Catégorie : Dimanche

  • On aura beau chercher…

    <p>Jérémie 50.20&#0160;: <em>“Je le déclare, moi le Seigneur&#0160;: on aura beau chercher alors quels sont les torts d’Israël, ils auront disparu…”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eece41f1200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Recherche” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a2eece41f1200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eece41f1200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Recherche” /></a></p>
    <p>Le Seigneur n’a pas été tendre avec son peuple.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il a même fini par lui infliger une correction mémorable en permettant qu’il soit laminé par l’ennemi suprême, Babylone.</p>
    <p>Mais il faut dire qu’Israël a tout fait pour provoquer sa colère.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>En s’obstinant à chercher son salut en l’homme plutôt qu’en Dieu, il a commis le pire des crimes&#0160;: il s’est rendu coupable d’<strong>idolâtrie</strong>.</p>
    <p>Or, l’idolâtrie, le Seigneur ne la supporte pas.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est comme ça.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est pourquoi il ne peut que la sanctionner.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Tôt ou tard.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et lourdement.</p>
    <p>D’où l’importance pour nous aujourd’hui de <strong>ne pas exciter à notre tour sa jalousie</strong> en fondant nous aussi notre assurance sur un autre que lui, et lui seul.</p>
    <p>Mais revenons à notre texte.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De quoi Dieu parle-t-il ici&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De jugement&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Non.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Plus du tout.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais de <strong>grâce</strong>.</p>
    <p>Il se devait de châtier son peuple rebelle, mais il ne peut concevoir que l’histoire de son élu s’arrête à sa ruine.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Aussi, après avoir laissé s’exprimer son juste courroux, reprend-il la parole, mais pour <strong>consoler</strong> cette fois.</p>
    <p>Consoler comment&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>En annonçant à ceux qu’il vient de frapper durement qu’<strong>il a décidé de leur accorder son pardon</strong>.</p>
    <p>Et quel pardon&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un pardon si total que, dit-il, on aura beau chercher quels sont les torts d’Israël, ils auront disparu, et quelle est la faute de Juda, on ne trouvera rien&#0160;!</p>
    <p>Preuve que <strong>là où le péché abonde, Dieu n’a de cesse qu’il n’ait fait surabonder sa grâce</strong>.</p>
    <p>Saurons-nous trouver un jour les mots pour célébrer comme elle le mérite la miséricorde divine&#0160;?</p>
    <p>Nous nous étions rendus nous-mêmes odieux aux yeux du Seigneur en cherchant notre appui ailleurs qu’en lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Nous méritions amplement d’être punis</strong> nous aussi.</p>
    <p>C’est alors que <strong>Dieu a donné son Fils, Jésus-Christ, pour payer à notre place le prix de nos fautes</strong>, toutes nos fautes, idolâtrie comprise.</p>
    <p>Pourquoi&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Simplement, pour pouvoir nous annoncer aujourd’hui <strong>la plénitude de notre pardon</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et nous assurer&#0160;: “on aura beau chercher vos torts, on les trouvera pas&#0160;; je les ai fait disparaître…”</p>
    <p>C’est ainsi que nous qui étions destinés à la mort nous sommes retrouvés <strong>promis à la vie</strong>, la vraie, celle qui ne finit pas.</p>

  • “Dieu pardonne… moi pas!”

    <p>Matthieu 5.14a&#0160;: <em>“Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes…”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a30d43c0fd200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Dieu pardonne” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a30d43c0fd200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a30d43c0fd200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Dieu pardonne” /></a></p>
    <p>Il est des films qui ne valent que par leur titre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ainsi “Dieu pardonne… moi pas&#0160;!”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Plus affligeant que ce western spaghetti des années soixante, tu meurs&#0160;!</p>
    <p>Mais il y a le titre&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ce titre ne m’a jamais quitté.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sans doute parce qu’il braque la lumière sur l’<strong>une de nos infirmités les plus sérieuses&#0160;</strong>: la difficulté que nous éprouvons à… pardonner.</p>
    <p>Je ne saurais compter les fois où j’ai entendu ces mots&#0160;: “Oui, je sais…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dieu pardonne.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais il est Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Moi, sincèrement, je n’y arrive pas.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>J’essaie, je t’assure, mais il y a des blessures qui ne guérissent pas.”</p>
    <p>Oui, <strong>Dieu pardonne</strong> ; <strong>mais nous, c’est autre chose</strong>.</p>
    <p>Comme si les torts qui nous sont faits étaient autrement plus graves que ceux subis par Dieu&#0160;!</p>
    <p>“Et puis, après tout, si Dieu pardonne, c’est parce que la grâce fait partie de ses perfections : il “est” miséricorde, longanimité, clémence.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous, <strong>nous ne sommes pas Dieu</strong>.”</p>
    <p>Sauf que…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sauf que Jésus nous a dit un jour*&#0160;: <em>“Soyez […] parfaits comme votre Père céleste est parfait”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Par quoi je comprends, entre autre&#0160;: “<strong>Pardonnez comme il pardonne</strong>”.&#0160; <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span>Ainsi, nous avons tous le programme&#0160;!</p>
    <p><strong>Un programme ambitieux</strong>, <strong>mais incontournable</strong> si notre désir est d’être reconnus comme ses enfants et, à ce titre, de goûter la paix que procure son pardon.</p>
    <p>Car sur ce point, il n’est pas de doute possible.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est parce que nous aurons appris à, et commencé de pardonner comme Dieu pardonne** que nous pourrons compter sur son pardon.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><em>“Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,</em> affirme Jésus***, <em>votre Père céleste vous pardonnera aussi&#0160;; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.”</em></p>
    <p>Nous n’avons donc <strong>pas le choix</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous voulons que Dieu couvre nos fautes, toutes nos fautes&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Couvrons celles des autres, quelles qu’elles soient.</p>
    <p>Il se peut qu’alors, notre nouvelle et surprenante aptitude à faire grâce comme lui-même fait grâce en réconcilie quelques-uns avec l’Évangile&#0160;!</p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 8pt;”>“Ce qui me fait parfois emprunter les routes glissantes de l’incrédulité, a écrit quelqu’un****, c’est tout simplement, tout bêtement de constater que le B. A. BA du christianisme&#0160;: la miséricorde, soit si peu vécu dans nos communautés.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je suis alors contraint de me demander&#0160;: ‘<em>Mais ce pardon est-il vrai&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ou n’est-ce qu’une farce qui dure depuis deux mille ans&#0160;?’<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span></em>[…]<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ne vivons-nous pas dans le mensonge puisque le fils ne pardonne pas au père, et que le père ne pratique pas la miséricorde à l’égard du fils&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De même pour la belle-mère et la belle-fille.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De même encore entre le paroissien et le pasteur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De même toujours entre l’ami déçu et l’ami blessé&#0160;; entre le mari et la femme, et entre la femme et le mari.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Où donc est la miséricorde&#0160;?”</span></p>
    <p>Amis lecteurs, développons sans tarder notre capacité à faire grâce&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous pourrons alors prier&#0160;: “pardonne-nous, Seigneur, comme nous avons appris à pardonner”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et peut-être aussi expliquer à l’un ou l’autre la raison de notre étrange appétit pour la miséricorde.</p>
    <hr />
    <p>*<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Voir Matthieu&#0160;5.48. &#0160; &#0160;</span> **<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Voir Colossiens&#0160;3.13.</span> &#0160; &#0160; ***<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Voir Matthieu&#0160;5.14-15. &#0160;Comparer Matthieu&#0160;5.12 ; Luc&#0160;11.4.<span style=”font-size: 10pt;”> &#0160; &#0160; **** &#0160;</span>Alphonse Maillot, <em>Les&#0160;Béatitudes</em>, 26.&#0160;</span></p>

  • “Si tu le veux, tu peux…”

    <p>Marc 1.40b&#0160;: <em>“Si tu le veux, tu peux me rendre pur.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eecbf559200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Intercession” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a2eecbf559200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eecbf559200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Intercession” /></a></p>
    <p>Que celui qui ne s’est jamais demandé quelle prière Dieu aime entendre arrête ici sa lecture&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce billet&#0160;n’est pas pour lui, mais pour nous qui aimerions tant <strong>savoir comment prier</strong>.</p>
    <p>Et si la réponse se trouvait dans cette simple requête rapportée par Marc, que Jésus ne tardera pas à honorer de la plus belle des façons&#0160;?</p>
    <p>Le fait est que l’invocation du lépreux est exemplaire, qui allie ces trois dispositions de l’esprit, <strong>respect</strong>, <strong>foi</strong> et <strong>soumission</strong>, qui font la joie du Seigneur.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Le <strong>respect</strong> d’abord.</p>
    <p>Du malheureux, Marc nous dit qu’<em>“il tombe à genoux”</em>&#0160;devant Jésus.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Notre homme a encore beaucoup à apprendre sur celui devant qui il se tient maintenant, mais il a déjà saisi l’essentiel&#0160;: son pouvoir est bien trop extraordinaire pour qu’on ne puisse pas reconnaître en lui, sinon la personne même de Dieu, au moins celle de son envoyé.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>D’où son mouvement&#0160;: il s’écroule, face contre terre, aux pieds du Seigneur.</p>
    <p>Quel geste nous inspirent aujourd’hui nos rencontres avec Dieu dans la prière?</p>
    <p>C’est Guy Appéré qui écrit*&#0160;:</p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 8pt;”>“Une distance infinie sépare le souverain Créateur de sa créature.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Si nous n’avons pas dès le début le sentiment de cette écrasante disproportion entre Dieu et l’homme, notre attitude ne sera pas juste.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Cette appréhension de l’infinie grandeur de Dieu, ce sentiment de notre faiblesse sont les marques indispensables d’un authentique esprit de prière.”</span></p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>La <strong>foi</strong> ensuite.</p>
    <p><em>“Si tu le veux,</em> dit le lépreux à Jésus,<em> tu peux me rendre pur.”</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Pour lui, il n’est aucun doute possible&#0160;: Jésus “peut”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Les guérisons qu’il n’a cessé d’opérer depuis le début de son ministère public l’ont définitivement convaincu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Oui, Jésus peut.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>À lui, comme à Dieu son Père, rien n’est impossible.</p>
    <p>Puisse notre propre foi en la toute-puissance du Seigneur se révéler aussi solide lorsque nous nous approchons de lui pour implorer son secours&#0160;!</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>La <strong>soumission</strong> enfin.</p>
    <p><em>“Si tu le veux”</em>, dit le paria.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Des doutes quant à son pouvoir de guérir&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Aucun.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais quant à sa volonté de guérir, là, c’est autre chose.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Qui est-il, lui, pour sonder les voies du Seigneur&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Que sait-il de ses desseins&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dans l’ignorance du vouloir divin, il se contente donc de prier&#0160;:<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><em>“Si tu le veux, rends-moi pur”.</em></p>
    <p>C’est encore Guy Appéré qui écrit**&#0160;:<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 8pt;”>“La véritable foi n’est pas la foi en l’exaucement, mais la foi en Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>La prière n’est en aucun cas un moyen de pression pour obtenir de Dieu ce qu’on a décidé —au nom de la foi— de Lui arracher coûte que coûte.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dieu ne se laisse pas intimider […].<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Imposer à Dieu de vouloir ce que nous voulons, exiger de Dieu qu’il nous obéisse, ce n’est plus de la foi, c’est de la présomption.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>La foi, elle, dit [simplement —comme ici—]&#0160;: ‘Si tu veux, tu peux […]’.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>La foi n’est pas une assurance aveugle et obstinée&#0160;; elle ne se fonde ni sur la force de notre droit, ni sur la fermeté de notre conviction, ni sur la puissance de notre désir&#0160;; elle est confiance [, confiance] en la bonté, en la sagesse et en la puissance illimitée de Dieu.”</span></p>
    <p><em>“Si tu le veux”</em>, prie le lépreux.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Puisse son <strong>entière soumission</strong> à la volonté de Dieu, autant que sa <strong>confiance absolue</strong> en son pouvoir et son <strong>immense respect</strong> pour sa personne, nous servir d’exemple tandis que nous-mêmes prions&#0160;!</p>
    <hr />
    <p>*<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Lire <em>Pour un dialogue avec Dieu</em>, 8-9.</span> &#0160; &#0160; **<span style=”font-size: 8pt;”><em> Op. cit.</em>, 90-91.</span></p>

  • Artisans de paix

    <p>Matthieu 5.9&#0160;: <em>“Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu&#0160;!”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308d495da200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Paix” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a308d495da200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308d495da200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Paix” /></a></p>
    <p>Tous ne sont pas enfants de Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais ceux-là seuls qui, comme lui, n’ont de cesse qu’ils n’aient ramené et répandu la paix.</p>
    <p>La<strong> paix</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un autre mot pour le <strong>bien-être</strong>.</p>
    <p>D’où nous concluons que pour prétendre au titre de fils et de filles de Dieu, nous devons <strong>veiller à faire du confort de chacun notre ambition</strong> de chaque jour.</p>
    <p>Reste à savoir comment procurer cette paix à ceux qui nous entourent, à commencer par nos frères et sœurs en la foi.</p>
    <p>De deux manières, me semble-t-il&#0160;: en étant à la fois des agents de réconciliation et des sources de bien-être.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><strong>Des agents de réconciliation</strong></p>
    <p>Belle vocation que celle-là&#0160;!</p>
    <p>Belle, mais difficile.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car elle implique qu’à l’image des apôtres, eux-mêmes imitateurs de Christ, nous ne ménagions aucun effort susceptible de <strong>restaurer la paix</strong>.</p>
    <p><strong>Entre les hommes et Dieu</strong> déjà, en suppliant chacun de saisir l’<strong>offre divine d’une amnistie totale et définitive</strong> pour quiconque salue en Christ celui qui, en mourant à sa place, lui procure la paix.</p>
    <p>Et, bien sûr, <strong>entre les hommes eux-mêmes</strong>, en multipliant les interventions, subtiles et fermes à la fois, qui les conduiront au bonheur d’une communion pleinement retrouvée.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><strong>Des sources de bien-être</strong></p>
    <p>Par quoi j’entends des hommes et des femmes près de qui l’“on se sent mieux”.</p>
    <p>Notre rôle, ici&#0160;: être suffisamment <strong>apaisés</strong> nous-mêmes pour nous révéler étonnamment <strong>apaisants</strong>.</p>
    <p>Question&#0160;: comment devenir ces “<strong>diffuseurs</strong>” <strong>de confort intérieur</strong> dont l’Église a tant besoin —pour ne rien dire du monde&#0160;?</p>
    <p>Réponse&#0160;: en veillant à ce que se développe en nous ce que Paul, l’apôtre, appelle le “fruit de l’Esprit”, savoir&#0160;<em>“l’amour, la joie, la paix</em> (tiens donc&#0160;!)<em>, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi”</em>.*</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Veuille le Seigneur faire de nous de véritables <strong>artisans de paix</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous serons heureux alors, puisque assurés d’être comptés nous aussi parmi les <strong>enfants de Dieu</strong>.</p>
    <hr />
    <p>*<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Voir Galates 5.22.</span></p>

  • Se laisser toucher par la Parole

    <p>Jérémie 36.23-24&#0160;: <em>“Au fur et à mesure que Yehoudi avait lu trois ou quatre colonnes, le roi les découpait avec un canif et les jetait dans le feu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il continua ainsi jusqu’à ce que le rouleau soit complètement consumé.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le roi et tous ses officiers avaient bien compris les messages notés sur le rouleau, mais ils n’avaient montré ni crainte ni signe de tristesse.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308d2dee2200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Lecture” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a308d2dee2200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308d2dee2200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Lecture” /></a></p>
    <p>Hallucinant&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est <strong>la parole de Dieu</strong> que Yehoudi tient entre ses mains&#0160;; et c’est cette parole que Joaquim, consciencieusement, réduit en morceaux et livre aux flammes&#0160;!</p>
    <p>C’est Dieu lui-même qui prend la peine d’instruire le roi sur ce qui les attend, lui et son peuple, au cas où ils ne renonceraient pas chacun à sa mauvaise manière de vivre&#0160;; et c’est de lui dont Joaquim choisit, rageusement, de se détourner&#0160;!</p>
    <p>Pas étonnant que Joaquim finisse par payer cher, très cher cet affront suprême.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>En envoyant au feu le message divin, il a comme craché au visage de Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ce n’est jamais impunément qu’on outrage ainsi le Seigneur.</p>
    <p>Permettez que je nous pose maintenant la question&#0160;: Que faisons-nous, nous, de la parole que Dieu nous destine&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Que nous inspirent, en particulier, les avertissements qu’il nous adresse&#0160;?</p>
    <p>Mépris&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Non, tout de même pas&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Indifférence</strong> plutôt&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Oui, ça arrive.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais, dites-moi, l’indifférence vaut-elle mieux que le mépris&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pas aux yeux de Dieu en tout cas.</p>
    <p>Aujourd&#39;hui encore, Dieu nous appelle à renoncer à notre tour à notre mauvaise manière de vivre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ce qu’<strong>il attend de nous est que nous prenions son invitation très au sérieux</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Au point qu’à l’écoute de sa parole, nous éprouvions aussitôt une grande crainte doublée d’une tristesse profonde.</p>
    <p>Pourquoi&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce que sans cette crainte et cette tristesse, nous ne changerons jamais radicalement de comportement.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Or, <strong>notre salut est à ce prix</strong>&#0160;: <strong>au prix de notre conversion</strong>.</p>
    <p>Seuls goûteront jamais le pardon de leurs fautes, de toutes leurs fautes, ceux d’entre nous qui auront résolu une bonne fois en eux-mêmes de réorienter leur vie, de telle sorte qu’elle ne soit plus que <strong>recherche et</strong>, autant que possible, <strong>réalisation de la volonté divine</strong>.</p>
    <p>Joaquim a connu la pire des fins pour avoir foulé aux pieds le message de Dieu et poussé le vice jusqu’à faire arrêter ses porteurs, Baruch et Jérémie.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Saurons-nous nous montrer moins arrogants, et <strong>nous soumettre, nous, humblement à ses instructions</strong>&#0160;?</p>
    <p><em>“Acceptez d’aimer le Seigneur votre Dieu, de suivre le chemin qu’il vous trace, d’obéir à ses commandements, à ses lois et à ses règles&#0160;; alors vous pourrez vivre…”</em>*.</p>
    <hr />
    <p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Deutéronome 30.16.</span></p>

  • Et n’oublie aucun de ses bienfaits !

    <p>Psaume 103.2: <em>“Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits&#0160;!”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308d1ec0d200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bienfaits” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a308d1ec0d200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308d1ec0d200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bienfaits” /></a></p>
    <p>Il s’appelait Gérard.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’était un ami de la famille, de la génération de mes parents.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Féru d’histoire, il aimait à partager avec moi sa passion.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ce n’est pas sans une certaine émotion que je me souviens des heures passées à l’écouter me conter en particulier les années sombres de l’entre-deux-guerres, la montée du national-socialisme, la drôle de guerre, Montoire, la ligne Maginot, Rethondes, Vichy…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Puis Londres, la Résistance, le Débarquement, la Libération…</p>
    <p>Mais le souvenir le plus marquant que je garde de lui est qu’<strong>il introduisait chaque repas par la même prière&#0160;</strong>: <em>“Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits&#0160;!”</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Conséquence&#0160;: il me fallut des années avant de pouvoir servir à mes propres convives un autre bénédicité.</p>
    <p>Voilà pour l’anecdote.</p>
    <p>Le moment est venu de nous arrêter un instant sur la seconde partie de cette brève exhortation que David, le premier, s’est adressée à lui-même –l’“âme” représentant ici la personne tout entière.</p>
    <p><em>“[…] et n’oublie aucun de ses bienfaits&#0160;!”</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>“Vaste programme&#0160;!” aurait peut-être dit un grand homme&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car <strong>comment dénombrer les grâces divines</strong>&#0160;?</p>
    <p>À défaut de pouvoir les remémorer toutes, relevons brièvement celles, majeures, que veut se rappeler le poète dans son chant.</p>
    <p><strong>Le pardon de toutes nos fautes</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><em>“C’est lui qui pardonne toutes tes fautes”</em>, nous rappelle David&#0160;; qui ajoute&#0160;: <em>“autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions”&#0160;</em>!*&#0160;<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Que dire d’un tel bienfait sinon qu’il est proprement inestimable&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est à lui, en effet, que nous, qui lui avons avoué nos péchés, devons d’être <strong>passés d’un coup de la mort à la vie</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et pas à n’importe quelle vie&#0160;: à la vie qui, outre qu’elle n’a pas de fin, elle, est promesse de joies abondantes et de bonheur éternel dans sa présence&#0160; et celle des siens**.</p>
    <p><strong>L’amitié d’un Dieu d’amour</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car de qui la grâce de notre absolution totale nous a-t-elle définitivement rapprochés&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Du Dieu <strong>dont le psalmiste célèbre et exalte en chantant les lumineuses perfections</strong>, caractéristiques de son être, qui ont pour noms bonté, compassion, justice, générosité, patience, compréhension, indulgence…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Du Dieu, nous dit-il encore, qui n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut pardonner, guérir, rassasier, revigorer, défendre, absoudre, comprendre, bénir…</p>
    <p><strong>L’assurance de ne jamais être déçus</strong> enfin.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pourquoi&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce que <em>“l’Éternel a établi son trône dans le ciel, et son règne domine tout l’univers”</em>***.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il est donc en mesure d’accomplir tout ce qu’il a décrété.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il veillera ainsi à ce que le cours de l’histoire n’emprunte jamais d’autres voies que celles qu’il lui a souverainement tracées et que son terme corresponde exactement à ce qu’il a en vue depuis toujours.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ce qui vaut pour l’histoire du monde vaut aussi pour notre histoire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Rien ni personne ne pourra l’empêcher de réaliser parfaitement son projet pour nous</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous pouvons donc être pleinement rassurés&#0160;: quoi qu’il nous arrive aujourd’hui, c’est en vue de notre plus grand bien qu’il l’a voulu ou permis.</p>
    <p>À défaut donc de n’oublier aucun de ses bienfaits, souvenons-nous de ceux-là au moins toutes les fois que nous nous approchons de lui pour le prier et… <strong>le bénir</strong>.</p>
    <hr />
    <p>*<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Versets 3 et 12. &#0160; &#0160; </span>**<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Voir Psaume 16.11. &#0160; &#0160;</span> ***<span style=”font-size: 8pt;”> &#0160;Verset 19.</span></p>

  • Le mot qui dérange

    <p>1 Jean 2.1b-2a&#0160;: <em>“[…] si quelqu’un a péché, nous avons un défenseur auprès du Père, Jésus-Christ le juste.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il est lui-même la victime expiatoire pour nos péchés […].”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eec694c0200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Propitiation” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a2eec694c0200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eec694c0200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Propitiation” /></a></p>
    <p>Il arrive, hélas&#0160;! qu’une bonne intention nous prive d’une vérité féconde.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est le cas ici, où le traducteur, par souci, j’imagine, de la réputation divine, a préféré associer à l’œuvre de Jésus l’idée d’“expiation” plutôt que celle de “propitiation”.</p>
    <p>Le propos de l’auteur, pourtant, est sans ambages&#0160;: nous présenter le Fils comme celui paru pour, entre autres, s’offrir en <strong>sacrifice</strong> “<strong>propitiatoire</strong>”*.</p>
    <p>D’où vient donc que l’on se soit cru obliger de le corriger&#0160;?</p>
    <p>Sans doute faut-il rappeler ici brièvement le <strong>contexte religieux</strong> de l’époque.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Les rites dits de “propitiation” étaient nombreux&#0160;: prières, sacrifices, purifications… Et danses parfois, jeux aussi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Leur but&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>Apaiser” et, si possible, “rendre propices” des divinités capricieuses, jalouses et irascibles que l’on craignait en permanence d’avoir offensées.</p>
    <p>On comprend maintenant pourquoi certains interprètes ont voulu écarter tout risque de confondre Dieu, notre Dieu, avec ces idoles atrabilaires que même les rites les plus complexes ne permettaient jamais d’amadouer définitivement.</p>
    <p>Mais en avaient-ils le droit dès lors que, pour ce faire, il leur fallait “corriger” le vocabulaire de l’apôtre&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>La réponse est Non, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sans doute eussent-ils été plus inspirés de s’interroger plus avant sur la raison de la présence, dans notre texte, de ce terme : <strong>propitiation</strong>.</p>
    <p>Si Jean l’a choisi, et l’Esprit validé, lui et non un autre, c’est à l’évidence pour nous rendre sensibles à <strong>un aspect essentiel de l’œuvre de Jésus</strong> en faveur de l’ensemble des pécheurs repentants.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Une œuvre qui a consisté, aussi, à leur <strong>rendre Dieu</strong>&#0160;“<strong>propice</strong>”. &#0160;Autrement dit, à détourner d’eux la colère divine.</p>
    <p>“Colère&#0160;?”, vous étonnez-vous.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Oui, vous avez bien lu&#0160;: <strong>colère</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>Mais en quoi, alors, Dieu différerait-il des divinités païennes dénoncées plus haut”&#0160;?</p>
    <p>D’abord, en ce que sa colère, elle, est réelle et, surtout, totalement justifiée, puisque <strong>celle d’un Père aimant, honteusement bafoué</strong> parce ceux-là mêmes qu’il choyait.</p>
    <p>Ensuite, en ce qu’il n’a pas laissé l’initiative de l’apaisement de cette sainte colère aux hommes, ni même à son Fils, mais l’a prise lui-même, par amour encore et toujours.</p>
    <p>Enfin, en ce qu’il n’a pas voulu que son juste courroux fût détourné par quelque don extérieur, mais par le don de lui-même, subissant ainsi lui-même la mort méritée des pécheurs**.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>En frappant son Fils, le Père s’est frappé lui-même</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’amour porté au plus haut degré qui se pouvait concevoir…</p>
    <p>Notre péché était l’obstacle qui nous séparait de Dieu, et sa colère celui qui le séparait de nous.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Par <strong>la mort substitutive de Jésus</strong>, l’obstacle du péché s’est trouvé surmonté tandis que celui de la colère était contourné.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Notre péché expié, <strong>Dieu était apaisé</strong>***.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Définitivement.</p>
    <p>Bénissons donc celui qui, dans un geste sublime d’amour inouï, a retourné contre lui-même son propre courroux afin qu’aucun d’entre nous n’en fasse jamais l’expérience dévastatrice, mais que tous, au contraire, nous puissions découvrir et savourer son indéfectible amitié&#0160;!</p>
    <hr />
    <p><span class=”Apple-converted-space”>* &#0160;</span><span style=”font-size: 8pt;”><em>Hilasmos</em> en grec.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>À noter que Jean est le seul auteur du Nouveau Testament à utiliser le mot, ici et en 4.10. &#0160;</span> &#0160; ** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir John Stott, </span><em><span style=”font-size: 8pt;”>Les Épîtres de Jean.</span> &#0160; &#0160; </em>*** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>D’après Paul Wells, <em>Entre ciel et terre</em>.</span></p>
    <p><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>

  • “Ce serait quand même plus facile!”

    <p>Nombres 27.21&#0160;:<em>&#0160;“Il se présentera devant le prêtre Éléazar, qui consultera pour lui le jugement de l’urim devant l’Éternel.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est sur l’ordre d’Éléazar que Josué et tous les Israélites avec lui, toute l’assemblée, partiront en campagne et en reviendront.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fad6874200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Urim” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942fad6874200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fad6874200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Urim” /></a></p>
    <p>Nous en étions arrivés là dans notre relecture du livre des Nombres lorsque ma voisine de gauche, interrompant le commentaire de notre pasteur, s’exclama&#0160;: “Ce serait quand même plus facile si Dieu nous parlait aujourd’hui comme il parlait à Josué&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il suffirait de lancer les dés et nous saurions ce qu’il attend de nous.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous ne vivrions plus comme maintenant dans la crainte, toujours, de nous tromper&#0160;; nous serions sûrs de faire sa volonté…”</p>
    <p>Il ne me surprendrait pas qu’il vous soit arrivé déjà de partager ce sentiment.</p>
    <p>Le fait est que, pour Josué, connaître la pensée de Dieu était plutôt aisé.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il lui suffisait de demander au prêtre de l’époque, Éléazar, de jeter l’urim*, et il avait sa réponse.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ne lui restait plus qu’à s’exécuter.</p>
    <p>Mais à propos, qu’est-ce que l’<strong>urim</strong>&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>On pense généralement qu’il s’agissait de deux petites pierres plates d’une couleur au recto et d’une autre au verso.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le prêtre les portait sur lui et les lançait toutes les fois que le chef du peuple avait besoin que Dieu lui dise Oui ou Non.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Si, à leur retombée, les deux pierres affichaient la même couleur, Dieu avait dit Oui,&#0160;ou Non, selon la couleur apparue. &#0160;Dans le cas contraire, Dieu avait choisi de garder le silence.</p>
    <p><strong>Pourquoi le Seigneur ne procède plus de la sorte&#0160;?</strong><span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>Ce serait quand même plus facile…”</p>
    <p>Pour une raison très simple&#0160;: <strong>nous ne sommes plus à ses yeux des enfants, mais des adultes</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et des adultes appelés à mûrir encore jusqu’à “approcher” au moins <em>“la stature parfaite de Christ”</em> **.</p>
    <p>Le temps où il lui fallait dicter sa volonté à son peuple nouveau-né est révolu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce peuple a grandi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et le projet divin évolué.</p>
    <p><strong>L’intention de Dieu aujourd’hui est de nous introduire peu à peu dans son intimité</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’invitation qui nous est adressée est à nous rapprocher toujours plus de lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>En passant du temps avec lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lisant, sondant, méditant les écrits qu’il nous a laissés.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dialoguant avec lui le jour, la nuit, à la moindre occasion.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Jusqu’à ce que nous pénètre et nous informe sa pensée</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et que nous commencions enfin de porter, tant sur les choses que sur les êtres, le même regard que lui.</p>
    <p>Mystère de son Esprit qui, peu à peu, nous apprivoise et nous corrige, nous infusant discrètement, mais sûrement, <strong>sa façon à lui de voir&#0160;</strong>!</p>
    <p>Plutôt, donc, que de regretter le temps des ordres clairs, réjouissons-nous de l’étonnante estime dans laquelle Dieu nous tient aujourd’hui&#0160;: <strong>nous sommes ses amis</strong>&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et honorons son désir de communion&#0160;: <strong>sa fréquentation assidue ne manquera pas de nous amener peu à peu à partager ses sentiments, deviner ses attentes, épouser ses désirs</strong>.</p>
    <p>Il nous arrivera de nous tromper.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais en cheminant ainsi, à son côté, nous aurons grandi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Surtout, nous aurons fait sa joie.</p>
    <p>Et lui, la nôtre.</p>
    <hr />
    <p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Auquel est généralement associé le “thummim”. &#0160; &#0160;<span style=”font-size: 10pt;”> **</span> &#0160;Voir Éphésiens 4.13.</span></p>

  • Des voies impénétrables

    <p>Romains 11.33b&#0160;: <em>“Que ses jugements sont insondables, et ses voies impénétrables&#0160;!”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278807f3c7a200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Insondable” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278807f3c7a200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278807f3c7a200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Insondable” /></a></p>
    <p>Étrange souvenir que celui-ci&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Étudiant en terre lointaine, je dois pourvoir à tous mes besoins.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Les ménages que je fais suffisent tout juste à couvrir mes frais.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il suffit d’une dépense inattendue pour que ma situation devienne critique.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ce genre de surprise n’est pas rare.</p>
    <p>Comme ce jour où je me retrouve lesté soudain d’un découvert bancaire de cent vingt dollars.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Une fortune pour moi&#0160;*!</p>
    <p>Affolé, je me tourne vers Dieu et lui demande de me secourir.</p>
    <p>Le jour même, un fidèle de l’Église qui m’a accueilli comme stagiaire me remet une enveloppe cachetée.</p>
    <p>Dans l’autocar qui, de nuit, me ramène du nord de l’Ontario à Toronto, j’ouvre le pli…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et en retire six beaux billets de vingt dollars.</p>
    <p>Extatique, je rends grâces à Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Prière discrète, pour ne pas réveiller mes voisins, mais intense.</p>
    <p>Au matin, je fourre cette manne précieuse dans ma poche et cours la porter à la banque.</p>
    <p>Arrivé au guichet, j’annonce fièrement à l’employée qui m’accueille mon intention de régler ma dette.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Toute ma dette.</p>
    <p>Quelle n’est pas alors ma déconvenue lorsque je constate que ma poche est vide&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>J’ai semé mes six billets en courant à perdre haleine&#0160;!</p>
    <p>“<strong>Seigneur, pourquoi&#0160;?</strong>”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Pourquoi avoir donné, puis repris&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;Miraculeusement p</span>ourvu d’abord, mystérieusement dépourvu ensuite&#0160;?</p>
    <p>Je n’ai jamais reçu de réponse.</p>
    <p>Enfin, si&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Celle-ci&#0160;: <em>“<strong>ses jugements sont insondables, et ses voies impénétrables</strong>.”</em></p>
    <p>Qui n’est jamais resté stupéfait, abasourdi, interdit, voire sidéré devant les voies divines&#0160;?</p>
    <p>La manière dont Dieu opère dans nos vies est le plus souvent mystérieuse.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Nous aimerions comprendre</strong>, mais en sommes incapables.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Nous voudrions contester</strong>, mais en sommes indignes.</p>
    <p>Que faire alors&#0160;?</p>
    <p>Une seule chose&#0160;: lui <strong>faire confiance</strong>.</p>
    <p><strong>Croire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Croire</strong> encore.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Croire</strong> toujours.</p>
    <p><strong>Croire</strong> qu’il est bien celui qu’il dit être&#0160;: un Dieu d’amour parfaitement au clair sur ce qu’il lui faut faire ou permettre pour assurer notre plein épanouissement.</p>
    <p><strong>Croire</strong> qu’il est un Père qui, mieux que quiconque, sait ce qui concourra le plus efficacement à notre plus grand bien.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et dont les décrets n’auront jamais d’autre motif que sa bienveillance à notre égard.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Oui, <strong>croire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un pas qu’il nous faut oser <strong>quand ses voies nous paraissent plus illisibles que jamais</strong>.</p>
    <p>Ses jugements sont peut-être insondables et ses voies impénétrables, mais <strong>sa sagesse et sa grâce sont, elles, sans borne</strong>.</p>
    <p>Il avait donc forcément une bonne, une très bonne raison de me laisser perdre mes six billets de vingt dollars…</p>
    <hr />
    <p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Nous sommes au début des années soixante-dix.</span></p>

  • “Je ne ressens rien !”

    <p>Jean 15.14&#0160;: “<em>Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e156460c200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Obéissance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e156460c200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e156460c200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Obéissance” /></a></p>
    <p>Il n’est pas impossible que mon dernier billet ait alarmé certains de mes lecteurs.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce qu’ils n’ont jamais éprouvé à l’égard de Dieu un amour pareil à celui de notre “petit bonhomme” de quatre ans.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lui l’aimait tant qu’il avait besoin de “lui faire un câlin”&#0160;*.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Eux, non.</p>
    <p>Je songe alors, avec émotion, à <strong>Olga</strong>, une paroissienne des plus fidèles&#0160;: près de soixante-dix années au service de son Maître.</p>
    <p>Un jour, pourtant, elle demande à me voir.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Au ton de sa voix, je devine que l’affaire est urgente.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je la reçois le jour même.</p>
    <p>Une larme coule sur sa joue.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Puis une autre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>Paul, finit-elle par me dire, j’ai peur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Peur de mourir.”</p>
    <p>Je lui demande pourquoi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>Parce que je crains de ne pas aimer Jésus.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>En tout cas pas comme je le devrais.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>J’essaie, pourtant.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et comment&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais je ne ressens rien.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je lis sa Parole, je prie&#0160;; je lis encore, je prie de nouveau… Et rien&#0160;!”</p>
    <p>Je l’invite à préciser&#0160;: “<strong>Aucun frisson</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous savez&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme quand on aime vraiment…”</p>
    <p>…</p>
    <p>Qui n’a jamais connu ce sentiment ni partagé cette crainte&#0160;?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pas moi en tout cas.</p>
    <p>Mais n’est-ce pas oublier cette parole de Jésus —Jean 15.14&#0160;: <em>“Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.”</em></p>
    <p>Il ne serait certainement pas anormal que notre amour pour Dieu, Père, Fils et Esprit nous inspire, de temps à autre au moins, quelques élans semblables à ceux de notre “petit bonhomme”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et que nos cœurs s’embrasent lorsque nous reviennent en mémoire et sa beauté et sa bonté.</p>
    <p>Pour autant, ne perdons pas de vue que pour Jésus, <strong>l’amour qui est attendu de nous</strong>, avant d’être un sentiment, forcément fluctuant, est <strong>une ferme résolution&#0160;</strong>: celle de <strong>rechercher en tout la volonté divine pour l’accomplir</strong>.</p>
    <p>Notre premier souci ne devrait donc pas être&#0160;: “Suis-je “amoureux” de lui&#0160;?”, mais plutôt&#0160;: “Mon ambition de chaque jour est-elle de <strong>marcher d’une manière digne de lui et de lui plaire entièrement&#0160;</strong>**?”</p>
    <p>Car ceux qui s’efforcent quotidiennement de faire ce qu’il commande sont ceux qui ont commencé de l’aimer comme il voudrait être aimé.</p>
    <p>Leur cœur ne battra peut-être pas la chamade chaque fois qu’ils entendront prononcé le nom du Père, ou du Fils ou de l’Esprit, mais personne ne pourra leur reprocher de ne pas aimer.</p>
    <p><em>Obedient, ergo amant</em>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Ils obéissent, donc ils aiment</strong>.</p>
    <p>Pour nous, donc, suivons simplement la voie qu’il nous trace, et nous aurons alors l’assurance que nous l’aimons, quel que soit notre ressenti.</p>
    <p>Surtout, <strong>nous saurons que Dieu est notre ami</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Or, y a-t-il bonheur plus grand que celui-ci&#0160;: se savoir ses amis&#0160;?</p>
    <p>Et qui sait si, en cheminant quotidiennement avec cet ami incomparable, nous ne finirons pas nous aussi par nous éprendre d’une grande tendresse pour lui&#0160;?</p>
    <hr />
    <p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Se reporter au billet précédent.</span> &#0160;** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Colossiens 1.10.</span></p>