<p>2 Chroniques 33.12 : <em>“Lorsqu’il fut dans la détresse, il implora l’Éternel, son Dieu, et il s’humilia profondément devant le Dieu de ses ancêtres.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14ac7961200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Non au désespoir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14ac7961200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14ac7961200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Non au désespoir” /></a></p>
<p>S’il est un “cas” désespéré, c’est bien lui : <strong>Manassé</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plus endurci que lui, tu meurs.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sacré roi de Juda à douze ans seulement, il <strong>multiplie les transgressions</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme fasciné par les Baals et les astres, il leur fait élever sanctuaires et poteaux sacrés avant d’en introduire le culte abominable dans le temple même.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pire, il fait griller ses propres enfants sur leurs autels !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ah  ! Et j’oubliais !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Histoire de mettre un comble à son apostasie, il s’adonne sans retenue à la divination, l’occultisme et la magie.</p>
<p>Pas étonnant que Dieu finisse par s’emporter contre lui !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et décide d’humilier l’infect profanateur !</p>
<p>Comme mobilisée par le ciel même, l’armée assyrienne pénètre dans Jérusalem, capture Manassé, lui passe un hameçon à la mâchoire, le lie avec des chaînes de bronze et le déporte à Babylone.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Vertigineuse déchéance</strong> !</p>
<p>L’histoire pourrait s’arrêter là, Manassé n’ayant que ce qu’il mérite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais elle ne s’arrête pas là ; heureusement pour le lui !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Heureusement pour nous !<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Contre toute attente, le roi félon, après qu’il a sombré dans le désespoir, <em>“implore l’Éternel”</em> —littéralement, “caresse la face de l’Éternel”— qu’il appelle maintenant <em>“son Dieu”</em>, et s’humilie <em>“profondément”</em> devant <em>“le Dieu de ses ancêtres”.</em></p>
<p>Et <strong>c’est alors que le miracle s’accomplit</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Le miracle de la grâce</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’Éternel se laisse fléchir, exauce les supplications du monarque repentant, oublie ses fautes et le rétablit dans son royaume.</p>
<p>Et Manassé, aussitôt, d’entreprendre de défaire une à une, scrupuleusement, ses œuvres maléfiques, réorientant d’un coup son âme et celle de son peuple vers l’Éternel, <em>“son Dieu”</em>, et lui seul.</p>
<p>Trois leçons, en bref.</p>
<p><strong>Il arrive que l’épreuve soit bonne conseillère</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous sommes ainsi déréglés depuis la chute qu’il faille parfois que le Seigneur nous frappe pour que, brisés, nous regrettions amèrement notre égarement, implorions sa grâce et nous réfugions dans son amour.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les corrections divines n’ont jamais d’autre motif que de nous ramener à lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Apprenons à les lire comme autant de signes témoignant de sa détermination à nous retrouver coûte que coûte et à nous ouvrir à nouveau tout grand les bras.</p>
<p><strong>Dieu ne connaît pas de cas désespéré</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’exemple de Manassé en est la preuve.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>On n’imagine mal pécheur plus endurci, plus impénitent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le Seigneur l’a non seulement pardonné, mais encore rétabli.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que, voyez-vous, c’est où la faute abonde qu’aime à surabonder la grâce*.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Entendez bien : <strong>pour Dieu, personne n’est incorrigible</strong>, personne n’est inguérissable, personne n'est irrécupérable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encourageons-nous par ces paroles, nous qui, aujourd’hui, avons peut-être le sentiment d’avoir dépassé les limites et de nous être ainsi privés définitivement de toute espérance !</p>
<p><strong>Après que nous avons été graciés, il est juste que nous rectifiions nos voies</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que nous revenions sur nos pas pour effacer ou corriger ce qui peut l’être.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que nous nous donnions pour objectif d’offrir joyeusement à notre Dieu miséricordieux le culte qui lui est agréable parce que l’offrande de notre être tout entier comme un sacrifice vivant et saint**.</p>
<p>Qui eût cru que le cas Manassé pourrait être un jour source d’espérance pour tous ?</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Romains 5.20.    </span> **<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Romains 12.1.</span></p>
Catégorie : Méditation
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Ne jamais désespérer
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L’agenda de Dieu
<p>Apocalypse 5.1 (TOB) : <em>“Et je vis, dans la main droite de celui qui siège sur le trône, un livre écrit au-dedans et au-dehors, scellé de sept sceaux.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c95f0da200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Agenda” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c95f0da200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c95f0da200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Agenda” /></a></p>
<p>Je me souviens du temps où mon agenda avait la forme d’un petit livre dont j’aimais à choisir avec soin la couverture.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’y consignais moi aussi, à la plume ou au crayon, rendez-vous à honorer, tâches à accomplir, projets à réaliser.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Auriez-vous tenu entre vos mains ce petit livret que vous vous seriez fait une idée assez juste de mes intentions pour les jours, semaines et mois à venir.</p>
<p>Quel rapport avec notre texte, me demandez-vous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est simple : il y est question d’un livre dont le titre pourrait fort bien être <em>Livre de la pensée et des desseins divins </em>; d’<strong>une sorte d’agenda</strong>, donc, l’“<strong>agenda Dieu</strong>”, si vous me permettez la formule, dans et sur lequel se trouve manuscrite <strong>l’intégralité de la volonté divine</strong> à la fois pour le monde et pour l’Église.</p>
<p>J’en veux pour preuve ce qui se produira bientôt, au moment de son ouverture : exécution soudaine et brutale du jugement passé par le Seigneur sur la partie du monde qui lui sera restée hostile jusqu’au bout, et dans le même temps, heureuse mise en œuvre du plan “secours d’urgence et salut définitif” pour l’Église.</p>
<p>Ainsi, le livre que Jean découvre est bien <strong>l’agenda de Dieu pour les temps à venir</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Mais que nous enseigne cette image du livre <em>“en forme de rouleau”</em> sur les desseins divins qu’elle a pour vocation de “signifier” ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quatre choses au moins.</p>
<p><strong>Les desseins de Dieu sont fixés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le livre qu’aperçoit Jean est <em>“scellé de sept sceaux” </em>; exactement comme les testaments romains de l’époque ; il s’agit donc d’un document officiel, intouchable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Leçon : les décrets divins sont <strong>irrévocables</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est un peu comme si le Seigneur avait, dès le commencement, couché “noir sur blanc” l’ensemble de ses œuvres à venir ; et que tout ce qu’il accomplit aujourd’hui ou réalisera demain correspondait en tout point à “ce qui est écrit”.</p>
<p><strong>Les desseins de Dieu sont parfaits</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous aurez sans doute remarqué que le livre décrit par l’apôtre est <em>“écrit des deux côtés”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nul ne saurait donc y ajouter la moindre ligne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Leçon : le Seigneur a <strong>tout prévu et prédéterminé</strong>, en sorte que rien ne pourra jamais le prendre au dépourvu.</p>
<p><strong>Les desseins de Dieu sont irrésistibles</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est dans sa “main droite” —sa main puissante, donc— que le Seigneur tient le livre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Leçon : <strong>la parfaite exécution de sa volonté est assurée</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui, en effet, pourrait s’y opposer dès lors qu’elle est soutenue par sa toute-puissance ?</p>
<p><strong>Les desseins de Dieu sont mystérieux</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encore une fois, le livre qu’aperçoit Jean est à la fois roulé et scellé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quelques lignes seulement sont donc visibles ; l’essentiel de son contenu, lui, n’est connu que de son auteur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Leçon : nous ne déchiffrerons jamais ici-bas qu’une infime partie des desseins divins.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le reste demeurera caché ; proprement “insondable”, “incompréhensible”, pour reprendre les termes de l’apôtre Paul, qui concluait* : <em>“<strong>Qui a connu la pensée du Seigneur ?</strong>”</em></p>
<p> </p>
<p>Le livre scellé donc : celui de la pensée et des desseins divins.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>On comprend maintenant pourquoi il sera bientôt** remis au Fils : c’est à lui que revient depuis toujours la mission insigne à la fois de dévoiler le cœur et d’accomplir le projet de Dieu.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 11.33-34.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”> Voir suite et fin du chapitre.</span></p> -
Prince de la paix
<p>Ésaïe 9.6d : <em>“[…] on l’appellera Prince de la paix.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14aa5ec2200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Prince de la paix” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14aa5ec2200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14aa5ec2200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Prince de la paix” /></a></p>
<p>Il n’était pas encore apparu qu’il portait déjà les noms les plus glorieux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je parle ici, bien sûr, de celui dont nous célébrons aujourd’hui l’humble naissance : <strong>Jésus</strong>.</p>
<p>Parmi ces noms, figurent en bonne place ceux soufflés par l’Esprit au prophète Ésaïe quelque huit siècles avant la discrète nativité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quatre ont déjà capté notre attention, éclairé notre chemin et réchauffé notre cœur : <em>“Emmanuel”</em>, <em>“Merveille-de-conseiller”</em>, <em>“Dieu-héros”</em> et <em>“Père-pour-toujours”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le moment est venu pour nous d’entendre le cinquième : <em>“<strong>Prince de la paix</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi ce titre ?</p>
<p>En premier lieu, parce que l’enfant de Bethléhem est aussi <strong>celui par qui Dieu a choisi de se réconcilier avec nous</strong>.</p>
<p>Faut-il le rappeler ici ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est à la terrifiante colère de Dieu que nous avait brusquement exposés notre péché.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il avait été notre ami ; il était devenu d’un coup notre ennemi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et un ennemi redoutable, parce que capable, lui, de nous faire payer en son temps le juste prix de notre rébellion.</p>
<p>Autant dire que notre compte était bon lorsque nous parvint la stupéfiante, l’incroyable nouvelle : “Dieu est à Bethléhem, et <strong>c’est de réconciliation qu’il est venu nous parler</strong> !”</p>
<p>Un fils nous a été donné, exulte le prophète Ésaïe, qui est Dieu lui-même paru parmi les hommes pour <strong>rétablir la paix</strong> entre lui et eux !</p>
<p>Une paix dont il faut redire ici qu’elle lui coûtera, à lui, très cher ; puisque <strong>c’est à la croix, finalement, qu’il en paiera tout le prix</strong> : lorsqu’au terme d’une longue, d’une interminable agonie, il subira enfin, dans toute son horreur, et sa violence aussi, l’effroyable châtiment qui nous était réservé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Afin que, par ce sacrifice destiné à écarter définitivement l’unique obstacle entre lui et nous —je veux dire le péché—, nous fût rendue la paix avec lui.</p>
<p>Oh ! qui pourra jamais dire la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l’amour de Dieu ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce Dieu qui, en cette sombre, mais ô combien mémorable nuit de Noël, s’est doucement approché de nous pour nous annoncer tout simplement : “Faisons la paix !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour ce qui est des frais, c’est moi qui m’en occuperai —au Golgotha.”</p>
<p> </p>
<p>En second lieu, parce que le nourrisson que nous contemplons aujourd’hui couché dans une mangeoire est <strong>l’incarnation du </strong>“<strong>Dieu d’amour et de paix</strong>”, “Le Pacifique”, donc, par nature et par excellence, qui ne saurait avoir de cesse qu’il n’ait largement répandu la paix.</p>
<p><strong>La paix dans nos cœurs</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une paix à nulle autre pareille, qui dépasse tout ce qu’il est possible de comprendre, parce que fondée sur une<span class=”Apple-converted-space”>  </span>assurance : celle d’un pardon total et définitif reçu d’en haut.</p>
<p><strong>La paix entre nous</strong>, ses enfants, ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En faisant de nous des êtres apaisés, il rendra possible notre réconciliation mutuelle afin que nous ne formions bientôt plus qu’un seul corps, animé d’un même amour.</p>
<p><strong>La paix entre les hommes</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cette paix universelle, parfaite et éternelle, qu’il s’apprête à offrir à tous aussitôt après qu’il aura détruit le diviseur, extirpé à jamais le péché qui sépare, et rétabli toutes choses dans leur intégrité originelle.</p>
<p> </p>
<p>Ainsi, le vieux prophète ne s’est pas trompé : <em>“Prince de la paix” </em>figurera lui aussi parmi les titres légitimes et glorieux portés d’emblée par l’enfant nouveau-né.</p> -
Détournement
<p>Jean 2.16b : <em>“Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c91ba43200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Noël N” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c91ba43200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c91ba43200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Noël N” /></a></p>
<p>Incorrigibles que nous sommes ! Il faut toujours que nous trouvions le moyen de <strong>tirer un bénéfice de tout</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Hier, c’était du Temple que marchands et changeurs s’étaient emparés pour développer de juteuses affaires.</p>
<p>Le Temple ! cet imposant édifice dont Dieu avait fait sa demeure. Un lieu saint, donc, s’il en était, destiné au recueillement, à la rencontre et au dialogue.</p>
<p>Le Temple ! une maison de prière, transformée en centre commercial. Détournement affligeant, dont Jésus ne pouvait que s’émouvoir.</p>
<p> </p>
<p>Aujourd’hui, c’est <strong>Noël</strong> que publicitaires et commerçants de tous poils se sont approprié pour gonfler leurs gains.</p>
<p><strong>Noël </strong>! cette saison censée nous parler surtout d’<strong>humilité</strong>, de <strong>douceur</strong>, de <strong>paix</strong>, d’<strong>amour</strong>, de <strong>générosité</strong>. Un temps à vivre comme une pause, donc, dédiée à la méditation, l’émerveillement et la célébration.</p>
<p><strong>Noël </strong>! un jour lumineux, où Dieu ne nous parle que de <strong>grâce</strong>, de <strong>don</strong>, de <strong>gratuité</strong>, et nous… de ventes à forcer.</p>
<p><strong>Noël </strong>! un moment fait pour apaiser et réjouir les cœurs, devenu l’époque des fièvres les plus folles. Et Jésus ne s’alarmerait pas de cette dérive ?</p>
<p>Et si la parole qu’il nous adressait ce matin ressemblait à cela : “<strong>Cessez donc de faire de Noël une affaire commerciale </strong>!” ?</p>
<p>Puissions-nous, dans les heures et jours qui viennent, <strong>retrouver pour nous-mêmes et transmettre</strong> à ceux qui nous entourent —à commencer par nos enfants— <strong>le vrai sens de Noël </strong>: un hymne à l’incroyable générosité de celui qui, jadis, donna son Fils, son unique, pour le salut des hommes.</p>
<p><strong>Et, joignant le geste qui illustre à la parole qui éclaire, soyons… généreux</strong>.</p> -
Il a va de sa réputation
<p>Deutéronome 10.28 : <em>“Il ne faut pas qu’on puisse dire, dans le pays d’où tu nous as fait sortir : ‘Le Seigneur n’était pas capable d’amener ces gens dans le pays qu’il leur avait promis’ […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a8c206200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Protection” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14a8c206200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a8c206200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Protection” /></a></p>
<p>L’une des questions qu’on me pose le plus souvent est celle-ci : “<strong>Peut-on perdre son salut ?</strong>”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À quoi je réponds par une autre question : “Se peut-il que Dieu abandonne en route ceux qu’il a arrachés à la mort au prix fort pour les conduire jusqu’à la vie ?”</p>
<p>Le fait est que s’il en est un qui tient par-dessus tout à ce que nous entrions dans la vie promise, c’est bien lui, le Seigneur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une jeune étudiante dont j’étais chargé d’évaluer la prédication le soulignait très justement en ces termes heureux : “Il en va de sa crédibilité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il en va de sa réputation</strong>.”</p>
<p>Dieu n’est pas venu nous chercher dans la terre de misère que nous habitions pour ne nous entraîner vers son pays de lumière qu’aussi longtemps que nous aurions envie de le suivre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il nous a extraits du règne de l’obscurité, c’est pour nous emmener jusqu’au royaume de son Fils bien-aimé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il ne permettra donc pas qu’un seul d’entre nous se perde en route</strong>.</p>
<p>Que les choses soient claires : dès lors que nous avons choisi de ne plus compter que sur son Fils, Jésus-Christ, pour nous sauver, nous sommes <em>“<strong>destinés</strong>”</em>, écrit Paul*, <strong>à posséder le salut</strong>.</p>
<p>Nous n’avons donc rien à craindre : quoi qu’il arrive, nous pénétrerons un jour dans le pays promis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu s’est engagé en personne à nous y faire entrer bientôt, et <strong>il tiendra parole</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encore une fois, <strong>c’est son honneur qui est en jeu</strong>.</p>
<p>Tout cela, Moïse l’avait parfaitement compris, qui, alors qu’il lui arrivait encore de craindre pour son peuple, priait : <em>“Il ne faut pas qu’on puisse dire, dans le pays d’où tu nous as fait sortir : ‘Le Seigneur n’était pas capable d’amener ces gens dans le pays qu’il leur avait promis’ […].”</em></p>
<p>Et nous ?</p>
<p>Comprenons à notre tour que Dieu ne supporterait tout simplement pas qu’on le dise incapable de conduire ses enfants jusqu’à leur nouvelle patrie, et poursuivons notre route avec lui l’esprit parfaitement serein.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Rien, ni personne ne pourra plus nous arracher à sa vigilance et nous priver ainsi du fabuleux héritage qui nous attend</strong>.</p>
<p>Chers lecteurs qui lui appartenez, laissez-vous encourager avec moi par cette magnifique vérité.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Thessaloniciens 5.9.</span></p> -
Heureux les persécutés !
<p>Matthieu 5.10 : <em>“Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car le royaume des cieux est à eux !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c91ba14200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Persécution” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c91ba14200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c91ba14200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Persécution” /></a></p>
<p>Et si le “dimanche de l’Église persécutée”, c’était tous les jours !</p>
<p><strong>La liberté religieuse est plus que jamais menacée</strong> dans le monde.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La situation empire même d’année en année.</p>
<p>Et <strong>les chrétiens sont les premières victimes</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>On ne compte plus les dénis de droits, violences gratuites, arrestations arbitraires, condamnations iniques et autres persécutions brutales qu’ils subissent en raison de leur foi.</p>
<p>Étonnant ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus avait averti ses disciples : “Le monde m’a haï, il vous haïra à votre tour”*.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que nous observons aujourd’hui n’est donc pas une surprise : <strong>Jésus l’avait clairement annoncé</strong>.</p>
<p>Et parce qu’il savait cette persécution inévitable, <strong>il avait tenu à réconforter par avance ses fidèles</strong> en insistant : “C’est à vous, qui, à l’image des prophètes antiques, allez souffrir en raison de votre foi en moi, et à vous seuls qu’appartient le royaume des cieux !”</p>
<p>Sublime récompense ! qui justifiait amplement que Jésus invitât ses témoins maltraités à la joie : “<em>Réjouissez-vous et soyez transportés d’allégresse !”</em>** </p>
<p>Reste qu’en attendant ce jour glorieux où le Seigneur essuiera toute larme de leurs yeux et les introduira dans un bonheur sans limites, les chrétiens sont moqués, insultés, calomniés, humiliés, emprisonnés, torturés, assassinés…</p>
<p>D’où <strong>l’appel</strong> que nous adresse régulièrement une mission comme <em>Portes ouvertes </em>: appel à la compassion, à la prière et à l’action.</p>
<p> </p>
<p><strong>À la compassion</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le fait qu’ils soient “bienheureux” aux yeux du Seigneur ne doit pas nous faire oublier les épreuves, parfois terrifiantes, proprement insoutenables, qu’ils connaissent aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsqu’une partie du corps souffre, toutes les autres gémissent avec elle.</p>
<p> </p>
<p><strong>À la prière</strong>, ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce sont nos frères et sœurs indiens qui nous le rappelaient jadis : “Vos prières comptent”***.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’oublions pas l’Église persécutée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne nous lassons pas, au contraire, de plaider sa cause devant Dieu, implorant sur eux sa grâce.</p>
<p> </p>
<p><strong>À l’action</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui sont ceux que Jésus déclare “bénis par son Père” ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ceux, dit-il****, qui, quand il était en prison, sont venus le voir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne pouvons rendre visite à tous nos frères et sœurs détenus à cause de la justice, mais nous pouvons obtenir l’adresse de bon nombre d’entre eux… et leur adresser un mot d’encouragement, un petit colis, parfois aussi.</p>
<p> </p>
<p>À nous maintenant de <strong>prendre cet appel au sérieux</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une façon pour nous, que la persécution a peut-être épargnés jusqu’ici, de nous assurer d’avoir part au “bonheur” des maltraités pour Christ enfin récompensés.</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Jean 15.18-21.    </span> **<span style=”font-size: 8pt;”>  Matthieu 5.12 ; Luc 6.23.    <span style=”font-size: 10pt;”> ***</span>  Une suggestion: Portes ouvertes vient de publier <em>Dix témoignages de chrétiens persécutés en Inde</em>, un livre bouleversant au prix de 9 euros (7,90 € dans la boutique Kindle).    </span> ****<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Matthieu 25.34.</span></p> -
Garde le silence
<p>Psaume 37.7 : <em>“Garde le silence devant l’Éternel et espère en lui […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a6b96b200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Silence” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14a6b96b200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a6b96b200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Silence” /></a></p>
<p>Comme le psalmiste, David en l’occurrence, nous supportons mal l’insolente réussite de ceux qui intriguent, manœuvrent, trichent, mentent, volent, lèsent, égarent…</p>
<p>Et notre monde en est plein, de <strong>ces gens malfaisants qui triomphent</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À l’image de ces prétendus cracks de la finance qui, après qu’ils ont mis sur la paille des multitudes, se voient offrir des primes dont le montant est une insulte à la décence.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou de ces autocrates sans scrupule qui s’offrent de somptueux palais après qu’ils ont détroussé leur peuple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou encore de ces sans foi ni loi qui n’ont de cesse qu’ils aient foulé au pied nos traditions les plus nobles et que les foules applaudissent, vénèrent, adulent.</p>
<p><strong>Que faire</strong> ? me demandait l’autre jour encore un ami proprement écœuré.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Faut-il que nous nous dressions pour exprimer haut et fort notre indignation ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que, las d’avoir raison et jamais justice, nous criions vengeance nous aussi ?</p>
<p>S’il est de notre devoir en tant que chrétiens de dénoncer le mal, il est illusoire d’espérer qu’il puisse être éradiqué de ce côté-ci de l’éternité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par ailleurs, nous est-il permis de vouloir le malheur de celui qui le commet ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas sûr.</p>
<p>Pour David, il n’est en réalité qu’une seule attitude appropriée : celle qui consiste pour le croyant à <strong>s’approcher de Dieu et</strong> à… <strong>garder le silence devant lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pas à le conjurer d’intervenir en justicier et de châtier une bonne fois le méchant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais à… garder le silence.</p>
<p><strong>Garder le silence</strong>… Exercice difficile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’autant plus que notre indignation nous apparaît fondée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Exercice salutaire pourtant</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui, seul, permet que nous retrouvions notre calme et soyons ainsi disposés à entendre la voix que le tumulte de nos émotions couvrait jusqu’ici : <strong>la voix de Dieu</strong>.</p>
<p><strong>Une voix</strong> à la fois douce et ferme, <strong>qui nous enjoint simplement d’espérer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, d’attendre avec patience l’heure prochaine où le Seigneur, selon sa promesse, fera lui-même justice de tous ceux qui, quoique s’étant complu dans l’iniquité, seront restés impunis ici-bas.</p>
<p>Verset 10 : <em>“Encore un peu de temps, et le méchant n’existe plus ; tu regardes l’endroit où il était, et il a disparu.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Versets 35-36 : <em>“J’ai<span class=”Apple-converted-space”>  </span>vu l’homme violent dans toute sa puissance : il s’étendait comme un arbre verdoyant, mais il est passé et il n’existe plus ; je le cherche, et je ne le trouve plus.”</em></p>
<p><strong>À l’agitation, préférons donc le silence</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Le silence signe</strong>, non de consentement, mais <strong>de confiance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Confiance <strong>en Dieu</strong>, qui veillera —il en a les moyens— à ce que ce ne soit pas l’iniquité, mais bien la justice qui l’emporte finalement.</p> -
Aimer, c’est aussi rendre beau
<p>Éphésiens 5.25b-27 : <em>“Il [Christ] s’est donné lui-même pour elle [l’Église] afin de la conduire à la sainteté après l’avoir purifiée et lavée par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a5e4ac200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Embellir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14a5e4ac200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14a5e4ac200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Embellir” /></a></p>
<p>Notre vocation la plus haute, nous le savons, est d’<strong>aimer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aimer Dieu d’abord, de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée ; aimer notre prochain ensuite, comme nous-mêmes.</p>
<p>Mais que signifie donc <strong>aimer l’autre</strong> comme soi-même ?</p>
<p>Je suggère ici que c’est aussi <strong>chercher à le rendre beau</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le rendre beau, toujours plus beau aux yeux de Dieu.</p>
<p>C’est pourquoi, de même que son amour pour nous a conduit Christ à ne pas donner moins que sa vie pour nous rendre dignes d’être à Dieu et nous faire paraître devant lui beaux, purs et sans défaut, sans tache ni ride ni aucune autre imperfection, de même notre amour les uns pour les autres devra nous presser toujours de faire tout notre possible pour rendre l’autre “meilleur” devant Dieu.</p>
<p>Pas plus que celui du Maître, notre amour ne pourra se contenter de constater.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encore moins de déplorer.</p>
<p>Comme lui, il n’aura de cesse qu’il ait relevé, restauré, transfiguré, embelli sa cible.</p>
<p>Répondre à l’attente de Dieu, de qui nous souhaitons tous recevoir la bénédiction, reviendra donc aussi pour nous à <strong>nous aimer les uns les autres de cet amour qui n’hésite pas à se dépenser</strong> sans compter –et à se mettre en peine si nécessaire– <strong>pour aider l’autre à grandir en tout</strong>, écrit Paul*, <em>“vers Christ” </em>; par quoi nous comprenons : jusqu’à ce qu’il atteigne sa parfaite stature ; ou, si vous préférez, jusqu’à ce que son être tout entier soit à son image : un modèle, non seulement d’amour, mais encore de joie, de paix, de patience, de bonté, de bienveillance, de foi, de douceur, de maîtrise de soi**…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car tel est le canon divin de la beauté.</p>
<p>Une haute et lourde vocation assurément, qui nous amènera régulièrement à nous interroger : que puis-je faire, discrètement, qui peut être utile à mon frère ou ma sœur en Christ dans sa quête de beauté spirituelle  ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quel conseil bienveillant par exemple puis-je lui donner, qui lui permettra de corriger son caractère, polir son discours, rectifier son allure ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Bref, <strong>de quelle manière délicate puis-je contribuer à l’embellissement de son</strong> “<strong>image</strong>” ?</p>
<p>Parce qu’<strong>aimer, c’est aussi cela</strong> : <strong>rendre beau, toujours plus beau</strong>… pour le bonheur de l’autre et la gloire de Dieu.</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir Éphésiens 4.13-16.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Galates 5.22.</span></p> -
“Je ne comprends rien à la vie”
<p>2 Rois 18.22 : <em>“Peut-être me direz-vous : ‘C’est en l’Éternel, notre Dieu, que nous plaçons notre confiance.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c8f6283200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Incompréhension” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c8f6283200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c8f6283200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Incompréhension” /></a></p>
<p>Alban a quatre ans.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il joue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis, soudain, court vers sa maman et demande : “Maman, tu peux prier, s’il te plaît ?”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Pourquoi ?”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Parce que <strong>je ne comprends rien à la vie</strong>.”</p>
<p>Venant d’un petit bonhomme haut comme trois pommes, pareille confession peut prêter à sourire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La prendre au sérieux me paraît préférable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il n’y a pas d’âge pour s’inquiéter du sens de l’existence</strong>.</p>
<p>Quelle réponse, donc, offrir à notre bambin qui apaisera son cœur ?</p>
<p>Et le nôtre par la même occasion.</p>
<p>Car qui, parmi nous, ne s’est jamais senti déconcerté par le cours que prenaient les choses ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les détours inattendus de son histoire ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les complications brutales, les obstacles surgis de nulle part, les espoirs déçus, les rêves brisés ?</p>
<p>Qui ne s’est jamais interrogé sur les voies de Dieu ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’a jamais protesté contre ses décrets ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’a jamais dit, dépité, “je ne comprends décidément rien à la vie” ?</p>
<p>Il faudrait être dans le déni le plus total pour ne pas reconnaître que <strong>notre existence est aussi faite de</strong> “<strong>segments de non-sens</strong>”, comme un ami aimait à les appeler –entendez de moments totalement incompréhensibles, absolument insondables, opaques.</p>
<p>Le roi <strong>Ézéchias</strong> fait partie de ces hommes désarçonnés par les voies de Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ézéchias, le roi modèle, célébré pour avoir réformé le culte à Jérusalem et ramené son peuple à Dieu ; <strong>Ézéchias, le fidèle</strong>, à qui l’Éternel offre victoire sur victoire ; Ézéchias, le bienheureux, à qui tout sourit…</p>
<p>Jusqu’au jour où l’Assyrien déboule sur Juda et place Jérusalem en état de siège.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Terrible revers de fortune</strong> !</p>
<p>Et l’occasion pour l’attaché militaire du formidable Sanchérib de se moquer : <em>“Peut-être me direz-vous : ‘C’est en l’Éternel, notre Dieu, que nous plaçons notre confiance.’”</em></p>
<p>On imagine la désillusion d’Ézéchias.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et son incompréhension. “<strong>Mais à quoi joue mon Dieu </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Hier encore, je triomphais grâce à lui ; aujourd’hui, je suis battu, humilié, écrasé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’ai-je fait pour qu’il me lâche aussi brutalement ?”</p>
<p>Ainsi, bien avant nous, un fidèle, très fidèle même, a connu un “segment de non-sens”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et renouvelé, malgré cela, sa confiance à Dieu.</p>
<p>Il est <strong>des moments où notre fidélité peut nous paraître mal récompensée </strong>: une hostilité inattendue, une maladie incurable, un licenciement abusif, un accident rare, une perte irréparable, un deuil cruel…<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Et notre foi, alors, être sérieusement ébranlée</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’autant plus que le recul du temps ne donne que rarement un sens à ces événements malheureux.</p>
<p>Que faire en pareil cas ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Suivre l’exemple d’Ézéchias</strong>.</p>
<p>Suivre son exemple, autrement dit <strong>rester fidèles à l’Éternel</strong> quoi qu’il puisse nous en coûter et <strong>réaffirmer notre confiance aveugle en lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui, dont Paul**  n’hésite pas à dire que les jugements sont pour la plupart insondables et les voies impénétrables, mais qui sait ce qu’il fait lorsqu’il nous déconcerte, nous déstabilise, nous déroute même.</p>
<p>S’il nous arrive donc de “ne plus rien comprendre à la vie”, persuadons-nous à nouveau que celui qui conduit la nôtre ne saurait le faire autrement que de manière à <strong>nous assurer ce que, dans son infinie sagesse, il sait être le meilleur pour chacun</strong> d’entre nous.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Dans la quatorzième année de son règne commencé en 715 avant J-C.</span>  **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 11.33.</span></p> -
Aimer, c’est aussi pardonner
<p>Colossiens 3.13 : <em>“Supportez-vous les uns les autres et, si l’un de vous a une raison de se plaindre d’un autre, pardonnez-vous réciproquement. Tout comme Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af148424e7200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Pardon 2″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af148424e7200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af148424e7200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pardon 2″ /></a></p>
<p>Pardonner ne nous est pas naturel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pardonner est difficile. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Pardonner est pourtant <strong>le b.a.-ba de la vie selon Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De cette vie qui l’honore et le comble parce que reflet de la sienne.</p>
<p>Car s’il est une joie qui n’a cessé de l’habiter, c’est bien celle de pardonner.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pardonner encore et encore</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans limite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme s’il s’agissait chez lui d’une véritable passion.</p>
<p>Et si tel fut son bonheur, tel doit être le nôtre aussi.</p>
<p>Ce qu’il attend de nous est que, suivant l’exemple qu’il nous a donné lui-même, nous nous distinguions aujourd’hui par <strong>notre étonnante promptitude à oublier les fautes</strong>.</p>
<p>Ou, en tout cas, à <strong>les écarter</strong>, de manière qu’elles n’obstruent plus le chemin qui mène à l’autre.</p>
<p>C’est le pasteur Martin Luther King qui écrivait* :<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”>“Pardonner ne signifie pas ignorer ce qui a été fait ou coller une étiquette fausse sur un acte mauvais.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cela signifie que cet acte mauvais cesse d’être un obstacle aux relations.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le pardon […] crée l’ambiance nécessaire à un nouveau départ et à un recommencement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est l’enlèvement d’un poids […].”</p>
<p><em>“Tu m’as […] importuné par tes péchés, </em>dit un jour le Seigneur à son peuple**<em>, tu m’as fatigué par tes fautes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourtant c’est moi, moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même et je ne me souviendrai plus de tes péchés.”</em></p>
<p>Miracle de la grâce divine, qu’un de nos vieux –mais beaux– cantiques*** décrit fort justement comme coulant “comme un fleuve, constamment” !</p>
<p>Puisse notre amour les uns pour les autres ressembler assez au sien pour que l’on dise bientôt de nous : “<strong>Voyez comme eux aussi sont riches en grâce </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils ne s’irritent pas facilement et, lorsqu’ils ont été offensés, ils ne gardent pas longtemps rancune ; mais ils n’ont de cesse qu’ils aient retrouvé cette paix, précieuse entre toutes, qui naît de la réconciliation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quitte à devoir pour cela endurer ou excuser, croire ou espérer bien des choses !”</p>
<p>Nous saurons alors que quelque chose de lui nous a été communiqué, que <strong>son ADN est en nous</strong> et que nous sommes donc bien ses fils et ses filles.</p>
<p>Mais il y a plus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous serons enfin <strong>assurés de son pardon à lui </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un pardon dont nous avons désespérément besoin et qu’il a choisi de subordonner à notre propre détermination à faire grâce à ceux qui nous ont fait du mal.</p>
<p><strong>Aimons donc, comme lui-même aime depuis toujours</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que notre grâce déborde à son tour jusqu’à “<strong>noyer</strong>” les affronts endurés, “<strong>engloutir</strong>” les fautes subies !</p>
<p>Et le tout… <strong>joyeusement </strong>!</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”><em>La Force d'aimer</em> (1964).</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ésaïe 43.24-25.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”><em>De la croix la grâce coule</em>, SAF 581.</span></p>