<p>1 Pierre 3.3-4 : <em>“[…] que votre parure ne soit pas une parure extérieure […], mais plutôt celle intérieure et cachée du cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’une grande valeur devant Dieu.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7518194da200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vénus” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7518194da200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7518194da200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vénus” /></a></p>
<p>Je me souviens d’une époque où mes camarades de classe se moquaient allègrement de mes feuilles de chou : “T’as des oreilles d’éléphant”, me lançaient-ils goguenards, quand ma mère, pour me consoler, me soufflait que je ressemblais au Prince Charles…*</p>
<p>Tous n’ont pas l’heur d’être nés Apollon ou Vénus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nombreux sont ceux qui souffrent aujourd’hui de ne pas pouvoir rayonner dans une société adonnée depuis la nuit des temps au <strong>culte de la beauté</strong>.</p>
<p>C’est à eux, tout particulièrement, qu’est destiné ce petit billet.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eux qui souffrent de ne pas, ou de ne plus, être des canons de beauté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qui désespèrent de pouvoir le cacher sous une toilette recherchée.</p>
<p>S’adressant aux épouses, et au-delà, à nous tous qui nous inquiétons de notre “look”, l’apôtre Pierre se veut catégorique : ce n’est pas notre <em>“parure extérieure”</em> qui intéresse le Seigneur, mais <em>“celle intérieure et cachée”</em> de notre cœur.</p>
<p>Et voilà qui est plutôt rassurant !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il est peu probable que nous puissions changer jamais grand-chose à notre aspect physique plutôt quelconque, pour ne pas dire ingrat, il nous est tout à fait possible de <strong>travailler à l’embellissement de l’être que Dieu regarde</strong>, je veux dire notre cœur.</p>
<p>À l’œuvre, donc !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sachant que rien à ses yeux ne rehaussera autant notre élégance intérieure que le développement<span class=”Apple-converted-space”>  </span>d’<em>“<strong>un esprit doux et paisible</strong>”</em>.</p>
<p><em>“<strong>Un esprit doux</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, cette disposition intérieure née d’une profonde et sincère humilité qui se traduit par une aptitude proprement surnaturelle à ne pas rendre un mal pour un mal, mais à prier plutôt pour que Dieu pardonne à celui qui ne sait pas ce qu’il fait.</p>
<p>Puissions-nous prier maintenant l’Esprit-Saint de produire et développer en nous ce fruit d’une telle beauté qu’il garantit à ceux qui le portent d’hériter la terre**.</p>
<p><em>“<strong>Un esprit</strong> […] <strong>paisible</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Entendre ici cette autre disposition du cœur qui porte au calme, à la quiétude, à la paix.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout le contraire de la fébrilité, de l’agitation, du désordre, de l’insoumission, de la rébellion.</p>
<p>Assurons-nous donc de la présence en nous de cet autre signe éblouissant de notre soumission joyeuse à l’Esprit-Saint, sachant que ce sont eux, les “paisibles”, qui seront appelés fils de Dieu***  et accueillis par le Père comme tels.</p>
<p>Ainsi, quels que soient notre apparence et le jugement des hommes qu’elle nous vaut, <strong>nous pouvons être</strong> “<strong>beaux</strong>”, prodigieusement beaux même, aux yeux du Seigneur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais il convient pour cela que nous nous attachions, plus que nous ne l’avons peut-être jamais fait, à ce qui compte vraiment pour lui.</p>
<p>Et notre beauté, <strong>incorruptible</strong> celle-là, paraîtra comme <strong>un reflet de sa propre beauté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Son sourire, alors, sera notre plus belle récompense.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Le futur Prince de Galles et, surtout, roi Charles III.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Matthieu 5.5.  </span>   *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Matthieu 5.9.</span></p>
Catégorie : Méditation
-
Osons la beauté !
-
Tranquillisants
<p>Philémon 7 : <em>“Nous éprouvons en effet beaucoup de reconnaissance et de réconfort au sujet de ton amour, car grâce à toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751a4f227200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Tranquillisants” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b751a4f227200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751a4f227200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Tranquillisants” /></a></p>
<p>Jamais, nous dit-on, le marché des “tranquillisants” n’a été plus prospère dans notre société qu’aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce ne sont plus les seniors seulement qui demandent à être chimiquement soutenus, mais toutes les générations, jusqu’aux plus jeunes.</p>
<p>Et parmi nous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dans l’Église ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Savons-nous combien sont dépendants de ces petites pilules pour ne pas sombrer, tenir et, qui sait ? retrouver peut-être, demain, le sourire ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans doute bien plus que nous ne le soupçonnons.</p>
<p>Mon propos, ici, n’est pas de dénigrer les psychotropes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encore moins de chercher à culpabiliser ceux qui n’ont plus qu’eux pour les maintenir à flot.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, mais plutôt de suggérer à notre communauté chrétienne de <strong>s’inquiéter davantage de la présence en son sein d’autres sources d’apaisement</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De “tranquillisants” différents.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Addictifs peut-être, eux aussi, mais certainement moins nocifs.</p>
<p>Des “tranquillisants” <strong>comme Philémon</strong>, par exemple.</p>
<p>Philémon, un maître chrétien que Paul, son père spirituel, voudrait convaincre de juger Onésime, un esclave en fuite devenu son frère en la foi, digne de le servir à nouveau.</p>
<p>Dans son plaidoyer, l’apôtre ne ménage pas ses éloges.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Chaque fois, dit-il, qu’il se souvient de Philémon, il se félicite et rend grâces à Dieu de ce qu’il sait de lui, de <strong>sa foi</strong> <em>“dans le Seigneur Jésus” »</em> bien sûr, mais aussi, et peut-être surtout, de <strong>son amour</strong> <em>“pour tous les saints”</em>*.</p>
<p>Et ce qui le touche particulièrement dans l’amour fraternel de son disciple est qu’il a <strong>un effet</strong> “<strong>tranquillisant</strong>” sur le cœur des frères et sœurs.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“[…] grâce à toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé.”</em></p>
<p>Deux mots méritent ici que l’on en saisisse bien le sens.</p>
<p><em>“<strong>Cœur</strong>”</em> déjà.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dans la pensée biblique, le terme renvoie d’abord aux “entrailles”, aux “tripes”, donc ; puis, à la partie la plus profonde, la plus intime de l’être sensible, au <strong>cœur en tant que siège des émotions</strong>, aux sentiments.</p>
<p><em>“<strong>Tranquillisé</strong>”</em> ensuite. Le verbe grec exprimait à l’origine l’idée d’un “<strong>repos</strong>” semblable à celui apporté par une halte accordée à la troupe en marche ou à celui offert par le sabbat aujourd’hui et par le “ciel” demain au fidèle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’est donc pas surprenant qu’il en soit vite venu à traduire les notions dérivées de <strong>rafraîchissement</strong>, d’<strong>apaisement</strong>, de <strong>tranquillité</strong>.</p>
<p>Il apparaît ainsi que l’amour de Philémon s’est notamment traduit par de louables attentions dont Paul se félicite qu’elles ont apporté aux cœurs inquiets de ses frères et sœurs le repos qu’ils réclamaient.</p>
<p>Un bel exemple de charité chrétienne authentique, donc, qu’il serait heureux que nous suivions aussi scrupuleusement que possible.</p>
<p>Quelle que soit la raison de l’inquiétude, de la crainte ou de l’angoisse troublant les compagnons de route que le Seigneur nous a donnés, nous ne pouvons faire l’économie de les <strong>aimer de cet amour qui prend pitié </strong>et, bien inspiré, trouve bientôt les mots et les gestes aptes à les <strong>réconforter</strong>, les <strong>sécuriser</strong>, les <strong>tranquilliser</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Discrètement, avec tact, en douceur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme Philémon.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, surtout, Dieu lui-même.</p>
<p>Et si, attentifs aux besoins qui nous entourent, nous cherchions à notre tour à consoler, rassurer, encourager comme nous avons nous-mêmes été apaisés, reposés et relevés par le Seigneur !</p>
<p><strong>Heureux celui dont la présence tranquillisante rafraîchit les cœurs </strong>!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 5.</span></p> -
“Heureux ceux qui pleurent !”
<p>Matthieu 5.4 : <em>“Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b68536ed49200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Larmes” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b68536ed49200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b68536ed49200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Larmes” /></a></p>
<p>Si notre ambition est de rayonner en société, il vaut mieux que notre bouche soit pleine de rires.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Heureux les boute-en-train, car ceux-là ont la faveur des hommes !</p>
<p>La faveur des hommes peut-être, mais pas forcément celle du Maître.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui, si l’on en croit notre texte, réserve sa consolation à ceux qui ont appris, eux, à pleurer.</p>
<p>Mais <strong>pleurer sur quoi</strong> au juste ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Réponse : <strong>le péché des hommes et ses funestes conséquences</strong>.</p>
<p>Pour Jésus, les disciples, les vrais, ne peuvent tout simplement pas se faire au mal qui les environne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est Dietrich Bonhœffer qui écrit fort justement à leur propos :<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 10pt;”>“[…] ils portent le deuil du monde, de sa culpabilité, de son destin et de sa joie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le monde est en fête et ils se tiennent à l’écart ; le monde s’écrie : “Profitez de la vie !” et ils sont en deuil.</span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 10pt;”>”Ils voient que le bateau sur lequel des festivités grandioses sont données fait déjà eau.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le monde se livre à une débauche d’imagination à propos du progrès, de la force, de l’avenir, les disciples [eux] sont au fait de la fin, du jugement et de la venue du Royaume des cieux, ce royaume auquel le monde est si peu apte.” *</span></p>
<p>C’est pourquoi, avec tous nos frères et sœurs, <strong>nous devrions pleurer aujourd’hui</strong> plus souvent qu’à notre tour.</p>
<p><strong>Comme ont pleuré avant nous</strong> les plus éminents de nos prédécesseurs dès lors qu’ils découvraient, effarés, la misère absolue d’un peuple dont ils se voulaient étroitement solidaires.</p>
<p>Ainsi, <strong>David </strong>: <em>“Mes yeux versent des torrents de larmes parce qu’on ne respecte pas ta loi.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Ou <strong>Jérémie </strong>: <em>“Si vous n’écoutez pas […], je pleurerai en secret à cause de votre orgueil.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mes yeux pleureront abondamment, ils verseront des larmes […].”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Ou <strong>Paul </strong>: <em>“[…] beaucoup se conduisent en ennemis de la croix de Christ ; je vous ai souvent parlé d’eux, et le fais maintenant encore en pleurant.”</em> **  Et <strong>Jésus</strong>, bien sûr, l’homme de douleur qui, à trente ans à peine, en paraissait cinquante***  tant le malheur du monde avait déjà mouillé son visage et creusé ses traits.</p>
<p>Mais c’est qu’ils l’aimaient, eux, cette foule vouée à la mort !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et vous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et moi ?</p>
<p>Pour pouvoir être de ceux qui, avec Jésus, pleurent aujourd’hui, <strong>peut-être faut-il que nous commencions par lui demander de nous apprendre à aimer</strong> ceux qui nous entourent comme lui les aime depuis toujours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les larmes, alors, secrètes le plus souvent, nous viendront naturellement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que nous serons devenus <strong>inconsolables</strong> de voir un monde chéri s’abîmer et se perdre.</p>
<p>Inconsolables, oui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Mais appelés à être consolés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En ce jour à venir bientôt où seront remis à tous les hommes de larmes un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu****.</p>
<p>Heureux, nous le serons alors !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Enfin !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et pour toujours, dans un monde définitivement restauré.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”><em>Vivre en disciple.  Le Prix de la grâce</em> (Labor et Fides : Genève, 2009), 86.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 119.136 ; Jérémie 13.17 ; Philippiens 3.18.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 8.57.     </span>**** <span style=”font-size: 8pt;”>Ésaïe 61.3.</span></p> -
“Où es-tu ?”
<p>Genèse 3.9 : <em>“[…] l’Éternel appela l’homme et lui dit : ‘Où es-tu ?’.”</em></p>
<p><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7517f82ac200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Adam” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7517f82ac200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7517f82ac200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Adam” /></a><br /></em></p>
<p><strong>La question est étonnante</strong>, non ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’Éternel qui voit tout, qui sait tout, demande à Adam “Où es-tu ?”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La nuit tombante aidant, Adam et son épouse Ève sont-ils parvenus à s’évanouir dans la forêt édénique ?  La végétation du jardin est-elle si dense qu’elle fait maintenant obstacle au regard perçant du Créateur ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, bien sûr.</p>
<p>Les témoignages abondent dans l’Écriture, qui parlent de <strong>l’omniscience divine</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et se rient de ceux qui croient pouvoir fuir loin de sa présence.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Si je me dis, écrira David, ‘Au moins les ténèbres me couvriront’, la nuit devient lumière autour de moi !  Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi : la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière” </em>*.</p>
<p>Mais alors, <strong>pourquoi cette question</strong> : <em>“Où es-tu ?” </em>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Permettez que je suggère ici <strong>deux raisons</strong>.</p>
<p>En demandant à Adam <em>“Où es-tu ?”</em>, le Seigneur cherche d’abord à <strong>le rassurer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certes, Adam a péché, gravement péché.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il le sait.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et c’est pourquoi il s’est enfui et caché avec sa femme <em>“loin de l’Éternel Dieu au milieu des arbres du jardin”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son geste est absurde, mais il témoigne d’une grande détresse.</p>
<p>Et voici qu’il entend cette voix d’en haut qui l’appelle à se montrer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À sortir de lui-même de sa cachette pour un nouveau face-à-face avec son Créateur.</p>
<p>Il se croyait banni ; <strong>il se découvre recherché</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Recherché par celui-là même qu’il vient d’offenser.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et recherché <strong>comme la brebis perdue</strong> que le bon berger ne peut se résoudre à abandonner à son funeste destin.</p>
<p>Ainsi, cet <em>“Où es-tu ?”</em> vespéral doit être entendu aujourd’hui comme une invitation adressée au pécheur quel qu’il soit : plutôt que te cacher, lève-toi, au contraire, et présente-toi au Dieu qui te cherche pour la bonne raison qu’il ne saurait tirer un trait sur toi.</p>
<p>Mais en demandant à Adam <em>“Où es-tu ?”</em>, le Seigneur cherche peut-être aussi à <strong>l’éclairer</strong> sur ce qui compte par-dessus tout pour lui.</p>
<p>Je m’explique.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu aurait pu assener sur Adam un effrayant “Qu’as-tu fait ?” ; il choisit de lui demander <em>“Où es-tu ?”</em><em>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></em> Pourquoi ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que, plus encore que de la faute commise, <strong>il s’inquiète de la qualité de leur relation</strong>.</p>
<p>Et la leçon, ici, vaut aussi pour nous aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque nous péchons, il arrive qu’accablés par notre faute, nous n’osions même plus lever les yeux vers celui que nous avons offensé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si notre forfait nous avait coupés de lui.</p>
<p>Il ne s’agit pas ici de minimiser notre culpabilité, mais plutôt de rappeler que <strong>l’essentiel pour Dieu est toujours notre </strong>“<strong>position</strong>”<strong> par rapport à lui </strong>; la nature de notre relation avec lui ; les sentiments que nous éprouvons à son égard ; l’amour que nous lui portons.</p>
<p>Rappelez-vous <strong>la question de Jésus à Pierre</strong> peu de temps après que son disciple l’a piteusement renié : non pas “Qu’as-tu fait ?”, mais <em>“Simon, fils de Jonas, <strong>m’aimes-tu ?</strong>”</em>  **</p>
<p>Plutôt, donc, que de nous cacher après que nous avons une nouvelle fois désappointé Dieu, présentons-nous devant lui et, après que nous lui avons confessé notre manquement, assurons-le de notre attachement inconditionnel, de notre dévotion sincère, de notre amour vrai.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est <strong>ce qu’il attend de nous</strong>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 139.11-12.</span>     **<span style=”font-size: 8pt;”> Relire Jean 21.15-17.</span></p> -
En finir avec les idoles
<p>Ézékiel 14.3a : <em>“Fils de l’homme, ces gens-là portent leurs idoles sur leur cœur […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7517eec5d200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Idoles” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7517eec5d200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7517eec5d200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Idoles” /></a></p>
<p>Qui sont <em>“ces gens-là”</em> que l’Éternel voudrait voir revenir à lui pour ne pas avoir à les exclure du milieu de son peuple ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les <em>“anciens d’Israël”</em> en exil à Babylone.</p>
<p>Et que font-ils qui pourrait très bien leur valoir le plus funeste des sorts ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Rien de visible, mais une chose que Dieu abhorre : ils rendent un culte caché à d’autres que lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À la franche idolâtrie de leurs collègues restés à Jérusalem*, prudents qu’ils sont, ils préfèrent une dévotion secrète.</p>
<p>Comme beaucoup de chrétiens, aujourd’hui encore, hélas !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Irréprochables tant en matière de doctrine que de comportement, ils entretiennent toujours, discrètement, <strong>de coupables rapports avec ces inanités absolues que sont toutes les idoles</strong>.</p>
<p>Sommes-nous de ceux-là ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui professent un profond attachement au Seigneur et qui, <strong>en même temps</strong>, excitent dangereusement sa jalousie en plaçant secrètement leur confiance en un autre que lui ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mammon par exemple, ou Baal** .</p>
<p>Appartenons-nous nous aussi à cette foule que l’on croit ancrée en Dieu seul et qui, de fait, continue de fricoter avec les idoles ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que l’<strong>on ne sait jamais </strong>: des fois que Dieu ne répondrait pas, mieux vaut rester prudent et garder toutes ses options : superstition, astrologie, occultisme, magie, que sais-je ?</p>
<p>Nous reconnaissons-nous dans ces anciens d’Israël sévèrement tancés par le Seigneur parce que nous aussi cherchons notre sécurité ailleurs qu’en lui ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou poursuivons d’autres fins que celles qu’il nous a fixées ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme une réussite enviable, une réputation flatteuse, une promotion rapide, un confort insolent.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>J’espère que non.</p>
<p>Mais au cas où nous nous reconnaîtrions dans ces bergers égarés, <strong>il serait temps, grand temps pour nous de nous reprendre</strong>.</p>
<p>Et vite !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que <strong>le Seigneur</strong>,<strong> qui voit toute chose</strong>,<strong> ne supporte pas les cœurs partagés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il souffre de nous voir nous tourner vers d’autres sources que lui pour assurer notre bonheur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il ne peut accepter que nous ayons d’autres ambitions que celles qu’il juge nobles entre toutes.</p>
<p>En nous endurcissant au lieu de nous repentir, nous prendrions le risque démesuré de nous retrouver à notre tour non seulement douloureusement confrontés au silence de Dieu, mais encore fatalement coupés de son peuple.</p>
<p>Saisissons donc plutôt l’offre de grâce qu’il nous fait et demandons-lui de nous aider, après qu’il nous aura pardonné nos louvoiements passés, à <strong>l’aimer</strong>,<strong> lui</strong>,<strong> de toute notre force</strong> <strong>et</strong> à <strong>débarrasser notre cœur de tous ses rivaux</strong>.</p>
<p><em>“Quand cesserez-vous de sautiller tantôt sur un pied, tantôt sur l’autre ?”</em> nous demande Élie***.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour nous, nous répondons : “Viens, Seigneur !” “Viens m’apprendre à t’aimer,/ c’est en toi qu’est la vie,/ <strong>En toi</strong> qu’est le bonheur et la félicité.”****</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir chapitre 8.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Respectivement dieu de l'argent et dieu de la fertilité.    </span> ***<span style=”font-size: 8pt;”> 18.21 (NFC).    </span> **** <span style=”font-size: 8pt;”>Extrait du cantique « Viens m’apprendre à t’aimer » (<em>Sur les ailes de la foi</em>, n° 611).</span></p> -
Saintes secousses
<p>Proverbes 12.3b : <em>“[…] le juste ne sera pas déraciné.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75178f808200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Tuteur” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75178f808200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75178f808200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Tuteur” /></a></p>
<p><strong>Ah ! mon </strong><em><strong>acer freemanii</strong> —</em>érable “autumn blaze” pour les profanes—, comme je l’aime !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est vrai qu’il me cause bien des soucis depuis qu’il a trouvé sa place dans notre jardin, mais <strong>quel pédagogue</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je sais, je vous en ai déjà parlé , mais figurez-vous que, depuis, il m’a encore instruit.</p>
<p>C’était il y a peu ; un vent d’une rare violence s’abattait sur nos arbres, les secouant si vigoureusement que je craignis un moment de devoir bientôt en faire mon deuil.</p>
<p>Quelques jours sont passés depuis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Guère rassuré, j’appelle mon arboriculteur préféré pour qu’il vienne me montrer comment protéger au mieux mes plantations.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le voici.</p>
<p>Je m’attends à ce qu’il partage mon alarme.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que nenni !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pire, il n’a pas plus tôt foulé l’herbe de ma pelouse qu’il se dirige vers mon érable et, sans le moindre égard pour ma susceptibilité, déclare tout de go : “Cet arbre est malingre !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À son âge, il devrait avoir un tronc plus large.”</p>
<p>Ravalant mon orgueil, je lui demande s’il a une explication à me donner.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span><strong>Pas assez de racines</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il va nous falloir lui ôter son tuteur.”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Lui ôter son tuteur ?” m’exclamé-je, affolé.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Bien sûr !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’un arbre, voyez-vous, a besoin d’être secoué pour savoir qu’il lui faut étendre ses racines.”</p>
<p>La justesse de l’explication mériterait sans doute d’être confirmée, mais en attendant qu’elle le soit, ou non, je vous la livre telle quelle, vous priant de l’accueillir comme une illustration de ce que le Seigneur sait nécessaire à notre croissance et à notre affermissement, à savoir : <strong>de bonnes secousses </strong>!</p>
<p>D’où son choix de nous priver de temps à autre, et parfois durablement, de nos “tuteurs” à nous, j’entends par là une santé florissante par exemple, ou une situation confortable, une compagnie bénéfique.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et de <strong>nous</strong> “<strong>secouer</strong>” alors, vigoureusement, en nous exposant au souffle puissant de vents contraires.</p>
<p>“<strong>Pourquoi</strong> ?” nous demandons-nous alors, alarmés de nous sentir défaillir.</p>
<p>Et le Seigneur de nous livrer la réponse : “<strong>Pour que vous me cherchiez à nouveau</strong> et que, m’ayant retrouvé, <strong>vous vous attachiez</strong>, <strong>vous accrochiez</strong>, que dis-je, <strong>vous cramponniez à moi</strong> !”</p>
<p>De l’importance, donc, des vents contraires pour nous inciter, sinon nous contraindre à <strong>nous</strong> “<strong>enraciner</strong>” <strong>toujours plus solidement en lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et à commencer alors, mais alors seulement, de puiser en lui des forces nouvelles qui feront de nous <strong>des hommes et des femmes affermis, robustes et vigoureux</strong>, dont aucune tourmente ne pourra plus menacer le nouvel équilibre.</p>
<p>Au lieu de redouter l’épreuve, regardons-la comme Jacques la regardait*: comme <em>“un sujet de joie complète”</em>, sachant que la mise à <strong>l’épreuve de notre foi</strong> <em>“<strong>produit la persévérance</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou comme Pierre**, qui invitait ses lecteurs à se féliciter de ce qu’ils étaient <em>“pour un peu de temps attristés par diverses épreuves”</em>, parce que, disait-il, c’est ainsi qu’apparaîtrait la vraie valeur de leur foi et que louange, gloire et honneur leur seraient accordés au dernier jour.</p>
<p>Laissons donc le Seigneur nous “secouer” lorsqu’il l’a jugé bon : <strong>il n’a d’autre intention que celle de nous voir étendre nos racines</strong> et devenir ainsi toujours <strong>plus forts</strong>, <strong>plus résistants</strong>, définitivement <em>“<strong>fondés et inébranlables dans la foi</strong>, sans nous détourner de l’espérance de l’Évangile” </em>***.</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Jacques 1.2-3.    </span> **<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir 1 Pierre 1.6-7.    </span> ***<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Colossiens 1.23.</span></p> -
Comme la lumière de l’aube
<p>Proverbes 4.18 : <em>“Le sentier des justes ressemble à la lumière de l’aube : son éclat grandit jusqu’au milieu du jour.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751778b08200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Soleil” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b751778b08200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751778b08200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Soleil” /></a></p>
<p>L’un des bonheurs matinaux que nous offrent la Beauce et ses horizons infinis est la possibilité, non pas de deviner seulement, mais de voir de nos yeux le firmament blanchir, l’aube poindre et la lumière du jour grandir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La naissance d’un nouveau jour dont l’éclat ne cessera de croître jusqu’à son mitan, lorsque l’astre de feu aura atteint son zénith.</p>
<p>Un spectacle repris dans notre proverbe pour illustrer <strong>ce que devrait être le parcours du juste</strong> : comme <strong>une lueur qui n’en finit pas de grandir</strong> jusqu’à se confondre avec l’éclat du soleil à son apogée.</p>
<p>C’est que, préoccupé comme il l’est d’instruire son fils dans la sagesse divine, le père n’a pas trouvé meilleure image pour décrire la vie du fidèle selon Dieu que celle-là.</p>
<p><strong>Une lumière</strong> d’abord, semblable à celle du point du jour.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le terme qu’il utilise signifie ailleurs “Vénus” ; mais, dans la Bible, il renvoie plutôt aux premières lueurs du matin, promesses d’un jour radieux.</p>
<p><strong>Une lumière allant en grandissant</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Telle celle de l’aube qui peu à peu dore, puis enflamme les cieux.</p>
<p>La question maintenant est de savoir si cette illustration est pertinente au point qu’il nous faille la reprendre aujourd’hui pour nous enseigner ce qu’est une vie juste, du genre de celles que Dieu agrée, loue et bénit.</p>
<p>Oui, assurément.</p>
<p>De ceux à qui il a ouvert les yeux pour qu’ils découvrent et embrassent enfin la lumière, la vraie, le Seigneur attend qu’ils ne cessent plus de “<strong>marcher</strong>” <strong>dans sa clarté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’adressant à eux quelques siècles plus tard, Paul écrit* : <em>“autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Conduisez-vous [donc] comme des enfants de lumière !”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par quoi il leur demande d’entendre : “<strong>vivre comme Jésus lui-même a vécu</strong>”**, portant donc, en eux, ce “fruit de l’Esprit” dont les toutes premières manifestations ont pour nom <strong>bonté</strong>, <strong>justice</strong> et <strong>vérité</strong>***.</p>
<p>Ainsi notre voie, à nous qui avons recouvré la vue, est clairement tracée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il s’agit pour nous aujourd’hui de <strong>suivre</strong> aujourd’hui l’exemple de celui qui s’est présenté à nous comme la “lumière du monde” afin de <strong>faire rayonner</strong> sa lumière parmi les hommes et de répondre ainsi à la vocation qui nous a été adressée.</p>
<p>Mais il y a plus.</p>
<p>La métaphore de la clarté du jour qui va en augmentant nous rappelle fort utilement qu’une vie juste, de celles qui plaisent à Dieu, est nécessairement placée sous le signe du <strong>progrès</strong>.</p>
<p>Ainsi notre rayonnement ne devrait-il jamais cesser de gagner en intensité, se rapprochant chaque jour un peu plus de celui dont nous sommes désormais les heureux dépositaires.</p>
<p>Jusqu’au jour où, aussitôt après que Christ aura paru dans sa gloire étincelante, <strong>nous contemplerons enfin la face de Dieu</strong> et, inondés de sa lumière, <strong>nous serons définitivement transfigurés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Alors, jubile le prophète****, <em>“ceux qui auront été perspicaces brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à beaucoup brilleront comme les étoiles, pour toujours et à perpétuité.”</em></p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Éphésiens 5.8.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Jean 1.6.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Éphésiens 5.9.</span>     ****  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Daniel 12.2.</span> </p> -
Vivre s’il le faut
<p>Philippiens 1.21 : <em>“[…] Christ est ma vie et mourir représente un gain”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751992f75200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Christ ma vie” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b751992f75200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751992f75200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Christ ma vie” /></a></p>
<p>C’était il y a quelques années.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un pasteur de renom, durement frappé par la maladie, avait été à l’article de la mort.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis… miracle !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>contre toute attente, il s’était rétabli.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quelques temps après, il rendait ce témoignage devant un vaste parterre de collègues : “J’ai frôlé la mort ; j’ai cru que mon heure était venue, mais, <strong>merci Seigneur</strong>,<strong> je suis vivant aujourd’hui</strong>, bien vivant !”</p>
<p>Comment ne pas comprendre ce serviteur de Dieu ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui ne se réjouirait pas de ce que le Seigneur lui accorde une telle grâce ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Personne ne souhaite mourir</strong>.</p>
<p>Personne ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pas sûr</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voyez ce que confie l’apôtre Paul à ses amis philippiens* : <em>“[…] Christ est ma vie et mourir représente un gain” </em>; c’est pourquoi<em> “j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur […].”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Autrement dit, ce que ses amis considèrent comme le pire qui pourrait lui arriver, lui le voit comme le meilleur.</p>
<p>D’où son “<strong>tiraillement</strong>”**  intérieur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’un côté, il aimerait que Dieu exauce les prières de ses collaborateurs, supporters et autres amis, et l’arrache à son funeste destin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De l’autre, il serait heureux qu’en en arrêtant sa mort, ses juges lui offrent d’aller un peu plus tôt que prévu vers son Sauveur…</p>
<p><strong>Dilemme</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Faut-il qu’il privilégie l’intérêt de ses proches, et prie Dieu de le ramener auprès d’eux ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou faut-il qu’il ne voie que son intérêt à lui, et prie le Seigneur de permettre sa condamnation ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il toucherait alors le “jackpot”, si je puis dire, mais ses proches, eux,<span class=”Apple-converted-space”> s</span>eraient-ils consolables ?</p>
<p>Paul le dit : il a balancé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et continué de balancer jusqu’à ce que Dieu, en lui révélant son projet pour lui, le persuade de “vivre” encore un peu, assez en tout cas pour contribuer au <em>“progrès”</em> et <em>“la joie dans la foi”</em> de ses frères et sœurs macédoniens.</p>
<p>Et là, je m’arrête pour nous poser la question : <strong>avons-nous, nous, connu déjà pareil embarras </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’aimerais le croire…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais je n’en suis pas certain.</p>
<p>Nous avons tant de peine à <strong>voir la mort autrement que comme une issue redoutable</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Du coup, nous n’hésitons pas : entre vivre et mourir, nous choisissons naturellement… vivre, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aussi longtemps, en tout cas, que nous n’en avons pas perdu le goût.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si, pour nous, aller vers Christ était moins enviable que rester sur terre !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et être avec lui, moins désirable que demeurer parmi les hommes !</p>
<p><strong>À croire que Christ n’est pas encore notre tout</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il l’était, mourir, pour nous, représenterait à coup sûr un gain, et nous en aller pour être avec lui, un rêve.</p>
<p><em>“<strong>Christ est ma vie</strong>”</em>, lance Paul, avant d’ajouter, en substance, “et vous ne pouvez savoir à quel point il me tarde de le voir enfin, de mes yeux, lui dont je peux dire sincèrement qu’il est tout pour moi.”</p>
<p>Plaise à Dieu que cette admirable confession qui —permettez que je vous livre ici un détail intime— figure depuis des lustres maintenant sur la tombe de mes chers parents, traduise notre propre sentiment : <strong>Christ</strong> ? <strong>notre bien le plus précieux</strong>, la source de notre joie, notre raison de vivre, bref, <strong>notre vie</strong>.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 21 et 23.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Le verbe utilisé ici est très fort.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>[…] coloré d’une nuance de violence, il dépeint, écrit Rose-Marie Morlet, l’inconfort de l’apôtre, arrêté au carrefour de deux routes divergentes qui l’attirent toutes les deux fortement et lui font subir une égale pression” (<em>L’Épître aux Philippiens</em>, 78).</span></p> -
“Tenue correcte exigée”
<p>Matthieu 22.12b : <em>“[…] ‘Mon ami, comment as-tu pu entrer ici sans avoir d’habit de noces ?’</em><em> […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b6852dbb79200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Tenue correcte” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b6852dbb79200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b6852dbb79200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Tenue correcte” /></a></p>
<p>On me dit qu’à présent, <strong>chacun doit se sentir libre de s’habiller comme il l’entend</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que c’est aux autres de s’adapter.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que le Seigneur nous accueille comme nous sommes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que les “vêtements du dimanche”, c’était “avant”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est ainsi qu’à la chemise fraîchement repassée, au pantalon parfaitement pressé, au veston subtilement assorti, aux mocassins soigneusement lustrés, les messieurs, pour ne citer qu’eux, préfèrent aujourd’hui t-shirts informes, jeans délavés, sweats à capuche et baskets fluo pour se rendre au culte.<span class=”Apple-converted-space”>   </span></p>
<p>J’exagère un peu, j’en conviens !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qui nous dit que celui dont nous sommes censés être les ambassadeurs ici-bas ne prête aucune attention au soin que nous apportons à notre toilette ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque nous allons au-devant des autres ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque nous nous présentons devant lui ?</p>
<p>Permettez que, pour ma part, <strong>je préfère ne pas prendre le risque de lui faire honte</strong>.</p>
<p>Il est en tout cas <strong>un costume qu’il attend de nous que nous le portions tous en toute circonstance</strong> : celui que Jésus appelle <em>“<strong>l’habit de noces</strong>”</em>.</p>
<p>Dans la parabole dite “du festin de noces”, il indique clairement que chacun de nous sera soumis un jour à l’inspection de notre Maître, et que <strong>du vêtement que nous porterons alors dépendra notre admission ou non dans la grande </strong>“<strong>salle des fêtes éternelles</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car tous, nous dit-il, n’entreront pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Seuls seront invités au somptueux festin que Dieu prépare depuis l’origine des temps ceux qui porteront la “tenue correcte exigée”.</p>
<p>Reste à savoir <strong>de quel habit nous parlons ici</strong>.</p>
<p>L’image du costume à revêtir pour être agréé par Dieu n’est pas rare dans la Bible.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il apparaît assez nettement qu’elle est en rapport avec au moins deux notions :<strong> la justice et la joie</strong>.</p>
<p><strong>La justice d’abord</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La justice selon Dieu s’entend.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, une vie à ses yeux irréprochable.</p>
<p>“Ah ! me direz-vous, mais <strong>qui peut prétendre à cette perfection</strong> ?  Aucun homme, assurément.”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Aucun ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un : <strong>l’Homme-Dieu</strong>, <strong>Christ</strong>,<span class=”Apple-converted-space”> </span><strong>Jésus</strong> !  Le seul à avoir jamais pleinement satisfait toutes les exigences divines.”</p>
<p>Et nous en arrivons alors à la bonne, la belle, la splendide nouvelle : Dieu, dans sa grâce, nous offre aujourd’hui de <strong>nous couvrir entièrement de la justice absolue de son Fils </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que nous puissions nous approcher enfin de lui sans crainte et que, lui, en retour, puisse nous envelopper de sa bonté avant de nous accueillir à bras ouverts à “sa table” et festoyer avec nous !</p>
<p><strong>La</strong> “<strong>tenue</strong> <strong>correcte</strong> <strong>exigée</strong>”, donc : <strong>la justice même de Christ</strong> dont nous pouvons nous savoir revêtus pas plus tard que maintenant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il suffit pour cela que nous mettions notre confiance en lui et en lui seul pour nous sauver.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Couverts alors par sa perfection, plus rien ni personne ne pourra nous empêcher d’entrer dans le saint lieu*.</p>
<p><strong>La joie ensuite</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>La joie de ceux qui ont reçu la bonne nouvelle et qui, depuis, espèrent</strong>…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Espèrent l’ouverture des réjouissances éternelles, le visage éclairé par le jour qu’ils entrevoient : celui où, assis avec Abraham, Isaac, Jacob et les autres à la table de leur bien-aimé Sauveur, ils boiront le vin nouveau tandis que, passant de l’un à l’autre, Jésus lui-même les servira**.</p>
<p>Habillons-nous donc, et vite, du “manteau” de sa justice et coiffons-nous sans tarder du “turban” de fête !</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir le refrain du beau cantique « Torrents d’amour et de grâce » (adaptation d’un cantique de Samuel T. Francis par Ruben Saillens).</span>   **  <span style=”font-size: 8pt;”>Image empruntée à Pierre-Marie Galopin, « Repas », <em>Vocabulaire de théologie biblique </em>(1971), 1090.</span></p> -
Donner avec joie
<p>2 Corinthiens 9.7b : <em>“[…] Dieu aime celui qui donne avec joie.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7519a1481200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Donner” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7519a1481200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7519a1481200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Donner” /></a></p>
<p>Plus une semaine sans que nous parvienne par courrier ou courriel un <strong>appel à la générosité</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aujourd’hui, c’est un parti, demain, une institution, un organisme, une mission, un mouvement, une école…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que sais-je ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si nous ne donnions pas déjà assez !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À notre communauté en particulier, que nous avons fort justement élue une bonne fois cible prioritaire de notre libéralité !</p>
<p>Nous donnons donc déjà.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>est-il vrai que nous donnons assez </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour beaucoup, la réponse est oui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais je crains qu’il n’en soit encore parmi nous dont la <em>“soif de posséder”</em>*  restreint indûment la générosité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est à ceux-là, dont je suis trop souvent, que je m’adresse ici.</p>
<p><strong>Ne résistons pas d’emblée à toutes les sollicitations</strong> qui nous sont adressées !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Surtout si elles ont un lien avec une œuvre chrétienne dont l’objet est clairement de contribuer aux progrès de l’Évangile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prenons le temps de les examiner chacune avec bienveillance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Choisissons celle qui nous touche, nous, particulièrement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Calculons la dépense afin de ne pas nous <em>“exposer à la détresse pour en soulager d’autres”</em>**.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis, <strong>montrons-nous généreux</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Donnons <em>“<strong>sans regret ni contrainte</strong>, car, Dieu aime celui qui donne avec joie”</em>***.</p>
<p>Et croyons que <strong>le Seigneur veillera à ce que nous ne le regrettions pas</strong>.</p>
<p>Dans ce chapitre 9 de sa deuxième Lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul énumère les privilèges réservés à ceux d’entre nous qui aiment à faire preuve de prodigalité.</p>
<p>Il y a d’abord <strong>cette belle promesse</strong> : <em>“celui qui sème abondamment moissonnera abondamment” </em>; car <em>“Dieu peut vous combler de toutes ses grâces afin que vous possédiez toujours à tout point de vue de quoi satisfaire à tous vos besoins et que vous ayez encore en abondance pour toute œuvre bonne”</em>**** .<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ainsi, plus nous serons généreux à l’égard des autres, plus Dieu se montrera généreux à notre égard.</p>
<p>Il y a ensuite <strong>cette immense satisfaction </strong>: nos dons <em>“feront monter des prières de reconnaissance vers Dieu”</em>*****.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, les bénéficiaires de nos largesses n’auront de cesse qu’ils n’aient loué le Seigneur de nous avoir lui-même inspiré ces gestes manifestant notre adhésion à l’Évangile de Christ en même temps que notre solidarité avec eux.</p>
<p>Et puis, il y a <strong>cette précieuse récompense </strong>: ceux que nous aurons secourus prieront pour nous et commenceront certainement de nourrir une <em>“vive affection”</em>****** pour nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Or, quels sont ceux parmi nous qui ne souhaitent pas être aimés ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou ne voient pas l’intérêt de prières toujours plus nombreuses et ferventes élevées en leur faveur ?</p>
<p>Il y a enfin <strong>ce bel encouragement </strong>: notre magnanimité est la preuve que nous avons été touchés par l’incroyable générosité de Dieu à notre égard  et que nous brûlons désormais d’en livrer une image, même faible, à ceux qui nous entourent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous lui appartenons donc bien, puisque c’est sa nature même que nous avons commencé de dévoiler aux yeux des hommes par nos actes.</p>
<p>Donnons donc, encore et toujours !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour le bonheur des autres, notre propre bonheur et… celui du Seigneur !</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 2 Corinthiens 9.5.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>2 Corinthiens 8.13.</span>  ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 6 et 8.</span>    ****  <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 11.</span>     ***** <span style=”font-size: 8pt;”> Verset 14</span>.   ******  <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 14 et 15.</span></p>