<p>Matthieu 5.14a : <em>“Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes…”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a30d43c0fd200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Dieu pardonne” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a30d43c0fd200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a30d43c0fd200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Dieu pardonne” /></a></p>
<p>Il est des films qui ne valent que par leur titre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ainsi “Dieu pardonne… moi pas !”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plus affligeant que ce western spaghetti des années soixante, tu meurs !</p>
<p>Mais il y a le titre !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ce titre ne m’a jamais quitté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans doute parce qu’il braque la lumière sur l’<strong>une de nos infirmités les plus sérieuses </strong>: la difficulté que nous éprouvons à… pardonner.</p>
<p>Je ne saurais compter les fois où j’ai entendu ces mots : “Oui, je sais…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu pardonne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais il est Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Moi, sincèrement, je n’y arrive pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’essaie, je t’assure, mais il y a des blessures qui ne guérissent pas.”</p>
<p>Oui, <strong>Dieu pardonne</strong> ; <strong>mais nous, c’est autre chose</strong>.</p>
<p>Comme si les torts qui nous sont faits étaient autrement plus graves que ceux subis par Dieu !</p>
<p>“Et puis, après tout, si Dieu pardonne, c’est parce que la grâce fait partie de ses perfections : il “est” miséricorde, longanimité, clémence.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous, <strong>nous ne sommes pas Dieu</strong>.”</p>
<p>Sauf que…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sauf que Jésus nous a dit un jour* : <em>“Soyez […] parfaits comme votre Père céleste est parfait”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par quoi je comprends, entre autre : “<strong>Pardonnez comme il pardonne</strong>”.  <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><span class=”Apple-converted-space”> </span>Ainsi, nous avons tous le programme !</p>
<p><strong>Un programme ambitieux</strong>, <strong>mais incontournable</strong> si notre désir est d’être reconnus comme ses enfants et, à ce titre, de goûter la paix que procure son pardon.</p>
<p>Car sur ce point, il n’est pas de doute possible.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est parce que nous aurons appris à, et commencé de pardonner comme Dieu pardonne** que nous pourrons compter sur son pardon.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,</em> affirme Jésus***, <em>votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.”</em></p>
<p>Nous n’avons donc <strong>pas le choix</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous voulons que Dieu couvre nos fautes, toutes nos fautes ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Couvrons celles des autres, quelles qu’elles soient.</p>
<p>Il se peut qu’alors, notre nouvelle et surprenante aptitude à faire grâce comme lui-même fait grâce en réconcilie quelques-uns avec l’Évangile !</p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 8pt;”>“Ce qui me fait parfois emprunter les routes glissantes de l’incrédulité, a écrit quelqu’un****, c’est tout simplement, tout bêtement de constater que le B. A. BA du christianisme : la miséricorde, soit si peu vécu dans nos communautés.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je suis alors contraint de me demander : ‘<em>Mais ce pardon est-il vrai ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou n’est-ce qu’une farce qui dure depuis deux mille ans ?’<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne vivons-nous pas dans le mensonge puisque le fils ne pardonne pas au père, et que le père ne pratique pas la miséricorde à l’égard du fils ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De même pour la belle-mère et la belle-fille.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De même encore entre le paroissien et le pasteur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De même toujours entre l’ami déçu et l’ami blessé ; entre le mari et la femme, et entre la femme et le mari.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Où donc est la miséricorde ?”</span></p>
<p>Amis lecteurs, développons sans tarder notre capacité à faire grâce !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous pourrons alors prier : “pardonne-nous, Seigneur, comme nous avons appris à pardonner”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et peut-être aussi expliquer à l’un ou l’autre la raison de notre étrange appétit pour la miséricorde.</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Matthieu 5.48.    </span> **<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Colossiens 3.13.</span>     ***<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Matthieu 5.14-15.  Comparer Matthieu 5.12 ; Luc 11.4.<span style=”font-size: 10pt;”>     ****  </span>Alphonse Maillot, <em>Les Béatitudes</em>, 26. </span></p>