<p>Luc 11.1b:<em> “[…] Seigneur, enseigne-nous à prier […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdf03ecd2200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”N.d. Claudette w” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdf03ecd2200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdf03ecd2200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”N.d. Claudette w” /></a></p>
<p><strong>Prier, ça s’apprend</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prier correctement, s’entend.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prier “selon Dieu”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où notre besoin de modèles pour savoir quelles prières le Seigneur aime entendre et exaucer.</p>
<p><strong>L’exemple que laisse Jésus</strong> à ses disciples en réponse à la question de l’un d’entre eux <strong>est évidemment insurpassable</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous ne saurions trop nous y référer dès lors que notre souhait est de ne jamais perdre de vue ce qui, aux yeux de Dieu, est et restera toujours essentiel dans la prière.</p>
<p><strong>Mais il est d’autres modèles</strong>, plus modestes, qui peuvent se révéler utiles.</p>
<p>Comme <strong>celui légué jadis par ma chère mère</strong>.</p>
<p>Je ne savais pas encore lire, mais celle qui fut mon premier maître ès théologie s’inquiétait déjà de m’entendre prier “comme il faut”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où ce conseil qu’elle me donna un jour et que j’ai gardé précieusement depuis: “Popaul, quand tu pries le soir, n’oublie jamais ces trois mots: merci, pardon, s’il-te-plaît.”</p>
<p>“<strong>Merci, pardon, s’il-te-plaît</strong>”, un triptyque qui a structuré ma vie de prière tout entière et pour lequel, donc, je rends grâces à ma mère.</p>
<p> </p>
<p>“<strong>Merci</strong>”, parce qu’il n’est pas pensable d’entrer dans la présence de Dieu sans éprouver aussitôt le besoin de <strong>saluer à nouveau son incroyable générosité</strong> à notre égard.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quand bien même le vol de la tempête aurait assombri depuis peu notre ciel bleu, commençons toujours par compter ses bienfaits. Et si notre désarroi est tel que l’exercice nous paraît impossible, saluons au moins d’entrée le don infiniment précieux qu’il nous a accordé en son Fils: <strong>l’espérance de la vie</strong>.</p>
<p> </p>
<p>“<strong>Pardon</strong>”, parce que notre joie de nous savoir définitivement graciés ne nous fait pas oublier nos manquements du jour passé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que <strong>nous nous en voulons d’avoir une nouvelle fois attristé notre Père</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est juste alors que nous prenions de temps d’invoquer humblement son pardon pour tout ce que nous avons fait, dit ou seulement pensé qui était indigne de nous, ses enfants.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre but est de l’honorer, pas de lui faire honte.</p>
<p> </p>
<p>“<strong>S’il-te-plaît</strong>”, parce que le Seigneur aime à recueillir les requêtes de ceux qui, pour s’être d’abord humiliés devant lui, ont obtenu sa faveur et sont assurés de toute son attention.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En tant qu’aveux de <strong>dépendance</strong> et témoignages de <strong>confiance</strong> à son égard, leurs prières font sa joie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il ne manquera pas d’y répondre “s’il lui plaît” ou plutôt “comme il lui plaît”, vu qu’il n’est personne dans tout l’univers qui sache mieux que lui ce qui est le meilleur pour chacun de ses bien-aimés.</p>
<p> </p>
<p>“<strong>Merci, pardon, s’il-te-plaît</strong>”, tel est le triptyque tout simple que je vous laisse donc aujourd’hui avec l’espoir qu’après vous l’être approprié, vous puissiez le <strong>transmettre à d’autres</strong> “<strong>petits</strong>” dans la foi qui, comme moi, ont eu besoin un jour qu’on leur enseignât à prier.</p>
Catégorie : Dimanche
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Quand tu pries, dis…
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Exemplaire. Enfin… pas tout à fait
<p>1 Rois 15.14b (2 Chroniques 15.17): <em>“[…] Asa s’attacha sans réserve à l’Éternel pendant toute sa vie.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdf021564200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Asa” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdf021564200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdf021564200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Asa” /></a></p>
<p>Demandez à un cruciverbiste “Roi en trois lettres”; il vous répondra aussitôt soit UBU, soit ASA.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Asa</strong>, donc, un habitué de nos grilles, mais assez peu connu par ailleurs.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dommage.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’Asa est un personnage intéressant.</p>
<p>Roi de Juda pendant quarante et un ans (910-869 avant J.-C.), il est <strong>une sorte d’exception</strong> parmi les monarques de l’époque.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui se signale d’emblée par son <strong>souci exemplaire d’être et de rester agréable à son Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et l’on ne peut qu’admirer le zèle avec lequel il fait disparaître en grand nombre hauts lieux, autels, poteaux, prostitués et autres monstruosités de ce genre consacrés aux idoles.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son courage aussi lorsqu’il dépossède sa propre aïeule de son titre de reine mère au motif qu’elle s’est fait une représentation d’Astarté, épouse du dieu El et génitrice de Baal.</p>
<p>Asa, pourtant, meurt frappé par une grave maladie des pieds qui, de l’avis des chroniqueurs, ressemble fort à un signe de sa <strong>disgrâce</strong> auprès de Dieu.</p>
<p>Que s’est-il donc passé pour que ce modèle de piété perde la faveur de l’Éternel?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Deux choses.</p>
<p>D’abord, les annales des rois de Juda nous apprennent qu’<strong>il n’a pas détruit tous les lieux de culte idolâtre</strong>.</p>
<p>Et ensuite, parce qu’au jour du danger, <strong>il a cherché la protection de la Syrie plutôt que celle de Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il a cherché à faire taire celui venu lui révéler sa faute plutôt que de la reconnaître humblement et de demander pardon.</p>
<p>Voilà pourquoi, Asa, le roi exemplaire, est mort disgracié.</p>
<p>Un sort peu enviable qui doit nous amener à nous poser au moins <strong>deux questions essentielles</strong>.</p>
<p>Première question: <strong>Nous sommes-nous vraiment libérés de toutes nos idoles</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au moment où nous nous sommes liés au Seigneur par la foi, son Esprit a fait de nous sa demeure.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et sitôt installé, il a commencé de “faire le ménage”, éliminant un à un tous les objets de notre affection susceptibles de souffler à Dieu la priorité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le tout maintenant est de savoir si nous lui avons ouvert toutes nos portes; ou s’il en reste qui demeurent fermées parce que donnant sur des domaines dans lesquels nous ne voulons pas qu’il s’immisce.</p>
<p>Asa méritait tous les éloges lorsqu’il ne pouvait souffrir qu’une idole subsistât dans son royaume.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il connut la défaveur divine au moment où il cessa d’y faire la chasse.</p>
<p>Seconde question: <strong>Sommes-nous totalement dépendants du Seigneur</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je ne doute pas que nous soyons tous “attachés” à lui, mais le sommes-nous au point de le consulter régulièrement avant d’agir?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et de nous appuyer sur lui d’abord, et non sur les autres ou sur nos propres forces, pour relever les défis innombrables qui nous sont proposés?</p>
<p>Asa avait tout juste quand il se confiait en l’Éternel pour lui accorder la victoire dans la bataille.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il eut tout faux dès lors qu’il chercha un appui ailleurs qu’en lui.</p>
<p>2 Chroniques 16.9a: <em>“…] l’Éternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur lui est attaché sans réserve.”<span class=”Apple-converted-space”> </span></em> Puissions-nous faire partie de ceux qui attireront son attention ce matin!</p> -
Faire confiance
<p>2 Rois 20.7b: <em>“Et Ézéchias guérit.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e130b42e200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Faire confiance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e130b42e200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e130b42e200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Faire confiance” /></a></p>
<p><strong>Ézéchias</strong> fait partie de cette poignée de rois de Juda dont on aurait pu garder un très beau souvenir.</p>
<p>Jugez plutôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Animé d’<strong>un zèle rare</strong>, il fait disparaître jusqu’au dernier sanctuaire païen et même réduire en miettes le serpent de bronze forgé par Moïse au motif qu’il est devenu pour beaucoup une idole.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Habité par ailleurs d’<strong>une foi à toute épreuve</strong>, il obtient de l’Éternel qu’il anéantisse d’un coup une armée assyrienne redoutable sur le point de ravager Jérusalem.</p>
<p>Las!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il tombe malade, pleure abondamment et supplie Dieu de le guérir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu entend sa prière</strong>, l’exauce et lui fait cadeau d’<strong>un supplément de vie de quinze ans</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Merci Seigneur!”</p>
<p>Sauf que… sauf que <strong>ces quinze années vont tout gâcher</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ézéchias se confiait en l’Éternel, il le snobe désormais.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il était humble, le voici devenu arrogant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est ainsi qu’il commet une faute dont son peuple subira bientôt les terribles conséquences.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qu’en a-t-il à faire?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui, Ézéchias, ne sera plus là!</p>
<p>Le moment est venu de nous interroger.</p>
<p><strong>Si Ézéchias était mort quinze ans plus tôt</strong>, il figurerait aujourd’hui au panthéon de l’histoire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il est mort quinze ans plus tard</strong>, et l’on ne peut plus évoquer son nom sans esquisser une moue dubitative.</p>
<p>Me revient alors un souvenir douloureux.</p>
<p>C’était une sœur âgée, bien connue pour sa foi exemplaire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Atteinte par une maladie mortelle, elle s’apprêtait à nous quitter.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son époux désespéré nous demanda de prier pour elle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que nous fîmes aussitôt, avec ferveur et longtemps.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jusqu’au jour où nous apprîmes l’heureuse nouvelle de sa guérison miraculeuse.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Gloire à Dieu!”</p>
<p>Sauf que… sauf que ce sursis gagné devint assez vite pour elle un véritable cauchemar.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Souffrant atrocement de douleurs nouvelles qu’aucun traitement ne parvenait à soulager, elle finit par se révolter contre celui qui l’avait guérie et qui, depuis, l’avait abandonnée.</p>
<p>Une poignée d’années plus tôt, elle s’endormait en paix.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle est partie en maudissant son sort.</p>
<p>Se pose alors la question: <strong>Pourquoi Dieu a-t-il exaucé</strong> Ézéchias ? Et <strong>Pourquoi a-t-il entendu</strong> notre propre prière ?</p>
<p>Prétendre connaître la réponse serait insupportable.</p>
<p>Il me paraît pourtant que nous pouvons, de ces deux expériences malheureuses, tirer au moins une leçon: ce n’est pas parce qu’une supplique est exaucée qu’elle était justifiée.</p>
<p><strong>Réfléchissons</strong> avant de déposer une demande devant Dieu!</p>
<p>Lui, et <strong>lui seul, sait ce qui est le meilleur</strong> pour nous comme pour chacun de ceux que nous souhaitons voir prospérer à tous égards.</p>
<p>Plutôt donc que de nous précipiter devant le trône de la grâce pour presser celui qui y siège de répondre favorablement à ce que nous croyons être une louable requête, adressons-nous tranquillement à notre Père, le temps de nous décharger sur lui de notre souci et de <strong>le remercier à l’avance de ne rien faire d’autre que ce qu’il sait, lui, être dans l’intérêt de chacun</strong>.</p>
<p>La foi, écrit Guy Appéré *, est “une vision.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une vision du ‘meilleur’ que Dieu désire et prépare pour nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plus encore, elle est une adhésion, une adhésion de tout l’être à cette vision.”</p>
<p><strong>Et si intercéder revenait à faire confiance</strong>?</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”><em>Pour un dialogue avec Dieu</em>, 94.</span></p> -
Souviens-toi de lui !
<p>2 Rois 20.2-3a: <em>“Ézéchias tourna le visage contre le mur et fait cette prière à l’Éternel: ‘Éternel, souviens-toi que j’ai marché devant toi dans la vérité, avec un cœur intègre, et que j’ai fait ce qui est bien à tes yeux!’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdefe95f1200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Feuille fanée” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdefe95f1200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdefe95f1200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Feuille fanée” /></a></p>
<p>Allongé sur le ventre, pétri, pressé, percuté, j’ai du mal à respirer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Arrive la trêve tant espérée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je commence à souffler quand celle qui vient de me masser si puissamment me dit: “Paul, j’ai fait un cauchemar la nuit dernière et j’aimerais que vous puissiez me rassurer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En deux mots, un diable m’est apparu qui me pressait de le suivre en enfer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Depuis cette vision, j’ai peur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que dois-je comprendre selon vous?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que je suis perdue?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais je ne pense pas être quelqu’un de mauvais; je ne suis pas parfaite, mais j’ai toujours cherché à faire le<span class=”Apple-converted-space”>  </span>bien…”</p>
<p>Non, décidément, rien de très nouveau sous le soleil!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au VIII<span style=”font-size: 8pt;”><sup>e </sup></span>siècle avant notre ère, le roi <strong>Ézéchias</strong>, qui redoutait de mourir, se défendait déjà, implorant l’Éternel de ne pas oublier dans son jugement tous les <strong>efforts consentis</strong> par son serviteur pour se bien tenir devant lui.</p>
<p>S’il est une constante parmi tous ceux qui croient encore à l’imminence d’une comparution individuelle devant le juge de tous les hommes, c’est bien celle-ci: l’espoir qu’un rappel de leurs quelques <strong>œuvres bonnes</strong> suffira à leur épargner la peine redoutée.</p>
<p>Je me souviens de ces journées entières passées à frapper aux portes de centaines de fermes canadiennes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À la question que l’on nous avait appris à poser: “Et si vous deviez mourir ce soir, que diriez-vous à Dieu pour le convaincre de vous accueillir dans son royaume?”, tous, sans exception, répondaient aussitôt: “Je n’ai volé personne, tué personne”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certains ajoutaient quand même: “J’ai essayé de faire le bien”.</p>
<p>Le problème est que pour Dieu, <strong>ce genre de défense ne tient pas</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car pour lui,<em>“toute notre justice est pareille à un habit taché de sang, nous sommes tous aussi fanés qu’une feuille et nos fautes nous emportent comme le vent” </em>*.</p>
<p>Aussi humiliant que cela puisse être, il nous faut comprendre que rien, ni dans ce que nous sommes ni dans ce que nous faisons, ne saurait nous rendre acceptables à ses yeux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ainsi, nous présenter devant lui en le suppliant de se souvenir de ce que nous avons voulu être et faire est le plus sûr moyen d’attirer sur nous sa juste colère.</p>
<p><strong>Que faire</strong> alors, pour échapper à l’effroyable peine que nous encourons tous pour ne pas avoir satisfait aux exigences divines et être restés si loin de ce qu’il attendait de nous?</p>
<p>Une chose très simple: plutôt que de prier “Éternel, souviens-toi de mes mérites”, lui dire simplement “Ô Dieu, <strong>merci de te souvenir des mérites de ton Fils</strong>”.</p>
<p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que le bonheur de notre Dieu sera toujours de pouvoir <strong>faire disparaître notre injustice crasse sous celle étincelante de son Christ</strong>.</p>
<p>Mais cette substitution salvatrice ne saurait intervenir sans notre accord: elle est et restera toujours subordonnée à notre <strong>confiance en Dieu seul</strong> pour nous rendre acceptables à ses yeux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous libérer à jamais de toute crainte, parce qu’il n’est plus aucune condamnation pour qui est lié à lui et à son Fils par la foi.</p>
<p>C’est donc ce que je redirai bientôt à mon bourreau préféré: “Plutôt que de vous en remettre à vos œuvres prétendument bonnes pour obtenir la protection divine, confiez-vous en celle, parfaite, de Jésus pour vous assurer l’éternelle faveur de son Père.”</p>
<p>“Éternel, ne te souviens pas de moi, mais de ton Fils plutôt!”</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Ésaïe 64.5.</span></p> -
Tous mendiants ?
<p>Matthieu 5.3: <em>“Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient!”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e12e7e42200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Mendiant” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e12e7e42200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e12e7e42200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Mendiant” /></a> </p>
<p>Il nous est agréable de nous dire et nous redire que Jésus est celui qui nous aime tous sans acception de personne.</p>
<p>Mais est-ce vraiment le cas?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le fait est qu’<strong>il en est parmi nous avec qui il a beaucoup de peine</strong>.</p>
<p>Et qui sont-ils, ces amis qu’il supporte si difficilement?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Ceux qui </strong>“<strong>savent</strong>” tout simplement!</p>
<p>À l’instar des pharisiens.<span class=”Apple-converted-space”>  E</span>ux savent; et depuis longtemps; et mieux que quiconque.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’ont-ils donc besoin d’être enseignés?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et par un provincial par-dessus le marché!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si la Galilée pouvait produire un prophète à leur hauteur!</p>
<p>Ceux-là, <strong>ces messieurs-dames-je-sais-déjà-tout</strong>, Jésus a beaucoup de mal à les sentir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est au point qu’il pourrait bien finir par les priver du royaume des cieux.</p>
<p>Car ce royaume, et la vie qui va avec, c’est à ceux qui se savent et se reconnaissent ignorants qu’il appartient.</p>
<p><strong>Aux humbles</strong>, donc.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Assez humbles pour confesser leur inculture spirituelle.</p>
<p>Et aux mendiants.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Aux mendiants de l’esprit</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À ceux qui n’ont pas honte de tendre la main vers Jésus dans l’espoir qu’il voudra bien leur faire cadeau d’un peu de cette lumière dont ils se savent naturellement dépourvus.</p>
<p>Mes amis, qu’en est-il de nous aujourd’hui?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sommes-nous de ceux qui s’estiment suffisamment pourvus?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou de ceux qui se reconnaissent pauvres?</p>
<p>Sommes-nous de ceux à qui Jésus ne peut plus rien apprendre?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou de ceux qui brûlent, au contraire, d’<strong>être enseignés encore et encore</strong>?</p>
<p><strong>Les </strong>“<strong>veinards</strong>” dans ce monde, dit Jésus, ce ne sont pas les “savants”; ce sont <strong>ceux qui ont choisi de vivre la main tendue vers le ciel</strong> et de prier chaque matin: “Parle, Seigneur, instruis-nous!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tes serviteurs écoutent.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eux, hériteront le royaume.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les autres, eux, pourraient bien passer à côté…</p> -
À la manière d’un avocat
<p>Job 19.25 : <em>“Pour ma part, je sais que celui qui me rachète est vivant et qu'il se lèvera le dernier […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdefc6757200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Avocat” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdefc6757200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdefc6757200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Avocat” /></a></p>
<p>Il est des procès qu’il vaut mieux vivre avec un bon avocat; un de ces ténors du barreau, par exemple, dont nos célébrités aiment à solliciter les services, fût-ce à prix d’or.</p>
<p>En cette matière, il en est un qui se savait heureux, parce qu’assuré, lui, de pouvoir compter, le moment venu, sur le plus grand des avocats pour défendre sa cause: <strong>Job</strong>.</p>
<p><em>“Je sais,</em> dit-il un jour, <em>que celui qui me rachète est vivant et qu’il se lèvera”</em>!</p>
<p>De qui parlait-il?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De celui dont il ignorait encore le nom, mais qu’il devinait déjà l’égal du <em>“vivant”</em>, sinon “<strong>le Vivant</strong>” lui-même.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De celui, donc, dont nous, aujourd’hui, connaissons le nom: <strong>Christ</strong>.</p>
<p>Et que savait-il de ce “vivant” <strong>rédempteur</strong>?</p>
<p>Qu’“il se lèverait le dernier”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>À la manière d’un avocat de la défense</strong> se dressant soudain et s’avançant devant le tribunal pour réfuter les accusations portées contre son client, plaider sa cause et obtenir sa réhabilitation.</p>
<p>À quel moment?</p>
<p>Son témoignage nous livre un précieux indice.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De ce <strong>défenseur sans égal</strong>, Job nous dit * qu’il se lèvera<em> “le dernier”</em>; avant de préciser<em> “sur la terre”</em> et après que <em>“ma peau aura été détruite”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où nous concluons que Job n’attendait pas de son rédempteur qu’il prît en main sa cause et le réhabilitât aux yeux de tous avant ce que nous avons coutume d’appeler “<strong>le dernier jour</strong>”.</p>
<p>Ainsi, l’assurance qui vient tout juste d’éclairer sa tristesse et de galvaniser sa foi est en réalité celle-ci: après qu’il sera mort et que son corps, comme tous les autres, sera redevenu poussière, son rédempteur qui, lui, vivra toujours, surgira pour le justifier à jamais.</p>
<p>Lumineuse intuition, dont <strong>notre espérance</strong> à nous, aujourd’hui, n’est que le prolongement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais quel prolongement!</p>
<p>Si nous sommes de ceux qui ont placé leur confiance en Christ, et en lui seul, pour les soustraire à la colère de Dieu et les destiner à la vie plutôt qu’à la mort, alors nous savons que <strong>celui qui nous rachète, Christ, se lèvera au dernier jour pour assurer notre défense</strong> et obtenir notre propre justification.</p>
<p>Fort heureusement, donc, bien que coupables, nous sommes ne serons pas livrés à nous-mêmes face à Dieu: <strong>Christ, vivant, se lèvera</strong>, en rédempteur, <strong>pour prendre notre parti</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Et obtenir</strong> de celui qui ne peut rien lui refuser, pour nous, <strong>une amnistie aussi totale et définitive qu’imméritée</strong>.</p>
<p>Comment?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En faisant valoir, non pas nos prétendues belles œuvres —du linge sale pour Dieu **—, mais plutôt <strong>son</strong> “<strong>chef œuvre</strong>”, savoir: <strong>sa mort expiatoire</strong>, à la croix, par laquelle, écrit Paul ***, nous qui étions pécheurs avons été à jamais parfaitement justifiés.</p>
<p>Et ce qui suivra alors ne laissera pas d’étonner…</p>
<p>D’abord, <strong>un spectacle inattendu</strong>: l’expulsion sans ménagement de notre accusateur condamné, lui, sans appel, au plus funeste des sorts.</p>
<p>Et puis, surtout, <strong>la réalisation d’un rêve</strong>… La découverte d’une terre et d’un ciel nouveaux, notre demeure pour l’éternité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et dans cette demeure, la chaude accolade d’un Père et de son Fils, resplendissants du bonheur de nous accueillir et de nous combler enfin d’honneurs et de bienfaits.</p>
<hr />
<p><span class=”Apple-converted-space”>* </span><span style=”font-size: 8pt;”>19.25b-26a.  </span>   ** <span style=”font-size: 8pt;”>Ésaïe 64.5</span>     *** <span class=”Apple-converted-space” style=”font-size: 8pt;”>Voir par exemple Romains 3.24; 5.6-21.</span></p> -
Il est digne !
<p>Apocalypse 5.9-10: <em>“Tu es digne de prendre le livre et d’en briser les sceaux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car tu as été mis à mort et, par ton sacrifice, tu as acquis pour Dieu des gens de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tu as fait d’eux un royaume de prêtres pour servir notre Dieu, et ils régneront sur la terre.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788052b2b1200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Digne” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202788052b2b1200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788052b2b1200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Digne” /></a></p>
<p>Le <strong>livre scellé</strong> que voit Jean contient, presque certainement, <strong>le détail du plan de salut</strong> élaboré par Dieu en notre faveur depuis les temps les plus anciens.</p>
<p>Les sceaux encore en place indiquent que <strong>le contenu de ce projet salvateur est resté caché jusqu’ici</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À part quelques initiés, comme les prophètes par exemple, personne n’en a été précisément informé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>le moment est venu pour ce plan d’être largement dévoilé</strong> de façon que tous puissent en prendre connaissance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et <strong>c’est à Christ que revient l’honneur de le publier</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>En raison, bien sûr, de l’excellence de son œuvre</strong>.</p>
<p>Par sa mort sur la croix, il n’a pas seulement acquis une multitude pour Dieu, il a encore fait d’elle un royaume de prêtres et de rois.</p>
<p><strong>Il a acquis une multitude pour Dieu</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Après qu’il a été crucifié, il a été ramené à la vie et, bientôt, élevé au rang de Seigneur de l’univers.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il règne donc, désormais, et use aujourd’hui du pouvoir qui lui a été remis pour “racheter” des hommes et des femmes issus de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation afin de faire d’eux les “amis” de Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Noble tâche s’il en est, qui l’a conduit à venir jusqu’à nous, pour nous ramener, nous aussi, dans l’amour de son Père!</p>
<p>Et puis,<strong> il a fait de cette multitude des prêtres et des rois</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, il a permis que nous soient accordés, à nous qui avons été ajoutés déjà à cette foule, deux immenses privilèges.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Celui, d’abord, de nous tenir en permanence <strong>dans la présence immédiate de Dieu</strong> pour lui offrir un culte qu’il agrée, parce que riche notamment en “sacrifices” de reconnaissance de toutes sortes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Celui, ensuite, d’être <strong>associés à lui dans son règne</strong> sur toute la création.</p>
<p>Ainsi, c’est en raison de l’excellence de l’œuvre qu’il a accomplie en notre faveur que Christ est désigné par Dieu comme le seul digne de révéler au monde ses intentions salvatrices.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il s’acquitte toujours de sa mission, en nous dévoilant ce matin encore <strong>le désir le plus vif de son Père</strong>: nous rencontrer, pour <strong>faire la paix avec nous et nous élever</strong> aussitôt au rang insigne de ses serviteurs et collaborateurs.</p>
<p>Puissent nos cœurs s’unir pour célébrer à notre tour <em>“l’Agneau qui a été mis à mort”</em>, et qui est à jamais <em>“digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse et la force, l’honneur, la gloire et la louange!”</em> *</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 12 et 13.</span></p> -
À table avec le roi
<p>2 Samuel 9.11b: <em>“[…] Mephibosheth mangea donc à la table de David comme s’il était un des fils du roi.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278804eccb6200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Princes” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278804eccb6200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278804eccb6200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Princes” /></a></p>
<p>Quel veinard, ce <strong>Mephibosheth</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avoir son rond de serviette sur la table du roi!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Partager tous ses repas, banquets, festins comme s’il était de la famille!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oui, quel veinard!</p>
<p>D’autant plus que rien, mais alors rien ne le destinait à pareille promotion.</p>
<p>Avec ses deux jambes estropiées et son nom “honteux” *, il ne pouvait s’attendre qu’au <strong>mépris</strong> et à l’<strong>ostracisme</strong> de ses semblables.  Et voilà que le souverain en personne l’élevait d’un coup au rang de <strong>commensal</strong>, <em>“comme s’il était l’un des fils du roi”</em>.</p>
<p>On comprend la <strong>stupéfaction</strong> de celui qui, jusque-là, n’avait osé croire qu’il valait mieux qu’un<em> “chien mort”</em>**!  D’un mot, le roi venait d’effacer sa honte; d’un mot, surtout, il avait fait de lui <strong>un prince</strong>.</p>
<p>Cette histoire ne vous rappelle rien?</p>
<p>Si, bien sûr: <strong>notre propre histoire</strong>.</p>
<p>Pour avoir bafoué l’amour que Dieu nous portait, ignoré ses conseils et rejeté son autorité, nous nous étions couverts nous-mêmes d’une <strong>honte absolue</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre révolte insensée nous avait abaissés au rang infâme de “chiens morts”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et encore!</p>
<p>Il eût été normal alors que Dieu nous abandonnât à notre funeste destin.</p>
<p>Mais son projet était autre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout autre.</p>
<p>Parce qu’il est et restera à jamais <strong>un Dieu de grâce avant tout</strong>, il choisit de nous y arracher, au contraire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pour inviter lui aussi les misérables que nous étions à sa table d’honneur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous traiter ainsi comme ce que nous étions devenus par la vertu d’une glorieuse réconciliation, savoir: <strong>ses fils et ses filles</strong> pour toujours.</p>
<p>Des “<strong>princes</strong>”, donc, et des “<strong>princesses</strong>”, voilà donc ce que nous sommes aujourd’hui; des princes et des princesses <strong>définitivement assurés d’un gîte et d’un couvert dans l’immense et somptueuse maison de Dieu</strong>.</p>
<p>Pouvait-on imaginer renversement plus absolu?</p>
<p>Ne nous reste plus maintenant qu’à <strong>entrer pleinement dans la joie de l’éternel banquet</strong> dont la grâce divine, et elle seule, nous a, un jour, ouvert tout grand les portes.</p>
<p>Et… à <strong>célébrer</strong> “bruyamment” notre hôte!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui qui s’est plu et se plaît encore à appeler jusqu’aux plus pitoyables d’entre nous pour qu’après qu’il nous aura donné à tous <em>“une belle parure au lieu de la cendre” </em>***, nous emplissions sa maison et, ensemble, goûtions enfin, sans retenue, aux délices de<strong> son royal festin</strong> ****.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”><em>Bosheth</em> en hébreu signifie « honte ».</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 8.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’expression<em> “chien mort” </em>(voir 1 Samuel 24.15 ; 2 Samuel 16.9) exprime l’idée de mépris, d’abaissement, d’avilissement de soi en présence d’un supérieur.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ésaïe 61.3.</span>     ****  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Luc 14.15-24.</span></p> -
Pas un pour racheter l’autre?
<p>Psaume 49.8: <em>“[…] ils ne peuvent se racheter l’un l’autre ni donner à Dieu le prix de leur rançon.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e12672cb200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Croix” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e12672cb200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e12672cb200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Croix” /></a></p>
<p>Pauvre Maman!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je l’entends encore soupirer, après qu’elle eut cherché en vain qui, de mon jeune frère ou moi, était à l’origine de notre chamaillerie et conclu tristement que nous devions être également coupables: “Décidément, <strong>pas un pour racheter l’autre!</strong>”</p>
<p>“Pas un pour racheter l’autre!”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le verdict ordinaire d’une mère lasse, à qui il arrivait aussi de désespérer de ses enfants.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, dans ces moments de langueur, de “prophétiser” sans le savoir!</p>
<p>Car s’il est une vérité dont Dieu cherche depuis toujours à nous convaincre, c’est bien celle-ci: “Il n’en est <strong>pas un parmi les hommes pour racheter l’autre</strong>!”</p>
<p><em>“Il n’y a <strong>pas de juste</strong>,</em> se lamente Paul *, <em><strong>pas même un seul</strong> […]; il n’y en a aucun qui fasse le bien, pas même un seul.”</em></p>
<p>Constat accablant dressé par un Dieu bouleversé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et verdict insoutenable pour nous tous qui en sommes les cibles malheureuses.</p>
<p><strong>Pas un seul pour nous racheter!</strong></p>
<p>…</p>
<p>Pas un seul?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Si, un</strong>…<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Jésus</strong>, bien sûr!</p>
<p>Jésus qui, à la différence de tous les hommes, était <strong>à même de payer le prix extrême de notre rachat</strong>: l’offrande libre d’<strong>une vie sans tache aucune</strong>.</p>
<p><strong>Fils d’homme</strong>, en même temps que de Dieu, il était notre semblable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>fils de Dieu</strong>, en même temps que d’homme, il était resté jusqu’au bout à l’écart du péché.</p>
<p>Il était donc, lui, en mesure de payer notre rançon et, ce faisant, de nous libérer une bonne fois de l’emprise du péché et de la mort.</p>
<p>Restait à savoir s’il souhaitait abandonner ainsi sa vie, lui le “juste” pour le salut d’“injustes” comme nous; s’il accepterait de subir les affres d’une mort qu’il ne méritait pas; s’il consentirait à se laisser frapper par une colère qui nous visait, nous, et n’aurait jamais dû ne fut-ce que l’effleurer; s’il ne refuserait pas au dernier moment l’état de déréliction dans lequel le précipiterait l’abandon de son Père…</p>
<p>Nous n’eûmes pas à attendre longtemps l’<strong>heureuse nouvelle</strong>.</p>
<p><strong>Par amour pour son Père</strong>, dont il voulait dévoiler devant l’univers tout entier la grâce resplendissante, <strong>et pour nous</strong>, qu’il voulait rendre définitivement libres et destiner à une gloire éternelle, <strong>Jésus, à la Croix, offrit sa vie pure</strong> en sacrifice d’expiation.</p>
<p>Ainsi rachetés, notre sort changea aussitôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous n’étions pas seulement <strong>sauvés</strong>; nous étions devenus le “<strong>trésor</strong>” d’un Dieu qui, s’adressant à nous, n’avait plus que des mots tendres.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme ceux-ci, glissés dans l’oreille de l’un de ses bien-aimés **: <em>“N’aie plus peur, car je t’ai racheté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je t’ai appelé par ton nom: tu m’appartiens!”</em><span class=”Apple-converted-space”>  <em>“</em></span><em>[…] tu as du prix à mes yeux, tu comptes beaucoup pour moi et je t’aime.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“[…] les montagnes peuvent s’écarter et les collines chanceler, mon amour ne s’écartera pas de toi […].”</em></p>
<p>Oui, Maman, tu avais raison: “Pas un pour racheter l’autre!”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et c’est pour cela que Jésus est paru au temps favorable: pour <strong>nous racheter</strong>. Parce qu’il le pouvait, lui, et qu’il le désirait ardemment.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir par exemple Romains 3.10-17 ; Psaume 14.1-3 ; 53.2.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Ésaïe 43.1b, 4a (BFC) ; 54.10a (BJ).</span></p> -
Amoureux fou
<p>Sophonie 3.17: <em>“Il fera de toi, sa plus grande joie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il gardera le silence dans son amour [pour toi], puis il se réjouira à grands cris à ton sujet.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11fe379200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Amoureux” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e11fe379200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11fe379200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Amoureux” /></a></p>
<p>Fermez un instant les yeux et essayez de vous “imaginer” <strong>à quoi pourrait ressembler Dieu</strong>…</p>
<p>Oui, je sais!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu est esprit et ne peut donc être dessiné.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’empêche qu’il nous est difficile de ne pas nous en faire, ponctuellement au moins, une vague représentation.</p>
<p>D’autant plus difficile qu’il lui arrive de nous en suggérer lui-même l’une ou l’autre pour nous éclairer sur un aspect donné de sa personne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce sont ses “selfies” à lui, qu’il aime à envoyer à ses intimes.</p>
<p>Je reprends donc: essayez de vous imaginer à quoi<span class=”Apple-converted-space”>  </span>il pourrait ressembler…</p>
<p>Et si je vous disais… à <strong>un jeune homme</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et à un jeune homme <strong>épris d’une folle passion</strong>!</p>
<p>Je vous vois froncer les sourcils.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est pourtant ainsi, sous ces traits-là, qu’il s’est donné à voir au prophète Sophonie.</p>
<p>En <strong>amoureux</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En <strong>amoureux fou</strong> de ses fidèles.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De nous tous, donc, qui, un jour, nous sommes confiés à lui pour notre salut et voulons aujourd’hui l’honorer par nos vies.</p>
<p>Oui, le Dieu que nous avons la chance d’entrevoir ici est un Dieu animé d’une telle passion pour nous qu’il pourrait bien commencer par <strong>garder le silence</strong> en notre présence —comme si les mots lui manquaient pour exprimer son bonheur— et ne <strong>pousser de grands cris</strong> —sinon “danser” *— qu’après s’être “ressaisi ”!</p>
<p>Qui l’eût cru? <span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu, oui, Dieu <strong>bondissant d’allégresse à cause de nous</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Hurlant sa joie devant nous, parce que nous sommes son butin, le butin arraché à l’ennemi des siècles au prix d’un sacrifice hors de prix: la vie même de son Fils.</p>
<p>Mais je demande alors: “Peut-on imaginer plus ‘heureux’, plus ‘vernis’, plus ‘chanceux’ que nous?”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous sommes aujourd’hui<strong> les objets d’un amour unique</strong>: celui, <strong>enflammé et sans borne</strong>, de Dieu lui-même!</p>
<p>Pour avoir, un jour, cédé à ses “avances” —entendez: fait demi-tour, et commencé de marcher à sa suite—, nous sommes, nous, ceux dont il ne peut plus se passer!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il aime d’<strong>un amour débordant</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il aime d’<strong>un amour éternel</strong>!</p>
<p>Et pareille révélation ne nous transporterait pas à notre tour? Et nous hésiterions encore à nous réjouir comme lui, à grands cris?</p>
<p>Pour moi, je dis: “À cause de son amour pour nous, mon cœur est en joie; j’exulterai donc <strong>devant lui</strong>, je ferai la fête <strong>avec lui</strong>.”</p>
<p>Et vous?</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”><em>Bible de Jérusalem</em>, <em>TOB</em>.</span></p>