<p>Matthieu 25.11b-12 : <em>“[…] ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’</em> <em>mais il répondit : ‘Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75199f4ae200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Stop” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75199f4ae200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75199f4ae200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Stop” /></a></p>
<p>Mon épouse et moi sommes dans le hall d’entrée d’un musée qui nous est cher.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est dix-sept heures quarante-cinq, la conférence commence dans trente minutes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La foule est dense, à croire que nous ne sommes pas les seuls à priser l’œuvre de ce grand maître hollandais !</p>
<p>La porte de l’auditorium s’ouvre enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous en sommes encore assez loin, lorsque nous parviennent les premiers éclats.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Comment ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais de quel droit m’interdisez-vous d’entrer ?” proteste une élégante.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Désolée, madame, lui répond une hôtesse embarrassée, mais cet événement est réservé en priorité aux ‘amis’ du musée ; et je crains qu’une fois ces ‘amis’ entrés, il ne reste plus de place dans l’amphithéâtre.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le ton monte aussitôt : “Mais je suis une amie du musée !”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Peut-être, mais <strong>vous n’en avez pas la carte</strong>.”</p>
<p>L’hôtesse malheureuse nous regarde alors et nous demande : “Et vous, vous avez la carte des ‘Amis’ ?”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous la sortons de nos portefeuilles et la tendons.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>C’est parfait.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Merci.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous pouvez entrer.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous dépassons alors un groupe d’une trentaine de personnes immobilisées, mécontentes et au visage hostile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous constaterons bientôt, non sans une certaine tristesse, qu’aucune d’entre elles n’a finalement été admise.</p>
<p>Pourquoi vous livrer cette anecdote somme toute assez banale ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour une raison simple : elle illustre, certes très imparfaitement, mais non sans une certaine efficace, <strong>une vérité autrement plus importante</strong> que nous aurions grand tort de ne pas oser rappeler ne serait-ce que de temps à autre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je veux parler de la distinction faite chaque jour à l’entrée de la porte de la Vie : <strong>distinction entre ceux qui ont leur </strong>“<strong>carte</strong>”<strong> et les autres</strong>.</p>
<p>J’écris ces lignes en tremblant, pleurant même.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque vient la fin, <strong>tous ne sont pas </strong>“<strong>reconnus</strong>”<strong> et admis dans la </strong><em>“</em><strong><em>salle de noce</em></strong><em>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils peuvent marchander, ou s’insurger, ou supplier : <em>“Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”</em>, la réponse du Fils de l’homme est la même : <em>“Je vous le dis en vérité, <strong>je ne vous connais pas</strong>.”</em></p>
<p>Il est des réalités qui nous font mal, mais il serait criminel de les cacher.</p>
<p>En même temps, il est <strong>des vérités qui nous émerveillent</strong>, et il importe que nous les rappelions.</p>
<p>Celle-ci en particulier : il existe <strong>une </strong>“<strong>carte</strong>”<strong> qui ouvre instantanément et à jamais le portail de la Vie</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et cette carte, parce qu’elle est proprement inestimable, n’a pas de prix ; elle est gratuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et <strong>Dieu n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut la remettre</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À qui ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>À quiconque </strong>“<strong>croit</strong>”.</p>
<p>Pour savoir sans l’ombre d’un doute qu’à notre fin*, nous ne resterons pas à la porte, nous, mais serons accueillis, au contraire, à bras ouverts par l’Époux, Jésus lui-même, dans la demeure éternelle de son Père, il suffit donc que nous fassions une chose : <strong>croire en Christ seul pour notre salut éternel</strong>.</p>
<p>C’est-à-dire à la fois <strong>reconnaître qu’il n’y a de salut en aucun autre</strong>**, <strong>compter sur lui et lui seul pour nous rendre la vie</strong> et, enfin, <strong>nous attacher fermement à lui</strong>, le suivre, devenir ses disciples.</p>
<p>Telle est donc l’initiative que le Seigneur attend de nous aujourd’hui pour nous assurer que la porte de son Royaume nous est ouverte désormais et que nul ne pourra plus la refermer devant nous.</p>
<p><strong>Osons donc la fo</strong>i, si nous ne l'avons pas déjà fait !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans tarder.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et saisissons la carte qui nous est tendue, celle sur laquelle je lis : “<strong>Ami de Dieu</strong>”.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Qu'elle précède ou coïncide avec la fin de l'ère présente.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Actes 4.12 : “<em>[…] car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.”</em></span></p>
Catégorie : Méditation
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“Je ne vous connais pas !”
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Dieu n’est jamais loin
<p>Jean 9.35 : <em>“Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’ayant rencontré, il [lui] dit : ‘Crois-tu au </em>Fils de l’homme*<em>?’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75198c91f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Jean 9.35″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75198c91f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75198c91f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Jean 9.35″ /></a></p>
<p>Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, <strong>il m’est arrivé de me demander où était Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Surpris par une violente tempête, balloté dans la tourmente, je l’appelais au secours et mes prières restaient sans réponse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme s’il n’était plus là ; comme s’il m’avait abandonné à mes propres ressources pour faire face, seul, au gros temps.</p>
<p>D’autres que moi, c’est certain, ont connu pareille détresse et savent donc de quoi je parle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et je ne serais pas étonné que <strong>l’aveugle-né guéri par Jésus</strong> soit de leur nombre.</p>
<p>Imaginez.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voilà un jeune homme à qui Jésus vient tout juste de rendre la vue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Véritable miraculé, il n’a pas le temps de célébrer sa guérison qu’il est déjà en butte à l’hostilité brutale des élites : on le moque, on l’insulte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et comme il résiste, on le bannit de la société des hommes.</p>
<p>Et Jésus, lui, dans tout cela ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Jésus a disparu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si, quelques instants seulement après avoir pris le garçon en pitié, il avait choisi de se désintéresser de lui.</p>
<p>Le texte ne nous dit pas ce que ce pauvre homme pense de cet abandon ni s’il en souffre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais à sa place, j’en aurais certainement nourri quelque amertume.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Merci de m’avoir guéri, mais me laisser seul maintenant face à cette<span class=”Apple-converted-space”>  </span>meute hurlante…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Là, j’ai beau chercher, je ne comprends pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment as-tu pu t’éclipser alors que tu savais quel triste sort j’allais connaître ?”</p>
<p>Sauf que…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sauf que <strong>Jésus n’a pas réellement disparu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre récit en témoigne : s’il s’est, c’est vrai, retiré pendant un temps, il n’a pas perdu de vue son jeune ami.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À aucun moment.</p>
<p>Le texte suggère qu’on lui a signalé le triste sort réservé à son nouvel ami ; sans doute.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais avait-il besoin d’être renseigné ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Le Seigneur,</strong> et c’est heureux, <strong>possède en tout temps une parfaite connaissance des circonstances de chacun de ses protégés</strong>.</p>
<p>C’est pourquoi il réapparaît à ce moment, quelques instants seulement après que l’on a cruellement excommunié la nouvelle cible de sa compassion pour à la fois lui ouvrir tout grand les bras, lui, et surtout, lui donner de “<strong>voir</strong>” <strong>ce qu’il ne voyait toujours pas</strong>, savoir <strong>l’identité de son bienfaiteur </strong>: rien de moins que <em>“<strong>Le</strong> <strong>Fils de l’homme</strong>”</em>.</p>
<p>Éblouissante révélation, dont on peut penser qu’elle a renversé d’un coup la situation de notre miraculé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En ajoutant foi à cette fulgurante révélation, lui, le nouveau paria d’une élite funestement aveugle, se sait désormais l’<strong>ami de l’être le plus glorieux qui soit </strong>: celui en qui réside la plénitude de la divinité.</p>
<p>Il est probable que son quotidien restera douloureux, mais <strong>il se sait désormais et à jamais la cible privilégiée de l’attention divine</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plus rien ni personne ne pourra plus le séparer de l’amour de son “bon berger” ni l’arracher à ses tendres soins !</p>
<p>Haut les cœurs, chers lecteurs !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si, comme notre ami, nous avons recouvré la vue et placé notre foi dans <em>“Le Fils de l’homme”</em>, nous n’avons tout simplement plus le droit de douter de l’intérêt qu’il attache à notre destin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il veillera, quoi qu’il arrive, à ce que tout concoure toujours à ce qu’il sait, lui, être notre bien</strong>.</p>
<p>Une vérité absolue à nous rappeler en particulier dans ces moments douloureux où il nous semblera que Dieu s’est tu, que nous l’appelons en vain, qu’il nous a abandonnés…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous nous sentirons peut-être étrangement seuls.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est alors qu’il nous faudra nous souvenir de cette question : <em>“Crois-tu au Fils de l’homme ?”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, après que nous qui “voyons” aujourd’hui aurons répondu “Oui”, <strong>reprendre courage</strong>.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”><em>“Fils de l’homme”</em> (TOB, NBS, NFC, <em>Semeur</em>) plutôt que <em>“Fils de Dieu”</em> (S21).</span></p> -
Un geste exemplaire
<p>Marc 14.9 : <em>“Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera proclamée, dans le monde entier, on racontera aussi en souvenir de cette femme ce qu’elle a fait.”</em></p>
<p><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75197e3e1200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Onction” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75197e3e1200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75197e3e1200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Onction” /></a><br /></em></p>
<p>Pourquoi, dites-moi, le geste de cette femme, Marie de son prénom*, mérite-t-il aux yeux de Jésus d’être rappelé partout où l’Évangile est annoncé ?</p>
<p>Pour une raison simple : il est d’<strong>une générosité telle qu’on peut y voir comme un reflet de largesse divine</strong> à notre égard.</p>
<p>Le don d'un <em>“demi-litre”</em> de <em>“nard pur” –</em>cette huile précieuse extraite de la racine et de l’épine d’une plante himalayenne– soit, au bas mot, <strong>l’équivalent du salaire annuel d’un ouvrier agricole</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où la réaction des convives : “Cette femme a perdu la raison !”</p>
<p>“Perdu la raison” ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils ne croient pas si bien dire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Marie a bien “perdu la raison” ; ou, plus exactement, “le sens du raisonnable”, “le sens de la mesure”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais parce qu’<strong>elle aime Jésus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que <strong>lorsqu’on aime vraiment, il arrive que l’on ne sache plus </strong>“<strong>calculer</strong>”.</p>
<p>Marie vient de comprendre que son Maître s’apprête à donner sa vie pour elle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle est bouleversée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais pas seulement : il lui faut dire à Jésus, avant qu’il ne meure, <strong>son immense reconnaissance</strong>.</p>
<p>Et elle le fait en lui offrant tout d’un coup ce qu’elle possède de plus précieux.</p>
<p>C’est Balzac qui écrivait** : “On ne peut payer une chose inestimable que par une offrande qui soit hors de prix.” <span class=”Apple-converted-space”>  </span>Marie n’a pas lu Balzac, mais elle sait que les sacrifices que Dieu agrée,<strong> les gestes qui le ravissent sont ceux qui coûtent</strong>.</p>
<p>Et nous ? Le savons-nous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quand, pour la dernière fois, avons-nous offert au Seigneur —à sa maison, à son service— ou aux autres —à notre frère, à notre prochain— quelque chose qui nous coûtait vraiment ?</p>
<p>Mais il y a plus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Marie a préparé son geste</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La fiole d’albâtre qu’elle vide sur Jésus ne se trouve pas là par hasard.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle l’a apportée pour lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsqu’elle brise le col de son flacon au-dessus de son Maître, son geste n’est donc pas de ceux qu’on regrette aussitôt après qu’on les a accomplis ; <strong>il a été réfléchi</strong> ; et s’il est “déraisonnable”, c’est qu’il a été voulu ainsi.</p>
<p>Que de promesses nous faisons, que d’engagements nous prenons devant le Seigneur, dans un moment d’exaltation intense !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au sortir d’une épreuve, peut-être ; ou à la suite d’une intervention particulière de Dieu ; ou encore à l’issue d’une belle prédication, que sais-je ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et combien de ces promesses, et combien de ces engagements tenons-nous réellement ?</p>
<p>On comprend peut-être mieux maintenant pourquoi Jésus tient à ce que le geste de Marie soit cité en exemple partout où l’Évangile est annoncé : <strong>à la fois incalculable et calculé, il est l’expression d’un amour qui renvoie à celui de Dieu</strong>.</p>
<p>Parce qu’il nous aimait d’un amour infini, Dieu, en effet, nous a comme “abandonné” sans en rien retenir <strong>ce qu’il avait de plus cher</strong> : <strong>son Fils</strong>, son unique, son bien-aimé…</p>
<p>Non, <strong>l’amour, le vrai, ne sait pas où est la mesure</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et lorsqu’il donne, ou se donne, c’est toujours sans compter.</p>
<p>Pour avoir compris ce qu’était l’amour authentique, Marie, elle, a reçu de Jésus, mieux que le “Tableau d’honneur”, les “Félicitations”.</p>
<p>Et nous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quels gestes récents ont pu nous valoir, de la part du Seigneur, mieux que les “Encouragements”, un “Prix d’excellence” ?</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir récit parallèle en Jean 12.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”><em>Épisode sous la terreur, Œuvres complètes,</em> VII, 442.</span></p> -
Serviteurs les uns des autres
<p>Jean 13.15 : <em>«“[…] car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b68529a44f200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Servir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b68529a44f200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b68529a44f200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Servir” /></a></p>
<p>En lavant les pieds de ses disciples quelques heures seulement avant sa mort, Jésus leur rappelle leur vocation : <strong>se servir les uns les autres comme lui-même les sert</strong>.</p>
<p>Plus qu’un “geste” nouveau, donc, c’est <strong>un comportement nouveau</strong> que Jésus, en cette soirée de la Pâque, enseigne aux siens. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Ce qu’il attend d’eux désormais n’est pas forcément qu’ils se lavent mutuellement les pieds toutes les fois qu’ils se rencontrent, mais plutôt qu’à partir de ce jour, ils se fassent les <strong>humbles serviteurs les uns des autres</strong>.</p>
<p>Parce qu’ils sont “<strong>disciples</strong>”, ils se doivent d’emprunter les mêmes chemins que leur Maître.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’imiter est pour eux un devoir, autant qu’un privilège.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils n’ont donc pas d’autre choix que de donner eux aussi leur vie au service de leurs frères. </p>
<p>Et ce qui est valable ici pour les Douze l’est aussi, c’est évident, pour nous tous aujourd’hui, qui nous disons ses disciples. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><strong>Ce que le Seigneur attend de nous</strong> ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’à sa suite, nous trouvions notre joie dans le service des autres.</p>
<p>Que, suivant son exemple, nous inventions chaque jour <strong>de nouveaux gestes</strong> —y compris des gestes totalement inhabituels, insolites, voire incongrus— <strong>qui montreront à l’autre</strong> —qu’il s’agisse de notre partenaire ou de notre enfant, d’un parent ou d’un copain, d’un collègue ou d’un voisin, d’un frère en Jésus-Christ ou d’un ennemi— <strong>que nous l’aimons</strong>… plus que nous-mêmes… <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Suffisamment en tout cas pour <strong>faire passer sa prospérité avant la nôtre</strong>. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><strong>Ce que le Seigneur attend de nous</strong> ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oui, que nous n’ayons qu’<strong>une ambition</strong> : celle, non pas d’être servis, mais de <strong>servir </strong>; acceptant par avance tous les sacrifices que pourra exiger de nous ce véritable “diaconat” permanent auquel nous avons tous été appelés. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Alors seulement, affirme Jésus —verset 17 : “<strong>nous serons heureux</strong> !”</p>
<p>Pourquoi ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que seuls ont la faveur de Dieu ceux qui savent s’abaisser devant les autres et, plus encore peut-être, exprimer par des actes concrets, et non des paroles seulement, la disposition au service qui est en eux.</p> -
La leçon de Lady Di
<p>Marc 1.41 : <em>“Ému, il tendit la main, le toucha et dit : Je le veux, sois pur.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75195d227200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Lady Di” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b75195d227200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b75195d227200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Lady Di” /></a></p>
<p>Au risque de faire froncer quelques sourcils, je l’avoue : j’ai toujours eu un brin d’admiration pour <strong>Lady Diana Spencer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pas que la princesse au destin tragique fût irréprochable, non ; mais parce qu’elle savait d’instinct comment toucher les cœurs.</p>
<p>Je me souviens encore du service religieux organisé à Londres à l’occasion du dixième anniversaire de sa mort.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une célébration admirable, tout à la fois solennelle, recueillie, émouvante, paisible et lumineuse.</p>
<p>L’occasion surtout, pour <strong>Richard Chartres</strong>, archevêque anglican de Londres, de nous livrer son témoignage.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son souvenir le plus marquant : le jour où Diana, qui n’avait encore que vingt-six ans, osa toucher <strong>un malade du sida</strong>.</p>
<p>Dicté par une profonde empathie, ce <strong>geste de compassion</strong> sans précédent du côté de la famille royale ramenait soudain un exclu au sein de la communauté des hommes.</p>
<p>Impossible de ne pas songer aussitôt au <strong>geste de Jésus</strong> à l’égard d'<strong>un lépreux</strong> désespéré venu à sa rencontre.</p>
<p><strong>Un lépreux</strong>, à l’époque, c’est le paria par excellence.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Considéré comme frappé par Dieu, il est <strong>méprisé</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Défini comme impur, il est <strong>condamné à l’isolement</strong>.</p>
<p>En touchant celui dont tous restaient soigneusement à l’écart, Jésus fait deux choses : primo, <strong>il le rassure quant à son rapport à Dieu</strong>, et secundo, <strong>il le réintègre dans la société humaine</strong>.</p>
<p><strong>Un geste hautement symbolique</strong>, qui illustre à merveille le projet du Seigneur : <strong>s’approcher de nous</strong>, que notre péché a rendus impurs et donc infréquentables, <strong>jusqu’à s’identifier à nous</strong> pour, d’une part, <strong>nous rétablir dans l’amour de Dieu</strong> et, d’autre part, nous <strong>introduire dans une communion nouvelle</strong>, celle de tous les saints.</p>
<p>Mais <strong>un geste exemplaire aussi</strong>, qui nous invite à faire preuve, à notre tour, d’assez d’empathie et de compassion pour vouloir <strong>aller à la rencontre de ceux que le monde a abandonnés</strong> le long du chemin et leur signifier, en leur donnant la main, l’amour divin, qui brûle de les relever et les accueillir.</p>
<p>C’est Lady Di elle-même qui dit un jour : “La maladie la plus grave, aujourd’hui, n’est ni la lèpre ni la tuberculose, mais <strong>le sentiment de ne plus compter pour personne</strong>.”</p>
<p>Des hommes et des femmes qui souffrent de ce mal, il y en a chaque jour davantage.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non seulement “là-bas”, au loin, mais ici également.</p>
<p>Combien de temps devront-ils encore attendre avant que, émus, nous leur tendions la main et les touchions, leur apportant d’un coup réconfort et présence ?</p> -
Dieu de grâce
<p>Osée 11.9 : <em>“Ce n’est pas mon indignation qui aura le dernier mot.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7519489e7200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Dieu de grâce” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b7519489e7200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b7519489e7200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Dieu de grâce” /></a></p>
<p>Dans nos derniers billets, nous avons vu que le Dieu d’Osée était tout à la fois tendre, ferme et fidèle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le voici maintenant dépeint comme <strong>miséricordieux</strong>.</p>
<p>À quoi le “Dieu-père” d’Osée pense-t-il tandis qu’il suit son “peuple-fils” errant du regard ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Réponse : à tout le bien qu’il pourra bientôt lui faire !</p>
<p>Étonnant, non ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais Dieu, notre Dieu est comme cela : il peut être à la fois profondément irrité et terriblement triste à cause de nous et, cependant,<strong> heureux déjà à l’idée que nous allons lui revenir un jour</strong> et qu’alors, il pourra à nouveau répandre sur nous, ses enfants, la richesse de ses bienfaits.</p>
<p>Vous ne me croyez pas ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Relisons le verset 9 : <em>“Ce n’est pas, </em>dit le Seigneur,<em> mon indignation qui aura le dernier mot […].”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et Dieu, dont la colère n’est pas encore épuisée ni le chagrin dissipé, de confier sans attendre à son fils rebelle ses projets —versets 9, 10 et 11 : jamais plus ne lui reviendra l’idée de le détruire ; il s’approchera de lui, certes, mais non pour lui montrer sa fureur : pour l’appeler plutôt et l’inviter à reprendre sa place dans “sa” maison.</p>
<p>Incroyable !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cette confidence pour le moins inattendue s’explique pourtant : <strong>Dieu souffre trop de l’absence de son garçon pour ne pas rêver déjà tout haut à la fois son retournement et son retour</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et saluer par avance son apparition “sur le pas de la porte” en imaginant tout ce qu’il entreprendra immédiatement pour assurer définitivement le bonheur de son fiston bien-aimé enfin retrouvé.</p>
<p>Sublime image que celle-là.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu encore en proie au ressentiment et à l’amertume, qui, déjà, savoure l’instant où <strong>il pourra faire grâce à son enfant indigne mais repentant</strong>, oubliant une bonne fois sa révolte et le rétablissant d’un coup dans tous ses privilèges de fils.</p>
<p>Alors, promet-il au chapitre 14*, <em>“Je [le] guérirai […] de son infidélité […]. [Et], </em>écoutez bien,<em> je n’aurai pas à me forcer pour lui montrer mon amour, car je ne lui en veux plus. Je serai pour lui comme une rosée bienfaisante. Alors il fleurira comme un lis, il s’enracinera comme les arbres du Liban. Il deviendra florissant, beau comme un olivier, et répandra le parfum des forêts du Liban.”</em></p>
<p>Puisse cette autre perfection de Dieu, si parfaitement mise en lumière dans notre prophétie —<strong>la grâce</strong>— nous consoler elle aussi et nous inspirer.</p>
<p>Nous<strong> consoler</strong> déjà.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quelles que soient les déceptions que nous lui avons causées, lui causons et lui causerons encore, hélas ! <strong>Dieu</strong>, dès lors que nous sommes ses enfants, <strong>brûle de nous voir revenir à lui pour pouvoir, enfin ! faire de nous tous les cibles heureuses de sa grâce</strong> inexplicablement autant qu’infiniment riche.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous reprendre, mais pour de bon cette fois, sous son toit.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Écoutez sa voix —chapitre 14 toujours, verset 8 : <em>“Les miens reviendront habiter sous ma protection.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils cultiveront le blé, ils prospéreront comme la vigne, ils auront la réputation des grands vins du Liban.”</em></p>
<p>Et puis, nous <strong>inspirer</strong> bien sûr aussi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pères, plus largement ici encore, parents, <strong>ayons à cœur de manifester à l’égard de nos enfants contrits une générosité qui</strong>, parce qu’elle rêve de “passer l’éponge” sur tous les torts subis et de gâter à nouveau l’être aimé, <strong>rappellera celle de Dieu</strong>…</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”> Versets 5 à 7.</span></p> -
Ferme, mais fidèle
<p>Osée 11.8 : <em>“Pourtant, comment peut-on imaginer que je t’abandonne, Éfraïm, que je te trahisse, Israël ?”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b685259d3d200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Fidèle” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b685259d3d200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b685259d3d200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Fidèle” /></a></p>
<p>Israël s’est révolté contre Dieu; le fils ingrat s’est retourné contre son “vieux”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, sans un mot de remerciement, l’a quitté.</p>
<p>Derrière sa colère, parfaitement justifiée, on imagine <strong>la peine du père</strong> cruellement bafoué…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une peine d’autant plus vive qu’il sait l’enfant qu’il a chéri bien décidé à mener désormais, hors de la maison et dans le monde, une vie à l’opposé de celle qu’il avait rêvée pour lui.</p>
<p>Comment, dès lors, ne souffrirait-il pas, lui qui avait formé tant de beaux projets pour son garçon et qui le voit maintenant non seulement s’éloigner de lui, mais encore courir à sa perte en piétinant allègrement une à une les valeurs pourtant fondamentales qu’il avait cru, pendant des années, lui avoir inculquées ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu</strong>, donc, <strong>souffre. </strong>Terriblement<strong>.</strong></p>
<p>Nous parlions dans notre billet précédent de son juste courroux ; mais <strong>plus forte encore que son emportement est sa blessure</strong>.</p>
<p>Et l’on se dit alors que, mortifié comme il l’est, Dieu va rejeter une bonne fois ce fils qui lui fait honte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Couper les ponts, rompre définitivement avec lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’est-ce pas après tout ce que mérite cet enfant indigne ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce qu’il mérite et qu’il désire par-dessus le marché ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oui, l’on se dit qu’à sa place, c’est ainsi sans doute que l’on agirait : on ferait la part du feu, en quelque sorte, se résignant à abandonner celui qui est perdu avec l’espoir de sauver l’honneur du reste de la famille…</p>
<p>Et Dieu de nous couper alors, sèchement —verset 9 : <em>“[Mais…] je ne suis pas homme, je suis Dieu, moi.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit : “Cessez de me prêter vos sentiments !<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Vos pensées ne sont pas mes pensées</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne cherchez donc pas à deviner mes décisions : elles seront toujours —ou presque— celles que vous n’attendez pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Écoutez plutôt ce que j’ai à dire à mon fils à cette heure…”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Verset 8 : <em>“[…] comment peut-on imaginer que je t’abandonne, Éfraïm, que je te trahisse, Israël ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une telle décision me bouleverserait, le regret me brûlerait.”</em></p>
<p>Proprement stupéfiant !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour Dieu, <strong>l’idée d’abandonner son garçon est plus insupportable encore que celle d’être raillé, bafoué, outragé par lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il la rejette donc aussitôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dût-il porter son opprobre dix ans encore, ou quinze, ou vingt, ou trente, il ne rompra pas avec son enfant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et l’engagement qu’il prend ici à son égard est formel : “<strong>Je ne te délaisserai jamais</strong>”.</p>
<p>Formidable exemple de fidélité !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par respect de la liberté de son fils, il ne s’est pas opposé hier à son départ : après qu’il l’eut dûment averti, il l’a laissé aller.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par souci de voir la justice l’emporter, il refuse aujourd’hui d’intervenir pour soustraire son garçon aux sanctions qu’il mérite.</p>
<p>Mais <strong>son regard ne s’est pas détourné un instant de celui qu’il avait choisi d’aimer d’un amour éternel</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ses yeux, croyez-moi, ne sont pas près de le quitter, guettant toujours ce signe tant attendu leur indiquant que le fils “prodigue” a commencé de se reprendre et n’exclut plus de rentrer bientôt à la maison.</p>
<p>Oh ! puisse cette fidélité absolue de Dieu, si clairement mise en évidence dans notre prophétie, à la fois nous rassurer et nous inspirer. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Nous <strong>rassurer</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quels que soient nos errements, Dieu, pour peu qu’il reconnaisse en nous ses enfants, ne nous abandonnera pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Rien</strong>, donc, <strong>ne nous séparera jamais de son amour</strong>…</p>
<p>Et nous <strong>inspirer</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pères —et plus largement—, parents, ayons à cœur de manifester à l’égard de nos enfants difficiles <strong>une fidélité qui, parce qu’elle est à toute épreuve, rappellera celle de Dieu</strong>…</p> -
Tendre, mais ferme
<p>Osée 11.5 : <em>“[…] ce sera l’Assyrie qui dominera sur lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car il a refusé de revenir à moi.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14afe035200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Discipline” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af14afe035200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af14afe035200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Discipline” /></a></p>
<p>Tendre, notre Dieu l’est à coup sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais chez lui, <strong>tendresse ne signifie pas faiblesse</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Témoin : le texte qui nous occupe ici.</p>
<p>Aussitôt après qu’il nous a dit l’extraordinaire affection dont il a entouré depuis sa naissance son jeune enfant, le Seigneur nous livre la raison de sa colère présente.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Israël s’est éloigné de lui.</p>
<p>Comme quoi, soit dit en passant, le meilleur des pères n’est jamais à l’abri d’un rejet brutal.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et pareille rupture ne signifie pas forcément qu’il a failli dans l’exercice de sa responsabilité particulière.</p>
<p>Mais revenons à l’explication que le Seigneur nous donne de son courroux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Verset 3 : <em>“[…] il n’a pas reconnu que je prenais soin de lui” </em>; verset 2 : <em>«“[et le voici qui, aujourd’hui,] offre des sacrifices à Baal et aux dieux de cette espèce, [et] […] brûle des offrandes en l’honneur des idoles.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Et le Seigneur</strong> a beau aimer son fils comme personne ne l’a jamais aimé ni ne l’aimera jamais, il <strong>lui en veut</strong>.</p>
<p><strong>Il lui en veut d’abord </strong>de l’avoir brutalement abandonné, lui, son père, son bienfaiteur, qui avait pris plaisir à le combler en lui accordant toujours ce qu’il y avait de meilleur pour assurer son bonheur.</p>
<p><strong>Il lui en veut ensuite</strong> d’avoir choisi délibérément d’emprunter désormais toutes les voies sauf celles qu’il lui avait pourtant si soigneusement indiquées.</p>
<p><strong>Il lui en veut enfin</strong> de rester désespérément sourd à ses appels —verset 2, notre traduction : “[…] plus je l’appelle, plus il s’éloigne de moi.”</p>
<p><strong>D’où ses</strong> “<strong>rugissements</strong>” —verset 10— qui traduisent bien la violence des sentiments qu’il éprouve lorsqu’il pense à son enfant rebelle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et pas seulement : les sanctions aussi —comme l’effroyable occupation assyrienne— qu’il envisage de prendre —et finira par prendre— contre lui.</p>
<p>Car <strong>Dieu ne saurait laisser impunis les ingrats</strong> arrogants, qui, après qu’ils ont amplement bénéficié de ses largesses, défient sa loi, rejettent ses voies et foulent aux pieds son autorité.</p>
<p>Israël est bien placé pour le savoir, qui, pour s’être cru libre de quitter la maison de son père en claquant violemment la porte, a connu les pires misères.</p>
<p>Rien de plus que ce dont Dieu l’avait menacé, au cas où il se révolterait contre lui, mais rien de moins non plus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’à la différence de nombre d’entre nous, <strong>notre Père, lui, ne bluffe pas quand il avertit</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son enfant récalcitrant subira donc l’intégralité du châtiment promis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À moins, bien sûr… qu’il se repente.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais ceci est déjà une autre histoire.</p>
<p>Revenons à Dieu tel qu’il a choisi de se révéler à nous dans cet extrait de la prophétie d’Osée : <strong>un père tendre</strong>, nous l’avons vu, <strong>mais ferme également </strong>; qui, certes, répugne à menacer, mais qui, une fois qu’il a averti, applique avec rigueur la sentence annoncée.</p>
<p>Avis, donc, à chacun !<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Que personne ne prenne les marques de tendresse qu’il nous prodigue pour un aveu de faiblesse</strong> et ne se risque du coup à exciter sa colère en s’accordant par exemple de vivre selon d’autres règles que celles qu’il a fixées une fois pour toutes pour l’ensemble de sa maisonnée.</p>
<p>Tout doux qu’il est, notre Père lui ferait, tôt ou tard, amèrement regretter cette initiative insensée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ainsi, notre Dieu se distingue-t-il non seulement par <strong>sa tendresse</strong>, mais encore par <strong>sa fermeté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Deux qualités inséparables</strong> chez lui, et qu’il aimerait certainement voir plus souvent jointes chez nous.</p> -
Papa poule
<p>Osée 11.4 : <em>“J’étais pour lui comme un père qui porte son petit enfant tout contre sa joue.”</em><span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c982fea200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Papa poule” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af1c982fea200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af1c982fea200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Papa poule” /></a></p>
<p>Dieu n’a pas attendu l’irruption sur notre scène familiale des “papas-poule” pour donner à tous une leçon de tendresse paternelle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Quand Israël était jeune,</em> nous confie-t-il au verset 1, <em>je me suis mis à l’aimer“</em> —comme un père qui, à la naissance de son enfant, l’“adopte”.</p>
<p>Et le Seigneur de se décrire alors —versets 3 et 4— comme celui qui prenait plaisir à <em>“guider les premiers pas d’Éfraïm”</em>, son fils.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Je le dirigeais [alors]</em>, se souvient-il, <em>avec ménagement, lié [que j’étais] à lui par l’amour.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’étais pour lui comme un père qui porte son petit enfant tout contre sa joue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je me penchais vers lui pour le faire manger”</em>…</p>
<p>Étourdissant !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais quand on vous dit que <strong>notre Dieu est unique</strong>…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui, le créateur et maître de l’univers, infiniment élevé au-dessus de tout ce qui est, lui, entendez-le bien, n’a jamais aspiré qu’à une chose : <strong>entourer de ses soins les plus tendres</strong> “<strong>ses enfants</strong>”.</p>
<p>Touchante est la <strong>bonté</strong>, attendrissante la <strong>douceur</strong> dont le Seigneur, aujourd’hui encore, enveloppe toutes celles et tous ceux dont il a eu un jour le bonheur de pouvoir faire ses filles et ses fils !</p>
<p>Étonnante est la <strong>tendresse</strong> divine, qui nous environne, nous tous qui, par la foi, nous sommes jadis solidement attachés à lui !</p>
<p>Cette surprenante <strong>sollicitude</strong> céleste est à coup sûr notre bien le plus précieux dans le monde dur, sec et froid que nous connaissons ; et dans les moments les plus sombres de notre parcours, lorsque nous ne voyons plus clair et commençons de perdre pied, <strong>le rayon de lumière qui fait renaître l’espérance</strong>.</p>
<p>Et dans le même temps, pour nous, pères terrestres, <strong>un appel</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Appel à plus de tendresse encore dans nos rapports avec ceux qui nous ont été donnés comme enfants.</p>
<p>Qui a dit que la douceur était l’apanage des femmes ?</p>
<p>Pour Dieu, <strong>bonté, sensibilité, délicatesse riment avec père aussi bien qu’avec mère</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il attend clairement de nous, pères, qu’à sa suite, nous entourions nos filles et nos fils de notre plus chaude affection, n’hésitant pas à les choyer, les câliner, les dorloter même, comme lui, le premier, aime à cajoler les siens, leur prodiguant chaque jour les marques d’affection et les paroles tendres qu’il sait indispensables au développement harmonieux et au plein épanouissement de leur personne.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction <em>Bible en français courant</em>, qui me paraît rendre le mieux le sens du texte.</span></p> -
Désherber son jardin
<p>2 Chroniques 34.3b : <em>“[…] et la douzième année il commença à purifier Juda et Jérusalem des hauts lieux, des poteaux sacrés, des sculptures sacrées et des idoles en métal fondu.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af148baa89200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Désherbage” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202af148baa89200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202af148baa89200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Désherbage” /></a></p>
<p>D’où vient que Josias —c’est le nom de notre roi réformateur— se doive de purifier Jérusalem quelques années seulement après que son grand-père, Manassé, a déjà fait le ménage ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est simple : le père, Amon, est passé par là, qui, pendant deux ans, a pris un malin plaisir à rétablir tout ce que Dieu abhorre chez les siens.</p>
<p>Et ce n’est pas la première fois qu’un monarque répare l’œuvre de son prédécesseur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou qu’un fils efface celle de son père.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’histoire de Juda n’est qu’une suite de belles résolutions et de trahisons infâmes, de reniements honteux et de repentirs amers.</p>
<p>Mais dites-moi : cela ne vous rappelle rien ?</p>
<p>À moi, si : notre propre histoire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Qui parmi nous n’a jamais connu ce triste balancement</strong> entre exaltation soudaine et indifférence morne, nobles intentions et infidélités coupables, adhésion franche et piteuse rétractation ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le fait est que nous ne brillons guère par notre stabilité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ce pour une raison facile à comprendre : <strong>nous n’en avons jamais vraiment fini avec le mal</strong>.</p>
<p><strong>Le mal en nous, c’est un peu comme ces mauvaises herbes</strong> —oxalis, renoncule, chiendent, pissenlit ou mouron rouge— que je crois avoir enfin éliminées et qui réapparaissent plus vigoureuses que jamais sous mes yeux incrédules.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Devant pareille plaie, <strong>j’ai plus d’une fois songé à capituler</strong> et à expédier binette, sarcloir, grelinette, couteau, serfouette et autres désherbeurs ad patres.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Avant de me raviser et de reprendre le combat</strong>.</p>
<p>Sage résolution !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car conforme à l’exhortation apostolique qui veut que nous nous débarrassions du <em>“vieil homme”</em>, c’est-à-dire à notre<em> “ancienne manière de vivre” </em>* en nous appliquant à trucider régulièrement <em>“les manières d’agir du corps” </em>** ou, si vous préférez, tout <em>“ce qui est terrestre”</em> *** en nous.</p>
<p><strong>Un projet colossal</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et pour tout dire, surhumain puisqu’il s’agit pour nous d’éradiquer dans notre vie les inclinations “naturelles” que nourrit et fait prospérer en nous le péché.</p>
<p>Mais <strong>un projet réalisable</strong> dès lors que, conscients de notre impuissance à nous libérer seuls de nos travers malheureux et affections coupables, nous nous en remettons à l’Esprit de Dieu pour renouveler notre intelligence et nous revêtir de l’être nouveau, créé à sa ressemblance <em>“et qui se manifeste dans une vie conforme à sa volonté et digne de lui” </em>****.</p>
<p><strong>Un projet</strong>, donc, <strong>ramené à notre portée</strong> par Dieu lui-même.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qui reste difficile, éprouvant, voire accablant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Déloger de sa vie un squatter aussi ancien que le péché ne saurait être un jeu d’enfant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus a parlé d’une <em>“croix”</em> à porter <em>“chaque jour” </em>; c’est dire les renoncements et sacrifices quotidiens auxquels il nous faut nous préparer…</p>
<p><em>“Mais</em>, écrit Paul *****, <em>si, par l’Esprit, vous faites mourir votre comportement charnel, <strong>vous vivrez</strong>.”</em></p>
<p><strong>Courage</strong>, donc, mes amis !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Reprenons sans tarder guignette, ratissoir, piochon et échardonnoir, et courons sus aux mauvaises herbes qui déparent notre jardin !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans nous laisser décourager par les revers que nous essuierons, hélas ! certainement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>La vie, la vraie, sera notre récompense</strong>.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Éphésiens 4.22.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 8.13.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Colossiens 3.5.</span>     ****  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Éphésiens 4.24 (NFC).</span>     *****  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Romains 8.13 (TOB).</span>  </p>