Prier sans cesse

<p>1 Thessaloniciens 5.17: <em>“</em><em>Priez sans cesse.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3c87fa7200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Prier” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3c87fa7200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3c87fa7200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Prier” /></a></p>
<p>Prier sans cesse? Mais <strong>comment pourrions-nous prier sans cesse</strong>? Paul est-il donc à ce point déconnecté de la réalité qu’il s’imagine que nous pouvons consacrer tout notre temps à nous entretenir avec Dieu? N’avons-nous pas tous, chaque jour, des obligations qui exigent de notre part un minimum d’attention, sinon de concentration?</p>
<p>Que veut-il dire alors, lorsqu’en termes on ne peut plus clairs, il nous commande, en même temps qu’aux Thessaloniciens: <em>“Priez sans cesse”</em>?</p>
<p>Deux choses, me semble-t-il.</p>
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<p>D’abord, que <strong>la prière</strong>,<strong> pour nous, chrétiens</strong>,<strong> n’est pas un luxe</strong>.</p>
<p>En tant que “canal de la vie divine qu’elle répand dans nos vies”, la prière est, avec l’étude de la Parole et sa méditation, l’exercice, que dis-je? <strong>la discipline par excellence par laquelle est alimentée et approfondie notre communion avec Dieu</strong>*.</p>
<p>La négliger reviendrait donc pour nous à nous priver volontairement d’un moyen essentiel dont le Seigneur aime à se servir pour nous faire grandir en permanence à la fois dans sa connaissance et dans son amour, nous introduisant ainsi toujours plus avant dans cette plénitude de vie qui ne se goûte que dans son intimité.</p>
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<p>Ensuite, qu’<strong>il nous faut faire de la prière une pratique continue</strong>.</p>
<p>Permettez que je cite ici ce commentaire de Guy Appéré**:</p>
<p style=”padding-left: 40px;”>“Nous devons concevoir la prière non comme une pensée sporadique ou un recours en cas d’urgence, lorsque toute intervention humaine a échoué, mais comme un réflexe naturel, une sorte d’automatisme (telle la respiration), une attitude permanente, une habitude de vie. La prière, qui n’est rien d’autre que l’expression de la communion du chrétien avec son Dieu, sera d’autant plus fréquente et constante que cette communion sera réelle et consciente”.</p>
<p>&#0160;</p>
<p><strong>Ainsi</strong>, <strong>la volonté de Dieu pour nous en Jésus-Christ est-elle bien que nous priions sans cesse</strong>.</p>
<p>Autrement dit, que, du lever du soleil jusqu’à son coucher, nous vivions pleinement conscients que <strong>nous ne sommes jamais seuls</strong>, <strong>mais accompagnés</strong>. <strong>Toujours.</strong><span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et pas par n’importe qui!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Par celui qui nous aime d’un amour infini</strong> et dont le projet de chaque instant est de veiller à ce que tout ce que nous vivons nous profite d’une façon ou d’une autre.</p>
<p>Et que, reconnaissants et heureux de nous savoir ainsi escortés, nous ne manquions pas une occasion de <strong>converser avec notre divin guide et protecteur</strong>.</p>
<p>Et si “prier sans cesse”, c’était cela, finalement?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Cheminer en tirant le meilleur parti possible de notre délicieuse compagnie</strong>. Interroger, faire silence, écouter. Supplier, remercier, applaudir.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Confesser, tendre l’oreille, célébrer.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Contempler, fermer les yeux, adorer.</p>
<p>Bref!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Vivre l’instant qui nous est offert</strong>, parfaitement <strong>conscients que notre Père est là</strong>, tout près, et bien <strong>décidés à faire sa joie en restant</strong>, quoi qu’il arrive, sinon en dialogue,<strong> en communion avec lui</strong>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Guy Appéré, <em>Le Mystère de Christ</em> (Grâce et vérité : Mulhouse, 1980), 136, à propos de Colossiens 4.2. &#0160; &#0160;</span> ** <span style=”font-size: 8pt;”><em>Op. cit.</em>, 136.</span></p>