<p>Ecclésiaste 5.6b : <em>“[…] crains Dieu !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b256b0e8200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Crainte” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c1b256b0e8200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b256b0e8200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Crainte” /></a></p>
<p>Pour l’Ecclésiaste, il n’est qu’une seule vraie question : <strong>comment réussir sa vie</strong> au cœur d’un monde où tout, finalement, n’est que “vapeur”, “vanité”, “poursuite de vent” ?</p>
<p>Et sa réponse, fruit d’une longue réflexion divinement inspirée, tient en trois consignes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous connaissons les deux premières*, “Rechercher en toute circonstance l’attitude juste” et “Prendre le temps de goûter le bonheur qui passe” ; nous reste à découvrir et méditer la troisième, que je propose de résumer ainsi : “<strong>Craindre le Dieu qui juge</strong>”.</p>
<p>Quelques textes témoins.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le nôtre d’abord : “<em>[…] crains Dieu !”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Et puis, celui-ci**: <em>“[…] le pécheur peut faire 100 fois le mal et continuer à vivre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais je sais […] que le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu parce qu’ils éprouvent de la crainte devant lui […].”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cette conclusion enfin***: <em>“Crains Dieu et respecte ses commandements, car c’est ce que doit faire tout homme.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En effet, Dieu amènera toute œuvre en jugement, et ce jugement portera sur tout ce qui est caché, que ce soit bon ou mauvais.”</em></p>
<p>D’où l’avertissement bien connu, adressé par le sage au jeune homme en particulier °: <em>“[…] réjouis-toi dans ton adolescence, livre ton cœur à la joie durant ta jeunesse, marche en suivant les voies de ton cœur et les regards de tes yeux !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cependant, <strong>sache que pour tout cela Dieu t’appellera en jugement</strong>.”</em></p>
<p>Sa dernière consigne, donc, pour que nous nous assurions non seulement un présent, mais encore, et peut-être surtout, un avenir heureux : “Craignez Dieu !”</p>
<p>Mais qu’est-ce au juste que “<strong>craindre Dieu</strong>” ?</p>
<p>C’est d’abord, <strong>reconnaître et saluer sa grandeur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Dieu est au ciel, et toi sur la terre” </em>°°, nous rappelle l’Ecclésiaste.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sa manière de dire que Dieu nous dépasse infiniment ; que sa pensée est, à bien des égards, insondable et son action incompréhensible.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où son appel à la réserve : en substance, “que vos paroles devant lui, et sur lui soient peu nombreuses”.</p>
<p>Et c’est ensuite, <strong>nous soumettre sans réserve à sa volonté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Humblement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et… joyeusement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que nous en savons déjà suffisamment à son sujet pour <strong>lui accorder une confiance aveugle</strong> : amour comme il est, il est tout simplement impensable qu’il puisse désirer jamais pour nous autre chose que le meilleur.</p>
<p>“<strong>Craignez Dieu !</strong>” est donc la dernière consigne du prédicateur inspiré.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La plus grave, peut-être aussi, parce qu’il la sait éminemment salutaire.</p>
<p>D’abord, parce que c’est à ceux qui le craignent, et à eux seuls, que Dieu donne ces moments de joie saine, si précieux, qui aident à surmonter les difficultés de la vie quand ils ne nous font pas oublier tout simplement notre triste condition.</p>
<p>Et ensuite, parce que le jour vient où, tous, nous devrons comparaître devant Dieu, qui, nous dit l’Ecclésiaste, nous jugera en toute justice selon la manière dont nous aurons vécu ici-bas : dans sa crainte… ou non.</p>
<p>Ainsi donc, <em>“mon enfant, si ton cœur s’attache à la sagesse […] respecte constamment </em>—crains—<em> le Seigneur.Alors tu auras un avenir, [et] ton espérance ne sera pas déçue.” </em>°°°</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir les deux billets précédents.</span>     **<span style=”font-size: 8pt;”> 8.12.    </span> *** 12.13-14.     ° <span style=”font-size: 8pt;”>11.9.    </span> °° <span style=”font-size: 8pt;”>5.1.    </span> °°° <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Proverbes 23.15-18 (traduction NFC).</span></p>
<p> </p>