<p>2 Rois 20.7b: <em>“Et Ézéchias guérit.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e130b42e200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Faire confiance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e130b42e200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e130b42e200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Faire confiance” /></a></p>
<p><strong>Ézéchias</strong> fait partie de cette poignée de rois de Juda dont on aurait pu garder un très beau souvenir.</p>
<p>Jugez plutôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Animé d’<strong>un zèle rare</strong>, il fait disparaître jusqu’au dernier sanctuaire païen et même réduire en miettes le serpent de bronze forgé par Moïse au motif qu’il est devenu pour beaucoup une idole.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Habité par ailleurs d’<strong>une foi à toute épreuve</strong>, il obtient de l’Éternel qu’il anéantisse d’un coup une armée assyrienne redoutable sur le point de ravager Jérusalem.</p>
<p>Las!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il tombe malade, pleure abondamment et supplie Dieu de le guérir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu entend sa prière</strong>, l’exauce et lui fait cadeau d’<strong>un supplément de vie de quinze ans</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Merci Seigneur!”</p>
<p>Sauf que… sauf que <strong>ces quinze années vont tout gâcher</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ézéchias se confiait en l’Éternel, il le snobe désormais.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il était humble, le voici devenu arrogant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est ainsi qu’il commet une faute dont son peuple subira bientôt les terribles conséquences.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qu’en a-t-il à faire?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui, Ézéchias, ne sera plus là!</p>
<p>Le moment est venu de nous interroger.</p>
<p><strong>Si Ézéchias était mort quinze ans plus tôt</strong>, il figurerait aujourd’hui au panthéon de l’histoire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il est mort quinze ans plus tard</strong>, et l’on ne peut plus évoquer son nom sans esquisser une moue dubitative.</p>
<p>Me revient alors un souvenir douloureux.</p>
<p>C’était une sœur âgée, bien connue pour sa foi exemplaire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Atteinte par une maladie mortelle, elle s’apprêtait à nous quitter.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son époux désespéré nous demanda de prier pour elle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que nous fîmes aussitôt, avec ferveur et longtemps.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jusqu’au jour où nous apprîmes l’heureuse nouvelle de sa guérison miraculeuse.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Gloire à Dieu!”</p>
<p>Sauf que… sauf que ce sursis gagné devint assez vite pour elle un véritable cauchemar.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Souffrant atrocement de douleurs nouvelles qu’aucun traitement ne parvenait à soulager, elle finit par se révolter contre celui qui l’avait guérie et qui, depuis, l’avait abandonnée.</p>
<p>Une poignée d’années plus tôt, elle s’endormait en paix.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle est partie en maudissant son sort.</p>
<p>Se pose alors la question: <strong>Pourquoi Dieu a-t-il exaucé</strong> Ézéchias ? Et <strong>Pourquoi a-t-il entendu</strong> notre propre prière ?</p>
<p>Prétendre connaître la réponse serait insupportable.</p>
<p>Il me paraît pourtant que nous pouvons, de ces deux expériences malheureuses, tirer au moins une leçon: ce n’est pas parce qu’une supplique est exaucée qu’elle était justifiée.</p>
<p><strong>Réfléchissons</strong> avant de déposer une demande devant Dieu!</p>
<p>Lui, et <strong>lui seul, sait ce qui est le meilleur</strong> pour nous comme pour chacun de ceux que nous souhaitons voir prospérer à tous égards.</p>
<p>Plutôt donc que de nous précipiter devant le trône de la grâce pour presser celui qui y siège de répondre favorablement à ce que nous croyons être une louable requête, adressons-nous tranquillement à notre Père, le temps de nous décharger sur lui de notre souci et de <strong>le remercier à l’avance de ne rien faire d’autre que ce qu’il sait, lui, être dans l’intérêt de chacun</strong>.</p>
<p>La foi, écrit Guy Appéré *, est “une vision.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une vision du ‘meilleur’ que Dieu désire et prépare pour nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plus encore, elle est une adhésion, une adhésion de tout l’être à cette vision.”</p>
<p><strong>Et si intercéder revenait à faire confiance</strong>?</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”><em>Pour un dialogue avec Dieu</em>, 94.</span></p>