<p>Apocalypse 10.11: <em>“Puis on me dit: ‘Il faut que tu prophétises de nouveau sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860d900b3200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Témoigner 2″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860d900b3200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860d900b3200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Témoigner 2″ /></a></p>
<p><strong>Qui n’a pas, un jour au moins, aspiré à prendre sa retraite</strong>? <span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une retraite d’autant plus attendue qu’elle aurait été précédée de longues, très longues années de dur labeur?<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>J’imagine sans peine qu’au moment où nous le retrouvons, l’apôtre Jean fait partie de ceux à qui il ne déplairait pas de souffler un peu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Songez: le <em>“fils du tonnerre”</em>, comme on l’appelait, a passé sa vie à “paître” l’Église de Dieu -tout sauf une sinécure!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nul ne sait quel âge il a, mais le fait est que<strong> Jean est usé</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non seulement cela: son zèle exemplaire ne lui a rien valu d’autre que d’être exilé sur une toute petite île, Patmos.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avouez que son Maître, maintenant, pourrait peut-être le décharger un peu et lui accorder <strong>une fin de vie plus tranquille</strong>!</p>
<p><strong>Eh bien non</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est tout le contraire!</p>
<p>“Il faut, lui ordonne le ciel, que tu te remettes au travail et prêches à nouveau!”</p>
<p>Au moment même où Jean se croit parvenu, enfin! au terme de son difficile, mais ô combien fructueux ministère, voici: des voix inspirées résonnent, qui confirment et renouvellent sa vocation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>“<strong>Jean, sache-le, le moment est venu pour toi de reprendre ton service</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De ‘remettre ça’!  De ‘rempiler’, donc, si tu veux!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et de te donner cette fois à <em>“un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois”</em>.</p>
<p><strong>Pas question</strong>,<strong> donc</strong>,<strong> pour l’Ancien, ni de se taire ni de commencer à restreindre son auditoire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il lui faut parler encore et élargir son audience.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce <em>“petit livre”</em>, à la fois “amer” et “doux”, ou “doux” et “amer” qu’il vient de goûter*, il se doit maintenant d’en livrer largement la substance à tous: aux fidèles bien sûr, mais également, et peut-être surtout aux incroyants, tous les incroyants, grands de ce monde compris.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sachant qu’elle sera miel pour les uns et fiel pour les autres.</p>
<p><strong>Une bien lourde tâche</strong>, à laquelle l’apôtre pourrait rechigner, mais <strong>qu’il s’attache aussitôt à exécuter</strong>, par exemple en portant à la connaissance de tous la révélation, rassurante et terrifiante à la fois, que lui a donnée Jésus-Christ.</p>
<p><strong>Et nous, aujourd’hui</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous qui avons reçu le <em>“petit livre”</em> dans lequel Dieu dévoile, en même temps que l’éclat de sa personne et la perfection de ses œuvres, l’ampleur de ses desseins?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous qui avons commencé déjà de savourer la douceur de cette divulgation, mais qui n’ignorons pas que d’autres n’en connaîtront jamais que l’amertume?</p>
<p><strong>Le ciel n’attend-il pas de nous aussi, aujourd’hui, que nous proclamions autour de nous le message à la fois lumineux et sombre qui nous a été confié</strong>?</p>
<p>Il se peut que, comme Jean, nous nous sentions fatigués, usés même, ou juste découragés, au point que nous n’aspirons plus qu’à nous mettre en retrait, abandonnant à d’autres, plus fringants que nous et peut-être moins désabusés, eux, l’annonce de l’Évangile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Redressons-nous</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu nous appelle, ici et maintenant</strong>, <strong>à</strong> “<strong>prophétiser</strong>” <strong>encore</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, à retourner vers ceux qui nous entourent pour leur transmettre la parole, douce-amère, qui nous a été confiée.</p>
<p>Tous ne nous accueilleront pas à bras ouverts, mais il en est certainement, tout près, qui, un jour, nous sauront gré de leur avoir remis le <em>“petit livre”</em> qui les a rendus à la vie.</p>
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<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir billet du 10 novembre 2024.</span></p>