“Bienvenue, Jésus!”

<p>Luc 2.7b: <em>“[…] il n’y avait pas de place pour eux dans la salle des hôtes.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860dc39d2200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bienvenue” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860dc39d2200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860dc39d2200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bienvenue” /></a></p>
<p>Sans être trop sévère à l’encontre du foyer ayant accepté d’héberger Joseph et Marie, Luc tient quand même à rappeler ce détail: il n’a pas saisi l’occasion unique qui s’offrait à lui de rendre, plus encore qu’au jeune couple, au divin enfant l’honneur qui lui était dû.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il eut fallu pour cela qu’il prît sur lui de désencombrer la salle d’hôtes afin d’accorder à Jésus la place qu’il méritait.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais comment aurait-il pu deviner la qualité de leur visiteur?</p>
<p>Admettons donc que nos aubergistes judéens ne méritent pas d’être blâmés.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais nous?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous qui n’ignorons rien ni de l’identité de celui venu nous rendre visite ni des beaux projets qu’il nourrit pour ses “hôtes”, <strong>lui avons-nous accordé la place qu’il mérite dans notre vie</strong>?</p>
<p>Se peut-il que nous lui ayons ouvert la porte, mais que nous ne lui ayons pas donné aussitôt toute la place?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme s’il y avait chez nous <strong>des</strong> “<strong>pièces</strong>” <strong>trop encombrées pour qu’il s’y installe</strong>, des domaines “privés” que nous préférerions garder pour nous.</p>
<p>Se peut-il que, lorsque Jésus s’est invité chez nous, nous ne l’ayons certes pas laissé à la porte, mais ayons aussitôt veillé à ce qu’il ne prenne pas trop de place?</p>
<p><strong>Il est des chrétiens comme cela</strong>,<strong> qui veulent bien accueillir le Maître</strong>,<strong> mais à condition que sa présence ne change pas trop leurs habitudes de vie</strong>.</p>
<p>Qu’il serait rassurant de savoir qu’aucun de nous ne se reconnaît dans ce portrait sommaire!</p>
<p>Est-il nécessaire de rappeler que <strong>s’ouvrir un peu seulement à Jésus, c’est ne pas s’ouvrir vraiment</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et que lui interdire un seul accès est aussi coupable que les lui dénier tous?</p>
<p>Comprendrons-nous un jour qu’<strong>on ne lui fait pas</strong> “<strong>un peu de place</strong>” dans sa vie; <strong>on lui donne</strong> “<strong>toute la place</strong>”.</p>
<p>Ce n’est pas cet aspect de notre existence ou cet autre seulement qu’il revendique en tant que Seigneur s’invitant chez nous; c’est toute notre existence.</p>
<p>Concrètement, qu’est-ce que <strong>cela signifie</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Très simplement, <strong>que nous soumettions toutes choses à son regard pour approbation</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Non seulement nos pensées ou nos projets, mais encore nos paroles et nos actes.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Toutes choses.</p>
<p>Et cela, dans le double but, d’abord, de <strong>lui être en tout pleinement agréables</strong>, et ensuite, de <strong>le glorifier durablement devant les hommes</strong>.</p>
<p>Ainsi, seuls ne pourront jamais prétendre avoir accueilli Jésus mieux que les aubergistes de Bethléhem, à savoir comme il le demande instamment et le mérite amplement, ceux d’entre nous qui, un jour, lui auront dit&#0160;:<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”>“Entre tes mains j’abandonne/ Tout ce que j’appelle mien./ Oh ! ne permets à personne,/ Seigneur, d’en reprendre rien.”*&#0160;</p>
<p style=”padding-left: 40px;”>“Mon corps, mon cœur, mon âme/ Ne m’appartiennent plus;/ Ton amour les réclame:/ Ils sont à toi, Jésus!”**</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Charles Rochedieu (1857-1928), “Entre tes mains j’abandonne”, str. 1, <em>À toi la gloire</em> n° 289.</span> &#0160; &#0160; ** <span style=”font-size: 8pt;”>Auguste Fisch (1842-1906), “Mon corps, mon cœur, mon âme” (1875), str. 1, <em>Sur les ailes de la foi</em>, n°&#0160;290.</span></p>