<p>Proverbes 11.4: <em>"Le jour de la colère, la richesse ne sert à rien : c’est la justice qui délivre de la mort."</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a8a304200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Justice” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a8a304200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a8a304200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Justice” /></a></p>
<p>Je le confesse: <strong>j’aime aller au café</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour me désaltérer, bien sûr, mais, surtout, regarder et écouter.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Observer à la dérobée ceux qui n’ont rien à dire, prêter une oreille distraite à ceux qui, s’ils en avaient le pouvoir, referaient le monde.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Compatir respectueusement au chagrin des solitaires, me laisser discrètement emporter par la faconde des beaux parleurs.</p>
<p>Et me désoler.</p>
<p>Me désoler d’en voir autant, de ces voisins devenus chers à mon cœur, cocher et gratter, persuadés qu’ils sont de ramasser un jour le pactole dont ils rêvent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si un ticket gagnant pouvait mettre un terme à leur mal-être!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Comme si un enrichissement soudain était la clé du bonheur</strong>!</p>
<p>“Comment, Seigneur, comment leur faire entendre l’appel du sage parmi les sages?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Comment les convaincre qu’un jour sombre approche et qu’en ce jour-là, ils risquent fort de regretter amèrement d’avoir cherché à devenir riches plutôt que justes?</strong>”<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><strong>Le jour de la colère</strong> qu’évoque notre citation et le sort auquel il condamnera certains ne constitue pas la plus lumineuse des perspectives, c’est le moins qu’on puisse dire!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais on ne saurait en ignorer sans risque l’avènement certain.</p>
<p>Que cela nous plaise ou non, le jugement fait partie lui aussi de ces événements majeurs que nous attendons pour bientôt depuis qu’ils nous ont été clairement annoncés.</p>
<p>Les prophètes d’abord, puis Jésus lui-même et ses apôtres ne nous ont jamais laissés dans le flou à ce sujet: <strong>le jour vient où, après que les morts auront été ressuscités, tous les humains seront jugés selon la manière dont ils auront vécu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nombreux, hélas, seront ceux qui se verront alors condamnés au châtiment éternel.</p>
<p>Nombreux aussi, heureusement, seront ceux à qui Dieu donnera ce jour-là d’entrer dans la vraie vie.</p>
<p>Qui seront ces privilégiés?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre maxime nous met sur la voie: tous <strong>ceux qui auront veillé à rechercher et pratiquer ici-bas déjà la justice</strong>.</p>
<p>C’est-à-dire?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Très simplement, <strong>ceux qui se seront appliqués jusqu’au terme de leur pèlerinage terrestre à vivre conformément aux instructions données par Dieu dans sa Parole</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ceux, par conséquent, mais ceux-là seulement, qui auront cherché et trouvé leur salut en Jésus seul et qui, en témoignage de leur reconnaissance, se seront plu à faire abonder dans leur vie ces beaux fruits de l’Esprit que sont l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi… et j’en passe.</p>
<p>D’où nous concluons qu’à la recherche d’une vie confortable, tous devraient préférer, et de loin, celle d’une vie juste.<span class=”Apple-converted-space”>  Car <strong>s</strong></span><strong>euls les justes seront préservés de la mort au jour du jugement</strong>.</p>
<p>Mais il y a mieux encore: <strong>eux seront introduits dans la présence même de Dieu pour y connaître un bonheur sans lacune ni fin</strong>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><strong>Encourageons-nous donc les uns les autres</strong> à calquer notre comportement de tous les jours sur celui du Juste par excellence: Jésus-Christ.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Alors, nous saurons que nous n’avons plus rien à craindre: il n’y a, en effet, aucune condamnation pour ceux qui sont en lui et vivent comme lui.</p>
<p><strong>Et prions</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prions Dieu de nous offrir aussi souvent qu’il le jugera bon des occasions d’inviter ceux que nous rencontrons, au café ou ailleurs, à rechercher, eux aussi, davantage que la richesse : cette justice divine qui les délivrera de la mort.</p>
<p>Et les mots justes pour le faire.</p>
Catégorie : Dimanche
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La justice plutôt que la richesse
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Connaître la volonté de Dieu
<p>Colossiens 1.9b: <em>“[…] nous ne cessons de prier Dieu pour vous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous demandons que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelles.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a7886d200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Étude” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a7886d200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a7886d200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Étude” /></a></p>
<p><strong>Savoir ce que Dieu attend de nous</strong>, ce serait quand même bien!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais comment parvenir à la connaissance de sa volonté?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Y a-t-il un secret</strong>?</p>
<p>Réponse de Paul: “<strong>Oui</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et je vous la fais simple: <strong>en étant remplis de toute <em>sagesse et pénétration spirituelles</em></strong>".</p>
<p>D’où sa prière en faveur de ses amis asiates: que le Seigneur leur accorde ces deux vertus essentielles et très voisines, qui les rendront capables de percer peu à peu le mystère de son vouloir.</p>
<p><strong>Nous aimons les raccourcis, Dieu pas</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous voudrions des signes —indiscutables— pour baliser notre route; Dieu, lui, pense que "<strong>nous avons passé l’âge</strong>"! <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>La nuée dans le ciel qui, jour et nuit, renseignait exactement le peuple d’Israël sur le dessein divin, c’était bon pour la communauté immature.</p>
<p><strong>Son enfant</strong>, depuis, <strong>a grandi</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Et Dieu le considère désormais comme un adulte</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est-à-dire, comme une personne qu’il n’est plus nécessaire —ni même souhaitable d’ailleurs— de prendre toujours par la main, mais à qui il peut maintenant accorder une certaine liberté; avec cette assurance qu’elle est suffisamment mûre pour distinguer entre toutes les voies qui sont devant elle celle qui ressemble le plus à sa voie à lui.</p>
<p>Cela dit, ce peuple "adulte" auquel nous sommes nombreux à appartenir déjà ne peut-il pas <strong>se tromper</strong> encore ici ou là?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est évident.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quels sont les adultes qui ne se trompent jamais?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’ils lèvent la main! <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Nous dirons même que <strong>le risque est d’autant plus grand que sa maturité</strong> —<strong>et, donc, sa liberté</strong>— <strong>est plus grande</strong>.</p>
<p><strong>D’où ce besoin pour lui</strong>, d’où ce besoin pour nous qui faisons partie de cette communauté parvenue à l’état d’adulte, <strong>d’être constamment remplis de toute sagesse et intelligence spirituelle</strong>.</p>
<p>C’est-à-dire, en réalité, de cette faculté de <strong>comprendre à la fois la réalité que nous vivons, l’obéissance demandée et la manière de vivre cette obéissance</strong>.</p>
<p><strong>Une faculté vitale</strong>, donc, <strong>que Dieu seul peut accorder</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il accorde, nous dit Jacques*, <em>"simplement et sans faire de reproche"</em>  à quiconque la lui demande avec foi et détermination.</p>
<p>Mais pas seulement: à quiconque trouve son plaisir dans <strong>l’étude et la méditation de sa Parole</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il n’y a pas mieux qu’elles pour nous introduire dans son intimité au point qu’<strong>il nous deviendra de plus en plus aisé de</strong> "<strong>sentir</strong>" <strong>ce qui, dans nos choix et notre conduite, peut être pour lui une source de joie </strong>—<strong>ou de peine</strong>.</p>
<p>Veuille donc le Seigneur nous accorder bientôt, si nous ne possédons pas déjà, ce don si précieux!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Afin que, tous ensemble, nous parvenions enfin à une pleine connaissance de sa volonté pour nous.</p>
<p><em>"[…] soyez transfigurés par le renouvellement de </em>[votre]<em> intelligence"</em>, écrit Paul aux Romains**.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour quoi? <em>"afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait"</em>.</p>
<p>Puissions-nous ne pas rester sourds à cette puissante injonction!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Notre culte perdrait alors toute valeur</strong>…</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Lire Jacques 1.5-8.          </span>** <span style=”font-size: 8pt;”>Lire Romains 12.1-2.</span></p> -
Soyez forts !
<p>Colossiens 1.11*: <em>“Nous demandons à Dieu que vous soyez pleinement fortifiés par sa puissance<span class=”Apple-converted-space”> </span>glorieuse, afin que vous puissiez vous montrer persévérants et patients.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a7497c200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Costaud” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a7497c200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a7497c200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Costaud” /></a></p>
<p>Le vœu de l’apôtre pour nous, croyants?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mon vœu pour vous et moi en ce tout début d’année?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Que dans les temps particulièrement troublés que nous connaissons, nous soyons forts</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Très forts.</p>
<p><span class=”Apple-converted-space”> </span>Par quoi j’entends avec Paul: assez forts pour nous signaler aux yeux de ceux qui nous entourent par <strong>notre persévérance</strong> et <strong>notre patience</strong> exemplaires.</p>
<p>Car telles sont bien <strong>les deux premières manifestations de la force que Dieu communique</strong> à tous ceux de ses enfants qui la lui réclament: “persévérance” et “patience”.</p>
<p> </p>
<p>La <strong>persévérance</strong></p>
<p>Le mot grec qui apparaît ici signifie d’abord “l’action de rester là”**, puis le pouvoir ou la force de résistance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dans le NT, il signifie la fidélité, l’obéissance qui persévère, l’endurance, la ténacité, la résistance contre les forces du mal.</p>
<p>La première expression de la force chrétienne s’appelle donc “<strong>endurance</strong>”, tout simplement.</p>
<p>De là nous concluons que notre ambition, en tant que croyants, doit être que nous soyons suffisamment fortifiés par la vigueur de la gloire divine pour qu’aucune des épreuves ou tentations que nous rencontrerons certainement dans les mois à venir ne nous ébranle et ne nous fasse reculer, nous éloignant ainsi du Seigneur.</p>
<p>Question: <strong>avons-nous tous reçu cette force qui fait que, quoi qu’il arrive, nous resterons solidement attachés à Dieu</strong> et continuerons de nous réjouir en lui?</p>
<p> </p>
<p>La <strong>patience</strong></p>
<p>Il est intéressant de noter que le verbe dont est issu le mot que nous traduisons ici par “patience” signifie à l’origine “avoir le souffle long”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La patience est cette capacité que tout chrétien devrait posséder d’écouter sans s’énerver, de souffrir sans se révolter, de subir sans chercher à se venger.</p>
<p>Telle est donc la seconde expression de la force chrétienne: la “patience”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous disons bien: la “force” chrétienne; car il faut toujours beaucoup de force pour être patient.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Beaucoup plus que pour s’irriter, s’emporter et rendre aux autres la monnaie de leur pièce!</p>
<p>Question: avons-nous reçu de Dieu cette puissance?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sommes-nous forts déjà?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Assez en tout cas pour ne pas toujours “perdre patience” comme on dit, mais nous montrer, au contraire, à l’égard des autres, <strong>lents à la colère et riches en miséricorde</strong>, et face aux contrariétés, <strong>résistants</strong> parce que portés quoi qu’il arrive par espérance en Dieu?</p>
<p> </p>
<p>Unissant notre voix à celle de l’apôtre, demandons donc à Dieu, alors que l’année nouvelle est encore jeune, de <strong>nous fortifier tous pleinement par sa puissance glorieuse, de sorte que nous sachions nous montrer toujours plus persévérants et patients</strong>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction BFC modifiée.          </span>** <span style=”font-size: 8pt;”>Dictionnaire Bailly – bien connu des hellénistes!</span></p> -
L’enfant roi
<p>Matthieu 2.11 : <em>“Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a28a84200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Épiphanie” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a28a84200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a28a84200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Épiphanie” /></a></p>
<p>La tradition veut qu’ils soient au nombre de trois, portent le titre de “rois mages” et répondent aux noms de Balthazar, Gaspard et Melchior.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La réalité est sans doute tout autre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qu’importe ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’essentiel, à l’évidence, est ailleurs. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Mais ne brûlons pas les étapes : commençons par présenter nos illustres pèlerins.</p>
<p>Des “<strong>mages</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le titre désigne ces prêtres, sages, magiciens et autres astrologues dont la caste possède, dans tout l’Orient, un pouvoir religieux et politique non négligeable.</p>
<p>Vient maintenant la question : <strong>pourquoi</strong> ces “huiles” vénérées ont-elles décidé un jour de s’arracher soudain à leur zone de confort pour gagner, au terme d’une marche éprouvante, la Judée lointaine ?</p>
<p>L’évangéliste nous livre la réponse : <strong>l’apparition d’une étoile</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Or, selon une croyance orientale, un tel phénomène astral signalait la naissance d’un grand personnage : une sorte de “<strong>star system</strong>” avant la lettre, si vous voulez !</p>
<p>Restait bien sûr, pour nos fins connaisseurs du ciel, non seulement à identifier l’éminent personnage, mais encore à le localiser.</p>
<p>L’on pense généralement qu’au contact avec la diaspora juive présente dans leur région, ces mages férus d’écrits sacrés s’étaient suffisamment familiarisés avec les écrits hébraïques en général et <strong>les oracles de Balaam </strong>en particulier*  pour lire dans l’étoile fraîchement découverte <strong>le signe d’une apparition espérée depuis la nuit des temps </strong>:<strong> celle du Messie</strong> <strong>promis</strong> aux Juifs, dont le règne était appelé à s’étendre sur tous les peuples.</p>
<p>Le but de leur pèlerinage était donc tout indiqué : <strong>Jérusalem</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sauf que le Messie n’était pas à Jérusalem, mais à <strong>Bethléhem </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les prophètes l’avaient annoncé, mais cette prophétie-là avait échappé à nos savants limiers…</p>
<p>Bref !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les voici dans la maison où logent Joseph et les siens.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’aperçoivent-ils immédiatement ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Un joli bambin</strong>, certes, mais comme le sont généralement tous ceux de son âge.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Un petit bout de chou plutôt sage</strong>, c’est clair, mais qu’il faut encore langer le soir.</p>
<p>Tournons les yeux vers nos érudits stupéfaits : que vont-ils faire maintenant qu’ils ont sous les yeux “le roi des Juifs” ?</p>
<p>D’abord, <strong>reconnaître</strong> dans ce petit sans aura visible rien de moins que<strong> leur souverain</strong>, à eux aussi.</p>
<p>Ensuite, <strong>s’incliner devant lui</strong>, offrant à l’enfant ce qui restera dans l’histoire comme <strong>le tout premier hommage des nations</strong>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Enfin, <strong>offrir à leur jeune maître or, encens et myrrhe</strong> ; leur manière de lui signifier leur immense estime.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Admirables, ces notables venus de l’Est le sont à coup sûr !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils ne savent peut-être pas que celui qu’ils contemplent avec tant de déférence est plus qu’un immense souverain : il est <strong>Dieu lui-même fait chair</strong>, <strong>appelé à exercer bientôt un règne aux dimensions cosmiques</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourtant, ils n’hésitent pas, mais par une triple offrande de prix, signifient aussitôt leur allégeance.</p>
<p>Voici ma proposition : qu’à leur suite, nous qui avons vu grandir et œuvrer en notre faveur l’enfant de Bethléhem, <strong>nous nous inclinions à nouveau devant lui et lui offrions plus encore que de précieux trésors, nos vies </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car c’est là, nous dit Dieu, <strong>le culte véritable qu’il attend de nous</strong>**.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Lire Nombres 24, 7 et 17.          </span>** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 12.1.</span></p> -
Le conflit des siècles
<p>Apocalypse 12.4b : <em>“Le dragon se plaça devant la femme qui allait accoucher, afin de dévorer son enfant dès qu’il serait né.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a1cd5e200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Nativité” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a1cd5e200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a1cd5e200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Nativité” /></a></p>
<p>Comment, en contemplant une nativité, imaginer un instant que <strong>l’heureux événement marque en réalité le début du plus grand conflit de tous les temps </strong>?</p>
<p>Pourtant, ce qui se trame derrière cette scène charmante est un complot aux dimensions cosmiques.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est comme si cette naissance anodine en apparence était un signal de bataille.</p>
<p>Essayons de comprendre.</p>
<p>Tous ne le savent pas encore, mais le nouveau-né qui vient de pousser son premier cri n’est pas n’importe qui : c’est <strong>le Messie </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Celui, attendu depuis des siècles, qui, tel un soleil, s’élèvera bientôt pour <strong>éclairer ceux qui sont perdus dans l’ombre de la mort</strong> et diriger leurs pas sur le chemin de la paix*.</p>
<p>Dès lors, faut-il s’étonner que celui qui jusque-là tenait les hommes captifs réagisse violemment ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment pouvait-il demeurer passif, lui, le prince des ténèbres, alias <em>“dragon rouge feu”</em>, devant celui paru pour le combattre, piller son empire et le mettre à jamais hors d’état de nuire ?</p>
<p>C’est pourquoi, <strong>sitôt l’enfant né</strong>, <strong>le serpent venimeux ouvre les hostilités</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’est que de lire la suite du chapitre pour prendre la mesure de l’affrontement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un choc d’une violence extrême, unique dans l’histoire du monde et des hommes.</p>
<p>De fait, le duel, auquel viennent aussitôt se mêler d’autres forces vouées au service de l’un ou de l’autre**, durera plus de trente années.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Trente-trois, pour être précis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Trente-trois années au cours desquelles le monde des ténèbres se livrera à la plus effroyable des chasses à l’homme</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quelles ruses, en effet, son chef aux abois n’emploiera-t-il pas pour égarer, sinon saisir et détruire, celui venu le défier sur son propre terrain ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que ne tentera-t-il pas pendant tout ce temps pour neutraliser enfin, après l’enfant de Bethléhem, l’homme de Galilée, de Gethsémané et du Golgotha ?</p>
<p><strong>Trente-trois années d’assauts meurtriers</strong>, donc.</p>
<p><strong>Meurtriers, mais vains</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>L’enfant devenu homme, résistera</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Les yeux lucides, le cœur pur, en perpétuel contact avec son Père”*** , il déjouera magnifiquement tous les pièges qui lui seront tendus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais au prix de quelles souffrances, de quelles angoisses, de quelles agonies ?</p>
<p>Et pour quel résultat ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>La Croix </strong>!</p>
<p>Triomphe redouté du dragon sur l’enfant-sauveur ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À première vue, oui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais à première vue seulement.</p>
<p>Contrairement aux apparences, <strong>ce ne sont pas ses coups qui auront raison finalement de Jésus, mais… Dieu lui-même </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui choisira de l’abandonner aux mains des hommes après qu’il se sera chargé de tous nos péchés pour en payer à notre place le juste —mais ô combien terrible— prix !</p>
<p><strong>La Croix</strong>, donc, loin d’être la victoire tardive de Satan, sera sa défaite absolue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car <strong>par elle, une foule innombrable, après qu’elle aura été saisie et arrachée au ténébreux empire du dragon, découvrira, éblouie, la merveilleuse lumière de la vie</strong>.</p>
<p>Et ce n’est pas tout !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Après qu’il aura été sévèrement dépouillé, le <em>“serpent ancien"</em>, rapporte Jean, sera bouté hors du ciel !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et bientôt écrasé, détruit pour toujours !</p>
<p>Comment, sachant tout cela, ne pas contempler différemment l’enfant de Bethléhem ?</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir le cantique de Zacharie en Luc 1.          </span>** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 7.          </span>*** <span style=”font-size: 8pt;”>Brütsch, La clarté de l'Apocalypse, 207.</span></p> -
Le temps aboli
<p>1 Corinthiens 15.52b (NFC) : <em>“[…] les morts ressusciteront pour ne plus mourir […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a12065200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Anesthésie” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a12065200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a12065200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Anesthésie” /></a></p>
<p>Les <strong>anesthésies générales</strong>, moi, j’aime…</p>
<p>On vous allonge sur une table, vous demande de vous détendre, vous introduit une aiguille dans le bras.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une personne à l’air compétent scrute un écran où défilent les signes de votre vie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle est satisfaite et vous le dit.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Des gestes furtifs, admirablement réglés, finissent de mettre de l’ordre dans le bloc.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puis, soudain, une main prend la vôtre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un visage masqué se penche sur vous, vous observe un instant, vous sourit, vous rassure…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, pfuittt, vous n’êtes plus là.</p>
<p>La durée de votre absence ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous n’en avez aucune idée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que l’on fait subir à votre corps pendant ce temps ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous l’ignorez totalement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Heureusement.</p>
<p>On vous intube, vous perfuse, vous oxygène, vous ouvre, vous écarte, vous coupe, vous scie, vous râpe, vous ampute, vous libère, vous allège, vous vous répare, vous redresse, vous cautérise, vous recoud, vous bande…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et vous, <strong>vous ne sentez rien</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Rien du tout.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Vous n’êtes pas là</strong>.</p>
<p><strong>Le temps passe</strong> : une, deux, trois, cinq, huit heures, mais sans vous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Vous n’êtes toujours pas là</strong>.</p>
<p>Jusqu’au moment où vous ouvrez les yeux et découvrez un nouveau visage, également souriant et penché sur vous, qui vous annonce d’une voix douce : “Vous êtes en salle de réveil.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout s’est bien passé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Respirez.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Respirez, s’il vous plaît…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parfait !”</p>
<p>Vos esprits, alors, vous reviennent peu à peu et vous demandez l’heure.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Dix-huit heures trente ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, ce n’est pas possible !”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous êtes incrédule.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il vous faut vérifier.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous repérez une pendule et là, vous abdiquez : rien à dire, c’est bien le soir. <span class=”Apple-converted-space”>  “</span>C’est drôle, il me semblait pourtant que je venais tout juste de m’allonger sur la table…”</p>
<p><strong>Magie de l’anesthésie générale qui</strong>, en même temps qu’elle nous épargne moult souffrances, <strong>nous prive d’un coup de la notion même du temps</strong>.</p>
<p>Et si nous tenions là une image de notre destin ?</p>
<p>La Bible aime à parler de <strong>notre mort</strong> comme d’<strong>un</strong> “<strong>endormissement</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et de <strong>notre résurrection</strong> comme d’un “<strong>réveil</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Est-ce un hasard ?</p>
<p>Dites-moi…</p>
<p>Et si, au moment de notre mort, Dieu œuvrait à la manière d’un grand anesthésiste ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il nous endormait, tout simplement ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que notre corps reste insensible aux outrages de la corruption et ignore tout de la longue attente du jour du grand renouvellement ?</p>
<p><strong>Et si, pour nous, l’</strong>“<strong>instant d’après</strong>”<strong> était le moment choisi par Dieu pour nous </strong>“<strong>réveiller</strong>”  —“Ouvrez les yeux !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Respirez !”—, et nous accorder alors le bonheur, proprement indicible, de découvrir son visage rayonnant et de l’entendre nous souhaiter la bienvenue dans la vie nouvelle ?</p>
<p>Je vois la scène : Ève, Abraham, Moïse, Ruth, Samuel, David, Osée, Esther, Marie, Pierre, Jean, Étienne, Paul, Luc et les autres… et ma mère, mon père… et vous, moi… entendant cette voix : “Réveillez-vous !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Respirez !”, et ouvrant les yeux… pour les refermer aussitôt, éblouis que nous serons alors par l’éclat sans pareil de notre divin “réanimateur” !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et <strong>nous étonnant bientôt tout haut que les années pour les uns, les siècles pour les autres nous aient paru n’avoir duré que le temps d’un clin d’œil</strong>…</p>
<p>Dites-moi, mes amis…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et si nous tenions dans cette anesthésie générale un signe de ce qui nous attend ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Endormis en Christ et, l’instant d’après, réveillés par lui pour la vie qui ne meurt plus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Difficile d’imaginer plus belle espérance, non ?</p> -
Sans murmures
<p>Philippiens 2.14 : <em>“Faites tout sans murmures ni contestations afin d’être irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans défaut au milieu d’une génération perverse et corrompue.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a07b9c200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Modèle” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a07b9c200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a07b9c200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Modèle” /></a></p>
<p>Quelle peut bien être notre vocation spécifique, à nous chrétiens, dans le monde d’aujourd’hui ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Que pouvons-nous apporter</strong> à une génération que Dieu ne peut qualifier autrement que de “perverse et corrompue” ?</p>
<p>Réponse de l’apôtre Paul : <strong>un modèle</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’exemple d’un comportement <em>“irréprochable”</em>, <em>“pur” </em>et <em>“sans défaut”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sachant que, pour lui, il n’est pas de comportement irréprochable, pur et sans défaut sans soumission confiante à Dieu et paix durable dans l’Église.</p>
<p> </p>
<p><strong>Soumission confiante à Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le vocabulaire de l’apôtre indique clairement sa crainte de voir les chrétiens suivre <strong>l’exemple malheureux des israélites</strong> dans le désert, qui ne cessèrent guère, pendant quarante ans, de “murmurer” contre Dieu et “contester” ses voies.</p>
<p>En nous comportant comme eux nous attristerions Dieu en offrant à notre génération <strong>le piteux spectacle d’une communauté d’hommes et de femmes</strong> comme les autres : <strong>insatisfaits</strong> et <strong>revendicateurs</strong>.</p>
<p>Pour Paul, notre différence doit apparaître ici : dans cette <strong>confiance absolue en Dieu</strong>, sa bonté et sa sagesse, qui fait que nous demeurons en tout temps, bon ou mauvais, <strong>soumis à sa volonté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Humblement et paisiblement.</p>
<p>Le défi n’est pas mince.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les jugements du Seigneur sont si souvent insondables et ses voies impénétrables !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous voici râlant, gémissant, contestant, désespérant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Prions alors que nous soit donnée d’en haut la foi, la vraie</strong>, celle qui perçoit l’invisible, comptant sur Jésus pour la mener à la perfection*.</p>
<p> </p>
<p><strong>Paix durable dans l’Église</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que <strong>la qualité de nos rapports mutuels compte aussi aux yeux de Dieu</strong>.</p>
<p>Ce qu’il attend donc de nous est que nous nous distinguions cette fois par la <strong>concorde exemplaire</strong> qui prévaut parmi nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que nous en finissions une bonne fois avec nos chamailleries, bisbilles, prises de bec, disputes, et autres querelles –c’est la signification du mot <em>“murmures”</em> –, autant qu’avec nos discutailleries –c’est l’autre sens du mot <em>“contestations”</em>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>D’abord, parce qu’elles sont <strong>une offense faite à Dieu</strong>.</p>
<p>Ensuite, et surtout ici, parce qu’elles privent nos contemporains d’un repère essentiel : celui d’<strong>une conduite si différente qu’en forçant à s’interroger sur son origine, elle mène fort logiquement à Dieu</strong>.</p>
<p>“<strong>Qu’ils soient un</strong>, prie Jésus**, <strong>pour que le monde croie</strong>.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est, on le voit, sur l’harmonie surnaturelle régnant parmi les siens qu’il compte pour attirer le monde sur le chemin du salut.</p>
<p>Si donc notre projet est bien d’entrer dans celui de Dieu et d’offrir à notre génération un signe qui lui permette de voir enfin clair et, qui sait ? de réorienter sa course, <strong>œuvrons à faire disparaître du milieu de nous murmures et contestations</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Et tissons entre nous des liens d’amour fraternel</strong>.</p>
<p>Le meilleur service que nous puissions rendre à nos contemporains est d’être <strong>des</strong> “<strong>artisans de paix</strong>” dans l’Église.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Hébreux 11.1 et 12.2.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 17.21 (notre traduction).</span></p> -
Une vision éblouissante
<p>Apocalypse 1.12b13, 16a : <em>“M’étant donc retourné, je vis sept chandeliers d’or, et au milieu des [sept] chandeliers quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme. […]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il tenait dans sa main droite sept étoiles […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39ff0ae200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Chandeliers d'or” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d39ff0ae200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39ff0ae200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Chandeliers d'or” /></a></p>
<p>Il est des images qui éclairent, des visions qui éblouissent, des scènes qui rassurent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme cette révélation accordée d’emblée ou presque à l’apôtre Jean quelque part sur l’île de Patmos.</p>
<p>Un tableau vivant qui met en lumière à la fois <strong>la vocation</strong>, <strong>le prix et le privilège de l’Église</strong> dans son ensemble et de chacun de ses membres en particulier.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car c’est bien elle, l’Église, que représentent aussi bien les <em>“sept chandeliers d’or”</em> que le <em>“sept étoiles” </em>*.</p>
<p> </p>
<p><strong>L’Église et sa vocation</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Être une lumière dans le monde.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Souvenez-vous de la parole que Jésus nous a laissée:<span class=”Apple-converted-space”>  “</span><em>Vous êtes la lumière du monde”.<span class=”Apple-converted-space”> </span></em> <em>“Que votre lumière [donc] brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux.” </em>** </p>
<p>Ainsi, notre devoir est-il de <strong>luire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, de nous comporter <strong>de telle manière que les perfections invisibles de Dieu deviennent manifestes en nous</strong>, et qu’ainsi, ceux qui, jusque là, étaient dans la nuit soient enfin éclairés sur la personne, le dessein, et l’œuvre divins.</p>
<p> </p>
<p><strong>L’Église et son prix</strong>, ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les chandeliers qu’aperçoit Jean sont d’<strong>or</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une manière de nous rappeler <strong>combien est précieuse aux yeux de Dieu son Église</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, nous comptons pour lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tellement, que pour nous arracher à notre funeste destin et nous réintroduire dans sa communion, il est allé jusqu’à offrir ce qu’il avait de plus cher, son Fils, en sacrifice en rançon pour nous.</p>
<p>Pas étonnant, dans ces conditions, qu’il tienne à nous comme à la prunelle de ses yeux***: nous sommes <strong>son trésor </strong>!</p>
<p> </p>
<p><strong>L’Église et son privilège</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Où notre Seigneur se trouve-t-il aujourd’hui ?<span class=”Apple-converted-space”>  <em>“</em></span><em>[…] au milieu des chandeliers […].”, </em>nous dit Jean.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pas dans un ciel lointain, mais <strong>au milieu de son peuple</strong>, avec les siens.</p>
<p>Mais il y a plus encore : <strong>il nous tient</strong>, précise l’apôtre, <em>“<strong>dans sa main droite</strong>” </em>; sa main forte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une manière de dire qu’il a choisi de mettre sa toute-puissance au service de son peuple, à notre service, pour <strong>assurer notre protection</strong>.</p>
<p><strong>Ah ! si nos yeux pouvaient voir et nos oreilles entendre !</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne craindrions plus aucun mal.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Attentif à tout ce qui nous touche, il nous entoure en permanence de ses soins parfaitement appropriés, veillant en particulier à ce que rien ni personne ne parvienne jamais à nous ravir de sa main.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parlant de nous tous qui sommes ses “brebis”, n’a-t-il pas dit un jour : <em>“moi je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher de ma main” </em>? **** <span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“[Quant à mon Église], la Puissance [même] de la mort n’aura pas de force contre elle.” *****</em></p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Apocalypse 1.20.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Matthieu 5.14, 16.     <span style=”font-size: 10pt;”>*** </span></span><span style=”font-size: 8pt;”>Voir Zacharie 2.12.   </span>**** <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 10.28.  <span style=”font-size: 10pt;”>***** </span>Matthieu 16.18.</span> </p> -
Retrouver son calme
<p>Psaume 116.7 : <em>“Retrouve le repos, mon âme, car l’Éternel t’a fait du bien !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39f3e73200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Calme” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d39f3e73200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39f3e73200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Calme” /></a></p>
<p>Comme <strong>nous avons vite fait de perdre notre sérénité</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’un ami nous déçoive, qu’un événement nous contrarie, qu’une épreuve nous frappe… et nous voilà inquiets, anxieux, abattus…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme Pierre sur le lac de Galilée, nous coulons.</p>
<p>Normal ! me direz-vous.</p>
<p>Vraiment ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À en croire le psalmiste, il y a fort à craindre que nos émois, nos troubles, nos angoisses ne soient pour la plupart la manifestation d’un mal très courant, hélas, chez les chrétiens auquel, j’ai nommé <strong>l’amnésie spirituelle</strong>.</p>
<p>Si nous versons si rapidement dans l’inquiétude et cédons si facilement à l’agitation, la révolte, la désespérance, la résignation ou la prostration, n’est-ce pas le plus souvent parce que <strong>nous avons comme perdu de vue le Seigneur</strong>, oublié ses bienfaits innombrables en même temps que l’ineffable beauté de sa personne ?</p>
<p>Pour retrouver son calme, le poète inspiré le sait : il lui faut <strong>prendre le temps de se remettre en mémoire à la fois les grâces innombrables et les perfections éternelles de Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce qu’il fait dans le chant qu’il nous a laissé.</p>
<p>Et si nous choisissions de suivre son exemple aujourd’hui ?</p>
<p>Et si, comme notre chantre sacré, nous commencions par <strong>compter les bienfaits dont nous avons déjà fait l’heureuse expérience </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’Éternel n’a-t-il pas déjà penché son oreille vers nous, écouté notre voix, entendu nos supplications ?* <span class=”Apple-converted-space”> </span>Et puis, n’est-il pas celui qui, plus d’une fois, a délivré notre âme de la mort, nos yeux des larmes et nos pieds de la chute ?** <span class=”Apple-converted-space”> </span>Mieux : n’est-ce pas lui, notre Dieu, qui nous accorda un jour le plus précieux de tous les dons : la vie ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et avec elle, la plus douce des espérances : un bonheur sans fin ni lacune auprès de lui ?</p>
<p>Et si, à l’instar de notre vibrant artiste, nous poursuivions en <strong>fixant notre regard sur les perfections de celui venu à notre rencontre pour nous offrir en même temps qu’un pardon sans limite, une amitié indéfectible </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’Éternel n’est-il pas un Dieu de grâce ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À la fois parfaitement juste et rempli d’une inépuisable compassion ?*** <span class=”Apple-converted-space”> </span>Souvenons-nous de ces jours lointains où nous manquions d’expérience, ou de ces heures sombres où nous étions dangereusement affaiblis : n’est-il pas, fidèle à ses engagements, souverainement intervenu alors pour nous relever et nous sauver ?*** </p>
<p><strong>S’arrêter</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’arrêter et… <strong>compter les bienfaits de Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’arrêter et… <strong>redécouvrir et contempler la splendeur de son être</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’est tout simplement pas de meilleur remède à l’alarme, l’inquiétude, l’agitation, la détresse, voire la terreur dont il arrive que nous ayons à souffrir.</p>
<p>Suivons donc l’exemple du psalmiste et je ne doute pas que la paix de Dieu, qui surpasse tout ce que l’intelligence humaine peut comprendre remplira à nouveau notre cœur.</p>
<p><em>“Allons, je dois retrouver mon calme, car le Seigneur m’a fait du bien.” </em>****</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 1 et 2.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 8.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 5.     **** Traduction NFC.</span></p> -
Envie de fuir
<p>Psaume 55.6-7 : <em>“La peur et l’épouvante m’assaillent, et la terreur m’envahit.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je dis : ‘Si seulement j’avais les ailes d’une colombe !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je m’envolerais et je trouverais le repos.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a2a105200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Fuir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a2a105200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a2a105200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Fuir” /></a></p>
<p><strong>L’envie de fuir</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sont-ils si nombreux ceux parmi nous qui peuvent dire qu’au cœur de l’épreuve, ils ne l’ont jamais connue ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certainement pas moi…</p>
<p>Lorsque tout en vous semble s’écrouler et que celui dont vous implorez désespérément le secours se tait, vous n’avez le plus souvent qu’un regret : celui de ne pas pouvoir, comme la colombe, vous envoler et trouver refuge ailleurs…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il arrive même –croyez-en mon expérience– que votre détresse soit telle que vous vous surpreniez à rêver d’un envol vers une autre “terre”, plus lointaine…</p>
<p>À l’image de David, désemparé par une situation accablante.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En butte à l’hostilité des hommes, trahi par son meilleur ami, il attend un signe de son Dieu ; en vain.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il se dit alors : “<strong>Si seulement j’avais des ailes !</strong>”</p>
<p>Son aspiration n’a guère de sens.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais David a l’honnêteté de nous en faire part.</p>
<p>Avant de se reprendre, de manière exemplaire.</p>
<p><strong>Un sursaut magnifique</strong> que nous trouvons un peu plus loin, lorsque David, d’un coup, se redresse et témoigne* : <em>“Moi, j’appelle Dieu au secours, et lui, le Seigneur, me sauvera.”  </em><span class=”Apple-converted-space”>“</span>D’autres dans ma situation se laisseraient aller à la désolation, s’abandonneraient au désespoir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Moi, je continue d’appeler</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que je sais qu’il finira bien un jour par me répondre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mon Seigneur est ainsi !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il peut se dérober un temps ; il ne se cache pas indéfiniment.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tôt ou tard, il répond.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et lorsqu’il répond, on est sauvé !”</p>
<p>Deux remarques <strong>concernant ce sursaut</strong>.</p>
<p>Notons d’abord qu’<strong>il a pour origine un travail de mémoire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si David se reprend comme il le fait, c’est parce qu’il vient de faire un effort : celui de se rappeler quel genre de Dieu était son Dieu.</p>
<p>Ah ! si, dans nos moments de détresse, nous pouvions pareillement nous imposer de <strong>nous remémorer une à une les perfections de Dieu</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nul doute que nos angoisses commenceraient bientôt de se dissiper et nos craintes de se calmer.</p>
<p>Notons ensuite qu’<strong>il a beau être admirable, il n’entraîne pas pour David un répit immédiat</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>David vient à peine d’exprimer avec force la foi qui l’anime, qu’il se doit déjà de reconnaître : <em>“Le soir, le matin, à midi, je soupire et je gémis.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et si, chaque fois qu’il revient à Dieu pour la prière, il ne peut que se lamenter tristement, c’est que celui en qui il a choisi de se confier définitivement et dont il brûle désormais d’entendre la voix rassurante continue de se taire…</p>
<p>Une leçon pour lui ; une leçon pour nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu répondra, mais à son heure </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En attendant, il se peut fort bien qu’il nous laisse nous plaindre et soupirer.</p>
<p>À nous alors de <strong>tenir bon</strong>, puisant encore et toujours dans notre confiance aveugle en lui les forces dont nous avons besoin pour <strong>patienter</strong> dans les souffrances et, suivant l’exemple de David, continuer quoi qu’il en soit de<strong> prier</strong>: <em>“<strong>Quant à moi, je me confie en toi</strong>.”</em>**</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction NFC.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 18.</span></p>