<p>Lévitique 16.22: “<em>Le bouc emportera sur lui toutes leurs fautes dans une terre aride, il sera chassé dans le désert</em><em>.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fa8180200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bouc émissaire” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4fa8180200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fa8180200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bouc émissaire” /></a></p>
<p>Ils ne sont sans doute pas très nombreux ceux parmi nous qui lisent et relisent le livre du Lévitique!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le chapitre 16, pourtant, recèle un vrai trésor.</p>
<p>Une fois par an, l’expiation devait être faite pour le peuple d’Israël.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le souverain sacrificateur devait alors prendre <strong>deux boucs</strong>, et sacrifier l’un tandis que l’autre, appelé “Azazel” était chassé dans le désert.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si le premier mourait à la place des coupables,<strong> le second</strong>, lui, <strong>emportait sur lui toutes leurs iniquités</strong>.</p>
<p>Belle préfiguration de ce que serait le rôle salvateur de Jésus-Christ.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui dont la Bible nous dit qu’il est à la fois l’agneau “immolé” et celui qui “<strong>enlève</strong>” le péché du monde.</p>
<p><em>“Voici l’Agneau de Dieu qui <strong>enlève</strong> le péché du monde”</em>, dit Jean le Baptiseur de Jésus, son cousin.</p>
<p>Tout a été dit sur le sens du sacrifice du Christ.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais avons-nous bien saisi que <strong>notre Seigneur</strong> n’est pas seulement celui qui meurt à notre place; il <strong>est aussi celui qui “emporte nos iniquités dans un lieu désert”</strong>?</p>
<p>À la croix, en effet, Dieu, à la manière du souverain sacrificateur de l’ancien régime, le charge de toutes nos erreurs, de toutes nos transgressions, de toutes nos souillures pour qu’il les prenne avec lui <strong>et les “dépose” si loin que nul n’en retrouvera jamais ne serait-ce qu’une trace</strong>.</p>
<p>L’Évangile, la Bonne nouvelle que nous annonçons, c’est aussi cela: Dieu qui, dès lors que nous nous en remettons à sa seule grâce pour pardonner nos péchés, les fait disparaître.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au point que pour lui, ils n’existent plus!</p>
<p>Plutôt donc que de chercher à les minimiser comme nous le faisons parfois, <strong>confessons-lui nos offenses: aussitôt ôtées, elles ne seront plus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et Dieu lui-même en effacera jusqu’au souvenir.</p>
Catégorie : Réflexion
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Bouc émissaire
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Les forces nécessaires
<p>Deutéronome 11.8: “<em>Mettez donc en pratique tous les commandements que je vous communique aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous y trouverez les forces nécessaires pour prendre possession du territoire dans lequel vous allez entrer </em><em>[…]</em><em>.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b43170e200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Cyclisme” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2025d9b43170e200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b43170e200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Cyclisme” /></a></p>
<p>Je me souviens d’escalades à vélo… interminables.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si leur but s’éloignait à mesure que j’avançais.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je n’avais alors qu’une envie: poser le pied à terre, m’allonger un moment sur le bord de la route et… faire demi-tour.</p>
<p>Où trouver alors les forces nécessaires pour rester debout sur mes pédales et m’accrocher jusqu’au sommet ardemment désiré?</p>
<p>D’aucuns n’hésitent pas à comparer notre parcours terrestre à pareille randonnée: une randonnée sans fin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si la belle terre qui nous a été promise n’en finissait pas de se dérober devant nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas étonnant qu’il en soit parmi nous qui, à bout de forces, songent à abandonner.</p>
<p><strong>Où trouver alors les forces nécessaires</strong> pour serrer les dents et tenir bon jusqu’à ce que s’ouvrent devant nous, enfin! les portes du repos?</p>
<p>La réponse divine ne saurait être réduite au seul élément qu’évoque notre texte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cependant, nous commettrions une regrettable erreur en négligeant sa contribution originale.</p>
<p>Où trouver les forces nécessaires?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dans la mise en pratique des commandements que le Seigneur nous a laissés</strong>.</p>
<p>Curieux?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas tant que cela, lorsqu’on y réfléchit.</p>
<p>L’expérience nous montre, en effet, qu’<strong>il n’y a rien de plus “démoralisant” que la culpabilité</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il est d’autant plus facile de se décourager que l’on s’est montré négligeant en matière de justice.</p>
<p>Le péché non confessé ronge de l’intérieur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il mine, affaiblit, épuise.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ce faisant, il ôte jusqu’à la volonté de persévérer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’<em>apostasie</em> – abandon et reniement – n’est plus alors qu’une question de temps.</p>
<p>Mais <strong>celui qui pratique les instructions reçues et ne s’en écarte pas, celui-là, au contraire, renouvelle ses forces</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tant et si bien qu’il tiendra, lui, au jour de l’épreuve; et qu’il atteindra, lui, le but, je veux dire ce pays où coule le lait et le miel.</p>
<p>On ne joue pas à cache-cache avec Dieu impunément.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Louvoyer devant lui ne mène à rien, sauf à sa perte.</p>
<p>Approchons-nous donc plutôt de lui pour lui avouer nos fautes, nous mettre au bénéfice de sa grâce, recevoir son pardon et lui dire notre détermination à vivre désormais d’une manière qui lui soit agréable.</p>
<p>Nous recevrons alors des forces nouvelles, insoupçonnées, et avec elles, la capacité de poursuivre notre course jusqu’à son terme.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Alors, parce que nous aurons franchi la ligne d’arrivée en vainqueurs, <strong>nous recevrons, nous, la vie en guise de couronne</strong>.</p> -
Comme une rencontre avec Dieu
<p>Genèse 33.10: “<em>Ma rencontre avec toi a été comme une rencontre avec Dieu, tellement tu as été bienveillant pour moi</em><em>.”*</em><span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a51b2fdb200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bienveillance 01″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a51b2fdb200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a51b2fdb200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bienveillance 01″ /></a></p>
<p>C’est en tremblant que Jacob s’est approché de son frère Ésaü.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne l’a-t-il pas grugé à plus d’une reprise?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne mérite-t-il pas amplement sa colère?</p>
<p>Or, Ésaü n’est que bienveillance et générosité à son endroit!</p>
<p>Un comportement si inattendu, si anormal, que Jacob ne peut s’empêcher de faire aussitôt le lien avec celui de Dieu lui-même à son égard.  Car s’il en est un que le Seigneur a injustement gâté, c’est bien lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui, le fourbe, a reçu de Dieu grâce sur grâce.</p>
<p>Intéressante, cette perception qu’il a de celui qui l’a mystérieusement autant que souverainement élu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pour Jacob, le Seigneur est la bienveillance même</strong>.</p>
<p><strong>Et pour nous aujourd’hui</strong>?</p>
<p><strong>Dieu ne change pas</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est donc encore et toujours, et à jamais, celui qui ne nous traite pas selon nos fautes, mais plutôt selon l’infinie richesse de sa grâce.</p>
<p>À condition, bien sûr, que nous soyons devenus ses amis en nous confiant en son Fils, et en lui seul, pour nous rapprocher de lui.</p>
<p>Un dernier mot.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par sa bienveillance, Ésaü, le rustre, a rappelé Dieu à son frère.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Se peut-il que nous fassions moins aujourd’hui?</p>
<p><strong>Mon vœu</strong>: que notre propre bonté soit un reflet si fidèle de la bienveillance divine qu’en nous rencontrant on ait l’étrange sentiment de rencontrer… Dieu.</p>
<hr />
<p><span class=”Apple-converted-space”>* </span><span style=”font-size: 8pt;”>Traduction Bible en français courant, qui me paraît rendre le mieux le sens du texte</span></p> -
Ne crains rien !
<p>Ésaïe 43.2: <em>"Quand tu traverseras l’eau, je serai avec toi…"</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a518ee42200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Crainte 2″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a518ee42200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a518ee42200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Crainte 2″ /></a></p>
<p><strong>Le Seigneur n’a jamais dit qu’il épargnerait l’épreuve à ceux qu’il aime</strong>.</p>
<p>C’est pourquoi le prophète Ésaïe peut avertir Israël: tu connaîtras l’exil!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce n’est pas parce que Dieu a fait de toi son peuple qu’il te dispensera de payer le juste salaire de ta défiance à son égard.</p>
<p>Israël traversera donc l’eau, franchira les fleuves, passera à travers le feu, pour reprendre les termes exacts de l’oracle divinement inspiré.</p>
<p>Comme nous-mêmes, qui constituons aujourd’hui le peuple élu de Dieu, connaîtrons inévitablement des heures sombres, très sombres.</p>
<p>Non, le Seigneur n’a jamais dit que nous échapperions aux souffrances qui sont le lot du commun des mortels.</p>
<p><strong>Ce qu’il a promis, en revanche, est que, dans l’épreuve, il serait toujours avec ceux qui lui appartiennent</strong>.</p>
<p><em>"Quand tu traverseras l’eau,</em> fait-il dire à Jérusalem (versets 2 et 3), <em>je serai avec toi; quand tu franchiras les fleuves, tu ne t’y noieras pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quand tu passeras à travers le feu, tu ne t’y brûleras pas, les flammes ne t’atteindront pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car moi, le Seigneur, je suis ton Dieu, moi, l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël, je suis ton Sauveur…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’aie pas peur, je suis avec toi."</em></p>
<p>Si Israël ne doit pas espérer échapper à l’exil, il peut compter sur la présence du Seigneur pour l’accompagner et le soutenir dans ce malheur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et pour l’y arracher finalement.</p>
<p>Comme nous-mêmes, qui formons le nouvel Israël, pouvons nous rassurer dans nos détresses: s’il a permis que nous soyons ainsi accablés, il ne nous a pas pour autant abandonnés.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au contraire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Plus proche de nous que jamais, il fait son affaire de nous porter jusqu’à ce que nous sortions vainqueurs de notre épreuve</strong>.</p>
<p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  <em>"</em></span><em>C’est que</em>, dit Dieu à son enfant sur le point d’être corrigé (verset 4), <em><strong>tu as du prix à mes yeux, tu comptes beaucoup pour moi et je t’aime</strong>."</em></p>
<p>Telle est la raison de l’engagement divin: la valeur proprement inestimable qu’il a choisi, dans sa grâce, de nous accorder.</p>
<p>Parce qu’il a fait de nous son trésor, (r)acheté à grand prix, il ne nous lâchera pas, veillant à ce que rien n’y personne ne nous sépare jamais de son amour, manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.</p> -
“I” comme Imitation
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4f1ce23200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Imitation” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4f1ce23200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4f1ce23200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Imitation” /></a><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a51670d1200b-pi” style=”display: inline;”></a></p>
<p>Le Louvre, c'est à l'ouverture qu'il faut s'y rendre et s'y perdre rapidement.</p>
<p>Je venais d'y entrer —un matin justement— quand je fus frappé par le nombre d'apprentis peintres déjà installés ce jour-là.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Debout devant leur chevalet, ils étaient tous occupés à reproduire chacun sa toile de maître.</p>
<p>Il fallait les voir! Allant et venant sans cesse, de la copie au modèle et du modèle à la copie; relevant chaque détail, analysant chaque couleur; attentifs à la structure, curieux du mouvement; captant les lumières, repérant les couches…</p>
<p>Tandis que je réfléchissais au sens de ce que j'observais, je me rappelai une vieille leçon: c'est en suivant scrupuleusement l'exemple de ceux qui, dans leur discipline, ont fait leurs preuves<span class=”Apple-converted-space”> </span>que l'on apprend le mieux leur métier.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L'imitation comme école, en quelque sorte.</p>
<p>Toujours songeur, je me demandai alors: D'où vient que les apprentis pasteurs n'ont plus, apparemment, le moindre goût pour pareille discipline? Et qu'ils semblent, pour la plupart, n'avoir qu'un désir: se distinguer au plus vite de leurs aînés, dont l'exemple les encombre plus qu'il ne les inspire?</p>
<p>Pour moi, je ne suis pas certain que le ministère pastoral soit un métier si différent des autres qu'il ne s'apprendrait pas comme eux au côté de maîtres éprouvés.</p>
<p>C'est Adrien Goetz qui, dans <em>La Dormeuse de Naples</em>, écrit à propos du talentueux auteur du <em>Radeau de la Méduse</em>: “Monsieur Géricault avait refait lui-même une bonne trentaine de toiles au Muséum: il s'était entouré de maîtres qu'il aimait et avait appris son métier en cherchant à imiter le leur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C'étaient là plus que des pochades.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voilà comment on devrait toujours faire.”</p>
<p>Commencer par s'appliquer à reproduire quelques exemples soigneusement choisis, voilà ce à quoi nos jeunes serviteurs feraient bien de s'astreindre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Loin d'étouffer leur génie propre, cette démarche en favorisera, au contraire, la parfaite et heureuse éclosion.</p>
<p>Un peu d'humilité, donc, mes amis! Et ce sera votre tour de servir de modèles.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous aussi pourrez dire alors à vos cadets: “Soyez mes imitateurs, comme moi-même je l'ai été de…”</p> -
Quand le stress a du bon…
<p>Jacques 1.2-4: “<em>Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la persévérance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b3c4d3f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vigne” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2025d9b3c4d3f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b3c4d3f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vigne” /></a></p>
<p>“<strong>La vigne a besoin de stress</strong>.”</p>
<p>Nous sommes à Praz, dans le canton de Fribourg, sur les bords du lac de Morat.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Logée dans le vully, la cave que nous visitons porte le beau nom de <em>Cave aux hirondelles</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et celle qui vient de nous faire cette révélation n’est autre que l’épouse de Michel Pellet, le vigneron.</p>
<p>“La vigne a besoin de stress” — de "stress hydrique", pour être précis.</p>
<p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que ses racines s’enfoncent plus profondément dans le sol.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’elle devienne ainsi plus résistante, et porte un fruit plus savoureux encore.</p>
<p>L’art du viticulteur, on le voit, consiste donc également à “stresser” ses plants.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas trop: ils s’épuiseraient.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Juste assez, pour que, mieux enracinés, ils gagnent en vigueur et en qualité.</p>
<p><strong>Et si nous aussi, nous avions besoin de stress!</strong></p>
<p>Il arrive que, dans la Bible, la communauté des croyants soit comparée à une vigne, et Dieu au vigneron qui l’élève.</p>
<p>Que nous, qui appartenons à ce saint rassemblement, soyons régulièrement “stressés”, au sens de testés, éprouvés, ne doit donc pas nous étonner.</p>
<p>En viticulteur chevronné qu’il est, Dieu sait que, sans stress, nous ne serons jamais que très superficiellement enracinés. Or, <strong>pour que notre feuillage reste vert et que notre fruit soit non seulement plus abondant, mais encore plus goûteux</strong>, il est indispensable que nos racines soient toujours plus profondes.</p>
<p>C’est pourquoi il nous éprouve.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jamais trop.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Assez cependant pour nous contraindre d’aller encore plus loin dans notre recherche de ces nappes d’eau vive qui, pour peu que nous y puisions sans modération, feront de nous des êtres à la fois robustes et féconds.</p> -
Le pin nordique comme exemple
<p class=”p1″><span class=”s1″>2 Pierre 1.2-3: “<em>Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l'épreuve de votre foi produit la persévérance.”</em></span></p>
<p class=”p2″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a513c8aa200b-popup” onclick=”window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false” style=”display: inline;”><img alt=”Pin nordique” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a513c8aa200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a513c8aa200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pin nordique” /></a></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>“Madame, je voudrais acquérir une bibliothèque pour accueillir mes livres d’art, plutôt lourds; mais il faut que vous le sachiez, s’il y a une chose que je ne supporte pas, ce sont les étagères qui ploient sous leur charge!</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— C’est peu esthétique, en effet.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais ne vous inquiétez pas, j’ai ce qu’il vous faut.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Là, regardez ce modèle tout nouveau…</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— Oui, mais qu’a-t-il de spécial, outre le fait qu’il est charmant?</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— Il est en <strong>pin nordique</strong>.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— En pin nordique?</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— Vous ne connaissez pas?</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— Non.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— C’est un bois ultra résistant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Rien à voir avec les pins du sud.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et vous savez pourquoi?</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— Non, mais vous allez me le dire.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— Dans les conditions climatiques nordiques, les croissances verticale et diamétrale du pin sont lentes ; ses couches annuelles sont donc plus régulières et son duramen de meilleure qualité.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— Son duramen?</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>— Oui, sa partie centrale; son ‘cœur’, si vous préférez.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il a une maturité que celui d’un bois juvénile n’a pas</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où son étonnante résilience.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et donc ma promesse: vos livres d’art, croyez-moi, ne parviendront pas à le cintrer…”</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>La leçon est claire: c’est l’adversité qui produit la résilience, pas le confort.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″><strong>Nous demandons régulièrement à Dieu des circonstances favorables</strong>; un “climat” agréable, en quelque sorte: plutôt doux et ensoleillé; une sorte de printemps permanent; ou d’été indien qui ne finirait pas.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>C’est normal, dès lors que notre confort est au cœur de nos préoccupations.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Le problème est que la <em>dolce vita</em> ne produit jamais que des êtres immatures: instables, frêles, friables. </span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Or, le souci de Dieu est que nous devenions tous des êtres mûrs, au contraire: stables, costauds, résistants.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>C’est pourquoi il permet que nous soyons régulièrement testés: parce que <strong>ce sont les circonstances défavorables de la vie qui rendent résilient</strong>; aussi résilient que le pin nordique qui, quelle que soit sa charge, jamais ne ploie.</span></p> -
L’amour du pain
<p class=”p1″><span class=”s1″>Matthieu 6.11: “<em>Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien […].”</em></span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4ec64e1200d-popup” onclick=”window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false” style=”display: inline;”><img alt=”Petite cuiller” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4ec64e1200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4ec64e1200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Petite cuiller” /></a></span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>C’est l’histoire d’un pasteur qu’un couple, d’un certain âge déjà, a invité à déjeuner.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Le repas terminé, le pasteur prend congé de ses hôtes, non sans les avoir chaleureusement remerciés pour les doux moments passés en leur charmante compagnie.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>En débarrassant la table, la maîtresse de maison s’aperçoit qu’une de ses précieuses petites cuillères en argent a disparu.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Douze mois s’écoulent, et le couple renouvelle son invitation.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>L’on s’apprête à prendre le dessert quand, n’y tenant plus, l’hôtesse interrompt la conversation et interroge le pasteur: “Pardonnez mon audace, Monsieur, mais… n’avez-vous pas, l’an dernier, emporté une de mes petites cuillères?”</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Le mari est confus.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Pas le pasteur, qui répond tranquillement: “Non, Madame, je n’ai pas emporté votre petite cuillère; je l’ai juste glissée dans votre Bible.”</span></p>
<p class=”p2″>…</p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Nous prions régulièrement le Seigneur de nous accorder le “pain” dont nous avons besoin pour le jour qui vient.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous avons raison.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est de lui, Dieu, que nous dépendons en permanence pour notre subsistance.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Mais <strong>un autre “pain” nous est également nécessaire</strong>, qui, lui, nous permet de passer de l’état d’enfant à celui d’adulte en matière de foi: <strong>Christ</strong>.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Or, où cet autre “pain” s’offre-t-il ailleurs que dans la Bible, le livre qui ne parle que de lui, ou presque?</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Comment, dès lors, nous “nourrir” de ce “pain” autrement qu’en retournant régulièrement, sinon quotidiennement, à ce témoignage inspiré?</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Lors donc que nous prions le Père: “donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien”, <strong>pensons aussi à ce “pain”-là</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, prenons le temps, aussitôt après que nous serons allés chercher la baguette qu’il nous a pourvue, de croquer à belles dents dans sa Parole.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″><strong>Soyons de ceux qui aiment le pain et qui se délectent en particulier de celui “venu du ciel”</strong>*.</span></p>
<hr />
<p class=”p1″>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 6.</span></p> -
Un barbecue XXL
<p><span class=”s1″>Jean 21.9: “<em>Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là un feu avec du poisson dessus et du pain.”</em></span></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4ea046c200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Barbecue” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4ea046c200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4ea046c200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Barbecue” /></a></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Ce verset est extrait d’un des récits évangéliques que j’affectionne le plus. </span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Les disciples ont pêché toute la nuit sans réussir à prendre un seul poisson.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas très brillant pour des professionnels comme eux!</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>C’est alors que Jésus leur apparaît.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et leur donne aussitôt cet ordre étrange: “<em>Jetez le filet du côté droit de la barque et vous en trouverez”</em>.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>À bout de forces, les disciples pourraient protester: “Ce que tu dis n’a pas de sens!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme si, en mer, un côté de notre barque pouvait être préférable à l’autre!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis, nous sommes si fatigués…”</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Le fait est qu’ils s’exécutent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et bien leur en prend, puisque leur pêche, cette fois, est si abondante qu’ils éprouvent les pires difficultés à la ramener à bord.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Nous pourrions tirer déjà quelques belles leçons de cet événement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Faire ressortir, par exemple, la compassion, la bienveillance et la générosité de Jésus qu’il révèle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou nous étendre sur cet autre message, savoir que nos limites sont l’occasion “rêvée” pour le Seigneur de manifester sa puissance.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Mais c’est sur un détail que j’aimerais que porte plus particulièrement notre attention ce matin.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Lorsque les disciples parviennent au rivage, que découvrent-ils?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que <strong>le “barbecue” est prêt</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’ils n’ont plus qu’à se mettre “à table”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus s’est occupé lui-même de préparer les grillades.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il n’avait besoin pour cela ni du pain ni des poissons qu’apporteraient les disciples.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Quelle leçon!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dès lors que l’on a compris que ce petit déjeuner partagé sur le sable d’une plage de Galilée est lui aussi une image du salut, l’événement scrupuleusement rapporté par Jean ici nous rappelle que ce salut, précisément, est entièrement et seulement l’œuvre du Seigneur. <strong>Il a tout accompli</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En sorte que <strong>tout ce qu’il nous reste à faire est tendre la main</strong> pour recevoir, en même temps que le pardon, la vie éternelle, et avec elle une paix et une joie qui surpassent tout ce qui se peut concevoir.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Oui, le Seigneur a tout préparé. Le couvert est mis; le pain, le poisson, mais pas seulement, les viandes grasses aussi fument; quant au vin, il est désormais à bonne température.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Ainsi, pour ceux d’entre nous qui ont entendu son invitation à venir se restaurer auprès de lui, il ne nous reste plus qu’à <strong>mettre les pieds sous la table</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, bien sûr, à <strong>manger et à boire… avec appétit</strong>. </span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Bénissons le Seigneur pour son extraordinaire générosité à notre égard.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, histoire de réjouir vraiment son cœur, <strong>ne laissons rien dans notre assiette</strong>!</span></p> -
Ménage
<p class=”p1″><span class=”s1″>2 Corinthiens 7.1: <em>“[…]</em><em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>purifions-nous de tout ce qui salit le corps ou l’âme et efforçons-nous d’être parfaitement saints en vivant dans le respect de Dieu.”</em></span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4e7a1e0200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Ménage” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4e7a1e0200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4e7a1e0200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Ménage” /></a><br /></span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>L'autre jour, c’était la “matinée ménage” dans l'église.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tri, nettoyage, rangement.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Et si, aujourd'hui, nous passions au “<strong>temple du Saint-Esprit</strong>”?</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>La Bible nous dit qu'au moment où nous mettons notre foi en Jésus-Christ, c’est un peu comme si Dieu s’invitait chez nous, et que notre “maison” devenait la sienne.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Une bonne raison de mettre régulièrement un peu d’ordre dans notre vie, histoire de nous assurer que notre hôte s’y trouve toujours bien à l’aise.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″><strong>Opérer un tri sévère</strong> est à coup sûr un bon point de départ.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tri entre tous les objets divers et variés qui se bousculent dans notre esprit.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et évacuation sans autre de tous les “encombrants”: sentiments impurs, projets coupables, pensées stériles, et j'en passe.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Vient ensuite le temps du <strong>grand nettoyage</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La Bible dirait de la grande “purification”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En deux étapes.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>D’abord, <strong>repérage des taches</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, identification des erreurs, manquements et autres transgressions accumulés depuis notre dernière “journée propreté” personnelle.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Et puis, <strong>aveu de nos fautes</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avec cette assurance que, si nous confessons à Dieu nos péchés, il les pardonnera et, nous dit l’apôtre Jean, nous “purifiera” de tout mal .</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>L’opération n’est pas facile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle demande de la volonté, du temps, du courage et… beaucoup d'humilité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais n'est-ce pas le prix à payer pour que nôtre reste la joie, que dis-je? le bonheur de savoir notre prestigieux occupant heureux chez nous?</span></p>
<p class=”p2″><span class=”s1″>Alors, prêts?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au travail, donc!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour sa satisfaction, et notre bien-être.</span></p>