<p>Jean 9.35 : <em>“Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’ayant rencontré, il [lui] dit : ‘Crois-tu au </em>Fils de l’homme*<em>?’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75198c91f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Jean 9.35″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75198c91f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75198c91f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Jean 9.35″ /></a></p>
<p>Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, <strong>il m’est arrivé de me demander où était Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Surpris par une violente tempête, balloté dans la tourmente, je l’appelais au secours et mes prières restaient sans réponse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme s’il n’était plus là ; comme s’il m’avait abandonné à mes propres ressources pour faire face, seul, au gros temps.</p>
<p>D’autres que moi, c’est certain, ont connu pareille détresse et savent donc de quoi je parle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et je ne serais pas étonné que <strong>l’aveugle-né guéri par Jésus</strong> soit de leur nombre.</p>
<p>Imaginez.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voilà un jeune homme à qui Jésus vient tout juste de rendre la vue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Véritable miraculé, il n’a pas le temps de célébrer sa guérison qu’il est déjà en butte à l’hostilité brutale des élites : on le moque, on l’insulte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et comme il résiste, on le bannit de la société des hommes.</p>
<p>Et Jésus, lui, dans tout cela ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Jésus a disparu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si, quelques instants seulement après avoir pris le garçon en pitié, il avait choisi de se désintéresser de lui.</p>
<p>Le texte ne nous dit pas ce que ce pauvre homme pense de cet abandon ni s’il en souffre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais à sa place, j’en aurais certainement nourri quelque amertume.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Merci de m’avoir guéri, mais me laisser seul maintenant face à cette<span class=”Apple-converted-space”>  </span>meute hurlante…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Là, j’ai beau chercher, je ne comprends pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment as-tu pu t’éclipser alors que tu savais quel triste sort j’allais connaître ?”</p>
<p>Sauf que…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sauf que <strong>Jésus n’a pas réellement disparu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre récit en témoigne : s’il s’est, c’est vrai, retiré pendant un temps, il n’a pas perdu de vue son jeune ami.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À aucun moment.</p>
<p>Le texte suggère qu’on lui a signalé le triste sort réservé à son nouvel ami ; sans doute.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais avait-il besoin d’être renseigné ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Le Seigneur,</strong> et c’est heureux, <strong>possède en tout temps une parfaite connaissance des circonstances de chacun de ses protégés</strong>.</p>
<p>C’est pourquoi il réapparaît à ce moment, quelques instants seulement après que l’on a cruellement excommunié la nouvelle cible de sa compassion pour à la fois lui ouvrir tout grand les bras, lui, et surtout, lui donner de “<strong>voir</strong>” <strong>ce qu’il ne voyait toujours pas</strong>, savoir <strong>l’identité de son bienfaiteur </strong>: rien de moins que <em>“<strong>Le</strong> <strong>Fils de l’homme</strong>”</em>.</p>
<p>Éblouissante révélation, dont on peut penser qu’elle a renversé d’un coup la situation de notre miraculé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En ajoutant foi à cette fulgurante révélation, lui, le nouveau paria d’une élite funestement aveugle, se sait désormais l’<strong>ami de l’être le plus glorieux qui soit </strong>: celui en qui réside la plénitude de la divinité.</p>
<p>Il est probable que son quotidien restera douloureux, mais <strong>il se sait désormais et à jamais la cible privilégiée de l’attention divine</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plus rien ni personne ne pourra plus le séparer de l’amour de son “bon berger” ni l’arracher à ses tendres soins !</p>
<p>Haut les cœurs, chers lecteurs !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si, comme notre ami, nous avons recouvré la vue et placé notre foi dans <em>“Le Fils de l’homme”</em>, nous n’avons tout simplement plus le droit de douter de l’intérêt qu’il attache à notre destin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il veillera, quoi qu’il arrive, à ce que tout concoure toujours à ce qu’il sait, lui, être notre bien</strong>.</p>
<p>Une vérité absolue à nous rappeler en particulier dans ces moments douloureux où il nous semblera que Dieu s’est tu, que nous l’appelons en vain, qu’il nous a abandonnés…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous nous sentirons peut-être étrangement seuls.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est alors qu’il nous faudra nous souvenir de cette question : <em>“Crois-tu au Fils de l’homme ?”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, après que nous qui “voyons” aujourd’hui aurons répondu “Oui”, <strong>reprendre courage</strong>.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”><em>“Fils de l’homme”</em> (TOB, NBS, NFC, <em>Semeur</em>) plutôt que <em>“Fils de Dieu”</em> (S21).</span></p>