<p>Apocalypse 21.16b: <em>“[…] sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f61923200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Cube” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860f61923200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f61923200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Cube” /></a></p>
<p>Curieuse, non? cette description de <strong>la</strong> <em>“<strong>nouvelle Jérusalem</strong>”</em>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cette “cité sainte” que l’apôtre Jean voit <em>“descendre du ciel, d’auprès de Dieu”</em> et se poser sur la <em>“nouvelle terre” </em>* !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas sûr que vous l’ayez jamais imaginée ainsi!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Un cube</strong>!</p>
<p>C’est ainsi, pourtant, que nous la figure ici <em>“le disciple que Jésus aimait”</em>: en nous proposant ce que l’on appelle une image à caractère métaphorique ou, plus simplement, <strong>une représentation symbolique</strong>.</p>
<p>Certes, cette image n’est pas la seule qui nous est proposée dans ce chapitre et le prochain; d’autres sont déjà venues ou viendront bientôt la compléter utilement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais celle-ci étant peut-être à la fois la plus inattendue et la plus intrigante, il ne m’a pas paru inutile de <strong>chercher à en saisir la signification</strong>.</p>
<p>Un cube, donc, <strong>un cube parfait</strong>.</p>
<p>Quel sens faut-il donner à cette représentation?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De quoi le cube peut-il bien être ici le symbole?</p>
<p><strong>La clé semble se trouver au verset 3</strong>, lorsque Jean rapporte avoir entendu <em>“une voix forte venant du ciel qui disait: ‘Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes!<span class=”Apple-converted-space”> </span></em> Il habitera avec eux, ils seront son peuple <em>et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu]’.”</em></p>
<p>En quoi ce témoignage de l’apôtre nous éclaire-t-il?</p>
<p>En ceci, qu’il nous renvoie au <strong>seul cube dessiné dans l’Ancien Testament</strong>: <strong>le lieu très saint du Temple</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, à l’espace pleinement habité par la gloire même de Dieu.**</p>
<p>Or, l’Écriture nous apprend que, dans ce lieu, un seul pouvait entrer: le souverain sacrificateur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et encore!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une seule fois dans l’année, porteur du sang nécessaire à l’expiation des péchés, les siens et ceux du peuple.</p>
<p><strong>Ainsi se dégage le sens de notre image</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si, dans la vision accordée à Jean, la <em>“nouvelle Jérusalem”</em> paraît sous la forme d’un cube, c’est à l’évidence pour nous révéler que <strong>la ville attendue sera comme le Temple d’autrefois</strong>: <strong>le lieu très saint que remplit la présence divine</strong>. Mais c’est aussi, et peut-être surtout, pour nous annoncer <strong>l’heureuse nouvelle</strong>: <strong>nous tous</strong>, <strong>qui avons remis notre vie à Dieu</strong>, <strong>serons invités par le Seigneur lui-même à entrer dans ce lieu très saint où nous nous retrouverons à jamais environnés de la splendeur absolue de sa glorieuse présence</strong>.</p>
<p>Lumineuse perspective!</p>
<p>La “ville nouvelle” vers laquelle Dieu lui-même nous entraîne aujourd’hui est donc <strong>un</strong> “<strong>temple</strong>”!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Son temple</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’espace qu’il habite depuis toujours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et <strong>dont il brûle aujourd’hui de nous ouvrir tout grand les portes</strong>.</p>
<p>Alors seulement l’œuvre maléfique du péché sera définitivement réparée et son dessein d’amour pleinement réalisé: <strong>nous serons là où il est</strong>**.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et rien ni personne ne pourra plus nous arracher à sa bienfaisante présence.</p>
<p>Non plus qu’à sa contemplation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et croyez qu’alors, nous n’aurons pas trop d’une éternité pour explorer ensemble, en même temps que l’absolu de sa beauté, l’infini de sa bonté.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir verset 1.    </span> **<span style=”font-size: 8pt;”> Le rapprochement avec Ézéchiel 40.2-5 ; 48.15b-17 est immanquable.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Relire Jean 14.2-3.</span></p>
Catégorie : Réflexion
-
Un cube !
-
Dieu triomphateur
<p>Colossiens 2.15: <em>“Il a ainsi dépouillé les dominations et les autorités et les a données publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3c7cc5d200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Triomphe” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3c7cc5d200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3c7cc5d200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Triomphe” /></a></p>
<p><strong>Dieu en <em>imperator</em> triomphant</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’image est osée, mais significative.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour le citoyen romain en particulier, familier de cette cérémonie emblématique régulièrement célébrée pour honorer un guerrier victorieux: le “triomphe”.</p>
<p>De quoi s’agit-il au juste à l’époque où Paul écrit aux Colossiens?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’un immense défilé organisé dans les rues de Rome en l’honneur, non plus d’un général, mais, depuis Auguste, d’un empereur rentré vainqueur d’un conflit retentissant.</p>
<p>Les témoins rapportent qu’en tête du cortège, paraissent le butin saisi* et les chefs ennemis faits prisonniers.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puis, viennent les sénateurs, et derrière eux, l’<em>imperator</em> triomphant couronné de laurier et juché sur un char tiré par quatre chevaux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Suivent les animaux réservés aux sacrifices prévus sur le Capitole et, fermant la marche, tout ou partie de l’armée victorieuse.</p>
<p>L’on comprend peut-être mieux maintenant pourquoi l’apôtre, qui connaît bien Rome, choisit cette image populaire pour rendre compte d’<strong>un tout autre triomphe</strong>: <strong>celui de Dieu</strong> lui-même.</p>
<p>Les parallèles, bien que très imparfaits, sont indéniables et, surtout, révélatoires.</p>
<p><strong>Le triomphateur</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu</strong>, donc.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vainqueur absolu, indisputable et définitif dans le conflit le plus féroce jamais déclenché dans les cieux et sur la terre.</p>
<p><strong>L’ennemi défait</strong>, que dis-je? terrassé, éliminé, anéanti?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“<strong>Les dominations et les autorités</strong>”</em>, écrit Paul.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, l’ensemble des “puissances” spirituelles rebelles à Dieu et qui nous sont si farouchement hostiles qu’elles n’ont de repos qu’elles ne nous aient entraînés à pécher et obtenu de nous faire condamner.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une victoire si définitive que, tel un <em>imperator</em>, Dieu peut se permettre d’obliger les forces maléfiques brisées à marcher derrière son char.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et cela devant la foule des hommes.</p>
<p><strong>Le lieu de la victoire</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>La croix</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car c’est bien là que, selon l’apôtre inspiré, tout s’est joué.</p>
<p><strong>Là</strong>, que Dieu a porté le coup fatal aux puissances corruptrices et à leur chef, le prince des ténèbres, en les privant d’un coup de leur pouvoir de nuisance.</p>
<p><strong>Là</strong>, qu’il a “cloué” <em>“l’acte rédigé contre nous et qui nous condamnait par ses prescriptions” </em>** .<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, définitivement aboli le document signé à la main dans lequel nous reconnaissions que nous avions une dette vis-à-vis de Dieu et dont les termes nous étaient épouvantablement défavorables.</p>
<p><strong>Là</strong>, qu’il a <em>“effacé”</em> notre dette en “grattant”*** notre nom.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi? <span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’un autre venait d’en régler le prix exorbitant: son Fils, son Christ, notre Sauveur.</p>
<p><strong>Là</strong>, qu’il nous a dit: “Vous ne me devez plus rien”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous croyions rêver!</p>
<p><strong>Là</strong>, donc, qu’il nous a fait passer d’un coup de la mort à la vie****.</p>
<p><strong>Là</strong>, enfin, qu’il nous a invités à rejoindre son cortège.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que, je l’espère, vous vous êtes vous aussi élancés derrière lui, tout à votre bonheur de vous savoir promis désormais à un bonheur sans lacune et éternel.</p>
<p>“<strong>Béni soit à jamais notre divin triomphateur</strong>!”</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>Ce butin peut réunir objets d’art (vases ciselés, lits décorés, tapis précieux, étoffes…), monnaies et armes</span><span style=”font-size: 8pt;”>.</span>     **<span style=”font-size: 8pt;”>Verset 14.</span>     ***<span style=”font-size: 8pt;”>Traduction littérale.<span style=”font-size: 10pt;”>    </span></span><span style=”font-size: 10pt;”> ****</span><span style=”font-size: 8pt;”>Verset 13. </span></p> -
Sans enthousiasme!
<p>2 Chroniques 25.2: <em>“Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, mais avec un cœur qui ne lui était pas attaché sans réserve.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860de3a13200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Doute” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860de3a13200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860de3a13200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Doute” /></a></p>
<p>Le portrait que le chroniqueur nous brosse d'<strong>Amatsia</strong>, <strong>roi de Juda</strong>*, mérite notre attention.<span class=”Apple-converted-space”>  <em>“</em></span><em>Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, </em>rapportent l’auteur du second livre des Rois**, avant d’ajouter<em> “mais pas autant que son ancêtre David”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quant à celui du second livre des Chroniques, il confirme: <em>“Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel”</em>, mais précise, lui, qu’il le fit <em>“avec un cœur qui ne lui était pas attaché sans réserve.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Ou, comme le propose une traduction récente***:<em> “<strong>sans enthousiasme</strong> »</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À contrecœur.</p>
<p><strong>Résultat</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Une vie partagée en deux périodes</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une première, plutôt <strong>bonne</strong>; une seconde <strong>désastreuse</strong>.</p>
<p>Amatsia commence par surprendre agréablement: il fait exécuter les meurtriers de son père, Joas, mais sans inquiéter leurs proches comme l’usage le requérait.</p>
<p>Las! ces belles dispositions ne tardent pas à s’évanouir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Très vite, <strong>les mauvais choix se multiplient</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme celui d’attaquer Edom en s’appuyant sur des forces rassemblées imprudemment plutôt que sur Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou, plus grave encore, celui de provoquer la colère de l’Éternel en se prosternant devant des idoles.</p>
<p>Solennellement averti par un homme de Dieu de ce qui l’attend, il refuse d’entendre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Son endurcissement lui est fatal</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est <strong>battu</strong> par Israël, <strong>capturé</strong>, <strong>humilié</strong> et, au terme de quinze années de relégation, <strong>assassiné</strong>.</p>
<p>Sans doute ne serait-il pas inutile qu’après avoir constaté à quelle déchéance le cœur partagé d’Amatsia l’a condamné, nous nous examinions nous-mêmes aujourd’hui: <strong>se pourrait-il que notre cœur aussi soit partagé</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que, sans nous être totalement détournés de Dieu, nous ne l’honorions plus que par intermittence, et encore, sans enthousiasme?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Nous encourrions alors un péril extrême</strong>: celui d’être anéantis à notre tour.</p>
<p>Mais faut-il le rappeler? <strong>le jour que nous vivons est encore un jour de grâce</strong>. Et seul, en ce jour béni, “<em>celui qui, sous les reproches, raidit sa nuque</em> <em>sera brisé soudain et sans remède”</em>****.</p>
<p>I<strong>l est donc encore temps de nous reprendre</strong>.</p>
<p>Par exemple, <strong>en priant le Seigneur</strong> de nous rendre un cœur “pur”, c’est-à-dire “non partagé”, mais “simple”, pour que nous n’ayons plus qu’une seule allégeance; ou de délivrer notre regard de son “strabisme divergent”, afin que nous n’ayons plus les yeux fixés sur un autre que lui; ou encore de rééquilibrer notre marche de telle sorte que nous ne boitions plus, mais courions ensemble sur la seule voie qu’il nous trace.</p>
<p><strong>Et si</strong>,<strong> exaucés</strong>,<strong> nous nous remettons à accomplir ce qui est droit à ses yeux</strong>,<strong> non comme s’il s’agissait d’un devoir, mais</strong> “<strong>avec enthousiasme</strong>”, nous saurons que Dieu n’en a pas fini avec nous, mais que, touché de nous voir enfin “bouillants”, <strong>il veillera à ce que notre histoire ait la fin la plus heureuse qui soit</strong>: notre entrée en vainqueurs dans le monde d’après, celui qu’éclairera pour toujours sa gloire resplendissante.*****</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Né en 822 av. J.-C., Amatsia a régné ou co-régné sur Juda pendant vingt-neuf ans.     </span>**<span style=”font-size: 8pt;”> 2 Rois 14.3.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>NFC.      </span>**** <span style=”font-size: 8pt;”>Proverbes 29.1 (Bible de Jérusalem).     </span>****** <span style=”font-size: 8pt;”>Le lecteur avisé aura deviné quels textes sous-tendent les quelques lignes qui précèdent : Matthieu 5.8 ; 6.22-23 ; 1 Rois 18.21 ; Apocalypse 3.16, 21 ; 21.23.</span></p> -
Le Maître des temps
<p>Matthieu 1.22a*: <em>“[…] afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3c7a8ba200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Maître des temps” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3c7a8ba200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3c7a8ba200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Maître des temps” /></a></p>
<p>Nous sommes en Palestine, quelques années seulement avant notre ère.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Les événements s’enchaînent, improbables, inattendus, déroutants</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les uns, heureux, suscitent stupeur et adoration; les autres, malheureux, provoquent inquiétude ou effroi.</p>
<p>Mais <strong>tous ont ceci en commun qu’ils accomplissent à la lettre le projet divin</strong> tel que dévoilé au fil des siècles par les prophètes antiques.</p>
<p><strong>La grossesse d’une jeune fille vierge</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Annoncée par Ésaïe (7.14) huit siècles plus tôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et avec elle, le nom de l’enfant: <em>Emmanuel</em>!</p>
<p><strong>La naissance à Bethléhem du bambin dont le nom devait être Jésus</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prévue de longue date par le prophète Michée (5.1).</p>
<p><strong>La visite des mages</strong> venus d’Orient pour adorer Jésus?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dévoilée, quoique discrètement, par l’étrange Balaam, et rapportée par Moïse**  quatorze siècles avant l’événement!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un astre devait s’élever un jour dans le ciel, qui signalerait qu’en Israël un roi était né, appelé à régner sur les nations et, donc, à recevoir leur hommage.</p>
<p><strong>La fuite précipitée de Joseph</strong>,<strong> Marie et Jésus en Égypte</strong> aussitôt après qu’un ange les a informés des funestes desseins conçus par un Hérode frustré de ne pas avoir été renseigné sur le lieu exact où se trouve cet autre <em>“roi des Juifs”</em> devant qui les “nations” commencent déjà de s’incliner?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prédite par le prophète Osée (11.1), cette fois.</p>
<p><strong>L’effroyable massacre de tous les enfants de moins de deux ans</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Anticipée par Jérémie (31.15), le nabi souffrant, six cents ans plus tôt lorsqu’il écrit: <em>“On a entendu des cris à Rama, des lamentations et des pleurs amers: c’est Rachel qui pleure ses enfants et n’a pas voulu être consolée.”</em></p>
<p><strong>Le retour de Jésus à Nazareth</strong>, enfin?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’évangéliste, cette fois, ne cite aucun oracle particulier, mais renvoie au message des prophètes en général selon lequel l’existence du Messie serait placée sous le signe de l’opprobre et du mépris: il sera “de Nazareth”, c’est-à-dire “un pas-grand-chose”.</p>
<p><strong>Que retirer de ces constats</strong>?</p>
<p>À coup sûr, <strong>une certitude</strong>: “<strong>l’histoire humaine ne se déroule pas suivant les impulsions d’un Destin aveugle</strong>”***.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Produit de la volonté souveraine de l’Éternel, <strong>elle est un long cheminement parfaitement contrôlé vers un dénouement fixé de toute éternité</strong>: le renouvellement absolu de toutes choses.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avec pour étape centrale, le dévoilement, au temps marqué, du mystère de la grâce: l’heureuse réalisation du salut pour tous par la mort et la résurrection de Jésus, Fils incarné de Dieu.</p>
<p><strong>Et peut-être aussi cette assurance</strong>: aussi troublant, déroutant, voire traumatisant que puisse nous paraître le fil de notre propre histoire, il ne saurait échapper, ne serait-ce qu’un instant, au parfait et bienveillant contrôle de celui qui ne somnole ni ne dort, mais nous garde dès maintenant et pour toujours****.</p>
<p>Réconfortons-nous donc!<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Il est maître souverain,/ Les temps sont en Sa main.”****</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir également 2.6, 15, 17, 23.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Nombres 24.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>André-Alphonse Viard et Pierre Grelot, “Dessein de Dieu”, <em>Vocabulaire de théologique biblique</em> (Éditions du Cerf : Paris, 1971), 269.</span>     **** <span style=”font-size: 8pt;”>D’après le Psaume 121.4-8.</span>     ***** <span style=”font-size: 8pt;”>Extrait du cantique de George Elvey, <em>Sur les ailes de la foi</em>, n° 62.</span></p> -
Mes vœux pour vous
<p>Éphésiens 6.23-24: <em>“Que la paix et l’amour avec la foi soient donnés aux frères et sœurs de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ d’un amour que rien ne peut corrompre!”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f552ca200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vœux” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860f552ca200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f552ca200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vœux” /></a></p>
<p>Il y a longtemps, longtemps, il était d’usage de conclure ses lettres par des salutations élaborées, du genre: “Je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs”; ou “de mon respectueux dévouement”; ou encore “de ma considération distinguée”.</p>
<p>Et si l’on s’adressait à un frère ou à une sœur, l’on ne manquait pas d’inclure dans sa salutation un vœu sincère, comme “Demandant instamment au Seigneur de faire prospérer ton âme et d’éclairer ta route, je te prie de croire à mes sentiments les plus fraternels en notre bien-aimé Sauveur et Seigneur, Jésus-Christ”…</p>
<p>Mais c’était, je le répète, il y a longtemps, très longtemps.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Beaucoup de choses ont changé depuis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et l’on préfère clore aujourd’hui ses courriers “électroniques” ou autres “textos” par un “truc” comme “A+”!<span class=”Apple-converted-space”>  Et</span> vous vous demandez alors pour quelle raison votre correspondant tient à ce point à ce que vous connaissiez son groupe sanguin… et puis, vous finissez par comprendre…</p>
<p>Bref, <strong>nostalgie</strong>, <strong>quand tu nous tiens</strong>…</p>
<p>L’apôtre Paul, lui, n’a jamais été du genre à terminer ses épîtres de manière aussi sèche et, il faut bien le dire, insignifiante.</p>
<p>Témoin, ces mots par lesquels il clôt sa lettre adressée à ses amis asiates: l’expression d’<strong>un vœu d’une richesse exemplaire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que souhaite Paul à ses lecteurs?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que “Dieu le Père” et le “Seigneur Jésus-Christ” leur accordent “paix”, “amour”, “foi” et “grâce”!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui dit Mieux?</p>
<p>La <strong>paix</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le calme.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La tranquillité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le repos.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jusque dans la tempête.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Que la paix vous soit donnée!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De sorte que rien ne puisse plus vous abattre.”</p>
<p>L’<strong>amour</strong>, ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pour Dieu</strong>, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>pour les frères et sœurs en la foi</strong> aussi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cet amour qui s’est fixé pour but le bonheur de l’autre et qui n’hésite pas à se mettre en peine, si nécessaire, pour l’assurer.</p>
<p>Et puis, la <strong>foi</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La foi au sens de confiance inconditionnelle en Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le vœu exprimé ici est que personne, à Éphèse ou ailleurs, ne doute jamais ni de sa sagesse insondable ni de sa fidélité absolue.</p>
<p>La <strong>grâce</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, cette manifestation proprement confondante de l’amour de Dieu à laquelle le pécheur repentant doit d’être pardonné, pardonné encore, pardonné toujours.</p>
<p><strong>Permettez qu’à la veille d’une nouvelle année</strong>,<strong> je fasse mienne cette prière modèle</strong>, et donc qu’à tous mes lecteurs animés d’un amour incorruptible pour notre Seigneur Jésus-Christ, je souhaite à mon tour que leur soient donnés, de la part du Père et du Fils, et la paix, et l’amour, et la foi et la grâce.</p>
<p>La <strong>paix</strong>: celle qui, en les envahissant, les gardera sereins au jour de l’épreuve et apaisera les cœurs inquiets.</p>
<p>L’<strong>amour</strong>: celui qui, en faisant d’eux des modèles de patience, de compassion et de générosité, les rapprochera de leur divin modèle.</p>
<p>La <strong>foi</strong>: celle qui, en leur servant d’appui, leur impartira cette joyeuse assurance que stimule notre espérance commune.</p>
<p>La <strong>grâce</strong>: celle qui, en les enveloppant, les disposera, en même temps qu’à la reconnaissance, à la magnanimité.</p>
<p>A+</p> -
Emmanuel
<p>Matthieu 1.23b*: “<em>Et on lui donnera le nom d’Emmanuel.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f439ec200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Emmanuel” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860f439ec200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f439ec200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Emmanuel” /></a></p>
<p><strong>Emmanuel</strong>… Le fait est que Jésus n’a jamais été appelé Emmanuel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est qu’Emmanuel était davantage un message qu’un nom.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>quel message</strong>?</p>
<p> </p>
<p>Emmanuel, c’est d’abord “<strong>Dieu au-devant de nous</strong>”.</p>
<p>À Noël, Dieu, en <strong>Jésus, est venu à notre rencontre</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il avait toutes les raisons de nous abandonner au sort funeste que nous nous étions assuré par notre péché.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais il ne s’était jamais accommodé de sa rupture avec nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aussi, parce qu’il nous aimait d’un amour que nul ne peut mesurer, il s’est abaissé jusqu’à nous; il nous a rejoints dans notre misère; et là, en Jésus toujours, nous a tendu la main, pour que nous la saisissions et soyons sauvés par elle de la colère à venir.</p>
<p>Oui, <strong>Emmanuel</strong>, <strong>c’est d’abord Dieu qui</strong>,<strong> en Jésus</strong>,<strong> s’est fait l’un des nôtres</strong> pour pouvoir porter un jour le poids de nos fautes et payer à notre place le prix exorbitant de notre péché. C’est Dieu descendu de son ciel, si je puis dire, pour nous offrir, ici, sur notre terre, un salut éternel.</p>
<p> </p>
<p>Emmanuel, c’est ensuite “<strong>Dieu avec nous</strong>”.</p>
<p>À Noël, <strong>Dieu</strong>,<strong> en Jésus</strong>,<strong> est venu s’installer à notre côté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il a choisi d’établir sa demeure —“de planter sa tente”**— au milieu de nous pour toujours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car <em>“moi,</em> promet Jésus***, <em>je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À Noël, Dieu, en <strong>Jésus</strong>,<strong> s’est fait notre ami</strong>, notre compagnon de route. Plus encore: il s’est identifié pleinement à nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est pourquoi nous lisons****: <em>“nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté en tout point comme nous, mais sans commettre de péché.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir compassion et de trouver grâce pour être secourus dans nos besoins au moment opportun”</em>.</p>
<p>Oui, Emmanuel, c’est aussi Dieu qui, en Jésus, est venu non seulement partager nos joies et porter nos peines, mais encore pourvoir chaque jour à tous les besoins qu’il sait être les nôtres en toutes circonstances.</p>
<p> </p>
<p>Emmanuel, c’est enfin “<strong>Dieu pour nous</strong>”.</p>
<p>À Noël, <strong>Dieu</strong>, <strong>en Jésus</strong>, <strong>est passé de notre côté</strong><span class=”Apple-converted-space”>. </span>Il était notre juge; il s’est fait notre défenseur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’adversaire peut souligner nos fautes devant le Seigneur et exiger un châtiment: Emmanuel est à jamais là pour plaider notre cause.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous savons qu’il est, lui, toujours entendu. Parce que cette sanction que ne se lasse pas de réclamer contre nous notre ennemi, il l’a déjà subie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À notre place, pour que nous n’ayons jamais à la subir nous-mêmes.</p>
<p>Oui, Emmanuel, c’est enfin <strong>Dieu qui</strong>,<strong> en Jésus</strong>,<strong> prend notre défense</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Or <em>“si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?</em> demande Paul*****. <em>Et qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie! Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plus rien, donc, ni personne, ne pourra plus nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus!</p>
<p>Puisse ce seul nom, <strong>Emmanuel</strong>, éclairer pour chacun ce temps de fêtes, et, au-delà, notre vie tout entière!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction TOB.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Citation d’Ésaïe 7.14.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction littérale de l’expression Jean 1.14.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Matthieu 28.20b.</span>     **** <span style=”font-size: 8pt;”>Hébreux 4.15-16.</span>     ***** <span style=”font-size: 8pt;”>Romains 8.31b, 33-34 (traduction TOB).</span></p> -
“Béni soit le Seigneur!”
<p>Luc 1.68-69a, 71: <em>“Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité et racheté son peuple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il nous a donné un puissant Sauveur […].<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…] un Sauveur qui nous délivre […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860dcf98a200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Benedictus” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860dcf98a200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860dcf98a200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Benedictus” /></a></p>
<p>Depuis que l’ange du Seigneur lui a parlé, Zacharie* sait.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il sait que le fils qui vient de lui être miraculeusement donné est un signe: le signe que <strong>le Sauveur annoncé</strong> <em>“<strong>par la bouche des saints prophètes</strong>”</em> <strong>est tout proche</strong>, puisque le rôle de Jean, son garçon, est d’en signaler l’apparition.</p>
<p>Il considère donc aussitôt l’antique promesse divine comme réalisée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où sa joie, admirablement exprimée dans le beau cantique qu’elle lui inspire: c’est pour lui comme si Dieu était déjà intervenu en faveur de son peuple et qu’il avait déjà assuré sa rédemption.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et cela, par l’intermédiaire de son Serviteur, appelé à être le Sauveur non seulement d’Israël, mais encore du monde entier.</p>
<p>Relevons maintenant <strong>ce que Zacharie nous dévoile de ce Sauveur si proche</strong> désormais.</p>
<p> </p>
<p><strong>De son identité</strong> déjà.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il sera <strong>à la fois homme et Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Homme</strong>, puisque jailli de <em>“la famille de son serviteur David”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>Dieu</strong> également.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Outre que, sous l’inspiration de l’Esprit, Zacharie lui reconnaît cette caractéristique éminemment divine qu’est la <em>“force de salut” </em>**, il le salue implicitement comme le <em>“Seigneur”</em> en personne, dont Jean est chargé de préparer les chemins.</p>
<p>Admirable déclinaison d’une identité exceptionnelle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu fait chair</strong> pour pouvoir nous défendre au jour du jugement après qu’il se sera substitué à nous pour payer à notre place le prix de nos fautes.</p>
<p> </p>
<p><strong>De son œuvre</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De quelle mission le Père le chargera-t-il au moment de l’envoyer rejoindre les siens?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’<strong>une mission rédemptrice</strong>, nous dit ici notre prophète, consistant pour l’essentiel à <strong>faire de son peuple un peuple libéré</strong>***.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Libéré de ses ennemis et de tous ceux qui les détestent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Libéré de l’emprise de Satan, donc, l’ennemi par excellence qui, avec ses suppôts, s’était promis d’entraîner tous les hommes vers la mort.</p>
<p><strong>Une mission dont le Sauveur promis s’acquittera bientôt</strong> à la perfection en mourant d’abord, puis en revenant à la vie.</p>
<p><strong>En mourant</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mourant <strong>à notre place</strong>, après qu’il se sera volontairement chargé de tous nos péchés et qu’il aura détourné ainsi sur lui la colère qui nous visait et menaçait de nous détruire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De sorte qu’il ne subsistera plus de condamnation possible pour nous qui aurons eu la sagesse de nous réfugier en lui pour être définitivement mis hors de danger.</p>
<p><strong>En ressuscitant</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ressuscitant <strong>pour nous entraîner avec lui vers la vie</strong>, la vraie, celle qui ne saurait mourir, elle, et dont il nous sera donné par l’Esprit d’anticiper la nouveauté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De sorte que nous vivrons alors autrement. Définitivement soustraits à l’empire du mal, nous serons enfin désireux et capables de faire autre chose que pécher: nous pourrons faire le bien; et ce faisant, non seulement être agréables à Dieu, mais encore faire sa joie.</p>
<p><strong>Puisse Noël nous mettre en joie nous aussi cette année</strong>, et, qui sait? nous inspirer un cantique aussi riche, théologiquement, que celui de Zacharie!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Prêtre, parent de Marie par son épouse, Élisabeth.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 68.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Traduction TOB de l’expression originale <em>« corne de salut »</em>.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Lire le verset 68, le début du verset 69, le verset 71 et les versets 74 et 75.</span></p> -
“Bienvenue, Jésus!”
<p>Luc 2.7b: <em>“[…] il n’y avait pas de place pour eux dans la salle des hôtes.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860dc39d2200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bienvenue” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860dc39d2200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860dc39d2200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bienvenue” /></a></p>
<p>Sans être trop sévère à l’encontre du foyer ayant accepté d’héberger Joseph et Marie, Luc tient quand même à rappeler ce détail: il n’a pas saisi l’occasion unique qui s’offrait à lui de rendre, plus encore qu’au jeune couple, au divin enfant l’honneur qui lui était dû.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il eut fallu pour cela qu’il prît sur lui de désencombrer la salle d’hôtes afin d’accorder à Jésus la place qu’il méritait.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais comment aurait-il pu deviner la qualité de leur visiteur?</p>
<p>Admettons donc que nos aubergistes judéens ne méritent pas d’être blâmés.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais nous?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous qui n’ignorons rien ni de l’identité de celui venu nous rendre visite ni des beaux projets qu’il nourrit pour ses “hôtes”, <strong>lui avons-nous accordé la place qu’il mérite dans notre vie</strong>?</p>
<p>Se peut-il que nous lui ayons ouvert la porte, mais que nous ne lui ayons pas donné aussitôt toute la place?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme s’il y avait chez nous <strong>des</strong> “<strong>pièces</strong>” <strong>trop encombrées pour qu’il s’y installe</strong>, des domaines “privés” que nous préférerions garder pour nous.</p>
<p>Se peut-il que, lorsque Jésus s’est invité chez nous, nous ne l’ayons certes pas laissé à la porte, mais ayons aussitôt veillé à ce qu’il ne prenne pas trop de place?</p>
<p><strong>Il est des chrétiens comme cela</strong>,<strong> qui veulent bien accueillir le Maître</strong>,<strong> mais à condition que sa présence ne change pas trop leurs habitudes de vie</strong>.</p>
<p>Qu’il serait rassurant de savoir qu’aucun de nous ne se reconnaît dans ce portrait sommaire!</p>
<p>Est-il nécessaire de rappeler que <strong>s’ouvrir un peu seulement à Jésus, c’est ne pas s’ouvrir vraiment</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que lui interdire un seul accès est aussi coupable que les lui dénier tous?</p>
<p>Comprendrons-nous un jour qu’<strong>on ne lui fait pas</strong> “<strong>un peu de place</strong>” dans sa vie; <strong>on lui donne</strong> “<strong>toute la place</strong>”.</p>
<p>Ce n’est pas cet aspect de notre existence ou cet autre seulement qu’il revendique en tant que Seigneur s’invitant chez nous; c’est toute notre existence.</p>
<p>Concrètement, qu’est-ce que <strong>cela signifie</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Très simplement, <strong>que nous soumettions toutes choses à son regard pour approbation</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non seulement nos pensées ou nos projets, mais encore nos paroles et nos actes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Toutes choses.</p>
<p>Et cela, dans le double but, d’abord, de <strong>lui être en tout pleinement agréables</strong>, et ensuite, de <strong>le glorifier durablement devant les hommes</strong>.</p>
<p>Ainsi, seuls ne pourront jamais prétendre avoir accueilli Jésus mieux que les aubergistes de Bethléhem, à savoir comme il le demande instamment et le mérite amplement, ceux d’entre nous qui, un jour, lui auront dit :<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”>“Entre tes mains j’abandonne/ Tout ce que j’appelle mien./ Oh ! ne permets à personne,/ Seigneur, d’en reprendre rien.”* </p>
<p style=”padding-left: 40px;”>“Mon corps, mon cœur, mon âme/ Ne m’appartiennent plus;/ Ton amour les réclame:/ Ils sont à toi, Jésus!”**</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Charles Rochedieu (1857-1928), “Entre tes mains j’abandonne”, str. 1, <em>À toi la gloire</em> n° 289.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Auguste Fisch (1842-1906), “Mon corps, mon cœur, mon âme” (1875), str. 1, <em>Sur les ailes de la foi</em>, n° 290.</span></p> -
“À quoi bon ?”
<p>Actes 18.9b, 10b: <em>“[…] parle et ne te tais pas, […] j’ai un peuple nombreux dans cette ville.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f1f677200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”À quoi bon” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860f1f677200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f1f677200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”À quoi bon” /></a></p>
<p>J’ignore si vous avez jamais connu ce sentiment, mais <strong>il m’arrive de désespérer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Désespérer de voir les hommes et les femmes habitant autour de moi montrer ne serait-ce qu’un début d’intérêt pour ce qui nous est de loin le plus précieux, je veux dire l’Évangile: la bonne, l’excellente nouvelle d’un salut parfait accordé dans l’instant à quiconque croit.</p>
<p>Le temps passe et j’attends toujours que l’un ou l’autre me demande la raison de mon espérance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Découragé, je me demande alors: <strong>à quoi bon</strong>?</p>
<p><strong>À quoi bon</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une question que l’apôtre Paul se pose lui aussi, peu de temps après son arrivée à Corinthe.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Preuve que les géants de la foi eux-mêmes peuvent connaître des moments de désenchantement, de lassitude, sinon de désespoir.</p>
<p>Et quelle réponse Dieu, qui entend jusqu’à nos soupirs les plus secrets, lui apporte -t-il après qu’il l’a rassuré quant à sa sécurité au cœur d’une ville hostile?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>“<strong>Persévère</strong>!”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>“Non, Paul, ne te tais pas!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Continue de parler, au contraire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>parce que j’ai un peuple à moi dans cette cité</strong>.” </p>
<p>Et si, à notre tour, nous tendions l’oreille et entendions le message divin?</p>
<p>Où que nous soyons, nous sommes entourés d’hommes et de femmes dans le cœur desquels Dieu, par son Esprit, a commencé d’agir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne les avons peut-être pas encore repérés, mais lui les connaît.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et s’il nous a rapprochés d’eux, c’est parce qu’<strong>il a l’intention de nous utiliser</strong> pour les appeler à lui.</p>
<p><strong>Reprenons donc espoi</strong>r: en vivant notre foi au milieu de notre cité ou village, nous n’ensemençons pas un sol durci, mais une terre déjà travaillée!</p>
<p>C’est pourquoi <strong>notre labeur ne saurait être vain</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il consistera à “cueillir”, demain peut-être, ou après-demain, les “fruits” d’un autre travail: celui, préalable et tout intérieur, de l’Esprit de Dieu.</p>
<p>Oui, <strong>Dieu nous a précédés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il aime déjà, choisit et met à part.</p>
<p>Et ceux dont il veut faire son peuple, il les travaille en silence, les disposant par avance à accueillir favorablement notre témoignage.</p>
<p>Permettez que je vous livre ici un souvenir personnel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’était il y a longtemps, très longtemps.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’avais été invité à célébrer un mariage dans un petit village du sud-ouest.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Après que, sous une chaleur accablante, j’eus proclamé aussi simplement et clairement que possible la bonne nouvelle d’un salut gratuitement offert en Jésus-Christ, la doyenne d’un hameau voisin s’approcha de moi et, vivement émue, me confia: “Monsieur, sachez que cela fait près de quatre-vingts ans que j’espérais entendre un jour ce que j’ai entendu cet après-midi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Votre message, c’était la vérité!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>La vérité que j’attendais depuis mon enfance</strong>!”</p>
<p>Aussi <strong>relevons-nous</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et retournons sur les places et dans les rues, dans les cafés et sur les boulodromes, dans les hôpitaux et les stades de notre quartier, pour y donner à défendre, avec douceur et respect, notre espérance*, sachant que vivent autour de nous des hommes et des femmes ne demandant qu’à croire en celui qu’ils n’ont toujours pas entendu et à aimer celui qu’ils ne voient pas encore!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Pierre 3.15-17.</span></p> -
Au travail !
<p>Apocalypse 10.11: <em>“Puis on me dit: ‘Il faut que tu prophétises de nouveau sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860d900b3200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Témoigner 2″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860d900b3200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860d900b3200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Témoigner 2″ /></a></p>
<p><strong>Qui n’a pas, un jour au moins, aspiré à prendre sa retraite</strong>? <span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une retraite d’autant plus attendue qu’elle aurait été précédée de longues, très longues années de dur labeur?<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>J’imagine sans peine qu’au moment où nous le retrouvons, l’apôtre Jean fait partie de ceux à qui il ne déplairait pas de souffler un peu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Songez: le <em>“fils du tonnerre”</em>, comme on l’appelait, a passé sa vie à “paître” l’Église de Dieu -tout sauf une sinécure!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nul ne sait quel âge il a, mais le fait est que<strong> Jean est usé</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non seulement cela: son zèle exemplaire ne lui a rien valu d’autre que d’être exilé sur une toute petite île, Patmos.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avouez que son Maître, maintenant, pourrait peut-être le décharger un peu et lui accorder <strong>une fin de vie plus tranquille</strong>!</p>
<p><strong>Eh bien non</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est tout le contraire!</p>
<p>“Il faut, lui ordonne le ciel, que tu te remettes au travail et prêches à nouveau!”</p>
<p>Au moment même où Jean se croit parvenu, enfin! au terme de son difficile, mais ô combien fructueux ministère, voici: des voix inspirées résonnent, qui confirment et renouvellent sa vocation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>“<strong>Jean, sache-le, le moment est venu pour toi de reprendre ton service</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De ‘remettre ça’!  De ‘rempiler’, donc, si tu veux!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et de te donner cette fois à <em>“un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois”</em>.</p>
<p><strong>Pas question</strong>,<strong> donc</strong>,<strong> pour l’Ancien, ni de se taire ni de commencer à restreindre son auditoire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il lui faut parler encore et élargir son audience.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce <em>“petit livre”</em>, à la fois “amer” et “doux”, ou “doux” et “amer” qu’il vient de goûter*, il se doit maintenant d’en livrer largement la substance à tous: aux fidèles bien sûr, mais également, et peut-être surtout aux incroyants, tous les incroyants, grands de ce monde compris.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sachant qu’elle sera miel pour les uns et fiel pour les autres.</p>
<p><strong>Une bien lourde tâche</strong>, à laquelle l’apôtre pourrait rechigner, mais <strong>qu’il s’attache aussitôt à exécuter</strong>, par exemple en portant à la connaissance de tous la révélation, rassurante et terrifiante à la fois, que lui a donnée Jésus-Christ.</p>
<p><strong>Et nous, aujourd’hui</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous qui avons reçu le <em>“petit livre”</em> dans lequel Dieu dévoile, en même temps que l’éclat de sa personne et la perfection de ses œuvres, l’ampleur de ses desseins?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous qui avons commencé déjà de savourer la douceur de cette divulgation, mais qui n’ignorons pas que d’autres n’en connaîtront jamais que l’amertume?</p>
<p><strong>Le ciel n’attend-il pas de nous aussi, aujourd’hui, que nous proclamions autour de nous le message à la fois lumineux et sombre qui nous a été confié</strong>?</p>
<p>Il se peut que, comme Jean, nous nous sentions fatigués, usés même, ou juste découragés, au point que nous n’aspirons plus qu’à nous mettre en retrait, abandonnant à d’autres, plus fringants que nous et peut-être moins désabusés, eux, l’annonce de l’Évangile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Redressons-nous</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu nous appelle, ici et maintenant</strong>, <strong>à</strong> “<strong>prophétiser</strong>” <strong>encore</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, à retourner vers ceux qui nous entourent pour leur transmettre la parole, douce-amère, qui nous a été confiée.</p>
<p>Tous ne nous accueilleront pas à bras ouverts, mais il en est certainement, tout près, qui, un jour, nous sauront gré de leur avoir remis le <em>“petit livre”</em> qui les a rendus à la vie.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir billet du 10 novembre 2024.</span></p>