<p>Jérémie 1.6: <em>“J’ai répondu: ‘Ah! Seigneur Éternel, je ne sais pas parler, car je suis trop jeune.’’’</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f9ab49b200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Pas moi 3″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942f9ab49b200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f9ab49b200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pas moi 3″ /></a></p>
<p>Nous n’avons pas tous été appelés à devenir des prophètes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais nous avons tous été <strong>choisis pour être des témoins</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, en tant que tels, briller dans le monde comme des flambeaux en portant partout où nous allons la parole de vie *.</p>
<p><strong>La mission fait peur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il s’agit pour nous à la fois de trancher radicalement avec une génération <em>“perverse et corrompue”</em> **  et de lui délivrer un message qu’elle rejettera le plus souvent au motif qu’il est insupportable.</p>
<p>On comprend que <strong>tous ne se sentent pas aptes</strong> à la tâche.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et cherchent à s’y dérober en invoquant qui sa timidité, qui son inexpérience, qui son âge, qui sa fatigue…</p>
<p>Comme Jérémie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et avant lui, Moïse et Salomon.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les plus grands, quoi!</p>
<p>Mais au vrai, ces excuses tiennent-elles?</p>
<p>Non, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car, en même temps qu’il nous confie la mission la plus haute, Dieu nous assure non seulement qu’<strong>il nous accompagnera</strong> dans son exécution, mais encore qu’<strong>il nous accordera toutes les ressources nécessaires</strong> à sa réussite.</p>
<p><em>“N’aie pas peur,</em> dit-il à Jérémie, <em>car je suis moi-même avec toi.”</em></p>
<p>Une promesse éminemment réconfortante qui est pour chacun de nous aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le Seigneur ne s’est jamais imaginé que nous pourrions répondre à son attente sans son aide.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est pourquoi, au moment de nous envoyer tous en mission, Jésus a dit ***: <em>“Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Allez [donc]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et moi, je suis avec vous tous les jours […].”</em></p>
<p>Je pose alors la question: <strong>quelle excuse nous reste-t-il</strong> que nous pourrions décemment invoquer pour nous soustraire à notre devoir?</p>
<p>Plutôt donc que d’atermoyer, <strong>passons à l’action</strong>!</p>
<p>Choisissant aujourd’hui de lui faire entièrement confiance pour nous accompagner et nous équiper, entrons pleinement dans la réalisation de son projet pour nous!</p>
<p>Oui, la mission qu’il nous a confiée est imposante; mais elle est noble et belle.</p>
<p>Il s’agit pour nous d’<strong>interpréter Dieu devant le monde</strong>: de laisser entendre le fracas de sa <strong>colère</strong> et, aussitôt, de diffuser le doux murmure de sa <strong>grâce</strong>.</p>
<p>Nous avons reçu de lui la parole qui fait revivre et vivre; il nous faut maintenant la porter courageusement à ceux qui, autour de nous, se meurent.</p>
<p>Que nos conversations, donc, soient assaisonnées de sel, nos actes calqués sur ceux de Dieu, notre vie à l’image de celle de son Fils!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Partout et en tout temps</strong>!</p>
<p><strong>Qui sait</strong> combien commenceront alors de s’interroger?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et parmi eux, combien, parce qu’ils auront décidé de suivre notre regard, embrasseront enfin la Lumière?</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Philippiens 2.15-16.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Philippiens 2.15.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Matthieu 28.18, 20.</span></p>
Catégorie : Dimanche
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Pas moi, Seigneur!
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Je te connaissais déjà
<p>Jérémie 1.5: <em>“[…] Avant de te former dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu naisses, je t’avais consacré, je t’avais désigné prophète pour les nations.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806c746a200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Connaissance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278806c746a200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806c746a200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Connaissance” /></a></p>
<p>Nous venons de poser le pied sur le sol canadien.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mon épouse, émue, confie à nos jeunes enfants: “Regardez bien!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est ici que Papa et moi nous sommes rencontrés”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Surprise, notre benjamine, quatre ans, demande: “Et nous, on était où alors?”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Eh bien nous, on n’existait pas!”, lui répond son frère du haut de ses huit ans.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voyant la tristesse se lire sur le visage de la petite, sa Maman veut la rassurer: “Ton frère a raison, mais Dieu vous connaissait et vous voyait déjà…”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>C’est vrai? interroge alors l’enfant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu nous voyait?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eh bien je devais avoir les yeux fermés parce que je ne me souviens pas, moi, de l’avoir vu…”</p>
<p>Le mot est délicieux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais pas seulement; utile aussi en ce qu’il exprime en termes simples la difficulté que nous éprouvons à imaginer que, <strong>dès avant notre conception, Dieu nous connaissait</strong> parfaitement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mieux: <strong>il nous avait déjà consacrés</strong>, sanctifiés au sens de “mis à part pour un service particulier”.</p>
<p>Alors que nous n’étions encore qu’un projet, notre créateur nous regardait déjà comme son plus beau trésor.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et comme un père, il rêvait de ce que nous pourrions devenir un jour.</p>
<p><strong>L’Éternel pouvait-il valoriser davantage notre existence?</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avant même qu’elle n’eût éclos, il la chérissait, l’entourant de ses soins les plus tendres et formant pour elle toutes sortes de beaux projets.</p>
<p>Une révélation proprement confondante, que nous serions bien avisés de ne pas perdre de vue en un temps où les débats sur l’avortement, l’euthanasie ou le suicide assisté sont de moins en moins contradictoires.</p>
<p>S’attaquer au fœtus, c’est oublier que <strong>le sein de la mère est le lieu conçu par Dieu lui-même pour abriter l’être qu’il chérit</strong> et pour qui il a déjà formé des plans aussi divers qu’ambitieux.</p>
<p>Quant à vouloir hâter la fin d’une personne pour quelque raison que ce soit, n’est-ce pas souhaiter la disparition d’<strong>un être que son créateur aime depuis toujours</strong> et pour qui il n’est pas impossible qu’il nourrisse encore quelques ambitions?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et si nous acceptions d'<strong>abandonner une bonne fois à Dieu le soin de fixer à chacune des vies qu’il a fait fleurir le terme qu’il sait parfaitement approprié</strong>?</p>
<p>Encore un mot.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il en étaient parmi nous que leurs parents n’ont pas voulus et qui n’ont toujours pas surmonté leur peine, qu’ils relisent cette lumineuse confidence faite à Jérémie “durant la treizième année du règne de Josias”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils sauront alors, s’ils ne le savent déjà, que <strong>Dieu, lui, les a voulus</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que Dieu, lui, quand ils n’existaient pas encore, <strong>les aimait déjà</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que Dieu, lui, <strong>formait pour eux des plans de bonheur</strong>!</p> -
Bons les uns envers les autres
<p>Colossiens 3.12-14 *: <em><span style=”font-family: verdana, geneva;”>“Vous</span> faites partie du peuple de Dieu; Dieu vous a choisis et il vous aime.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C'est pourquoi vous devez vous revêtir d’affectueuse bonté, de bienveillance, d’humilité, de douceur et de patience.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Supportez-vous les uns les autres; et si l’un de vous a une raison de se plaindre d’un autre, pardonnez-vous réciproquement, tout comme le Seigneur vous a pardonné.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et par-dessus tout, mettez l’amour, ce lien qui vous permettra d’être parfaitement unis.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806af491200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bonté” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278806af491200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806af491200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bonté” /></a></p>
<p>Le miracle de la grâce est que <strong>nous</strong> faisons partie du peuple de Dieu aujourd’hui, et pour toujours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu nous a choisis, <strong>nous</strong>, pour être à lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et Dieu <strong>nous</strong> aime désormais d’un amour éternel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Gloire lui soit rendue!</p>
<p>“Merci, Seigneur, pour ton immense bonté!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous étions tes ennemis, et tu as fait de <strong>nous</strong> tes amis!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne pourrons jamais bénir assez ton nom pour ce cadeau proprement inestimable que tu <strong>nous</strong> a fait!”</p>
<p>Mais… si Dieu a pu se montrer à ce point miséricordieux à l’égard d’êtres aussi pauvres et misérables que <strong>nous</strong>, comment pourrions-<strong>nous</strong> nous montrer durs et froids à l’égard de ceux qui nous entourent, et que Dieu, lui, aime et considère comme son trésor?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si le Juste par excellence a pu faire grâce à des pécheurs aussi vils que <strong>nous</strong>, comment pourrions-<strong>nous</strong> continuer de refuser notre pardon à des amis que le Seigneur regarde désormais comme ses fils et ses filles, et qu’il nous invite donc à chérir comme nos propres frères, nos propres sœurs?</p>
<p>Pour l’apôtre Paul, il est impératif que nous nous efforcions chaque jour —et donc aujourd’hui déjà— de<strong> calquer notre comportement vis-à-vis des autres sur le sien à notre égard</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il faut que le regard que nous posons sur nos compagnons de route soit aussi proche que possible de celui qu’il pose sur <strong>nous</strong>, depuis qu’il <strong>nous</strong> a choisis pour faire de <strong>nous</strong> les cibles éternelles de son indéfectible amour.</p>
<p>Revêtons-nous donc, mes chers amis, comme tout à nouveau, d’affectueuse bonté, de bienveillance, d’humilité, de douceur et de patience; supportons-nous les uns les autres; pardonnons-nous réciproquement, tout comme le Seigneur nous a pardonné.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et par-dessus tout, <strong>mettons l’amour</strong>, ce lien qui nous permettra d’être et de rester parfaitement unis, pour sa joie et sa gloire.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>BFC.</span></p> -
Un jour à la fois
<p>Luc 11.3 *: <em>“Donne-nous chaque jour le pain dont nous avons besoin.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f974105200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Prière” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942f974105200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f974105200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Prière” /></a></p>
<p>Aux disciples bien inspirés qui viennent de lui demander <em>“enseigne-nous à prier”</em>, Jésus offre un modèle d’oraison qu’ils seront avisés de ne pas perdre de vue en présence de leur Père qui est dans les cieux.</p>
<p>Cette requête est la première qu’il leur suggère de présenter à Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Remarquable par sa concision, elle est expression à la fois de <strong>dépendance</strong> et de <strong>confiance</strong>.</p>
<p> </p>
<p>De <strong>dépendance</strong>. En nous engageant comme il le fait ici à nous adresser au Père pour qu’il nous donne chaque jour le pain dont nous avons besoin, il nous invite à <strong>confesser d’emblée notre état de dépendance absolue</strong> à son égard.</p>
<p>Ce qui nous est nécessaire ne saurait nous venir d’ailleurs que de lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est, lui, le dispensateur des dons excellents et autres cadeaux parfaits ** qu’exige notre subsistance et réclame notre croissance.</p>
<p>C’est l’erreur des païens de se figurer qu’ils ne lui doivent rien et leur péché de lui refuser ce Merci dont il est pourtant infiniment digne.</p>
<p> </p>
<p>De <strong>confiance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour une part, Jésus nous demande de laisser notre Père qui est dans les cieux définir lui-même ce qui nous est nécessaire.</p>
<p>Puisque lui sait mieux que quiconque ce dont nous avons besoin, pourquoi lui soumettre chaque matin, comme nous aimons à le faire, la longue liste de nos desiderata?</p>
<p><strong>Fions-nous plutôt à son immense sagesse</strong> en même temps qu’à sa bonté sans égale pour répondre à notre attente paisible en nous accordant ni plus ni moins que ce qu’il sait indispensable à notre bien-être.</p>
<p>Pour une autre part, Jésus nous appelle à ne nous préoccuper que du jour en cours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et à abandonner le suivant à notre divin Père.</p>
<p>Nous aimerions une plus grande visibilité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le Seigneur pourrait nous l’offrir, mais ne le fait pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans doute pour nous apprendre à <strong>vivre la main tendue</strong>, comptant sur lui au jour le jour pour pourvoir à l’ensemble de nos besoins.</p>
<p>Et peut-être, nous surprendre !</p> -
Une prière qui ne soit pas que des mots
<p>Actes 12.5b: <em>“[…] et l’Église adressait d’ardentes prières pour lui.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f934491200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”IMG_0877″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942f934491200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f934491200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”IMG_0877″ /></a></p>
<p>L’un des moments les plus exquis des vacances est celui où l’on peut enfin saisir le livre patientant sur la pile branlante de ses frères somnolents pour le déguster lentement.</p>
<p>Celui dont je viens d’achever le troisième chapitre est un roman *.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi pas?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un roman “férocement émouvant”, annonce sa couverture.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est encore un peu tôt pour confirmer cette alléchante distinction.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais une chose est certaine: je suis déjà comblé.</p>
<p>Une ligne, une seule a suffi à mon bonheur en détournant un instant mon attention du récit pour m’inviter à m’interroger sur <strong>ce que signifie vraiment</strong> “<strong>intercéder</strong>”.</p>
<p>Les apôtres nous exhortent à <strong>prier les uns pour les autres</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que nous faisons, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le matin, à midi, le soir, ou, pour les insomniaques, la nuit.</p>
<p>Mais savons-nous ce signifie vraiment “intercéder”?</p>
<p>J’ignore si l’auteur de mon roman est chrétienne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais les mots qu’elle met sur la bouche de ses “mères au cœur battant” me sont apparus comme d’une parfaite justesse.</p>
<p>“Si tu ne deviens pas, ne serait-ce qu’une seconde, ceux pour qui tu pries, ta prière n’est qu’une suite de mots.”</p>
<p>Intercéder pour les autres comme nous y sommes invités est <strong>un exercice exigeant</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il suppose qu’avant même de citer devant Dieu le nom d’une personne que nous avons à cœur, nous fassions nôtre sa situation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De sorte que, l<strong>e temps au moins d’une prière, nous ne sommes plus nous, mais lui, ou elle</strong>, avec ses joies et ses peines, ses soucis et ses espoirs, ses déceptions et ses besoins, ses rires et ses larmes.</p>
<p>Oui, intercéder, c’est d’abord “<strong>compatir</strong>” pour mieux porter la cause de l’autre devant “le trône de la grâce”.</p>
<p>Et c’est, après l’avoir demandé, <strong>espérer le meilleur pour lui, pour elle, comme s’il s’agissait de nous</strong> et de notre propre besoin d’être repris, pardonnés, consolés, rassurés, secourus, relevés, fortifiés, guidés…</p>
<p>L’intercession est donc bien un exercice exigeant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qui, en nous rapprochant de chacun, finira peut-être par <strong>conférer à notre amour pour les autres la dimension attendue de lui</strong> par celui qui, s’adressant à nous, a dit **: <em>“Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples.”</em></p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”> Brit Bennett, <em>The Mothers </em>(2016).</span> <span class=”Apple-converted-space”>    </span>** <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 13.34b-35a.</span></p> -
“Et, surtout, bonne santé!”
<p>3 Jean 2: <em>“Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tout point de vue et sois en bonne santé, à l’image de ton âme.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880650b26200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vœu” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2027880650b26200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880650b26200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vœu” /></a></p>
<p>Qui ne s’est pas entendu souhaité récemment “Bonne année et, surtout, bonne santé!”?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À croire que <strong>l’essentiel, dans la vie, c’est la santé</strong>.</p>
<p>Que la santé importe, cela ne fait aucun doute.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle est <strong>une grâce</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une grâce précieuse dont on ne mesure jamais vraiment le prix qu’après en avoir été privé.</p>
<p>Mais est-elle vraiment ce bien suprême qu’un être généreux ne peut pas ne pas souhaiter en priorité à ceux qu’il aime?</p>
<p>À première vue, la salutation de Jean pourrait nous le faire croire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais une lecture plus attentive de ses vœux devrait nous faire réfléchir.</p>
<p>L’apôtre, c’est vrai, souhaite à Gaïus, son bien-aimé, qu’il soit en bonne santé.</p>
<p>Mais notons pour commencer qu’il ne le fait qu’après lui avoir souhaité de <em>“prospérer à tout point de vue”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son souci n’est donc pas d’abord que les indicateurs de santé de son ami restent au beau fixe, mais que sa vie entière soit un succès.</p>
<p>Remarquons ensuite, et surtout, que, pour Jean, <strong>ce bien-être matériel et cette prospérité physique ont leur modèle</strong>:<strong> l’</strong>« <strong>âme</strong> » de Gaïus.</p>
<p>Une façon très subtile d’<strong>ordonner justement les choses</strong>.</p>
<p>Si Jean souhaite à Gaïus “qu’il fasse un beau voyage” *, autrement dit que tout lui réussisse, c’est parce qu’il sait n’avoir aucune raison de s’inquiéter au sujet de ses dispositions spirituelles: elles sont tout simplement excellentes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Unanimement reconnu comme sincère, Gaïus marche dans la vérité, fait preuve de fidélité et traduit son amour par des actes généreux.</p>
<p>En serait-il autrement, l’apôtre aurait certainement commencé par s’intéresser à l’âme de son bien-aimé, lui souhaitant vivement de devenir comme un reflet de celle du Maître.</p>
<p>Que conclure de ce qui précède?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ceci peut-être: que nous serions bien inspirés, lorsque nous souhaitons “la bonne année” à ceux qui comptent pour nous, de ne pas omettre de <strong>nous inquiéter non pas seulement de leur bien-être matériel</strong>, <strong>mais aussi</strong> et, j’ose le dire, surtout, <strong>de leur prospérité spirituelle</strong>.</p>
<p>Un détail encore.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le verbe que nous traduisons par <em>“je souhaite”</em> signifie d’ordinaire <em>“je prie”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Permettez donc que j’attire votre attention sur un point qui me paraît d’importance: “<strong>souhaiter</strong>”, pour nous chrétiens, c’est “<strong>prier</strong>”.</p>
<p>C’est pourquoi je ne forme pas le vœu, <strong>je </strong>“<strong>prie</strong>”!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je prie <strong>que le Seigneur vous accorde une bonne année</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’il vous fasse d’abord la grâce de <strong>grandir encore et toujours dans sa connaissance et son amour</strong> afin qu’abondent en vous sa paix et sa joie;<span class=”Apple-converted-space”>  </span>et qu’il vous fasse ensuite cadeau, si tel est son bon plaisir, de <strong>faire dans les douze mois à venir, un beau, très beau voyage</strong>!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction littérale de <em>« que tu prospères à tout point de vue »</em>.</span></p> -
Ingrats, prenez garde !
<p>2 Chroniques 12.1a: <em>“Lorsque Roboam eut affermi sa royauté et qu’il fut devenu plus fort, il abandonna la loi de l’Éternel […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788060e3d8200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Ingratitude” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202788060e3d8200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788060e3d8200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Ingratitude” /></a></p>
<p><strong>Quel ingrat, ce Roboam!</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encore un type qui, sitôt secouru, s’empresse d’oublier son sauveur et fait l’artaban!</p>
<p>Pas étonnant que l’Éternel le punisse en expédiant contre lui, outre la cavalerie égyptienne, une armée d’Africains proprement innombrables!</p>
<p><strong>Ce n’est jamais sans risque que l’on se détourne de lui après qu’il s’est montré généreux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou que, s’enorgueillissant de ses dons, l’on estime pouvoir se passer désormais de lui</strong>.</p>
<p>Roboam, pourtant, avait bien commencé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Trois belles années de fidélité qui lui avaient valu de connaître la bénédiction de l’Éternel.</p>
<p>Et puis, patatras!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il possédait tout, ses chevilles ont commencé d’enfler.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et plutôt que de rendre grâces à son bienfaiteur en redoublant de fidélité à son égard, il s’est éloigné de lui jusqu’à le perdre de vue.</p>
<p>Oui, quel ingrat, ce Roboam!</p>
<p>Ah! mais je nous arrête aussitôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lequel d’entre nous n’a jamais été un Roboam?</p>
<p>Nous étions dans une situation difficile; nous avons appelé Dieu au secours; nous lui avons peut-être même promis de changer s’il nous répondait. <span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il a entendu notre appel; il a exaucé notre prière; et nous nous sommes réjouis; et nous l’avons remercié; et puis…</p>
<p>Et puis, parce que nous étions sauvés, nous avons repris confiance en nous-mêmes; nous nous sommes sentis forts à nouveau.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oubliant alors nos serments, nous avons recommencé de vivre à notre manière, sans plus dépendre à l’excès de notre Sauveur pour nous diriger.</p>
<p>Et là, je m’interroge: <strong>valons-nous beaucoup mieux que Roboam?</strong></p>
<p>Et si le Seigneur, dans sa déception, se résolvait à sanctionner notre propre ingratitude?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En décidant, par exemple, de ne plus entendre nos cris, de ne plus exaucer nos prières?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cela serait-il injuste?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourrions-nous le lui reprocher?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non.</p>
<p>Veillons donc à toujours <strong>nous montrer reconnaissants</strong> lorsque Dieu comble nos vœux.</p>
<p>Et s’il nous faut admettre qu’il nous est arrivé de pécher en la matière, revenons un instant à Roboam.</p>
<p>Que fait-il, après qu’il a été sérieusement corrigé pour s’être comporté en goujat devant l’Éternel?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce qu’il faut: il s’humilie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et l’Éternel, aussitôt, nous dit le chroniqueur *, détourne sa colère de lui.</p>
<p>Châtié, il l’a donc été, mais pas aussi sévèrement qu’il l’eut été s’il n’avait pas eu la sagesse de reconnaître sa muflerie et d’implorer la grâce divine.</p>
<p>Un heureux précédent qui devrait dissiper en nous toute inquiétude: si nous aussi sommes prêts à <strong>confesser nos indélicatesses</strong> à l’égard de Dieu, il prendra plaisir à pardonner et oublier notre grossièreté.</p>
<p>Rappelez-vous: <strong>le Seigneur n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut faire grâce</strong>.</p>
<p>Mais après qu’il s’est montré généreux à notre égard, n’oublions pas de <strong>lui dire merci</strong> et, en témoignage de notre sincérité, de <strong>nous appliquer comme jamais à lui être agréables</strong>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>2 Chroniques 12.12.</span></p> -
Un homme dont le nom est Germe
<p>Zacharie 6.12b: <em>“Voici un homme dont le nom est Germe.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f8faca1200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Germe” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942f8faca1200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f8faca1200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Germe” /></a></p>
<p>Mais qui donc est vraiment celui dont nous venons de fêter la naissance?<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Facile!” me direz-vous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais avons-nous tous fait le tour des textes qui nous parlent de lui?</p>
<p>Pour moi, il en est un que j’ai redécouvert ces derniers jours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il s’agit d’une prophétie de <strong>Zacharie</strong> qu’il convient de replacer dans son contexte pour en comprendre le sens et la portée.</p>
<p>Tous les Israélites exilés ne sont pas encore revenus de Babylone à Jérusalem.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais ceux qui le sont déjà trépignent: ils n’en peuvent plus d’attendre que le temple soit reconstruit pour être rassurés quant à la présence de Dieu parmi eux.</p>
<p>Mais une telle entreprise réclame une collaboration: celle d’un grand-prêtre et d’un prince.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un prince pour mener le chantier et un grand-prêtre pour le conseiller.</p>
<p>Or, si le grand-prêtre, Josué en l'occurrence, est déjà sur place, le prince, lui, n’est pas encore rentré.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est donc pour calmer l’impatience du peuple que Zacharie est chargé par l’Éternel d’<strong>annoncer l’arrivée imminente de ce chef dont le nom de code sera</strong> “<strong>Germe</strong>”.</p>
<p>Des termes soufflés au prophète pour décrire cet homme providentiel, on déduit qu’il s’agit de <strong>Zorobabel</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il est du “germe” de David, à qui l’on doit le premier temple, et parce que, on le sait aujourd’hui, c’est à lui qu’est revenu la responsabilité du chantier.</p>
<p>Zorobabel, pardon! “Germe”, donc, est en route!<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Le voici, il arrive!”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et avec lui, <strong>l’espoir d’un culte enfin restauré</strong>.</p>
<p>On imagine la joie du peuple.</p>
<p>Fort bien, mais en quoi cette prophétie nous concerne-t-elle, nous, chrétiens?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En ceci, me semble-t-il, qu’elle nous rappelle notre propre histoire.</p>
<p>Nous étions nous-mêmes des “exilés”, retenus captifs sur une terre étrangère et incapables d’adorer Dieu faute de temple…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jusqu’au jour béni où l’Éternel, après qu’il nous eut arrachés à notre servitude, nous offrit <strong>un nouveau lieu où le trouver</strong>, le rencontrer et là, à son côté, goûter aux joies abondantes que procure son amitié.</p>
<p>Et quel est ce jour heureux entre tous?</p>
<p>Celui où, des siècles après Zorobabel, <strong>un autre </strong>“<strong>Germe</strong>”<strong> est paru</strong> <strong>pour</strong> non seulement <strong>édifier un autre temple</strong>, le vrai celui-là, mais encore <strong>être lui-même ce </strong>“<strong>lieu</strong>”<strong> unique et ultime où Dieu et les hommes se rencontrent</strong>.</p>
<p>Et le nom de ce “Germe” glorieux est, bien sûr, <strong>Jésus</strong>.</p>
<p><strong>Jésus</strong>, issu de la maison de David, venu pour rapprocher Dieu des hommes et les hommes de Dieu.</p>
<p><strong>Jésus</strong>, Dieu fait homme, paru pour nous donner, par le sacrifice parfait de sa vie, accès à Dieu et à sa grâce.</p>
<p><strong>Jésus</strong>, expression même de la gloire divine, envoyé pour que nous puissions contempler sa splendeur.</p>
<p><strong>Jésus</strong>, trait d’union entre Dieu et nous.</p>
<p>Tel est donc aussi celui dont nous venons de célébrer l’avènement: <strong>le temple nouveau et définitif</strong>, qui n’est pas fait de main d’homme et où Dieu lui-même établit à jamais sa demeure parmi nous.</p>
<p>Et puisque ses portes sont à jamais ouvertes, franchissons-en le seuil sans plus tarder: <strong>le maître de l’univers nous attend</strong>.</p> -
Dieu-héros
<p>Ésaïe 9.5b: <em>“[…] on l’appellera […] Dieu puissant […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278805f1b34200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Couronne” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278805f1b34200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278805f1b34200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Couronne” /></a></p>
<p><strong>Noël</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Des voix s’élèvent aujourd’hui exigeant que ce nom soit retiré de notre calendrier.</p>
<p>Mais qui donc est de taille à nous priver de cette fête?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Personne ne pourra jamais nous empêcher de célébrer chaque année en cette saison <strong>ce jour inoubliable où Dieu s’est fait homme pour nous secourir</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Personne.</p>
<p>Car Noël, pour nous chrétiens, c’est exactement cela: l’avènement parmi nous de la personne même de Dieu <strong>sous la forme… d’un nouveau-né</strong>! <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Oui, un nourrisson!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’être le plus fragile qui soit!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais en l’occurrence, un nourrisson <strong>qui, dès sa naissance, porte tous nos espoirs</strong>.</p>
<p>Car celui qui vient d’être sacré par le prophète inspiré “Merveille-de-conseiller” * est maintenant salué comme “<strong>Dieu-puissan</strong>t” —ou “<strong>Dieu-héros</strong>”.</p>
<p>Un titre prodigieux dont l’intérêt est immense.</p>
<p>D’une part, il confirme définitivement que l’enfant qui nous est né dans la nuit de Noël est bien <strong>le Dieu unique fait chair</strong>.</p>
<p>D’autre part, en nous présentant cet enfant divin sous les traits d’un preux guerrier, d’un héros puissant, il nous invite à discerner en lui d’emblée celui qui s’offre au monde comme <strong>Sauveur</strong>.</p>
<p>Le nouveau-né de Bethléhem n’est donc pas seulement une Merveille-de-conseiller, il est encore un Dieu-héros.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, <strong>le Seigneur lui-même venu prendre place à nos côtés pour nous… délivrer</strong>.</p>
<p>Mais nous délivrer de quoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Du péché</strong>, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le péché, ce terrible despote qui n’a cessé jusqu’ici de régner dans nos vies, nous condamnant tous à une mort certaine.</p>
<p>C’est de lui qu’il est venu nous affranchir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que nous n’ayons plus à subir sa domination, ni à craindre son inévitable salaire: la mort.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que nous soyons enfin libres de faire devant lui autre chose que le mal et qu’ainsi, nous marchions enfin sur le chemin qui mène à la vie.</p>
<p>Oui, c’est ce redoutable adversaire, bien trop fort pour nous, qu’en Dieu-héros, il est venu défaire.</p>
<p><strong>Sa victoire ne sera pas facile</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Elle n’en sera que plus éclatante</strong> lorsque, quelques heures seulement après sa mise à mort sur une croix, Christ —le nourrisson de Bethléhem devenu homme—, finalement, ressuscitera.</p>
<p>Ainsi Noël est-il pour nous le souvenir d’un avènement bien improbable, mais parfaitement avéré: celui de Dieu lui-même paru sous les traits d’un bambin pour, à terme, nous délivrer à la fois de l’empire du péché et de sa juste rémunération, la mort éternelle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En le combattant pour nous en héros jusqu’à le mettre, finalement, hors d’état de nuire.</p>
<p>Autant dire qu’ils ne sont pas nés ceux qui nous empêcheront de célébrer ce jour!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que son nom figure encore sur notre calendrier ou non, Noël sera toujours pour nous <strong>le jour heureux où notre Héros est né</strong>!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir billet du dimanche 20 décembre 2020.</span></p> -
La grâce qui oblige
<p>Romains 6.1: <em>"Que dirons-nous donc?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Allons-nous demeurer dans la péché afin que la grâce abonde?”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278805d9387200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Police” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278805d9387200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278805d9387200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Police” /></a></p>
<p>C’est fini!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Je ne téléphone plus en conduisant</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Laissez-moi vous raconter.</p>
<p>C’est un jour de grève et je dois me rendre en banlieue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Heureuse surprise: la circulation est fluide.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’arrive à destination sans encombre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je cherche une place où garer ma voiture.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tandis que je tourne dans le quartier, mon téléphone sonne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je jette un coup d’œil à l’écran: c’est un membre de l’Église qui m’appelle. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Je parcours encore quelques dizaines de mètres, m’arrête au feu et appuie sur la touche verte.</p>
<p>Une voiture de police passe à cet instant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ses occupants m’ont repéré.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Demi-tour: ils sont déjà à ma hauteur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>On me prie poliment de franchir le carrefour et d’immobiliser mon véhicule dans la cour d’un immeuble.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout en m’exécutant, je calcule le coût en termes d’amende et de points perdus.</p>
<p>Un fonctionnaire s’approche.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je coupe le moteur et descends ma vitre.</p>
<p>“Vous savez pourquoi nous vous avons arrêté?</p>
<p>— Je pense que oui.</p>
<p>— Vous pouvez me montrer les papiers de la voiture?…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et votre permis de conduire?”</p>
<p>Je lui tends les documents, qu’il remet aussitôt à son collègue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Celui-ci s’éloigne, prend le temps de les examiner et passe un coup de téléphone.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En attendant son retour, j’ai droit à un sermon.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plutôt soft, mais ferme tout de même.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’écoute en silence, en pénitent que je suis.</p>
<p>Au bout de quelques minutes, le collègue revient.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je le regarde avec appréhension.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’attends la sentence.</p>
<p>Mais, ô surprise, il a le sourire!</p>
<p>“Si j’ai bien lu, aujourd’hui est un jour spécial pour vous!</p>
<p>— …</p>
<p>— Ne craignez rien, nous n’allons pas vous verbaliser.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais rappelez-vous: on ne téléphone pas au volant!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Même à l’arrêt, si le moteur n'est pas coupé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voici vos papiers.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Bonne route!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, surtout… bon anniversaire!”</p>
<p>C’est ce que l’on appelle <strong>la grâce</strong>.</p>
<p>Et figurez-vous que <strong>c’est cette grâce reçue qui m’a convaincu</strong>: je n’utiliserai plus mon téléphone en voiture.</p>
<p>Non pas la crainte d’une sanction, mais <strong>le souvenir d’un cadeau</strong>: celui, immérité, que me fit, un jour de printemps, ce fonctionnaire de police étrangement généreux.</p>
<p>J’en connais qui craignent qu’en insistant trop sur la grâce divine nous n’encouragions les chrétiens à pécher.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Rien de tel, disent-ils, que la menace d’une bonne correction pour les en dissuader.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas sûr!</p>
<p>Pour moi, en tout, cas, c’est moins la peur panique du jugement que <strong>la joyeuse célébration de la miséricorde divine</strong> qui me dicte de chercher à plaire au Seigneur.</p>
<p>Car, comment ne pas vouloir être agréable à celui qui a pris sur lui de payer lui-même le prix de nos innombrables infractions pour que nous puissions repartir vers la vie sans la moindre dette?</p>
<p>De <strong>la grâce bien comprise</strong>, donc, comme motivation première et ultime de notre soumission, de<strong> la grâce qui oblige</strong>,<span class=”Apple-converted-space”> v</span>oilà, me semble-t-il, un beau sujet de méditation.</p>