<p>Ecclésiaste 11.7 : <em>“La lumière est douce et il est agréable, pour les yeux, de voir le soleil.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751a6ef53200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Goûter la vie” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b751a6ef53200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751a6ef53200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Goûter la vie” /></a></p>
<p>Comment bien vivre dans un monde où <em>“tout n’est que fumée” </em> —“vapeur”, “inconsistance”, “vanité”, “poursuite de vent” ?*<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est la question à laquelle l’Ecclésiaste cherche à répondre dans le discours étonnant qu’il nous a légué.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une leçon vieille aujourd’hui de trois mille ans et qui n’a pas pris une ride !</p>
<p>Sa recette tient en trois règles.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La première consistait à “Rechercher en toute circonstance l’attitude juste”**.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La deuxième, maintenant, à “<strong>Prendre le temps de goûter le bonheur qui passe</strong>”.</p>
<p><em>“J’ai donc fait l’éloge de la joie”</em>, écrit notre prédicateur bien-aimé***.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, de fait, son sermon est comme jalonné d’invitations à <strong>saisir pour le savourer chacun des instants de félicité que Dieu nous offre</strong> ici et maintenant.</p>
<p>Des exemples ?**** </p>
<p><em>“Va manger ton pain dans la joie et boire ton vin dans la gaieté, puisque Dieu prend déjà plaisir à ce que tu fais !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’à tout moment tes habits soient blancs et que l’huile ne manque pas sur ta tête !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, pendant toute la durée de ta vie sans consistance que Dieu t’a donnée sous le soleil […].”</em></p>
<p><em>“On prépare des repas pour s’amuser, le vin rend la vie joyeuse et l’argent est la réponse à tout.”</em></p>
<p><em>“La lumière est douce et il est agréable, pour les yeux de voir le soleil.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si donc un homme vit longtemps, qu’il se réjouisse pendant toutes ces années […].<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jeune homme, réjouis-toi dans ton adolescence, marche en suivant les voies de ton cœur et les regards de tes yeux […].<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Chasse le chagrin de ton cœur et éloigne le malheur de ton corps […].”</em></p>
<p>Leçon étonnante, que d’aucuns pourraient suspecter de prôner une forme de saint hédonisme.</p>
<p>Sauf que telle n’est pas l’intention de l’Ecclésiaste.</p>
<p>Le “Mangeons et buvons, car demain nous mourrons” des sans-Dieu n’est pas sa doctrine.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son credo est autre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout autre.</p>
<p>Nous pourrions le résumer ainsi : “Tout sur la terre n’est pas ‘futilité’ absolue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si l’on y regarde d’un peu près, Dieu n’arrête pas de nous offrir, ici-bas déjà, des raisons vraies d’avoir l’âme en fête.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certes, les joies qu’il nous donne ainsi de connaître sont, pour la plupart, éphémères.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour autant, <strong>nous aurions tort de négliger ces belles parcelles de bonheur immédiat</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elles sont autant de grâces que Dieu nous accorde pour que nous en jouissions pleinement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autant de diversions également, destinées à nous arracher, ne serait-ce qu’un moment, à la pensée de notre misère.”</p>
<p>Suivre le conseil de l’Ecclésiaste reviendra donc, pour nous, à <strong>guetter toujours ces occasions de nous réjouir dont Dieu a voulu que nos vies soient riches</strong>, et, le moment venu, à <strong>mordre avidement dans le bonheur qu’il nous offre</strong>, en veillant à ce que ni le souvenir d’un passé douloureux ni la perspective d’un avenir incertain ne vienne alors entamer et gâcher finalement notre plaisir.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ecclésiaste 1.2b.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir le billet précédent.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>8.15.     </span>**** <span style=”font-size: 8pt;”>Citations de 3.12-13, 9.7-9, 10.19 et 11.7-10.    </span> ***** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ésaïe 22.13.</span></p>