<p>Osée 11.8 : <em>“Pourtant, comment peut-on imaginer que je t’abandonne, Éfraïm, que je te trahisse, Israël ?”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b685259d3d200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Fidèle” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b685259d3d200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b685259d3d200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Fidèle” /></a></p>
<p>Israël s’est révolté contre Dieu; le fils ingrat s’est retourné contre son “vieux”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, sans un mot de remerciement, l’a quitté.</p>
<p>Derrière sa colère, parfaitement justifiée, on imagine <strong>la peine du père</strong> cruellement bafoué…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une peine d’autant plus vive qu’il sait l’enfant qu’il a chéri bien décidé à mener désormais, hors de la maison et dans le monde, une vie à l’opposé de celle qu’il avait rêvée pour lui.</p>
<p>Comment, dès lors, ne souffrirait-il pas, lui qui avait formé tant de beaux projets pour son garçon et qui le voit maintenant non seulement s’éloigner de lui, mais encore courir à sa perte en piétinant allègrement une à une les valeurs pourtant fondamentales qu’il avait cru, pendant des années, lui avoir inculquées ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu</strong>, donc, <strong>souffre. </strong>Terriblement<strong>.</strong></p>
<p>Nous parlions dans notre billet précédent de son juste courroux ; mais <strong>plus forte encore que son emportement est sa blessure</strong>.</p>
<p>Et l’on se dit alors que, mortifié comme il l’est, Dieu va rejeter une bonne fois ce fils qui lui fait honte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Couper les ponts, rompre définitivement avec lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’est-ce pas après tout ce que mérite cet enfant indigne ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce qu’il mérite et qu’il désire par-dessus le marché ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oui, l’on se dit qu’à sa place, c’est ainsi sans doute que l’on agirait : on ferait la part du feu, en quelque sorte, se résignant à abandonner celui qui est perdu avec l’espoir de sauver l’honneur du reste de la famille…</p>
<p>Et Dieu de nous couper alors, sèchement —verset 9 : <em>“[Mais…] je ne suis pas homme, je suis Dieu, moi.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit : “Cessez de me prêter vos sentiments !<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Vos pensées ne sont pas mes pensées</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne cherchez donc pas à deviner mes décisions : elles seront toujours —ou presque— celles que vous n’attendez pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Écoutez plutôt ce que j’ai à dire à mon fils à cette heure…”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Verset 8 : <em>“[…] comment peut-on imaginer que je t’abandonne, Éfraïm, que je te trahisse, Israël ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une telle décision me bouleverserait, le regret me brûlerait.”</em></p>
<p>Proprement stupéfiant !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour Dieu, <strong>l’idée d’abandonner son garçon est plus insupportable encore que celle d’être raillé, bafoué, outragé par lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il la rejette donc aussitôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dût-il porter son opprobre dix ans encore, ou quinze, ou vingt, ou trente, il ne rompra pas avec son enfant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et l’engagement qu’il prend ici à son égard est formel : “<strong>Je ne te délaisserai jamais</strong>”.</p>
<p>Formidable exemple de fidélité !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par respect de la liberté de son fils, il ne s’est pas opposé hier à son départ : après qu’il l’eut dûment averti, il l’a laissé aller.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par souci de voir la justice l’emporter, il refuse aujourd’hui d’intervenir pour soustraire son garçon aux sanctions qu’il mérite.</p>
<p>Mais <strong>son regard ne s’est pas détourné un instant de celui qu’il avait choisi d’aimer d’un amour éternel</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ses yeux, croyez-moi, ne sont pas près de le quitter, guettant toujours ce signe tant attendu leur indiquant que le fils “prodigue” a commencé de se reprendre et n’exclut plus de rentrer bientôt à la maison.</p>
<p>Oh ! puisse cette fidélité absolue de Dieu, si clairement mise en évidence dans notre prophétie, à la fois nous rassurer et nous inspirer. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Nous <strong>rassurer</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quels que soient nos errements, Dieu, pour peu qu’il reconnaisse en nous ses enfants, ne nous abandonnera pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Rien</strong>, donc, <strong>ne nous séparera jamais de son amour</strong>…</p>
<p>Et nous <strong>inspirer</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pères —et plus largement—, parents, ayons à cœur de manifester à l’égard de nos enfants difficiles <strong>une fidélité qui, parce qu’elle est à toute épreuve, rappellera celle de Dieu</strong>…</p>