<p>Ésaïe 6.7 : <em>“Ceci a touché tes lèvres,/ </em><em>ton indignité est supprimée,/ </em><em>ton péché est effacé.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b256f369200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Ésaïe” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c1b256f369200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c1b256f369200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Ésaïe” /></a></p>
<p>On imagine aisément le <strong>soulagement</strong>, la <strong>gratitude</strong> et le <strong>bonheur</strong> du prophète.</p>
<p>La vision de la sainteté divine qui vient de lui être accordée l’a proprement terrifié.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pécheur comme il est, <strong>comment pourrait-il subsister devant un Dieu aussi pur </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment un Dieu qui n’est que lumière, et qui ne saurait seulement souffrir la vue du mal, pourrait-il le laisser en vie, lui, l’impur ?</p>
<p>Ésaïe est <strong>désespéré</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il a raison.</p>
<p>C’est alors que s’approche l’ange flamboyant, tenant avec des pincettes une braise prise sur l’autel.  Et qu’avec ce tison rougeoyant encore, il effleure les lèvres du prophète.</p>
<p>S’adressant aussitôt à l’homme <strong>écrasé</strong> par sa propre indignité, il lui explique la symbolique de son geste :</p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>“Ceci a touché tes lèvres,/ </em><em>ton indignité est supprimée,/ </em><em>ton péché est effacé.”</em></p>
<p>Autrement dit, “<strong>Tu n’as rien à craindre</strong> : c’est Dieu lui-même qui a ôté tout ce qui, en toi, justifiait sa colère.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, donc, te condamnait.”</p>
<p>Oui, on imagine aisément le soulagement, la gratitude et le bonheur d’Ésaïe.</p>
<p>Mais plutôt que de nous réjouir simplement pour lui, <strong>réjouissons-nous avec lui</strong>.</p>
<p>Car <strong>la bonne nouvelle</strong> portée au prophète par l’ange du Seigneur <strong>est aussi pour nous</strong>.</p>
<p><strong>Nous non plus ne méritions pas de subsister devant Dieu</strong>.  Au moins autant que notre état de pécheurs, nos fautes s’accumulant au fil des jours nous promettaient au pire des destins : <strong>le rejet de Dieu</strong>, total et définitif.</p>
<p>Et puis…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis, <strong>la grâce s’est approchée de nous en Jésus-Christ</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et à tous ceux d’entre nous qui pleuraient sur leur indignité, elle a dit, simplement :</p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>“ton indignité est supprimée,/ </em><em>ton péché est effacé.”</em></p>
<p><em>“<strong>Effacé</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Littéralement “<strong>recouvert</strong>”.</p>
<p>“Recouvert par quoi ?”<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Par</strong> “<strong>le sang de l’Agneau de Dieu</strong>”, bien sûr, qui a <strong>si bien</strong> “<strong>recouvert</strong>” notre péché <strong>que</strong> “<strong>Dieu ne pouvait plus même l’apercevoir</strong>” !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il pouvait donc réaliser enfin <strong>son</strong> “<strong>rêve</strong>” : <strong>nous accueillir</strong> les bras grand ouverts, <strong>nous étreindre</strong> et <strong>déverser sur nous ses grâces les plus précieuses</strong>.</p>
<p>Merveilleuse nouvelle, qui avait changé d’un coup notre sort !</p>
<p>Nous avions été longtemps comme morts, déjà ; et voilà que <strong>nous venions de recevoir la vie</strong>, la vraie, celle qui ne meurt plus !</p>
<p>Puissions-nous trouver les mots, aujourd’hui, pour dire et redire à Dieu, nous aussi, <strong>notre profond soulagement</strong>, <strong>notre gratitude sans borne</strong> et <strong>notre immense bonheur </strong>!</p>