<p>Zacharie 6.12b: <em>“Voici un homme dont le nom est Germe.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f8faca1200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Germe” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942f8faca1200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f8faca1200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Germe” /></a></p>
<p>Mais qui donc est vraiment celui dont nous venons de fêter la naissance?<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Facile!” me direz-vous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais avons-nous tous fait le tour des textes qui nous parlent de lui?</p>
<p>Pour moi, il en est un que j’ai redécouvert ces derniers jours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il s’agit d’une prophétie de <strong>Zacharie</strong> qu’il convient de replacer dans son contexte pour en comprendre le sens et la portée.</p>
<p>Tous les Israélites exilés ne sont pas encore revenus de Babylone à Jérusalem.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais ceux qui le sont déjà trépignent: ils n’en peuvent plus d’attendre que le temple soit reconstruit pour être rassurés quant à la présence de Dieu parmi eux.</p>
<p>Mais une telle entreprise réclame une collaboration: celle d’un grand-prêtre et d’un prince.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un prince pour mener le chantier et un grand-prêtre pour le conseiller.</p>
<p>Or, si le grand-prêtre, Josué en l'occurrence, est déjà sur place, le prince, lui, n’est pas encore rentré.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est donc pour calmer l’impatience du peuple que Zacharie est chargé par l’Éternel d’<strong>annoncer l’arrivée imminente de ce chef dont le nom de code sera</strong> “<strong>Germe</strong>”.</p>
<p>Des termes soufflés au prophète pour décrire cet homme providentiel, on déduit qu’il s’agit de <strong>Zorobabel</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il est du “germe” de David, à qui l’on doit le premier temple, et parce que, on le sait aujourd’hui, c’est à lui qu’est revenu la responsabilité du chantier.</p>
<p>Zorobabel, pardon! “Germe”, donc, est en route!<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Le voici, il arrive!”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et avec lui, <strong>l’espoir d’un culte enfin restauré</strong>.</p>
<p>On imagine la joie du peuple.</p>
<p>Fort bien, mais en quoi cette prophétie nous concerne-t-elle, nous, chrétiens?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En ceci, me semble-t-il, qu’elle nous rappelle notre propre histoire.</p>
<p>Nous étions nous-mêmes des “exilés”, retenus captifs sur une terre étrangère et incapables d’adorer Dieu faute de temple…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jusqu’au jour béni où l’Éternel, après qu’il nous eut arrachés à notre servitude, nous offrit <strong>un nouveau lieu où le trouver</strong>, le rencontrer et là, à son côté, goûter aux joies abondantes que procure son amitié.</p>
<p>Et quel est ce jour heureux entre tous?</p>
<p>Celui où, des siècles après Zorobabel, <strong>un autre </strong>“<strong>Germe</strong>”<strong> est paru</strong> <strong>pour</strong> non seulement <strong>édifier un autre temple</strong>, le vrai celui-là, mais encore <strong>être lui-même ce </strong>“<strong>lieu</strong>”<strong> unique et ultime où Dieu et les hommes se rencontrent</strong>.</p>
<p>Et le nom de ce “Germe” glorieux est, bien sûr, <strong>Jésus</strong>.</p>
<p><strong>Jésus</strong>, issu de la maison de David, venu pour rapprocher Dieu des hommes et les hommes de Dieu.</p>
<p><strong>Jésus</strong>, Dieu fait homme, paru pour nous donner, par le sacrifice parfait de sa vie, accès à Dieu et à sa grâce.</p>
<p><strong>Jésus</strong>, expression même de la gloire divine, envoyé pour que nous puissions contempler sa splendeur.</p>
<p><strong>Jésus</strong>, trait d’union entre Dieu et nous.</p>
<p>Tel est donc aussi celui dont nous venons de célébrer l’avènement: <strong>le temple nouveau et définitif</strong>, qui n’est pas fait de main d’homme et où Dieu lui-même établit à jamais sa demeure parmi nous.</p>
<p>Et puisque ses portes sont à jamais ouvertes, franchissons-en le seuil sans plus tarder: <strong>le maître de l’univers nous attend</strong>.</p>