<p>Genèse 3.1: <em>“Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b9c130200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Serpent” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3b9c130200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b9c130200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Serpent” /></a></p>
<p>J’étais au Bénin et visitais l’hôpital de Bembéréké.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La nuit était déjà bien avancée lorsque mon hôte, chirurgien en chef, après qu’il eut indiqué la direction de ma case, me recommanda la plus grande prudence.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les serpents prisaient le sentier qu’il me fallait emprunter et comme il me serait impossible de les apercevoir dans les ténèbres, il valait mieux pour moi que je les fisse déguerpir en frappant continûment le sol avec mes sandales.</p>
<p><strong>Gare au serpent</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Gare, surtout, au plus dangereux de tous: <strong>Satan</strong>!</p>
<p>Ève ne s’est pas méfiée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Faisons preuve de plus de prudence et voyons ce que sa sombre rencontre nous apprend sur le tentateur par excellence.</p>
<p>Un, <strong>le tentateur se précipite là où il y a innocence</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est moins ce qu’il sait être notre “point faible” qui l’intéresse que ce que nous croyons être notre “point fort”. Aussi, la question qu’il nous faut nous poser est-elle celle-ci: “<strong>Y a-t-il une espèce de péché que je n’ai jamais été </strong>‘<strong>tenté</strong>’<strong> de commettre</strong>?”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et aussitôt, redoubler d’attention.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce ne sont pas les gens “à terre” que vise en priorité l’adversaire, mais les gens “debout”.</p>
<p>Deux, <strong>le tentateur aime isoler sa proie pour mieux la séduire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  Ce n'est pas au couple, mais à la femme qu'il s'adresse</span>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où nous concluons qu’il y a danger à nous couper, comme beaucoup, hélas! le font aujourd’hui, de ceux que Dieu a également éclairés pour, entre autre, nous avertir si nécessaire.  Face au serpent, il mieux vaut être accompagné qu’isolé.</p>
<p>Trois, <strong>le tentateur prend généralement soin de cacher son origine à sa proie</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est Dietrich Bonhœffer qui écrit*: “La voix du tentateur ne monte pas des profondeurs d’un abîme appelé ‘enfer’.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle cache totalement son origine.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle est subitement là, à mes côtés et me parle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ainsi donc, rien ne trahit son origine infernale qui est dans le feu et le soufre.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où nous concluons que c’est donc à nous de toujours nous interroger sur le véritable inspirateur de nos pensées, préférences, options…</p>
<p>Quatre, <strong>le tentateur</strong>, <strong>lorsqu’il s’en prend à un fidèle</strong>,<strong> s’introduit parfois au nom de Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Il se présente, écrit encore Bonhœffer**, muni de la Parole de Dieu dont il se fait l’interprète.<span class=”Apple-converted-space”>  ‘</span>Dieu aurait-il dit?’<span class=”Apple-converted-space”>  ‘</span>Auriez-vous bien compris Dieu le Seigneur?…’.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il nous faut donc toujours nous demander: “Pourquoi m’interrogé-je sur le sens du commandement divin?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour en sonder le sens profond?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou, parce qu’il me gêne, pour chercher à m’y soustraire?</p>
<p>Cinq, <strong>le tentateur n’est pas loin de triompher de nous dès lors qu’il est parvenu à nous faire douter de la bonté de Dieu et de la perfection de ses </strong>desseins.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Le serpent dit alors à la femme: ‘Vous ne mourrez absolument pas, mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu: vous connaîtrez le bien et le mal.’”</em></p>
<p>Six, <strong>le tentateur l’emporte toutes les fois que l’on s’oppose seul à lui, sans l’appui de Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notons qu’Ève converse avec le serpent, mais pas avec Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À aucun moment.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Veillons à ne pas suivre son triste exemple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Toutes les fois que nous nous retrouvons exposés à une tentation quelconque, tournons-nous aussitôt vers Dieu pour recevoir son conseil.</p>
<p>Oui, <strong>gare au serpent</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le plus rusé de tous les animaux sauvages.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le Malin avec un M majuscule!.  Ne présumons pas de nos forces.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Soyons et restons prudents.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Extrait de <em>Tentation</em> (Éditions Labor et Fides : Genève [1953] 1968), 16, à l’origine de ce billet.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”><em>Ibid.</em>, 16.<span class=”Apple-converted-space”> </span></span></p>
Catégorie : Réflexion
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Gare au serpent!
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À vous qui êtes chargés
<p>Matthieu 11.28: <em>“Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b8dd4b200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Fatigué” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3b8dd4b200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b8dd4b200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Fatigué” /></a></p>
<p>Qui n’a jamais entendu cette invitation?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle fait partie des paroles de Jésus les plus souvent citées.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au point qu’il nous arrive d’en méjuger la valeur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans prétendre en épuiser ici la richesse, je propose d’y discerner deux bonnes, <strong>deux très bonnes nouvelles</strong>.</p>
<p>Première bonne nouvelle: <strong>il n’est pas honteux d’être fatigué, non plus d’ailleurs que de plier sous un fardeau</strong>.</p>
<p>La preuve?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce simple, mais si doux appel de Jésus à tous ceux qui sont dans la peine: <em>“<strong>Venez à moi</strong>”</em>.</p>
<p>Nous savons par expérience que <strong>les visages tristes n’ont pas la cote en société</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’on a tendance à s’éloigner des malheureux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Jésus</strong>,<strong> lui</strong>,<strong> les invite à se rapprocher</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il est compatissant et qu’il n’est aucune peine qu’il ne veuille aussitôt soulager.</p>
<p>Nous savons que nous montrer nous-mêmes las, dégoûtés peut-être, accablés, brisés, c’est nous exposer au jugement des autres.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un sentiment de culpabilité nous envahit alors, qui nous terrasse et nous contraint de nous cacher.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Jésus</strong>, <strong>lui</strong>, <strong>nous propose de venir à lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tels que nous sommes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Parce qu’il n’a pas honte de nous</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que c’est ainsi, au contraire, qu’il nous aime: vrais.</p>
<p>C’est la première bonne nouvelle.</p>
<p>Mais il en est une seconde: <strong>à tous ceux qui sont fatigués ou chargés, Jésus offre le repos</strong>.</p>
<p>Avez-vous le sentiment d’être usés?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quelque chose vous accable?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une déception?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un coup dur?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un conflit?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une rupture?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une maladie?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une infirmité?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“<strong>Venez à moi</strong>”</em>, vous souffle Jésus, <em>“<strong>et je vous donnerai du repos</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Le fardeau que vous portez est-il trop lourd?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un passé sombre que vous aimeriez pouvoir effacer?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un péché que vous auriez préféré n’avoir jamais commis?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une trahison que vous ne pouvez vous pardonner?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“<strong>Venez à moi</strong>”</em>, vous susurre à l’oreille Jésus, <em>“et je vous donnerai du repos”</em>.</p>
<p>Pas l’ombre d’un jugement.</p>
<p>Juste une invite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Toujours la même: <em>“Venez à moi”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>“Ne craignez pas!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Approchez!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je suis venu pour être avec vous.”</p>
<p>Et une promesse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lumineuse —littéralement: <em>“<strong>et moi, je vous donnerai du repos</strong>”</em>.</p>
<p><em>“[…] <strong>et moi</strong>”</em>; moi, la douceur de Dieu faite chair.</p>
<p><em>“[…] <strong>je vous donnerai du repos</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le verbe est beau.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il signifie d’abord “faire faire une halte à une armée”; puis, “faire se reposer d’une longue marche”; enfin, “rafraîchir”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et l’on songe alors, immanquablement, à ce vers du psalmiste*: <em>“il me fait prendre du repos dans des pâturages bien verts,/ il me dirige près d’une eau paisible”</em>.</p>
<p>Ainsi s’éclaire <strong>le projet de Jésus pour nous</strong>, qui peinons ou nous sentons écrasés.</p>
<p><strong>À nous qui sommes fatigués</strong>, <strong>il propose que nous marchions ensemble</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il ne faut plus que nous nous sentions seuls.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il faut que nous le sachions à notre côté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il tient à vivre avec nous notre épreuve.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et parce qu’il a la ferme intention de nous y arracher bientôt.</p>
<p>Et <strong>à nous qui ployons sous une lourde charge</strong>, <strong>il tient à nous rappeler qu’il n’est pas de lourd passé qu’il ne puisse faire oublier ni de faute qu’il ne sache faire disparaître</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un pouvoir qu’il a payé de sa vie à la croix et qu’il brûle d’exercer pour… notre repos.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 23.2.</span></p> -
“Ne sois pas juste à l’excès”
<p>Ecclésiaste 7.16a: <em>“Ne sois pas juste à l’excès […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202dad0c8451d200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”30 km:h” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202dad0c8451d200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202dad0c8451d200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”30 km:h” /></a></p>
<p>Me tiendrez-vous rigueur si je vous avoue qu’il subsiste en moi bien des travers qui témoignent de la déplorable imperfection qui me caractérise encore?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Peut-être. Mais <strong>l’heure de passer aux aveux a sonné</strong>: permettez que je me mette à table!</p>
<p> </p>
<p>S’il est, sur la route, une situation qui m’insupporte, c’est bien celle-ci: l’automobiliste qui vous précède n’avance pas!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous avez jeté un regard discret sur le panneau rond à fond blanc entouré d’une bande rouge indiquant une vitesse limitée à trente kilomètres l’heure, mais lui*, de toute évidence, s’en est délecté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son coup de frein est si brutal que vous manquez d’emboutir son pare-chocs flambant neuf.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’aiguille de votre compteur de vitesse est tombée à trente.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pas! vingt-neuf et demi!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et la traversée du village est longue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Interminable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous avez la main sur votre avertisseur, mais vous vous retenez.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Exaspéré, vous vous rapprochez.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous n’êtes plus qu’à quelques centimètres de l’escargot qui vous précède.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais l’escargot n’en a rien à faire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il a manifestement l’intention de montrer à la population, que dis-je? au monde, à l’univers tout entiers que, <strong>lui</strong>, <strong>respecte la loi</strong>; que, <strong>lui</strong>, <strong>est juste</strong>; qu’<strong>il est le juste</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que le malotru qui le talonne n’est qu’un misérable pécheur…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce en quoi il n’a pas tout à fait tort!</p>
<p>Pour autant, <strong>a-t-il</strong>,<strong> lui</strong>,<strong> entièrement raison</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas évident.</p>
<p>Venons-en à notre texte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Que dénonce ici le Prédicateur</strong>** <strong>éclairé</strong>?</p>
<p>Non pas, bien sûr, le désir, louable ô combien! d’être juste, mais plutôt celui de <strong>paraître toujours plus juste que les autres</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La sagesse divinement inspirée ne peut se satisfaire de la médiocrité, mais elle s’interdit tout sentiment de supériorité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’homme selon Dieu poursuit la perfection, mais se garde bien d’étaler ses progrès en la matière.</p>
<p>L’attitude que vise notre maître à penser est celle du fidèle qui estime être arrivé au point où il peut <strong>regarder les autres de haut</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ses frères, ses sœurs en particulier, qu’il ne craint plus de culpabiliser, sinon d’accabler.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme s’il était, lui, sans faille et pouvait se permettre de juger ses pairs et faire la leçon à chacun***!</p>
<p>Ainsi, <strong>l’appel qui nous est adressé est-il avant tout à l’humilité</strong>.</p>
<p>À nous efforcer donc, encore et toujours, d’approcher cette maturité spirituelle dont Jésus nous a laissé l’exemple parfait, mais en nous rappelant que la distance nous en séparant encore nous interdit de nous enorgueillir de quelque manière que ce soit.</p>
<p>D’autant que c’est à un autre que nous-mêmes que nous devons les quelques progrès réalisés!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mieux vaudrait alors que nous rendions à l’Esprit qui sanctifie l’honneur qui lui est dû.</p>
<p>Mais il est aussi possible que l’invitation reçue soit à <strong>ne pas placer pour nous-mêmes la barre si haut que nous ne puissions pas l’atteindre</strong> et sombrions bientôt dans le désenchantement, le chagrin, l’amertume et le désespoir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est peut-être ce que craint le Prédicateur lorsque, s’adressant à chacun de nous, il demande: <em>“pourquoi te détruirais-tu?”</em></p>
<p> </p>
<p>J’ai commencé par confesser une faiblesse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je ne vous demande pas de l’excuser, mais seulement de reconnaître avec moi qu’<strong>il est des justes tout simplement insupportables</strong>!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Ou pire, “elle”!</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction possible de l’hébreu <em>Qohéleth</em>.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Relire Matthieu 7.3-5.</span></p> -
À l’école des oies sauvages
<p>Actes 2.44: “<em>Tous ceux qui croyaient étaient ensemble […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b74355200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Oies sauvages” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3b74355200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b74355200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Oies sauvages” /></a></p>
<p>Intéressant!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À peine ont-ils accepté la parole et confessé leur foi en passant par les eaux du baptême, que les premiers chrétiens éprouvent <strong>le besoin de se regrouper</strong>.</p>
<p>C’est qu’ils ont immédiatement compris, eux, qu’ils ne pourraient ni rester longtemps fidèles à leur engagement premier ni grandir jusqu’à devenir spirituellement mûrs en restant à l’écart de leur communauté.</p>
<p>Sans doute faut-il le redire ici: un marcheur solitaire a très peu de chances de tenir toute la distance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Chacun a besoin</strong>, pour tenir bon quoi qu’il arrive et continuer de progresser vers la perfection, <strong>de l’aide des autres et du soutien de son Église</strong>.</p>
<p>Ceux qui choisissent de faire “cavalier seul” finissent tous, tôt ou tard, par, sinon abandonner, au moins prendre sur les autres un tel retard que c’est à se demander s’ils sont encore “dans la course”.</p>
<p>Laissez-moi vous laisser ici <strong>l’exemple des oies sauvages</strong>.</p>
<p>Pourquoi, à la saison des migrations, volent-elles toujours comme elles le font: en “<strong>V</strong>”?</p>
<p>Réponse: parce que chacune d’elles sait qu’en s’abritant ainsi derrière une partenaire, elle sera capable d’aller beaucoup plus loin que si elle volait en solo.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En effet, pendant tout le temps qu’elle reste en retrait, elle est comme portée par le courant d’air ascendant que produit en permanence le battement d’ailes de celle qui la précède.</p>
<p>Cela dit, pour que le système fonctionne, il faut bien sûr qu’une oie vole en tête.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais celle-là ne reste jamais très longtemps devant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sitôt qu’elle se sent fatiguée, elle décroche et passe à l’arrière.</p>
<p>Ah! et puisque nous parlons <strong>des oies sauvages comme modèles de sagesse</strong>, savez-vous ce que font celles qui suivent pendant toute la durée du vol?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elles crient!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans arrêt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi?…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais pour encourager celles qui sont devant!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et les encourager notamment à maintenir leur vitesse et à tenir la distance!</p>
<p>Encore un détail.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsqu’une oie est malade ou blessée, et qu’elle tombe hors de la formation, que croyez-vous qu’il se passe?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Deux autres oies décrochent aussitôt du voilier et descendent pour lui apporter l’aide et la protection dont elle a besoin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elles ne la quitteront pour retrouver leur voilier ou se joindre à un autre qu’après qu’elles se seront assurées soit que leur camarade est rétablie soit qu’elle est morte.</p>
<p><strong>Et si les oies avaient quelque chose à nous apprendre aujourd’hui</strong>?</p>
<p><strong>Et si</strong>,<strong> comme elles</strong>,<strong> nous nous rapprochions les uns des autres</strong> pour marcher, que dis-je? courir ensemble vers le but?</p>
<p><strong>Avec ce double souci</strong>: <strong>arriver nous-mêmes et nous assurer qu’aucun de nos coéquipiers ne reste en arrière</strong>, abandonné à lui-même.</p>
<p>Certains, c’est vrai, marchent mal…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais progresseront-ils davantage si nous, dont les pas sont si légers, décidons de les “lâcher” définitivement?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le risque n’est-il pas grand qu’ils se découragent en réalité d’autant plus vite que nous les livrerons plus tôt à eux-mêmes?</p>
<p>Veillons, par conséquent, <strong>nous montrer toujours plus inquiets les uns des autres</strong>; toujours prêts à offrir notre concours à ceux qui peinent.</p>
<p>Et puis, lorsque viendra notre tour de connaître un sérieux “passage à vide”, sachons <strong>accueillir</strong>,<strong> avec reconnaissance</strong>,<strong> l’aide qui nous sera gracieusement proposée</strong> par notre frère ou notre sœur en meilleure “forme”.</p> -
Mourir pour vivre autrement
<p>Matthieu 16.24b: <em>“Alors Jésus dit à ses disciples: ‘Si quelqu’un veut être mon disciple […] qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive!’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b3604c200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Mourir pour vivre” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3b3604c200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b3604c200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Mourir pour vivre” /></a></p>
<p>Le propos de Jésus est clair: qui veut s’élancer à sa suite, être accueilli comme son disciple et devenir son ami doit “<strong>se charger de sa croix</strong>”.</p>
<p>Autrement dit, “<strong>mourir</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pas “souffrir” seulement, comme on l’entend souvent, mais bien “mourir”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>C’est par un </strong>“<strong>sacrifice</strong>”<strong> que l’on entre dans l’intimité du Seigneur</strong>.</p>
<p>Mais quel sacrifice?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Le sacrifice de</strong> “<strong>sa vie ancienne</strong>”.</p>
<p>C’est Luc qui, ici, nous éclaire en précisant ainsi la parole de Jésus*: <em>“Si quelqu’un veut être mon disciple […] qu’il se charge chaque jour de sa croix […].”</em></p>
<p>Le sacrifice auquel se réfère le Seigneur n’est donc pas unique, mais répété: <em>“<strong>chaque jour</strong>”</em>.</p>
<p>Il ne peut donc être autre que celui, journalier, de notre ancienne manière de vivre; sa “mise à mort”, son “exécution”, sa “liquidation”.</p>
<p>Paraphrasant l’apôtre Paul**, je dis que pour être assurés d’appartenir à Christ, il est indispensable que nous ayons accepté de “<strong>faire mourir</strong>” <strong>notre</strong> “<strong>vieille nature</strong>”, avec ses passions et ses désirs, <strong>pour nous laisser conduire par l’Esprit</strong> et lui seul.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Que le péché,</em> écrit-il***, <em>ne règne […] plus dans votre corps mortel pour vous soumettre à lui par ses désirs.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Faites donc mourir en vous ce qui est terrestre: l’immoralité sexuelle, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la soif de posséder […].”</em></p>
<p>C’est donc à cette sorte de “<strong>mise à mort</strong>” <strong>de notre ancienne façon de raisonner, de parler, d’agir et de nous comporter</strong> que nous sommes appelés, nous qui souhaitons ardemment rejoindre Christ et lui emboîter le pas pour que là où il est, nous soyons toujours, et pour toujours.</p>
<p>Une “croix” qui, ne nous y trompons pas, exigera de nous que nous fassions montre d’<strong>une volonté de fer</strong>, d’<strong>un immense courage</strong> et d’<strong>une très grande persévérance</strong>.</p>
<p>C’est <em>“chaque jour”</em> qu’il nous faudra nous employer à nouveau à <strong>juguler notre vieille nature</strong> pour nous détourner de notre vie ancienne.</p>
<p><em>“Chaque jour”</em> que nous devrons <strong>nous ouvrir à nouveau à l’Esprit de Dieu</strong> pour qu’il renouvelle notre conduite et nous donne de parvenir bientôt à la maturité de l’adulte telle que l’a si parfaitement incarnée Jésus.</p>
<p>Le moment est venu de nous examiner nous-mêmes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>À quoi ressemblons-nous le plus aujourd’hui?</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>À “l’homme ancien”, autrement dit, à ce que nous étions avant d’avoir rencontré Christ et d’être éblouis par sa lumière?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou à “l’homme nouveau”, par quoi nous entendons un être se signalant désormais par son étonnante ressemblance avec le Maître?</p>
<p>Puisse chacun de nous <strong>accorder assez de prix à son amitié pour accepter de rompre sans autre avec son ancienne manière d’être et décider d’embrasser la vie toute neuve qu’il nous propose</strong>; une vie placée non plus sous le signe du péché, mais sous celui de la justice; une vie qui rappelle <em>“chaque jour”</em> davantage celle de Dieu lui-même, tel qu’il s’est donné à voir en son Fils, Jésus-Christ; une vie, enfin, qui, dès lors qu’elle le manifeste, le glorifie en témoignant de la beauté qui est en lui.</p>
<hr />
<p> * <span style=”font-size: 8pt;”>9.23 selon les meilleurs manuscrits.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Galates 5.24.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 6.12.</span></p> -
Renoncer pour gagner
<p>Matthieu 16.24a: “<em>Alors Jésus dit à ses disciples: ‘Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même […].’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b6aac6200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Renoncer” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3b6aac6200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b6aac6200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Renoncer” /></a></p>
<p>Voilà qui a le mérite d’être clair: si, comme je l’espère, nous désirons tous rejoindre Jésus, le suivre et devenir ses amis, <strong>il n’est qu’une voie</strong>, celle qui commence  par <strong>le</strong> “<strong>renoncement à soi-même</strong>”.</p>
<p>C’est-à-dire?</p>
<p>Deux mots me paraissent aptes à nous éclairer sur le sujet: “<strong>détachement</strong>” et “<strong>abdication</strong>”.</p>
<p> </p>
<p><strong>Détachement</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En nous appelant, comme il le fait, à renoncer à nous-mêmes, Jésus, c’est évident, nous invite en tout premier lieu à nous “détacher” <strong>de tout ce qui pourrait nous empêcher d’être et de faire ce qu’il attend de nous</strong>.</p>
<p>Rappelez-vous.  Que dit-il à celui qui risque d’être distrait de Dieu par les “choses” de ce monde?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Si tu veux être parfait, va vendre ce que tu possèdes […].Puis viens et suis-moi.” </em>* </p>
<p>Ou à celui que ses parents, son conjoint ou ses proches pourraient bien détourner de lui-même et de son service?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>«“Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi.” </em>** </p>
<p>Pour Jésus, on le voit, il est clair que <strong>le chemin menant à lui passe nécessairement par une forme de</strong> “<strong>dé-s-attachement</strong>”.</p>
<p>Nous ne serons ses amis que s’il nous voit fermement résolus à ne plus jamais laisser quoi ou qui que ce soit nous empêcher de réaliser pleinement sa volonté pour nous.</p>
<p>À nous, donc, de nous décider sans tarder à <strong>ne plus rien laisser accaparer notre esprit plus que lui</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ainsi “détachés”, “dé-s-attachés”, nous assurerons notre place parmi ses intimes</p>
<p> </p>
<p><strong>Abdication</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En même temps qu’il nous invite à nous “détacher”, Jésus nous presse d’“<strong>abdiquer</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est-à-dire, concrètement et simplement, à <strong>lui abandonner l’autorité sur notre propre vie</strong>.</p>
<p>Nous avons disposé d’elle comme bon nous semblait; c’était “notre vie”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous la lui remettons aujourd’hui pour qu’il en soit, lui, le maître unique et absolu.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span><strong>Non plus ma volonté, Seigneur, mais la tienne.</strong>” </p>
<p>Initiative douloureuse, certes, mais indispensable, qui distinguera à la fois le disciple du rebelle et le disciple véritable du disciple douteux.</p>
<p>Optons donc courageusement pour une vie qui ne soit plus la simple réalisation des “nos” plans, “nos” ambitions, “nos” désirs, mais bien plutôt celle de son plan à lui pour nous, avec les moyens qu’il nous donnera, de la façon qu’il nous montrera et aux moments qu’il nous indiquera.</p>
<p>Parlant d’un couple, il nous arrive de poser un peu vulgairement la question: “Qui des deux ‘porte la culotte’?”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Permettez que je nous pose la question: <strong>dans le</strong> “<strong>ménage</strong>” <strong>que nous formons avec le Seigneur, lequel des deux a le plus souvent, sinon toujours, le dernier mot</strong>?</p>
<p><em>“Si quelqu’un veut devenir mon disciple,</em> dit Jésus, <em>qu’il renonce à lui-même.”</em></p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>“Commence” seulement, comme nous le verrons prochainement.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Matthieu 19.21.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Matthieu 10.37.</span></p> -
Heu-reux!
<p>Psaume 126.3: <em>“Oui, l’Éternel a fait de grandes choses pour nous, et nous sommes dans la joie.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b1b8f4200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Heu-reux” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3b1b8f4200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b1b8f4200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Heu-reux” /></a></p>
<p>Devant ce texte, je me suis interrogé sur <strong>les raisons pour lesquelles</strong>,<strong> avec les fidèles de Juda</strong>,<strong> nous sommes heureux</strong>, nous, les chrétiens, alors même que notre chemin est peut-être bien raide et difficile.</p>
<p>La réponse me semble être celle-ci: pour les mêmes raisons que Jérusalem.</p>
<p>D’abord, <strong>le souvenir que nous avons des hauts faits de Dieu en notre faveur</strong>; ensuite, <strong>cette confiance que nous avons en lui</strong>: ce qu’il a fait pour nous, il le fera encore, et même bien plus.</p>
<p>Si nous sommes dans la joie aujourd’hui, c’est que <strong>notre Seigneur est le Dieu des retournements de situation miraculeux</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que de fois déjà il nous a secourus, soulagés, sauvés!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ce qu’il a fait pour nous hier, il a bien l’intention de le faire encore…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jusqu’à ce que, après qu’il nous aura laissé souffrir un peu de temps, il essuie enfin toute larme de nos yeux et nous relève “pour de bon” cette fois.</p>
<p>Alors, parce que et la mort, et le deuil, et les cris auront définitivement déserté nos vies, nous serons vraiment <em>“pareils à ceux qui font un rêve”</em>; et nos bouches seront pleines de rires; et notre langue poussera des cris de joie*.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les choses premières auront disparu et l’antique prophétie**, finalement, sera accomplie: nos vies seront comme un jardin abreuvé, et nous ne dépérirons plus!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Constamment désaltérés à la source de l’eau de la vie, nous vivrons!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Enfin!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et pour toujours.</p>
<p>Mais peut-être en est-il parmi nous qui n’ont pas cette joie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mes amis, sachez seulement que <strong>ce bonheur est à votre portée</strong>, <strong>ici et maintenant</strong>.</p>
<p>Il vous faut seulement, pour y goûter à votre tour, après, c’est évident, vous être assurés que vous êtes bien, vous aussi, du nombre des bien-aimés de Dieu, primo, <strong>faire un petit effort de mémoire</strong>, le temps de vous rappeler les bontés passées de votre Sauveur, et, secundo, <strong>tabler avec nous sur cette glorieuse perfection de la divinité</strong>,<strong> l’immuabilité</strong>,<strong> pour croire, simplement, que sa miséricorde est tout sauf tarie</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, <em>“[…] les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne prennent pas fin; elles se renouvellent chaque matin.Que ta fidélité est grande![…] c’est pourquoi je veux m’attendre à lui.[…]Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel. »</em>*** </p>
<p>Imitant en cela le prophète, <strong>ayez donc foi en l’absolue bienveillance de Dieu</strong> à notre égard.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et vous aussi pourrez rendre alors ce témoignage: <strong>Heu-reux</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tel est notre lot, parce que, nous le savons désormais, <strong>il n’est pas de désert qui ne s’égayera tôt ou tard</strong>.</p>
<p>Et que le jour vient, de toute façon, où, pour reprendre les termes mêmes de la belle vision d’Ésaïe****, <em>“[…] la plaine aride exprimera sa joie et fleurira comme un narcisse; elle se couvrira de fleurs et exprimera sa joie par des chants d’allégresse et des cris de triomphe.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>On verra la gloire de l’Éternel, la splendeur de notre Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dites à ceux qui ont le cœur battant: ‘Fortifiez-vous, n’ayez pas peur!  Voici votre Dieu<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…].  Il viendra lui-même pour vous sauver.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…] Ceux que l’Éternel aura libérés reviendront […] avec des chants de triomphe et une joie éternelle couronnera leur tête.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils connaîtront la gaieté et la joie, la douleur et les gémissements s’enfuiront.”</em></p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 1 et 2.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jérémie 31.12.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Lamentations de Jérémie 3.22, 24b.    </span> **** <span style=”font-size: 8pt;”>Ésaïe 35.1-4, 10.</span></p> -
Roi serviteur
<p>Luc 12.37: <em>“Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera éveillés!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je vous le dis en vérité, il mettra sa ceinture, les fera prendre place à table et s’approchera pour les servir.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b39f88200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Serviteur 1″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3b39f88200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b39f88200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Serviteur 1″ /></a></p>
<p>Il est des textes que l’on gagnerait à lire plus lentement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que leurs richesses sont discrètes et pourraient échapper à un survol distrait.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je parle d’expérience, hélas!</p>
<p>Comme cette promesse de Jésus en rapport avec le jour annoncé de sa glorieuse “ré-apparition”.</p>
<p><strong>Une promesse qui ne laisse pas de surprendre</strong>…</p>
<p>Nous nous sommes tous, une fois au moins, interrogés sur ce qu’il nous sera donné de voir alors.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le Seigneur, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais sous quelle forme?</p>
<p>Dans tout l’éclat fulgurant de sa majesté, rayonnant de lumière, éblouissant de beauté?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certainement.</p>
<p>Mais pas seulement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et c’est là que le propos de Jésus, fort heureusement rapporté par Luc, nous stupéfait.</p>
<p>Car le <strong>portrait</strong> qu’il nous propose de lui-même au jour de notre rencontre immédiate avec lui est le plus <strong>inattendu</strong> qui se pouvait concevoir: <strong>celui d’un serviteur</strong>!</p>
<p>Un serviteur qui se ceindra*, nous fera prendre place à sa table et… là, nous servira!</p>
<p>Celui que Dieu a élevé à la plus haute place et à qui a été donné le nom qui est au-dessous de tout nom, <strong>Jésus</strong>, <strong>le Roi des rois</strong>, <strong>le Seigneur des seigneurs</strong>… <strong>à notre service</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que nous n’ayons plus ni faim ni soif, jamais!</p>
<p>Oui, je sais: il s’agit d’une image.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>quelle image</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui, comme aucune autre peut-être, nous éclaire sur deux réalités au moins, exaltantes s’il en est.</p>
<p> </p>
<p><strong>L’étonnante humilité de l’être divin</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un souverain absolu <strong>qui</strong>, <strong>parce qu’il est amour</strong>, <strong>s’est toujours voulu serviteur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Serviteur</strong> <em>“<strong>doux et humble</strong>”</em> <strong>des hommes</strong>, pour qui il est allé jusqu’à donner sa vie.</p>
<p>Et qu’il prendra plaisir à servir encore après que le premier ciel et la première terre auront disparu et qu’un monde nouveau aura jailli, à jamais éclairé par sa grâce éblouissante.</p>
<p>Un esprit de dévouement et de sacrifice sans égal, qu’il aimerait, soit dit en passant, voir habiter tous les siens.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si lui, le Maître de l’univers, s’est offert pour les servir, comment, eux, ses obligés, pourraient-ils décemment refuser de se faire serviteurs les uns des autres ?</p>
<p> </p>
<p><strong>L’insigne privilège qui est le nôtre</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je veux parler ici de <strong>la surprise qui nous attend</strong>, nous qui, en plaçant notre foi en lui, sommes devenus ses amis pour toujours: celle d’<strong>être servis à nouveau par le Maître en personne</strong>!</p>
<p><strong>Imaginons la scène</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous sommes au seuil de l’éternité, et voici que le Seigneur lui-même, “en livrée” si je puis dire, s’approche; nous presse de nous joindre à la noce; nous conduit jusqu’à notre place; et là, commence à nous servir…</p>
<p><strong>Lui</strong>, <strong>le</strong> <strong>Roi de l'univers</strong>, <strong>notre serviteur</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Veillant à ce que toutes nos faims soient apaisées et toutes nos soifs étanchées.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’ainsi notre bonheur soit et demeure à la fois simple et indicible, tranquille et absolu!</p>
<p> </p>
<p>Pas étonnant qu’il arrive à certains de prier aujourd’hui: <em>“<strong>Viens</strong>, <strong>Seigneur Jésus</strong>!”</em></p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>“Retroussera ses manches” (NFC).</span></p> -
Rassasiés
<p>Marc 8.2, 8: <em>“J’ai pitié de ces gens” [ … ]  “Chacun mangea à sa faim.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202dad0c2f75e200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Rassasié” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202dad0c2f75e200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202dad0c2f75e200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Rassasié” /></a></p>
<p>Bel exemple de la <strong>compassion</strong> et de la <strong>générosité de notre Seigneur</strong>.</p>
<p>La foule qui entoure Jésus depuis trois jours n’a plus rien à manger.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle a faim.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus le sait.</p>
<p>Il le sait et s’en inquiète.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“J’ai pitié de ces gens”</em>, dit-il —littéralement, “je suis ému aux entrailles à leur sujet”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Rien de ce qui touche ses amis ne le laisse indifférent</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ceux-là crient famine: il sympathise aussitôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il agit pour répondre de manière concrète à leur besoin du moment.</p>
<p>C’est cela, <strong>la compassion</strong> du Seigneur: jamais insensible aux prières des siens, il y apporte toujours la bonne réponse au bon moment.</p>
<p>Mais il y a plus: Marc nous rapporte que <em>“chacun a mangé à sa faim”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus aurait sans doute pu se contenter d’accorder à la foule un petit “coupe-faim”, comme ont dit.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son projet est de la <strong>rassasier</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Chacun doit manger à sa faim.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et la preuve que tous ont eu bien assez: il y a des restes, beaucoup de restes.</p>
<p>Là, c’est <strong>la générosité</strong> de notre Seigneur qui ressort: quand il donne, c’est sans compter,<strong> quand il donne, c’est pour combler</strong>.</p>
<p>Nous pourrions arrêter ici notre commentaire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais ce serait oublier que chaque intervention miraculeuse de Jésus est <strong>un</strong>  “<strong>signe</strong>” <strong>renvoyant à une autre intervention, aux conséquences éternelles, celle-là</strong>.</p>
<p>C’est ainsi que nous sommes amenés à reconnaître dans la pitié éprouvée ici par Jésus comme <strong>une illustration de l’incroyable miséricorde dont nous avons été nous-mêmes les heureux bénéficiaires</strong>.</p>
<p>Notre condition était bien pire que celle de la foule dans notre texte: nous n’avions pas seulement faim, <strong>nous étions mourants</strong>, pour ne pas dire morts.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’a fait le Seigneur?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il a eu pitié</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oui, il a eu pitié.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il a agi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il est venu nous rejoindre</strong> dans notre misère.</p>
<p>Mais, ici encore, il y a plus: il ne s’est pas seulement rapproché de nous, <strong>il s’est offert à nous</strong> comme, a-t-il dit un jour, <em>“le vrai pain”</em>, <em>“le pain vivant qui descend du ciel”</em>, celui qui, dès lors qu’il est consommé, apaise définitivement toutes les faims.</p>
<p>Écoutez plutôt ce que déclare Jésus: <em>“Je suis le pain de vie.Celui qui vient à moi n’aura <strong>jamais faim</strong>” </em>*; et <em>“si quelqu’un mange de ce pain, il <strong>vivra pour toujours</strong>”</em> **.</p>
<p>Ainsi, nous le voyons, sa pitié s’est une fois encore exprimée de manière concrète, dans un acte d’une incroyable générosité: <strong>il s’est donné lui-même</strong>, librement et sans réserve, <strong>pour que par son sacrifice il soit pourvu à <em>tous</em> nos besoins</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le fait est qu’aujourd’hui, nous qui étions si pauvres et indigents, nous sommes comblés.</p>
<p>Ma prière est que nous trouvions là, maintenant, des motifs nouveaux de dire à notre Dieu notre admiration profonde et notre reconnaissance éperdue.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 6.35.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 6.51.</span></p> -
Le vrai culte
<p>Jean 4.23-24*: <em>“Mais le moment vient, et il est même déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en étant guidés par son Esprit et selon la vérité; car tels sont les adorateurs que veut le Père.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent doivent l’adorer en étant guidés par son Esprit et selon la vérité.”</em> </p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b2d2ff200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vrai culte” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3b2d2ff200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3b2d2ff200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vrai culte” /></a></p>
<p><strong>Notre privilège est immense</strong>, à nous qui vivons de ce côté-ci de la Pâque et de la Pentecôte.</p>
<p>Je m’explique.</p>
<p><strong>En Israël, le culte était sévèrement réglementé</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par exemple, pour adorer Dieu, il fallait se rendre à Jérusalem, entrer dans le temple et demander à un prêtre de commencer par offrir un sacrifice —et par n’importe lequel— avant qu’il puisse intercéder pour soi.</p>
<p> </p>
<p><strong>Grâce au Christ, ce temps est définitivement révolu</strong>.</p>
<p>Car nous savons aujourd’hui qu’il, <strong>Jésus</strong>, est tout à la fois <strong><em>le temple</em></strong>, le “lieu” donc où il nous est possible de rencontrer Dieu, <strong><em>le grand-prêtre</em></strong>, qui sacrifie en notre nom et faveur, <strong><em>l’agneau</em></strong>, dont le sang versé couvre notre péché, et <strong><em>l’intercesseur</em></strong>, qui plaide constamment et efficacement notre cause devant le Père**.</p>
<p>Et nous savons aussi que <strong>là où nous sommes</strong>, quel que soit le lieu, <strong>il est lui aussi</strong>.</p>
<p>À la différence des Israélites, donc, <strong>nous pouvons désormais nous présenter devant Dieu pour lui rendre le culte qu’il agrée en tout lieu et à tout moment</strong>: <strong>il suffit pour cela que nous nous </strong>“<strong>rapprochions</strong>”<strong> de son </strong>“<strong>interface</strong>”<strong>, j’ai nommé Jésus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Reste à savoir quel est <strong>ce culte qu’il agrée</strong>.</p>
<p>Jésus le décrit parfaitement pour la femme samaritaine: <strong>un culte inspiré par son Esprit et selon sa vérité</strong>.</p>
<p>C’est pourquoi, lorsque nous nous tournons vers Dieu, <strong>il importe que nous commencions par nous mettre à l’écoute de l’Esprit</strong> que son Fils nous a si généreusement donné.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, que nous laissions ce Maître incomparable nous rappeler les indications qu’il nous a transmises par l’intermédiaire de ses prophètes et apôtres afin que notre hommage lui parvienne comme un parfum de bonne odeur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nul doute qu’ainsi éclairé, notre culte gagnera non seulement en justesse, mais encore en richesse.</p>
<p>Mais pas seulement.</p>
<p>C’est pourquoi aussi <strong>il faut que nous veillions à ce que le contenu de notre culte soit selon sa vérité.</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est-à-dire, en accord avec ce qui nous a été révélé de sa personne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où l’importance, au moment où nous nous approchons de lui, de nous remémorer ce que nous savons de lui, histoire de nous assurer que c’est bien le vrai Dieu que nous honorons, et non je ne sais quelle divinité de notre création.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une discipline que l’on aimerait voir plus largement enseignée et pratiquée qu’elle ne l’est aujourd’hui dans certaines de nos communautés.</p>
<p> </p>
<p>L’adorer en étant guidés par son Esprit et selon la vérité, telle est donc <strong>notre vocation commune</strong>.</p>
<p>Puissions-nous nous en montrer dignes, et rendre ainsi au Seigneur<strong> un culte qui ne réchauffe pas seulement notre cœur</strong>,<strong> mais le sien également</strong>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction BFC.     <span style=”font-size: 10pt;”>**</span> Voir en particulier Hébreux 7.</span></p>