.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lorsque vient la fin, <strong>tous ne sont pas </strong>“<strong>reconnus</strong>”<strong> et admis dans la </strong><em>“</em><strong><em>salle de noce</em></strong><em>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ils peuvent marchander, ou s’insurger, ou supplier&#0160;: <em>“Seigneur, Seigneur, ouvre-nous&#0160;!”</em>, la réponse du Fils de l’homme est la même&#0160;: <em>“Je vous le dis en vérité, <strong>je ne vous connais pas</strong>.”</em></p>
<p>Il est des réalités qui nous font mal, mais il serait criminel de les cacher.</p>
<p>En même temps, il est <strong>des vérités qui nous émerveillent</strong>, et il importe que nous les rappelions.</p>
<p>Celle-ci en particulier&#0160;: il existe <strong>une </strong>“<strong>carte</strong>”<strong> qui ouvre instantanément et à jamais le portail de la Vie</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et cette carte, parce qu’elle est proprement inestimable, n’a pas de prix&#0160;; elle est gratuite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et <strong>Dieu n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut la remettre</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>À qui&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>À quiconque </strong>“<strong>croit</strong>”.</p>
<p>Pour savoir sans l’ombre d’un doute qu’à notre fin*, nous ne resterons pas à la porte, nous, mais serons accueillis, au contraire, à bras ouverts par l’Époux, Jésus lui-même, dans la demeure éternelle de son Père, il suffit donc que nous fassions une chose&#0160;: <strong>croire en Christ seul pour notre salut éternel</strong>.</p>
<p>C’est-à-dire à la fois <strong>reconnaître qu’il n’y a de salut en aucun autre</strong>**, <strong>compter sur lui et lui seul pour nous rendre la vie</strong> et, enfin, <strong>nous attacher fermement à lui</strong>, le suivre, devenir ses disciples.</p>
<p>Telle est donc l’initiative que le Seigneur attend de nous aujourd’hui pour nous assurer que la porte de son Royaume nous est ouverte désormais et que nul ne pourra plus la refermer devant nous.</p>
<p><strong>Osons donc la fo</strong>i, si nous ne l&#39;avons pas déjà fait&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sans tarder.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et saisissons la carte qui nous est tendue, celle sur laquelle je lis&#0160;: “<strong>Ami de Dieu</strong>”.</p>
<hr />
<p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Qu&#39;elle précède ou coïncide avec la fin de l&#39;ère présente.</span> &#0160; &#0160; ** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Actes 4.12 : “<em>[…] car il n&#39;y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.”</em></span></p>