<p>Matthieu 22.12b : <em>“[…] ‘Mon ami, comment as-tu pu entrer ici sans avoir d’habit de noces ?’</em><em> […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b6852dbb79200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Tenue correcte” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b6852dbb79200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b6852dbb79200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Tenue correcte” /></a></p>
<p>On me dit qu’à présent, <strong>chacun doit se sentir libre de s’habiller comme il l’entend</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que c’est aux autres de s’adapter.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que le Seigneur nous accueille comme nous sommes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que les “vêtements du dimanche”, c’était “avant”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est ainsi qu’à la chemise fraîchement repassée, au pantalon parfaitement pressé, au veston subtilement assorti, aux mocassins soigneusement lustrés, les messieurs, pour ne citer qu’eux, préfèrent aujourd’hui t-shirts informes, jeans délavés, sweats à capuche et baskets fluo pour se rendre au culte.<span class=”Apple-converted-space”>   </span></p>
<p>J’exagère un peu, j’en conviens !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qui nous dit que celui dont nous sommes censés être les ambassadeurs ici-bas ne prête aucune attention au soin que nous apportons à notre toilette ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque nous allons au-devant des autres ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque nous nous présentons devant lui ?</p>
<p>Permettez que, pour ma part, <strong>je préfère ne pas prendre le risque de lui faire honte</strong>.</p>
<p>Il est en tout cas <strong>un costume qu’il attend de nous que nous le portions tous en toute circonstance</strong> : celui que Jésus appelle <em>“<strong>l’habit de noces</strong>”</em>.</p>
<p>Dans la parabole dite “du festin de noces”, il indique clairement que chacun de nous sera soumis un jour à l’inspection de notre Maître, et que <strong>du vêtement que nous porterons alors dépendra notre admission ou non dans la grande </strong>“<strong>salle des fêtes éternelles</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car tous, nous dit-il, n’entreront pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Seuls seront invités au somptueux festin que Dieu prépare depuis l’origine des temps ceux qui porteront la “tenue correcte exigée”.</p>
<p>Reste à savoir <strong>de quel habit nous parlons ici</strong>.</p>
<p>L’image du costume à revêtir pour être agréé par Dieu n’est pas rare dans la Bible.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il apparaît assez nettement qu’elle est en rapport avec au moins deux notions :<strong> la justice et la joie</strong>.</p>
<p><strong>La justice d’abord</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La justice selon Dieu s’entend.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, une vie à ses yeux irréprochable.</p>
<p>“Ah ! me direz-vous, mais <strong>qui peut prétendre à cette perfection</strong> ?  Aucun homme, assurément.”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Aucun ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un : <strong>l’Homme-Dieu</strong>, <strong>Christ</strong>,<span class=”Apple-converted-space”> </span><strong>Jésus</strong> !  Le seul à avoir jamais pleinement satisfait toutes les exigences divines.”</p>
<p>Et nous en arrivons alors à la bonne, la belle, la splendide nouvelle : Dieu, dans sa grâce, nous offre aujourd’hui de <strong>nous couvrir entièrement de la justice absolue de son Fils </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que nous puissions nous approcher enfin de lui sans crainte et que, lui, en retour, puisse nous envelopper de sa bonté avant de nous accueillir à bras ouverts à “sa table” et festoyer avec nous !</p>
<p><strong>La</strong> “<strong>tenue</strong> <strong>correcte</strong> <strong>exigée</strong>”, donc : <strong>la justice même de Christ</strong> dont nous pouvons nous savoir revêtus pas plus tard que maintenant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il suffit pour cela que nous mettions notre confiance en lui et en lui seul pour nous sauver.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Couverts alors par sa perfection, plus rien ni personne ne pourra nous empêcher d’entrer dans le saint lieu*.</p>
<p><strong>La joie ensuite</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>La joie de ceux qui ont reçu la bonne nouvelle et qui, depuis, espèrent</strong>…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Espèrent l’ouverture des réjouissances éternelles, le visage éclairé par le jour qu’ils entrevoient : celui où, assis avec Abraham, Isaac, Jacob et les autres à la table de leur bien-aimé Sauveur, ils boiront le vin nouveau tandis que, passant de l’un à l’autre, Jésus lui-même les servira**.</p>
<p>Habillons-nous donc, et vite, du “manteau” de sa justice et coiffons-nous sans tarder du “turban” de fête !</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir le refrain du beau cantique « Torrents d’amour et de grâce » (adaptation d’un cantique de Samuel T. Francis par Ruben Saillens).</span>   **  <span style=”font-size: 8pt;”>Image empruntée à Pierre-Marie Galopin, « Repas », <em>Vocabulaire de théologie biblique </em>(1971), 1090.</span></p>