Catégorie : Réflexion

  • Tu ne réponds pas !

    <p>Psaume 22.3: <em>“Mon Dieu, je crie le jour, et tu ne réponds pas, la nuit, et je ne trouve pas de repos.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e6879c200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Désespoir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860e6879c200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e6879c200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Désespoir” /></a></p>
    <p>Je connais des chrétiens admirables à qui il est arrivé de m’avouer se demander s’ils avaient encore la foi. Une vie d’obéissance et des détresses qui s’enchaînent. Des prières confiantes, instantes, persévérantes et des silences lourds, oppressants, choquants. Comme si Dieu n’était plus là. Comme si le ciel était vide. Comme si espérer ne rimait plus à rien.</p>
    <p>Peut-être avez-vous connu vous-même pareil sentiment d’abandon. Et peut-être aussi vous êtes-vous inquiété pour votre foi. Vous réconforterai-je un peu si je vous rappelle que <strong>les fidèles les plus éminents ont connu pareil désarroi</strong>?</p>
    <p>À commencer par notre poète bien-aimé, <strong>David</strong>, qui, sur la mélodie <em>Biche de l’aurore</em>, s’époumonait*: <em>“Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? Pourquoi t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes? Mon Dieu, je crie le jour, et tu ne réponds pas, la nuit, et je ne trouve pas de repos.”</em></p>
    <p>C’est qu’<strong>il est inévitable que les voies divines</strong>, <strong>un jour au moins</strong>, <strong>nous troublent</strong>, nous déconcertent, nous déstabilisent. Et que les plus fervents d’entre nous en viennent à douter de leur foi.</p>
    <p>Prenez <strong>Jérémie</strong> maintenant. <em>“Tu m’as enlevé la paix,</em> ose-t-il reprocher à celui dont il ne comprend pas les desseins et n’entend plus la voix**, <em>j’ai oublié ce qu’est le bonheur. Alors j’ai dit: ‘Je n’ai plus d’avenir, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel!’”</em></p>
    <p><strong>Il n’y a pas de honte</strong>, croyez-moi, <strong>à avouer notre détresse</strong> lorsque nous avons beau <em>“crier et implorer du secours”</em>, Dieu <em>“tient notre prière enfermée” </em>***. Le voile entourant sa personne n’a été que partiellement ôté par son Fils, et c’est peu dire que nombre des desseins qu’il nourrit resteront longtemps proprement indéchiffrables.</p>
    <p><strong>Que faire alors</strong>, lorsque nous troublent au point que notre foi vacille ses silences?</p>
    <p>Commencer peut-être par nous rappeler —&#0160;pardon d’être un peu brutal&#0160;— qu’il ne nous doit rien, pas même une explication.</p>
    <p><strong>Nous remettre ensuite en mémoire celles de ses perfections les plus à même de nous réconforter.</strong> Comme la puissance, la bienveillance et la sagesse. Trois attributs qui lui sont indissociables et qui nous autorisent à attendre de lui qu’il réalise parfaitement tout ce qui, il le sait, concourra finalement à notre bien.</p>
    <p><strong>Et nous abandonner à lui</strong>. Simplement. Attendant en silence son secours. Parce que nous nous serons laissés convaincre d’espérer, fut-ce contre toute espérance, en sa loyauté absolue.</p>
    <p><strong>N’a-t-il pas avoué un jour qu’il nous aimait d’un amour éternel</strong>? Qu’il avait gravé notre nom sur les paumes de ses mains et qu’il ne nous quittait pas des yeux, veillant en permanence à ce que rien —rien! ne nous sépare jamais de son amour insondable, inaltérable, inextinguible?****</p>
    <p><strong>Ayons donc foi en lui</strong>! Qui sait? Peut-être est-il sur le point de rompre son silence. Comme il a fini par répondre à David, lui inspirant une seconde partie de psaume proprement lumineuse, à chanter encore et toujours sur la mélodie <em>Biche de l’aurore</em>.</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 22.2-3.</span> &#0160; &#0160; ** <span style=”font-size: 8pt;”>Lamentations 3.17-18.</span> &#0160; &#0160; *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Lamentations 3.8.</span> &#0160; &#0160; **** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jérémie 31.3; Ésaïe 49.14-16; Romains 8.37-39.</span></p>

  • Les conseils d’un père

    <p>Proverbes 3.3-4: <em>“Que la bonté et la vérité ne t’abandonnent pas: attache-les à ton cou, écris-les sur la table de ton cœur. Tu trouveras ainsi grâce et bon sens aux yeux de Dieu et des hommes.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fd366c200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Éducation” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860fd366c200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fd366c200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Éducation” /></a></p>
    <p>Parce qu’il veut le meilleur pour son enfant, un père exemplaire se doit de lui indiquer dès son plus jeune âge la voie à suivre&#0160;pour gagner la faveur et de Dieu et des hommes.</p>
    <p>Et c’est précisément ce que fait ici le père dont le livre des Proverbes a soigneusement enregistré les consignes inspirées. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Le secret selon lui d’une vie que ciel et terre applaudiront un jour? Une vie incarnant ces <strong>deux qualités</strong>: <em>“<strong>bonté</strong>”</em> et <em>“<strong>vérité</strong>”</em>.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><em>“<strong>Bonté</strong>”</em>&#0160;d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le terme évoque <strong>le souci de venir en aide</strong> à quelqu’un dans le besoin.</p>
    <p>Une personne doit être secourue? L’homme “bon” ne reste pas indifférent; il agit et, comme porté par l’amour miséricordieux dont Dieu l’a rempli, intervient avec délicatesse et efficace en faveur du nécessiteux.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><em>“<strong>Vérité</strong>”</em> ensuite. Ou, mieux peut-être ici, “fidélité”, “fiabilité”.</p>
    <p>Une qualité qui complète heureusement la première. Car pour être irréprochable, il ne suffit pas à l’homme bon d’être généreux quand il lui plaît de l’être; il faut encore qu’il soit connu et réputé pour <strong>inscrire son souci des malheureux dans la durée</strong> et tenir ses promesses.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><strong>Bonté et vérité</strong>. Deux qualités que l’on trouve depuis toujours <strong>réunies&#0160;en Dieu</strong> pour caractériser sa relation avec ses amis, et que le père souhaiterait maintenant voir reproduites dans son fils.</p>
    <p><strong>Pour quelle raison</strong>? Afin qu’il bénéficie à la fois de la <em>“<strong>grâce</strong>”</em>, ou si vous préférez, de la disposition positive, et du <em>“<strong>bon sens</strong>”</em>, autrement dit de l’<strong>opinion favorable</strong>, du <strong>jugement bienveillant</strong>, de l’<strong>estime du ciel et de la terre</strong>.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>L’estime du ciel et de la terre! Une récompense hautement désirable, qui mérite à coup sûr que nous l’ambitionnions nous-mêmes.</p>
    <p>Et qui nous sera décernée, si nous nous conformons aujourd’hui<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>à l’antique instruction paternelle.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>En “<strong>attachant</strong> bonté et vérité à notre cou” d’abord. L’image est étonnante*, mais son sens, lui, est clair: il s’agit pour nous de nous faire <strong>un collier qui</strong>, parce que bonté et vérité en seront les perles de choix, <strong>nous servira de protection</strong>.</p>
    <p>En “<strong>écrivant</strong> bonté et vérité sur la table de notre cœur” ensuite. Le cœur est ici représenté comme la table sur laquelle on grave la loi. L’idée est donc cette fois d’<strong>une intériorisation du commandement divin</strong>. Comme si nous ne pouvions plus exprimer désormais que bonté et vérité!</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Puisse cette instruction venue du fond des siècles nous convaincre aujourd’hui non seulement de rechercher pour nous-mêmes ces deux vertus supérieures, mais aussi nous efforcer de les inculquer aux enfants que Dieu nous a confiés! Pour qu’eux aussi trouvent <em>“grâce et bon sens aux yeux de Dieu et des hommes”</em>. La plus haute, c’est certain, la plus enviable des rémunérations.</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>On ne la trouve que dans les Proverbes (6.21).</span></p>

  • Aimer plus pour mieux juger

    <p>Philippiens 1.9a, 10b: <em>“Et voici ce que je demande dans mes prières: c’est que votre amour augmente de plus en plus […] pour que vous puissiez discerner ce qui est essentiel.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e5b971200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Evaluation” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860e5b971200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e5b971200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Evaluation” /></a></p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Ce que Paul attend de nous cette fois est <strong>que nous progressions toujours en matière de discernement</strong>. En d’autres termes, que nous soyons chaque jour un peu plus “perspicaces”.</p>
    <p>Deux mots sont importants ici.</p>
    <p>Le verbe que nous avons rendu par “<strong>discerner</strong>”, d’abord. Cher aux stoïques, il exprime l’idée de test, d’épreuve, d’examen. On l’employait en rapport avec les métaux, la monnaie; mais aussi en lien avec les animaux dont il fallait jauger les qualités. Son sens a évolué, d’où ces traductions possibles: estimer, valider après avoir testé, choisir, retenir.</p>
    <p>Le participe, ensuite —littéralement: <strong>ce qui est important</strong>, ce qui prime. C’est ainsi que dans la philosophie grecque et hellénistique, il désigne couramment ce qui est fondamental, vital, <strong>essentiel</strong>.</p>
    <p>Ainsi, ce que l’apôtre espère de nous, autant que de ses amis macédoniens, est que nous apprenions à tout tester soigneusement, pour <strong>distinguer ce qui est primordial</strong> de ce qui ne l’est pas, et <strong>accorder notre préférence à l’essentiel</strong> plutôt qu’à l’accessoire.</p>
    <p>Ce que la Bible appelle le <strong>discernement</strong>.</p>
    <p>Le discernement: cette capacité de <strong>reconnaître à chaque chose sa vraie valeur</strong>.</p>
    <p>Et de <strong>faire le tri</strong>. Sans complaisance. Parce que toutes les pensées, rêveries et autres divagations de l’esprit n’élèvent pas de la même manière. Parce que tous les propos, discours et autres dissertations n’instruisent pas également.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce que tous les gestes, réactions et autres comportements n’édifient pas de la même façon.</p>
    <p>L’appel est donc au discernement en vue d’une vie qui, rêvons un instant, ne serait plus qu’une suite ininterrompue de choix réfléchis, mesurés, inspirés, et partant incontestables.</p>
    <p>Maintenant, la question se pose: quel lien y a-t-il entre ce discernement attendu de nous et l’amour de Dieu?</p>
    <p>Réponse: <strong>pour pouvoir distinguer correctement entre les choses</strong>, <strong>il faut avoir acquis cette connaissance de Dieu</strong> évoquée plus tôt, <strong>qui rend étonnamment sensible au regard que le Seigneur porte sur tout</strong>. Or, nous l’avons vu, c’est en l’aimant toujours plus que nous parvenons à cette connaissance.</p>
    <p>Ainsi, la deuxième raison pour laquelle il importe tant que notre amour pour Dieu abonde de plus en plus est que c’est en l’aimant toujours plus que nous nous rapprochons de cet autre objectif majeur qu’il nous fixe, savoir la capacité de bien juger.</p>
    <p>Entendez par là distinguer d’instinct ou presque tout, dans ce qui se propose à nous, ce qui, pour reprendre les termes mêmes de l’apôtre*, est<em> “vrai”</em>, <em>“honorable”</em>, <em>“juste”</em>, <em>“pur”</em>, <em>“digne d’être aimé”</em>, <em>“ce qui mérite l’approbation”</em>, <em>“ce qui est synonyme de qualité morale”</em> et <em>“ce qui est digne de louange”</em>, et en faire notre priorité de sorte que nous soyons <strong>enfin irréprochables en tout</strong>, <strong>pensée</strong>, <strong>discours</strong>, <strong>comportement</strong>.</p>
    <p>Alors seulement, la paix de Dieu, qui dépasse toute intelligence, commencera de remplir durablement nos cœurs et nos pensées.</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>En Philippiens 4.8.</span></p>

  • Aimer plus pour mieux deviner

    <p>Philippiens 1.9: <em>“Et voici ce que je demande dans mes prières: c’est que votre amour abonde de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence”</em>.</p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fc27a7200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Intimité” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860fc27a7200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fc27a7200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Intimité” /></a></p>
    <p>Que désire donc l’apôtre, ici? Clairement: que l’amour des Philippiens, et le nôtre par la même occasion, ne cesse pas de s’enrichir.</p>
    <p>Notez bien que, pour Paul, <strong>les Philippiens aiment déjà</strong>. Le Seigneur en particulier, à qui ils doivent d’avoir reçu grâce et paix.</p>
    <p><strong>Mais il leur faut aimer davantage encore</strong>. Et la formulation retenue ici par Paul est très expressive, évoquant le franchissement d’une limite, un débordement, un excès, une surabondance.</p>
    <p>Aimer plus encore aujourd’hui qu’hier, et moins que demain, <strong>tel est donc l’appel qui nous est adressé</strong> par l’apôtre en même temps qu’à ses amis macédoniens.</p>
    <p>Oui, mais <strong>pourquoi</strong> est-il si important que notre amour pour Dieu n’en finisse jamais de grandir?</p>
    <p>Afin, explique Paul, primo, que nous soyons progressivement introduits dans <strong>une meilleure</strong> <em>“<strong>connaissance</strong>”</em>, et secundo, que nous soit impartie <strong>une plus grande</strong> <em>“<strong>intelligence</strong>”</em>.</p>
    <p>Quelques mots sur les deux termes retenus pour décrire l’effet ô combien positif d’un amour qui va de progrès en progrès.</p>
    <p>Il ne me paraît pas douteux que le premier, <em>“<strong>connaissance</strong>”</em>, soit à prendre ici <strong>dans son acception biblique</strong>, que je résumerais volontiers par un mot: “<strong>intimité</strong>”.</p>
    <p>Quant au mot <em>“<strong>intelligence</strong>”</em>, il est à noter qu’il n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament. Mais sa signification est assez claire: “intelligence”, oui, mais au sens de “sensation”, “perception”; puis, de “discernement”, “<strong>sensibilité</strong>”; et enfin, de “tact”.</p>
    <p>Voilà pour le vocabulaire.</p>
    <p><strong>Le message</strong> maintenant.</p>
    <p>En bref. Ce que Paul désire pour nous, autant que pour ses amis grecs, c’est que nous vivions dans <strong>une communion toujours plus étroite avec Dieu</strong>; que nous entrions avec lui dans <strong>une intimité toujours plus forte</strong>.</p>
    <p><strong>Pourquoi</strong>? Afin que, le connaissant de mieux en mieux, nous puissions, en toute circonstance, “sentir” l’attitude qu’il convient que nous adoptions pour lui être pleinement agréables.</p>
    <p>Tel est bien, en effet, <strong>le but</strong> qui nous est fixé: <strong>que nous soyons capables</strong>,<strong> enfin</strong>,<strong> de percevoir</strong>, “<strong>d’instinct</strong>” <strong>ou presque</strong>,<strong> ce que Dieu approuve et ce qu’il réprouve</strong>. Or, un tel pouvoir d’intuition implique que nous soyons les “amis” du Seigneur. Et son développement, que nous nous rapprochions toujours plus de lui; que notre amour pour lui ne cesse pas de croître.</p>
    <p>Puisse notre amour pour Dieu abonder de plus en plus! Pour que, grandissant toujours dans sa connaissance, nous puissions parvenir au point où il n’est plus nécessaire qu’il nous dise ce qu’il attend de nous: nous le savons, nous le sentons déjà !</p>
    <p>Pourquoi, donc, est-il si important que notre amour pour Dieu n&#39;en finisse pas de grandir? Parce que <strong>c’est en l’aimant toujours plus que nous parviendrons à cet objectif majeur pour nous qu’est la </strong>“<strong>connaissance</strong>”, et plus précisément, <strong>celle qui nous rendra naturellement sensibles à ses attentes</strong>.</p>

  • Recherche familles consacrées

    <p class=”p3″>1 Corinthiens 16.15: <em>“Vous savez que la famille de Stéphanas est le premier fruit de l’Achaïe et qu’elle s’est consacrée au service des saints.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e41b71200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Stephanas” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860e41b71200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e41b71200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Stephanas” /></a></p>
    <p class=”p3″><strong>Nos Églises ont aussi besoin de familles</strong>. De grandes familles. De belles familles. Belles et… engagées.</p>
    <p class=”p3″>À l’image de celle de <strong>Stéphanas</strong>.</p>
    <p class=”p3″>Stéphanas, un Grec du midi touché par la grâce. Stéphanas, devenu depuis le chef d’un foyer tout entier acquis à la cause de Christ.</p>
    <p class=”p3″>Que nous dit Paul de cette famille?</p>
    <p class=”p3″>D’abord, qu’elle constitue <em>“<strong>le premier fruit de l’Achaïe</strong>”</em>. Autrement dit, ses membres sont les premiers dans le Péloponèse* à s’être détournés des idoles pour offrir leur vie à Christ. Et, accessoirement, à avoir été baptisés par Paul**.</p>
    <p class=”p3″>Ensuite, et surtout, qu’elle s’est <em>“<strong>consacrée au service des saints</strong>”</em>. Littéralement, qu’“elle s’est auto-instituée” servante de son assemblée, l’“Église évangélique de Corinthe”.</p>
    <p class=”p3″>Et qu’elle n’a cessé depuis de contribuer à son bien-être. <strong>Sans se ménager</strong>. L’apôtre parle dans le verset qui suit de son <em>“<strong>labeur</strong>”</em> en même temps que de la <em>“<strong>peine</strong>”</em> qu’elle se donne au sein de la communauté depuis sa conversion.</p>
    <p class=”p3″>Quelle forme son service revêt-il?</p>
    <p class=”p3″>L’appel adressé par Paul aux Corinthiens à non seulement “apprécier ”, mais encore “se soumettre à” cette famille***, donne à penser que certains de ses membres occupent <strong>des postes de responsabilité</strong>.</p>
    <p class=”p3″>Lesquels? Difficile à dire. Mais il est probable que les uns exercent un ministère lié à l’<strong>annonce de la parole</strong>, tandis que les autres veillent sur des secteurs d’activité aussi importants que la <strong>conduite de l’Église</strong> ou le <strong>secours</strong> dû aux plus démunis.</p>
    <p class=”p3″>Chacun œuvrant dans son domaine d’expertise <strong>avec pour seul objectif l’intérêt de l’assemblée</strong>, le bien-être de ses membres et la gloire de son Chef.</p>
    <p class=”p3″><strong>Bel exemple</strong> pour nos familles! Celles en tout cas dont le Seigneur, dans sa grâce, a appelé quelques membres au moins à le suivre et veiller sur les siens.</p>
    <p class=”p3″>Si, comme celle de Stéphanas, elles pouvaient <strong>s’engager davantage</strong>! Et “comme un seul homme”, au service de tous! Et du Maître!</p>
    <p class=”p3″>Un dernier mot. La communauté pour laquelle Stéphanas et les siens se donnent sans compter est <strong>l’Église de</strong>…<strong> Corinthe</strong>! Autant dire <strong>l’une des plus imparfaites qui soient</strong>.</p>
    <p class=”p3″>Cessons donc d’invoquer, comme le font certains, les failles de notre assemblée pour justifier les limites de notre investissement en son sein.</p>
    <p class=”p3″>Ces lacunes, au contraire, doivent nous persuader, nous et nos proches, de redoubler d’effort. Car comment, sans notre coopération, pourrait-elle effacer taches et rides, et paraître devant Christ sainte, irréprochable, glorieuse ?</p>
    <p class=”p3″>À méditer.</p>
    <hr />
    <p class=”p3″>* <span style=”font-size: 8pt;”>Province dont Corinthe est alors la capitale.</span>&#0160; &#0160; &#0160;** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Corinthiens 1.16.</span>&#0160; &#0160; &#0160;*** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 16.</span></p>

  • Toujours réceptifs

    <p>1 Thessaloniciens 5.19: <em>“[…] n’éteignez pas l’Esprit.” </em>— littéralement <em>“cessez d’éteindre l’Esprit.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fafd28200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Réceptifs” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860fafd28200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fafd28200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Réceptifs” /></a></p>
    <p>Après le temps des exhortations*, voici venu celui de <strong>la mise en garde</strong>. Parce que Paul aime les Thessaloniciens à qui il s’adresse, et que l’amour vrai n’est pas timide, mais sait prendre sur lui d’avertir ceux qu’il embrasse. Pour les attrister? Jamais! Pour les aider à grandir, plutôt, et embellir. Pour leur bien, donc, et lui seul.</p>
    <p>Voyons maintenant comment comprendre l’avertissement de l’apôtre.</p>
    <p>Relevons pour commencer ce à quoi il juge approprié de comparer <strong>l’Esprit ici:</strong> <strong>une flamme</strong>. Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sans doute en raison de ses effets: comme la flamme, <strong>l’Esprit de Dieu éclaire</strong>,<strong> réchauffe et purifie</strong>.</p>
    <p>Notons ensuite ce que Paul reproche aux Thessaloniciens: ils ont “éteint” l’Esprit.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>D’où son appel pressant: “Reprenez-vous!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span><strong>Cessez d’éteindre l’Esprit</strong>!”</p>
    <p>Question: S’adresserait-il à nous dans les mêmes termes aujourd’hui?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Réponse: Ce n’est, hélas! pas exclu.</p>
    <p>Vous seuls savez si vous êtes de ceux qui ont donné “carte blanche”, si je puis dire, à l’Esprit de Dieu pour qu’il réalise pleinement les projets qu’il nourrit pour eux, ou si vous êtes plutôt de ceux qui lui résistent.</p>
    <p>Bref rappel. C’est à l’Esprit que le Dieu trinitaire a confié la tâche insigne de renouveler, transfigurer, “métamorphoser” jusqu’à les rendre semblables au Fils, Jésus-Christ, tous ceux qu’il aura préalablement mis à part et consacrés.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce qu’en termes savants, on appelle la “<strong>sanctification</strong>”.</p>
    <p>Or <strong>cette œuvre de l’Esprit Saint en nous est vitale</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’auteur de la Lettre aux Hébreux est formel sur ce point**: <em>“<strong>sans elle, personne ne verra le Seigneur</strong>”</em>!</p>
    <p>Par conséquent, gare à celui qui lui résiste, refusant d’entendre ses appels! C’est sa vie même qui est en jeu.</p>
    <p>Plaise à Dieu que nous n’appartenions jamais au nombre de ceux qui ont pris pour habitude de “moucher” l’Esprit de sainteté ! Nous ne serions bientôt plus, nous dont il projetait de faire, par son Esprit précisément, une lumière, que de misérables lumignons, brûlant encore, mais juste assez pour enfumer!</p>
    <p>Puisse notre désir à tous être, au contraire, de <strong>nous ouvrir tout grand à son action</strong>, pour qu’il nous embrase et nous confère bientôt un rayonnement tel qu’on nous saura, enfin! habités vraiment par Dieu lui-même!</p>
    <p><strong>Des fidèles selon son cœur</strong>, <strong>nous le serons</strong>, donc, <strong>si</strong>, <strong>à notre tour, nous cessons d’</strong>“<strong>étouffer</strong>” <strong>l’Esprit</strong>, <strong>et l’invitons plutôt</strong>, dès notre réveil, <strong>à nous sanctifier</strong>; autrement dit, ici, à nous rendre chaque jour un peu plus conformes à l’image de Christ, notre référence ultime.</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Relire les versets qui précèdent.</span> &#0160; &#0160; ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Hébreux 12.14.</span></p>

  • Si quelqu’un a soif

    <p>Jean 7.37: <em>“Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive!”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e3420d200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Soif” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860e3420d200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e3420d200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Soif” /></a></p>
    <p>Si…<em> “Si quelqu’un a soif…”</em></p>
    <p>De quelle soif Jésus parle-t-il ici? La <strong>soif de Dieu</strong>. <em>“Comme une biche qui soupire sur le lit du torrent, </em>chantait le psalmiste*<em>,/ ainsi je soupire après toi, ô Dieu!/ J’ai soif de Dieu, du Dieu vivant […].”</em></p>
    <p>La <strong>connaissons-nous cette soif</strong>?</p>
    <p>Dieu est-il celui dont la communion nous importe plus que tout? Celui que nous ne cessons de rechercher? Celui que nous ne nous lassons pas de contempler? Celui que nous pourrions écouter à longueur de temps? Celui dont l’“absence” nous est insupportable?</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><em>“<strong>Si quelqu’un a soif</strong></em>, dit Jésus, <em><strong>qu’il vienne à moi</strong>…”</em></p>
    <p>Pourquoi à lui? Pour une raison bien simple: il est, lui, Jésus, la présence même de Dieu au milieu de nous. Si bien qu’<strong>aller à lui revient à s’approcher de Dieu</strong>.</p>
    <p><em>“Montre-nous le Père”</em>, lui demande un jour un disciple. Réponse: <em>“Celui qui m’a vu a vu le Père”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span></em>Car <em>“je suis dans le Père, et […] le Père est en moi”</em>.**&#0160;</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><em>“…<strong>qu’il vienne à moi et qu’il boive</strong>.”</em></p>
    <p><strong>Aller à lui pour étancher notre soif</strong>, telle est donc l’invite de Jésus. Autrement dit, chercher en lui, et lui seul, ce dévoilement de la grâce divine qui fera de nous des êtres parfaitement comblés. Car, dit-il***, <em>“qui boit de l’eau que je lui offre n’aura plus jamais soif”</em>.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Assoiffés, beaucoup le sont. Mais de Dieu? Si peu. Ma prière est que nous soyons tous de ceux qui languissent après le Seigneur et n’ont de cesse qu’ils n’aient été à nouveau rafraîchis, abreuvés, revigorés au contact de son Christ. Ceux-là, en effet, ne manqueront de rien, qui auront trouvé en lui la source de la vraie vie et s’y désaltéreront sans modération.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Post scriptum. Peut-être n’est-il pas inutile que je vous livre ici ce <strong>conseil de ma diététicienne</strong>: “Pour garder la forme, n’attendez jamais d’attendre d’avoir soif pour boire. Et boire beaucoup.”</p>
    <p>Se peut-il que la recommandation ne vaille pas seulement pour le corps, mais pour l’esprit également? Je serais plutôt d’avis de le croire. Veillons alors à <strong>ne pas remettre toujours notre détour par la source d’eau vive</strong>! Prenons-en, au contraire, régulièrement, le chemin et… buvons! Buvons encore! Buvons plus qu’à notre tour!</p>
    <p>Alors seulement, parce que nous aurons su nous rassasier à temps des perfections divines, nous serons parés pour la route qui nous attend, dût-elle être une longue, interminable traversée du désert.</p>
    <p>“<strong>Buvons donc</strong>… —quelle est la formule déjà? Ah oui! c’est cela —<strong>à notre bonne santé</strong>!”</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 42.2-3. &#0160; &#0160;</span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 14.8-10. &#0160; &#0160;</span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 4.14.</span></p>

  • Toujours reconnaissants ?

    <p>1 Thessaloniciens 5.18: <em>“[…] exprimez votre reconnaissance en toute circonstance […]” —</em>ou<em> “en tout temps”</em>.</p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f6f110200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Reconnaissants” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860f6f110200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f6f110200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Reconnaissants” /></a></p>
    <p>Nous croyions être au bout de nos surprises: eh bien non!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Paul ne nous a pas plus tôt commandé de “prier sans cesse”* qu’il nous ordonne d’être <em>“toujours reconnaissants”</em>!</p>
    <p>Mais quelle expérience Paul a-t-il donc de la vie pour nous<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>enjoindre comme il le fait ici de remercier Dieu, quelles que soient les circonstances, “en tout temps”?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dire “Merci Seigneur” quand tout nous sourit, d’accord —c’est même la moindre des choses—, mais quand rien ne va plus…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Vous ne voudriez tout de même pas que</strong>,<strong> dans notre malheur aussi</strong>,<strong> nous devions rendre grâces à Dieu</strong>? “<strong>Eh bien si</strong>!”, nous dit Paul, qui, bien qu’ayant déjà tout enduré, n’a jamais failli, lui, à son devoir de reconnaissance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et qui, après avoir ordonné aux fidèles d’Éphèse**:<em> “remerciez constamment Dieu le Père pour tout, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ”</em>, nous commande ici, en même temps qu’aux croyants de Thessalonique: <em>“exprimez votre reconnaissance <strong>en toute circonstance</strong> parce que c’est la volonté de Dieu pour vous en Jésus-Christ”</em>.</p>
    <p>Question: <strong>Comment comprendre cet ordre</strong>?</p>
    <p>Comme une invitation appuyée à toujours chercher le bon côté de chacune de nos situations pour en savoir gré à Dieu?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce n’est pas exclu.</p>
    <p>Ou comme une vigoureuse incitation à ne pas oublier dans notre malheur les grâces innombrables dont nous avons été, sommes encore et serons toujours les bienheureux bénéficiaires?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est possible.</p>
    <p>Mais si vous voulez mon avis —et je vous le donne que vous le vouliez ou non!— il me semble préférable de l’entendre ici plutôt comme <strong>un appel pressant à voir la main de Dieu dans toutes nos circonstances</strong>; et, parce que nous le savons à la fois fermement déterminé à et parfaitement capable de s’assurer que chacune concoure à sa manière à notre plus grand bien***, à le remercier, le bénir, le louer.</p>
    <p>Ainsi, <strong>l’aptitude à rendre grâces à Dieu en tout temps</strong>, et pour tout, rejoint-elle ici la capacité à demeurer dans la joie quoi qu’il arrive**** et la détermination à rester connecté en permanence avec le ciel au rang des qualités distinctives du vrai chrétien.</p>
    <p>Nous donc qui voulons combler notre Père en étant “toujours joyeux” et “priant sans cesse”, devons maintenant <strong>nous distinguer par notre surprenante propension à le remercier pour tout</strong>.</p>
    <p>Est-il nécessaire de dire ici qu’<strong>une telle inclination est tout sauf naturelle</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et que seul l’Esprit de Dieu peut à la fois la faire naître et grandir en nous?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Sans plus tarder, <strong>prions-le donc non plus de nous accorder la foi</strong>,<strong> mais de venir à son secours</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Afin que nous commencions, ou recommencions de croire vraiment; de croire comme nous n’avons peut-être jamais cru jusqu’ici que toute <strong>notre vie est dans la main de notre divin Père</strong>; et que ce Père parfait ne peut que veiller attentivement à ce que tout ce qui doit y trouver sa place contribue, d’une façon ou d’une autre, à <strong>ce qu’il souhaite pour nous</strong>, savoir, <strong>notre renouvellement</strong>, <strong>notre perfectionnement</strong>, <strong>notre embellissement</strong>.</p>
    <p>“Père, nous croyons.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><em><strong>Augmente notre foi</strong>!” </em>*****</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir billet du 9 février 2025. &#0160; &#0160;</span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Éphésiens 5.20. Voir Colossiens 2.7 ; 4.2. &#0160; &#0160; *** Voir Romains 8.28. &#0160; &#0160;</span> **** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir billet du 28 avril 2024. &#0160; &#0160;</span> ***** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Luc 17.5.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; Et</span>&#0160;Marc 9.24.</span></p>

  • Un jardinier passé maître

    <p>Psaume 104.34b: <em>“Je veux me réjouir en l’Éternel.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f89abb200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Jardinier” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860f89abb200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f89abb200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Jardinier” /></a></p>
    <p>La scène a pour cadre le jardin d’un musée antillais. Un homme s’approche de moi. D’un certain âge déjà, il porte de longs, très longs dreadlocks*, les restes d’un chapeau aux couleurs rastafari et… une énorme machette. Pas trop rassuré, je m’approche de lui et entame la conversation. J’apprends alors que j’ai affaire au jardinier. Mais à <strong>un jardinier peu ordinaire</strong>. Qui, de sa voix grave, ne cesse de se référer au Créateur et cite les Psaumes, le Christ et les Évangiles dans chacune de ses phrases ou presque.</p>
    <p><strong>Sa joie est rayonnante</strong>. Pour lui, il n’y a pas plus riche que le chrétien: “Après tout, n’oublions pas que nous ne sommes jamais qu’à un million d’être millionnaires!”, fait-il remarquer en riant. Plus sérieusement, “<strong>que peut-on demander de plus qu’être promis à la vie éternelle par celui qui est mort pour tant d’hommes</strong>”?</p>
    <p><strong>Et sa foi perspicace</strong>. Reprenant un dicton cher à ses parents, il nous confie: “<strong>On ne blâme pas la contrariété</strong>; elle a toujours quelque chose à nous apprendre de sorte que nous croissions en sagesse”.</p>
    <p>Et là, je dis “<strong>Respect</strong>!”</p>
    <p>“Respect!”, parce que voilà un homme d’une touchante simplicité qui, discrètement et en toute douceur, vient de me donner <strong>une double leçon</strong> que je demande au Seigneur de m’aider à ne jamais oublier.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><strong>Une leçon de contentement</strong>, d’abord.</p>
    <p>D’où vient qu’il manque toujours, ou presque, quelque chose à mon bonheur? Que je ne suis jamais longtemps content de mon état? Satisfait de ce que j’ai?</p>
    <p>Le moment est venu pour moi de suivre l’exemple de mon maître aux longues tresses. De compter les bienfaits de Dieu et redécouvrir, en adorant, combien le nombre en est grand**. De me rappeler, surtout, qu’en se réconciliant avec moi, misérable pécheur, par le sacrifice de son Fils au Golgotha, <strong>Dieu a fait de moi l’homme le plus riche qui se puisse imaginer</strong>. Songez! Il a fait de moi son enfant, m’a donné Jésus pour frère et laissé cette promesse: “Quoi qu’il arrive —détresse, angoisse, persécution, faim, dénuement, danger, épée— notre amour ne s’éloignera pas de toi! En attendant ce jour glorieux où je t’entraînerai dans notre maison pour t’y établir à jamais…”</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><strong>Une leçon de confiance</strong>, ensuite.</p>
    <p>Pourquoi protesté-je chaque fois qu’un événement, une situation ou un état me contrarie? Pourquoi me laissé-je gagner par la frustration quand mes projets n’aboutissent pas? Pourquoi accepté-je le bien de la part de Dieu, mais pas le mal?</p>
    <p>Le moment est venu pour moi de me ressaisir et, suivant l’exemple de mon professeur au chapeau rastafari, de <strong>reprendre confiance en mon Dieu</strong>. De croire que rien ne saurait m’arriver qui ne soit voulu par l’Être qui m’aime le plus au monde. De cesser de “blâmer les contrariétés”, mais d’apprendre à les accueillir comme les instruments divinement conçus pour purifier ma foi, stimuler ma confiance et m’aider à faire un pas de plus vers <em>“la maturité de l’adulte”</em> à laquelle je suis appelé, <em>“à la mesure parfaite de Christ”</em>***.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><strong>Pour moi</strong>, donc, <strong>je veux apprendre</strong>. <strong>Et vous</strong>? <strong>Et toi</strong>?</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Mèche de cheveux crêpés et entrelacés densément, solidifiée grâce à une substance agglutinante.</span> &#0160; &#0160; ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir le cantique “Quand le vol de la tempête vient assombrir ton ciel bleu”.</span> &#0160; &#0160; *** <span style=”font-size: 8pt;”>Éphésiens 4.13.</span></p>

  • Prier sans cesse

    <p>1 Thessaloniciens 5.17: <em>“</em><em>Priez sans cesse.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3c87fa7200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Prier” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3c87fa7200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3c87fa7200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Prier” /></a></p>
    <p>Prier sans cesse? Mais <strong>comment pourrions-nous prier sans cesse</strong>? Paul est-il donc à ce point déconnecté de la réalité qu’il s’imagine que nous pouvons consacrer tout notre temps à nous entretenir avec Dieu? N’avons-nous pas tous, chaque jour, des obligations qui exigent de notre part un minimum d’attention, sinon de concentration?</p>
    <p>Que veut-il dire alors, lorsqu’en termes on ne peut plus clairs, il nous commande, en même temps qu’aux Thessaloniciens: <em>“Priez sans cesse”</em>?</p>
    <p>Deux choses, me semble-t-il.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>D’abord, que <strong>la prière</strong>,<strong> pour nous, chrétiens</strong>,<strong> n’est pas un luxe</strong>.</p>
    <p>En tant que “canal de la vie divine qu’elle répand dans nos vies”, la prière est, avec l’étude de la Parole et sa méditation, l’exercice, que dis-je? <strong>la discipline par excellence par laquelle est alimentée et approfondie notre communion avec Dieu</strong>*.</p>
    <p>La négliger reviendrait donc pour nous à nous priver volontairement d’un moyen essentiel dont le Seigneur aime à se servir pour nous faire grandir en permanence à la fois dans sa connaissance et dans son amour, nous introduisant ainsi toujours plus avant dans cette plénitude de vie qui ne se goûte que dans son intimité.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Ensuite, qu’<strong>il nous faut faire de la prière une pratique continue</strong>.</p>
    <p>Permettez que je cite ici ce commentaire de Guy Appéré**:</p>
    <p style=”padding-left: 40px;”>“Nous devons concevoir la prière non comme une pensée sporadique ou un recours en cas d’urgence, lorsque toute intervention humaine a échoué, mais comme un réflexe naturel, une sorte d’automatisme (telle la respiration), une attitude permanente, une habitude de vie. La prière, qui n’est rien d’autre que l’expression de la communion du chrétien avec son Dieu, sera d’autant plus fréquente et constante que cette communion sera réelle et consciente”.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><strong>Ainsi</strong>, <strong>la volonté de Dieu pour nous en Jésus-Christ est-elle bien que nous priions sans cesse</strong>.</p>
    <p>Autrement dit, que, du lever du soleil jusqu’à son coucher, nous vivions pleinement conscients que <strong>nous ne sommes jamais seuls</strong>, <strong>mais accompagnés</strong>. <strong>Toujours.</strong><span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et pas par n’importe qui!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Par celui qui nous aime d’un amour infini</strong> et dont le projet de chaque instant est de veiller à ce que tout ce que nous vivons nous profite d’une façon ou d’une autre.</p>
    <p>Et que, reconnaissants et heureux de nous savoir ainsi escortés, nous ne manquions pas une occasion de <strong>converser avec notre divin guide et protecteur</strong>.</p>
    <p>Et si “prier sans cesse”, c’était cela, finalement?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Cheminer en tirant le meilleur parti possible de notre délicieuse compagnie</strong>. Interroger, faire silence, écouter. Supplier, remercier, applaudir.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Confesser, tendre l’oreille, célébrer.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Contempler, fermer les yeux, adorer.</p>
    <p>Bref!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Vivre l’instant qui nous est offert</strong>, parfaitement <strong>conscients que notre Père est là</strong>, tout près, et bien <strong>décidés à faire sa joie en restant</strong>, quoi qu’il arrive, sinon en dialogue,<strong> en communion avec lui</strong>.</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Guy Appéré, <em>Le Mystère de Christ</em> (Grâce et vérité : Mulhouse, 1980), 136, à propos de Colossiens 4.2. &#0160; &#0160;</span> ** <span style=”font-size: 8pt;”><em>Op. cit.</em>, 136.</span></p>