<p>Actes 12.5b: <em>“[…] et l’Église adressait d’ardentes prières pour lui.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f934491200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”IMG_0877″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942f934491200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f934491200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”IMG_0877″ /></a></p>
<p>L’un des moments les plus exquis des vacances est celui où l’on peut enfin saisir le livre patientant sur la pile branlante de ses frères somnolents pour le déguster lentement.</p>
<p>Celui dont je viens d’achever le troisième chapitre est un roman *.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi pas?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un roman “férocement émouvant”, annonce sa couverture.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est encore un peu tôt pour confirmer cette alléchante distinction.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais une chose est certaine: je suis déjà comblé.</p>
<p>Une ligne, une seule a suffi à mon bonheur en détournant un instant mon attention du récit pour m’inviter à m’interroger sur <strong>ce que signifie vraiment</strong> “<strong>intercéder</strong>”.</p>
<p>Les apôtres nous exhortent à <strong>prier les uns pour les autres</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que nous faisons, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le matin, à midi, le soir, ou, pour les insomniaques, la nuit.</p>
<p>Mais savons-nous ce signifie vraiment “intercéder”?</p>
<p>J’ignore si l’auteur de mon roman est chrétienne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais les mots qu’elle met sur la bouche de ses “mères au cœur battant” me sont apparus comme d’une parfaite justesse.</p>
<p>“Si tu ne deviens pas, ne serait-ce qu’une seconde, ceux pour qui tu pries, ta prière n’est qu’une suite de mots.”</p>
<p>Intercéder pour les autres comme nous y sommes invités est <strong>un exercice exigeant</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il suppose qu’avant même de citer devant Dieu le nom d’une personne que nous avons à cœur, nous fassions nôtre sa situation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De sorte que, l<strong>e temps au moins d’une prière, nous ne sommes plus nous, mais lui, ou elle</strong>, avec ses joies et ses peines, ses soucis et ses espoirs, ses déceptions et ses besoins, ses rires et ses larmes.</p>
<p>Oui, intercéder, c’est d’abord “<strong>compatir</strong>” pour mieux porter la cause de l’autre devant “le trône de la grâce”.</p>
<p>Et c’est, après l’avoir demandé, <strong>espérer le meilleur pour lui, pour elle, comme s’il s’agissait de nous</strong> et de notre propre besoin d’être repris, pardonnés, consolés, rassurés, secourus, relevés, fortifiés, guidés…</p>
<p>L’intercession est donc bien un exercice exigeant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qui, en nous rapprochant de chacun, finira peut-être par <strong>conférer à notre amour pour les autres la dimension attendue de lui</strong> par celui qui, s’adressant à nous, a dit **: <em>“Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples.”</em></p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”> Brit Bennett, <em>The Mothers </em>(2016).</span> <span class=”Apple-converted-space”>    </span>** <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 13.34b-35a.</span></p>