<p>2 Samuel 9.11b: <em>“[…] Mephibosheth mangea donc à la table de David comme s’il était un des fils du roi.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278804eccb6200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Princes” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278804eccb6200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278804eccb6200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Princes” /></a></p>
<p>Quel veinard, ce <strong>Mephibosheth</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avoir son rond de serviette sur la table du roi!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Partager tous ses repas, banquets, festins comme s’il était de la famille!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oui, quel veinard!</p>
<p>D’autant plus que rien, mais alors rien ne le destinait à pareille promotion.</p>
<p>Avec ses deux jambes estropiées et son nom “honteux” *, il ne pouvait s’attendre qu’au <strong>mépris</strong> et à l’<strong>ostracisme</strong> de ses semblables.  Et voilà que le souverain en personne l’élevait d’un coup au rang de <strong>commensal</strong>, <em>“comme s’il était l’un des fils du roi”</em>.</p>
<p>On comprend la <strong>stupéfaction</strong> de celui qui, jusque-là, n’avait osé croire qu’il valait mieux qu’un<em> “chien mort”</em>**!  D’un mot, le roi venait d’effacer sa honte; d’un mot, surtout, il avait fait de lui <strong>un prince</strong>.</p>
<p>Cette histoire ne vous rappelle rien?</p>
<p>Si, bien sûr: <strong>notre propre histoire</strong>.</p>
<p>Pour avoir bafoué l’amour que Dieu nous portait, ignoré ses conseils et rejeté son autorité, nous nous étions couverts nous-mêmes d’une <strong>honte absolue</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre révolte insensée nous avait abaissés au rang infâme de “chiens morts”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et encore!</p>
<p>Il eût été normal alors que Dieu nous abandonnât à notre funeste destin.</p>
<p>Mais son projet était autre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout autre.</p>
<p>Parce qu’il est et restera à jamais <strong>un Dieu de grâce avant tout</strong>, il choisit de nous y arracher, au contraire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pour inviter lui aussi les misérables que nous étions à sa table d’honneur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous traiter ainsi comme ce que nous étions devenus par la vertu d’une glorieuse réconciliation, savoir: <strong>ses fils et ses filles</strong> pour toujours.</p>
<p>Des “<strong>princes</strong>”, donc, et des “<strong>princesses</strong>”, voilà donc ce que nous sommes aujourd’hui; des princes et des princesses <strong>définitivement assurés d’un gîte et d’un couvert dans l’immense et somptueuse maison de Dieu</strong>.</p>
<p>Pouvait-on imaginer renversement plus absolu?</p>
<p>Ne nous reste plus maintenant qu’à <strong>entrer pleinement dans la joie de l’éternel banquet</strong> dont la grâce divine, et elle seule, nous a, un jour, ouvert tout grand les portes.</p>
<p>Et… à <strong>célébrer</strong> “bruyamment” notre hôte!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui qui s’est plu et se plaît encore à appeler jusqu’aux plus pitoyables d’entre nous pour qu’après qu’il nous aura donné à tous <em>“une belle parure au lieu de la cendre” </em>***, nous emplissions sa maison et, ensemble, goûtions enfin, sans retenue, aux délices de<strong> son royal festin</strong> ****.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”><em>Bosheth</em> en hébreu signifie « honte ».</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 8.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’expression<em> “chien mort” </em>(voir 1 Samuel 24.15 ; 2 Samuel 16.9) exprime l’idée de mépris, d’abaissement, d’avilissement de soi en présence d’un supérieur.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ésaïe 61.3.</span>     ****  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Luc 14.15-24.</span></p>