“Souvent femme varie…”

<p>Psaume 1.1-3 : <em>“Heureux l’homme […]/ qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel,/ Et qui la médite jour et nuit !/ Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau,/ Qui donne son fruit en sa saison,/ Et dont le feuillage ne se flétrit point ;/ Tout ce qu’il fait lui réussit.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b25e1e43200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Constance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c1b25e1e43200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b25e1e43200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Constance” /></a></p>
<p>Vous connaissez le proverbe : <em>“<strong>Souvent femme varie, bien fol qui s’y fie</strong>”</em>.</p>
<p>On dit que c’est un François I<sup>er</sup> trompé par l’une de ses maîtresses qui aurait, avec le chaton de sa bague, gravé cette maxime sur la vitre d’un carreau du château de Chambord.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un comble pour un souverain aussi volage que lui !*</p>
<p>Et la phrase, depuis, a fait le bonheur des misogynes.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme Victor Hugo, par exemple, qui, dans <em>Le Roi s’amuse</em>**, la reprend en l’enrichissant de ces deux vers : <em>“Une femme souvent/ n’est qu’une plume au vent !”</em></p>
<p><strong>Pas très flatteur</strong> pour les filles d’Ève tout cela&#0160;!</p>
<p>Et surtout, <strong>profondément injuste</strong>.</p>
<p>Car l’inconstance, reconnaissons-le, n’est pas l’apanage des dames.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Si elles peuvent se montrer capricieuses, fantasques, infidèles, que dire des hommes&#0160;?</p>
<p>Fluctuants, voilà ce que nous sommes le plus souvent.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>De vraies girouettes</strong>&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un jour souriants, l’autre maussades&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Aujourd’hui enthousiastes, demain tièdes&#0160;!</p>
<p><strong>Nous n’en finissons pas de changer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme le temps.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Au point qu’il n’est pas toujours aisé pour ceux qui nous entourent de savoir à quoi s’en tenir avec nous.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous sommes <strong>tous tellement imprévisibles</strong>.</p>
<p>Or, Dieu nous appelle à tout autre chose.</p>
<p>Ce qu’il attend de nous est que nous manifestions sur cette terre déjà <strong>quelque chose de sa propre constance</strong>.</p>
<p>Car le glorifier dans nos vies, c’est aussi cela : veiller autant que possible à conserver <strong>un caractère à l’image du sien</strong>, <strong>égal</strong>, <strong>stable</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Être aujourd’hui ce que l’on était hier déjà et ce que l’on sera demain encore. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
<p>Question : comment parvenir à cette maturité&#0160;?</p>
<p>Il n’est qu’une voie, subtilement indiquée dans notre texte par le psalmiste&#0160;: <strong>retrouver du plaisir dans la Parole de Dieu</strong>, nous délecter de ses richesses, sans cesser de prier qu’elle nous imprègne et ce faisant, nous “reconfigure” peu à peu à l’image de son auteur.</p>
<p>Et après que les qualités mêmes du Seigneur auront commencé d’apparaître en nous, nous constaterons peut-être, surpris et heureux, que tout ce que nous faisons, désormais, nous réussit.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Mais dans <em>L’Énéïde</em> de Virgile, déjà, Mercure était apparu en songe à Énée pour lui conseiller d’abandonner Didon au motif que <em>“Varium et mutabile semper femina”</em>, “la femme est toujours chose variable et changeante” (IV, 569).</span> &#0160; &#0160; ** <span style=”font-size: 8pt;”>IV, 2 (1832).</span></p>