Catégorie : Réflexion

  • Pourquoi ?

    <p class=”p1″><span class=”s1″> Jean 9.2: “<em>Maître, pourquoi cet homme est-il né aveugle: à cause de son propre péché ou à cause du péché de ses parents?”</em></span></p>
    <p class=”p1″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a509f1cd200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Interrogation” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a509f1cd200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a509f1cd200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Interrogation” /></a></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>“<strong>Pourquoi?</strong>”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Il y a quelques jours encore, un malade à qui je rendais visite demandait: “Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Qu’ai-je fait au Seigneur pour souffrir comme je souffre aujourd’hui?”</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″><span class=”Apple-converted-space”>“Pourquoi?”&#0160;&#0160; </span><strong>Nous voulons tous comprendre</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme si savoir pourquoi nous sommes éprouvés nous rassurerait.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Face à l’aveugle de naissance sur qui Jésus vient de poser le regard, les disciples ne résistent pas à la tentation: “Maître, pourquoi<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span>[…]?”</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Laissons de côté les hypothèses farfelues qu’ils émettent pour justifier l’infirmité du pauvre homme dont Jésus a choisi ce jour-là de changer durablement le destin.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Relevons seulement ce besoin qu’ils éprouvent de trouver une explication.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme il est humain!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Mais ce n’est pas parce qu’il est humain qu’il doit être encouragé.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Vous noterez que Jésus se refuse à satisfaire la curiosité de ses disciples.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il leur répond pourtant, mais de manière inattendue.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Plus importante que sa raison, c’est <strong>la finalité de l’épreuve</strong> qui devraient mobiliser leur attention: en l’occurrence, la gloire de Dieu.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> D’où nous concluons qu’à la question “Pourquoi?”, instinctive, nous serions bien avisés de substituer cette autre question, tellement plus utile, “<strong>Pour quoi?</strong>”</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Car, si nos souffrances résistent le plus souvent à toute explication, elles sont toutes autant d’occasions pour Dieu de manifester sa puissance en et à travers nous.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Dans le cas qui nous occupe, c’est la guérison rapide et durable de l’infirme qui sert aussitôt la réputation divine: Dieu est celui qui a le pouvoir de rendre la vue.&#0160; </span>Physiquement.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais spirituellement aussi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Jésus le dit: il est la “lumière du monde”.</p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Dans notre cas, il est possible que ce soit notre propre restauration qui l’honorera aux yeux des hommes en même temps qu’aux nôtres.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Mais il est aussi possible que ce soit notre patience, notre persévérance<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>et notre confiance dans l’épreuve qui édifient sa renommée.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car d’où nous viendraient ces vertus surnaturelles sinon de lui?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Dans l’adversité, sachons donc nous poser toujours <strong>la bonne question: Que ferai-je, qui glorifiera Dieu?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span></strong>Quelle attitude développerai-je, qui dira à tous ceux qui m’observent quelque chose de sa grandeur, et, qui sait? les persuadera peut-être de lui rendre gloire à leur<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span>tour?</span></p>

  • Comme la manne dans le désert

    <p class=”p1″><span class=”s1″>Lamentations 3.23a: “<em>Elles se renouvellent chaque matin.”</em></span></p>
    <p class=”p1″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4b96348200c-popup” onclick=”window.open( this.href, &#39;_blank&#39;, &#39;width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0&#39; ); return false” style=”display: inline;”><img alt=”Manne” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4b96348200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4b96348200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Manne” /></a></p>
    <p class=”p1″ style=”text-align: right;”><span style=”font-size: 8pt;”>Ercole de Roberti, <em>Les Israélites ramassant la manne</em> (vers1490)</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> De quoi le prophète Jérémie parle-t-il ici?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Des marques innombrables de la fidélité, de la bonté et de l’amour de Dieu.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Et que dit-il à leur propos?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Qu’<em>“elles se renouvellent chaque matin”</em>.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Car telles le soleil, qui ne manque jamais de s’élever dans le ciel, elles surgissent chaque jour, à nouveau, répandant leur salutaire clarté dans nos cœurs assombris.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Que celui qui a des yeux, donc, regarde bien!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Mais il y a plus encore, ici, qu’<strong>une mise en valeur du retour attendu des manifestations de la loyauté et de la bienveillance de Dieu</strong>.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Est également suggérée <strong>leur parfaite adéquation aux besoins quotidiens de ceux qu’il chérit</strong>.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Ses grâces ne sont jamais définitivement suffisantes; il les renouvelle en fonction à la fois des défis qui s’imposent à nous, jour après jour, et de notre dépendance de lui.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> D’où la nécessité pour nous de retourner à lui, chaque matin, <strong>la main tendue</strong>; mais avec cette assurance que nous repartirons… riches; riches de ressources toutes fraîches; riches de ces ressources toujours neuves, qui nous permettront de vivre le jour qui vient d’une manière qui l’honore, le glorifie, l’enchante.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Oui, les marques de sa grâce, c’est un peu comme la manne dans le désert*: une sorte de <strong>“pain quotidien”</strong>, descendant chaque nuit avec la rosée, <strong>suffisant pour la journée, mais pour la journée seulement</strong> —impossible d’en faire provision pour le lendemain—, et qu’il fallait donc retourner ramasser chaque matin, au lever du jour.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Le Seigneur sait ce dont nous avons besoin, et ne demande qu’à nous l’accorder, mais… <strong>un jour à la fois</strong>!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Puissions-nous donc, dès le réveil, le prier à nouveau de pourvoir: de pourvoir en fonction de ce qu’il sait nous être nécessaire, et selon la richesse de sa grâce!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Et le prier avec cette précieuse assurance qu’il exaucera notre prière, jour après jour, fidèlement.</span></p>
    <hr />
    <p class=”p1″><span class=”s1″ style=”font-size: 8pt;”>* Voir en particulier Exode 16.13-36 + par.</span></p>

  • Une parole, une seule

    <p class=”p1″><span class=”s1″> Matthieu 5.37: <em>“Que votre parole soit ‘oui’ pour oui, ‘non’ pour non; ce qu’on y ajoute vient du mal.”</em></span></p>
    <p class=”p2″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a5044faf200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Serment” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a5044faf200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a5044faf200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Serment” /></a></p>
    <p class=”p2″><span class=”s1″>Lui, mon petit frère, ou moi:</span></p>
    <p class=”p2″><span class=”s1″>“Puisque je te le dis!</span></p>
    <p class=”p2″><span class=”s1″> — Mais tu l’as déjà dit.</span></p>
    <p class=”p2″><span class=”s1″> — Cette fois, je te le promets!</span></p>
    <p class=”p2″><span class=”s1″> — Mais tu promets toujours.</span></p>
    <p class=”p2″><span class=”s1″> — Alors, disons que je te le promets… devant Dieu!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> — Bon, d’accord!”</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> L’échange fait sourire, mais un temps seulement.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car ce qu’il met en lumière est notre parole dépréciée jusqu’à ne plus ne valoir grand chose.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Dépréciée au point que, pour rendre un peu de poids aux promesses qu’elle formule, il arrive qu’il nous faille les étayer, gauchement, par un premier serment.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Puis, par un deuxième pour, tant bien que mal, consolider l’ensemble.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Un usage que Jésus, dans notre texte, dénonce avec vigueur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce qu’indigne d’un enfant de Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Indigne du Royaume.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Son message est clair.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″><strong> Non, au discours trafiqué</strong> de telle sorte qu’il n’engage pas réellement celui qui le prononce!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″><strong> Oui, à la parole vraie</strong>, si vraie que lorsqu’elle promet, elle n’a besoin d’aucun serment pour la soutenir!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Autant dire une parole à l’image de la sienne et de celle de son Père, dont il nous est dit qu’ils sont le “Dieu de vérité” – littéralement, le “Dieu-Amen”*: le Dieu qui dit, et la chose arrive.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Ainsi, ce que notre Maître attend de nous est que, suivant cet exemple suprême, nous soyons connus comme étant <strong>des hommes et des femmes qui tiennent parole</strong>, eux.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Conscients que nous ne discourons jamais ailleurs que sous le regard attentif de Dieu, notre témoin de tous les instants, ne nous engageons donc jamais qu’avec la ferme intention d’honorer notre promesse.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Une exigence qui nous conduira peut-être à <strong>davantage de sobriété</strong> dans notre langage&#0160;!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Jacques 5.12b: “<em>[…] que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.”</em></span></p>
    <hr />
    <p class=”p1″><span class=”s1″ style=”font-size: 8pt;”>* Ésaïe 65.16</span></p>

  • Premier de cordée

    <p class=”p1″><span class=”s1″> Jean 12.32: “<em>Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.”</em></span></p>
    <p class=”p1″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a502a446200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Aiguilles rouges” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a502a446200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a502a446200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Aiguilles rouges” /></a></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>Ah! les récits de montagne!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Bonatti, Rebuffat, Lachenal, Herzog, Frison-Roche… autant de guides de légende qui, longtemps, très longtemps, m’ont fait rêver.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Nous sommes sur une arête des Aiguilles Rouges, dans le massif du Mont-Blanc.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Georges, raconte Frison-Roche*, se rend soudain compte que Pierre, derrière lui, est en danger: il n’est pas attaché et le vertige qui l’a pris pourrait bien lui être fatal.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Georges escalade alors les derniers mètres qui le séparent du sommet et lance sa corde.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; ‘</span>Attrape!’<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Pierre saisit le filin et s’attache.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il est sauvé et lui aussi touchera au sommet.”</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Une histoire qui en rappelle une autre: la nôtre.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Comme Pierre, nous étions en perdition.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’espoir de toucher un jour au but nous avait fuis.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Jamais nous ne parviendrions au sommet aimé.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Notre destin, c’est au fond de la sombre crevasse qu’il gisait.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Mais c’était sans compter avec la grâce puissante de Jésus, le Christ de Dieu.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Jésus, paru pour nous lancer la “corde” salvatrice.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Jésus, s’employant aujourd’hui, du sommet où il se trouve déjà, à nous tirer d’une main ferme pour nous “hisser” bientôt jusqu’au “sommet”, par quoi j’entends bien sûr le “ciel”, lieu infiniment enviable de la présence divine, immédiate et vivifiante.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Si j’ai choisi “hisser”, plutôt qu’“attirer”, pour rendre compte de l’engagement présent de notre Sauveur, c’est parce que tel est le sens premier du verbe servant à le décrire dans notre texte.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> <em>Elkeïn</em>: littéralement, “tirer, traîner avec effort, hisser”.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Un verbe parfaitement approprié, donc, parce que traduisant admirablement l’effort incalculable auquel celui qui a choisi de nous porter secours doit consentir pour venir à bout de notre incorrigible rétivité et nous entraîner vers la cime promise.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Grâces lui soient rendues pour son obstination à nous sauver!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sans un tel “premier de cordée”, jamais nous n’aurions pu espérer connaître un jour, là-haut, l’éblouissement suprême.</span></p>
    <p class=”p1″>&#0160;</p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>*</span><span class=”s1″ style=”font-size: 8pt;”><em>Premier de cordée</em>, pp. 266-267.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Livre offert par mes parents pour Noël en 1964 et dédicacé par l’auteur.</span></p>

  • Un sourire venu d’ailleurs

    <p class=”p3″><span class=”s2″>2 Corinthiens 3.7b: <em>“[…]<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>les Israélites ne pouvaient fixer le visage de Moïse, à cause de la gloire, pourtant passagère, de son visage<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>[…].”</em></span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4b33c0e200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Sourire” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4b33c0e200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4b33c0e200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Sourire” /></a><br /></span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Cela vous arrive aussi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous êtes dans la rue, et vous croisez un piéton solitaire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous levez les yeux, et vous découvrez un visage rayonnant.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un sourire d&#39;une rare lumière.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et qui dure.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Paupières mi-closes, bouche entr&#39;ouverte…</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Vous cherchez l&#39;explication.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>La proximité d&#39;un être aimé?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Non, vous ne voyez personne.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>C&#39;est alors que vous apercevez, dans la main de votre promeneur béat, quelque chose qui ressemble à un petit appareil… oui, c&#39;est cela, un téléphone mobile tout juste refermé.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Et le mystère s&#39;éclaircit d&#39;un coup.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comment n&#39;y aviez-vous pas songé plus tôt?</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Il était en communication avec un proche.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un moment exquis, au charme duquel il ne parvient toujours pas à s&#39;arracher.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>D&#39;où ce sourire, qui traîne, entretenu par le doux souvenir d&#39;une délicieuse conversation.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Je me prends alors à rêver.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et si nous sortions tous de nos tête-à-tête avec Dieu pareillement métamorphosés!</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Imaginez.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous avez passé un long moment avec le Seigneur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous quittez maintenant la maison.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous êtes à pied, en vélo, voiture, bus ou train, que sais-je?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et votre visage est tout bonnement… radieux.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Au point qu&#39;on s&#39;étonne: Mais qu&#39;a-t-il donc celui-là, qu&#39;a-t-elle donc celle-là pour afficher une telle “banane”?</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Oui, imaginez.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>On vous montre du doigt.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>On dit de vous que vous avez dû y aller un peu fort avec l&#39;alcool; ou l&#39;herbe; que vous n&#39;êtes plus tout à fait dans votre état normal; ou, plus méchamment, que vous devez être l&#39;idiot du coin.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Et tout cela pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour cette seule raison que vous venez de savourer une bonne heure de communion intime avec le Seigneur.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Vous avez lu, médité, prié, écouté.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous vous êtes régalés.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C&#39;est pourquoi, maintenant que vous êtes en route pour l&#39;école, la fac, le bureau, Auchan, la Recette des impôts, le cimetière ou la villa de vos beaux-parents, vous irradiez.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Littéralement.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Ce serait si beau…</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Mais nos conversations avec Dieu sont-elles vraiment de celles qui nous transfigurent?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ceux qui nous croisent peuvent-ils deviner en nous regardant avec qui nous venons de nous entretenir?</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>Ah! si le bonheur que nous éprouvons au contact du Seigneur pouvait illuminer durablement notre visage!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Qui sait si, parmi ceux que notre mystérieuse béatitude intrigueraient, il n&#39;en serait pas qui nous en demanderaient la raison?</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s2″>L&#39;occasion rêvée pour nous de rendre compte d&#39;une foi enfin crédibilisée par la simple persistance d&#39;un sourire venu d&#39;ailleurs.</span></p>

  • Un habit pour la fête

    <p class=”p3″><span class=”s1″><em>Zacharie 3.4b: “Regarde, je t&#39;enlève ta faute et je te mets des habits de fête.”</em></span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fea1bb200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Habits de fête” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4fea1bb200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fea1bb200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Habits de fête” /></a><br /><br /></span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Qui lit encore les oracles de Zacharie?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ils recèlent pourtant de véritables trésors.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Comme, par exemple, cette scène ébahissante décrite dans le troisième chapitre de leur transcription.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Au centre, le juge —l’Ange de l’Éternel; devant lui, notre représentant —Josué; sur le côté, l’accusateur —Satan.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Le vêtement que porte notre effigie est si sale que Satan ne doute pas un instant qu’il obtiendra du magistrat suprême la condamnation sans appel du coupable.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Grossière erreur!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Si Satan connaissait Dieu, il saurait qu’il est <strong>un Dieu de grâce</strong>.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Un Dieu qui n’en finit pas de surprendre en choisissant de sauver non les justes, mais les coupables!</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> <em>“Regarde, </em>dit l’Ange de l’Éternel à Josué,<em> je t’enlève ta faute et je te mets des habits de fête.”</em></span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> On imagine la stupéfaction du prévenu!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et la frustration de l’accusateur!</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Il n’y a pas à dire: <strong>Dieu, notre Dieu, est unique</strong>.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Qui, aujourd’hui encore, nous glisse avec tendresse, les yeux dans nos yeux: “<strong>Ne craignez pas</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je sais qui vous êtes, mais laissez-moi vous débarrasser de votre vêtement sale et vous habiller pour la fête.”</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> La fête?</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Oui, <strong>la fête</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce que tel est bien, depuis, toujours, le projet divin: après qu’il nous a revêtus d’un habit propre, nous entraîner là où nous pourrons savourer pleinement les délices que procure sa communion et célébrer ensemble… sa grâce surabondante.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Une fête sans fin…</span></p>

  • Mot d’ordre pour l’année qui vient

    <p class=”p2″>Colossiens 4.5b: <em>“[…] rachetez le temps.”</em></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4ae08ef200c-popup” onclick=”window.open( this.href, &#39;_blank&#39;, &#39;width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0&#39; ); return false” style=”display: inline;”><img alt=”Horloge” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4ae08ef200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4ae08ef200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Horloge” /></a><br /></span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″>La fin de l’année, déjà!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le temps, décidément, passe vite, trop vite.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> D’où l’importance de ne pas le “perdre”, mais de le “racheter”, au contraire.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″><em>“Rachetez le temps”</em>, nous dit Paul.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Un verbe et un substantif, dont il convient de connaître la signification pour comprendre ce qui nous est commandé.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″>“<strong>Racheter</strong>” d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le verbe est à prendre ici au sens de “surenchérir”; surenchérir comme on surenchérissait à l’époque pour s’assurer la propriété d’un bien qui, autrement, serait allé à un autre.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> “<strong>Temps</strong>” ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le contexte donne à penser que le mot renvoie au “temps de la grâce”, autrement dit, à ce moment particulier de l’histoire pendant lequel il est encore possible de saisir le salut que Dieu nous offre en Jésus-Christ.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″>“Racheter le temps” revient donc pour nous à nous efforcer de ne pas le laisser filer, mais plutôt d’en estimer assez la valeur pour vouloir l’“<strong>optimiser</strong>”.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Question: Mais comment tirer le meilleur parti de ce temps si court qui nous est offert?</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Réponse: En vivant comme “des enfants de lumière”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est, me semble-t-il, ce que Paul veut que nous saisissions ici.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Parce que le temps passe, parce que le temps de la grâce, surtout, arrive à expiration, il importe que notre préoccupation permanente soit d’être, ici et maintenant, de ces “<strong>flambeaux</strong>” qui dissipent l’obscurité autour d’eux.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Et pour que ce projet devienne réalité, il convient que nous ayons comme ambition forte et tenace de vivre dans ce monde comme a vécu celui qui déclara un jour “<em>Je suis la lumière du monde”</em>*&#0160;.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Examinons-nous donc nous-mêmes pour nous assurer que notre conduite, à l’image de celle de son Fils ici-bas, réjouit le cœur de Dieu.</span></p>
    <p class=”p3″><span class=”s1″> Et puis, veillons à ce que notre nouveau style de vie profite aux hommes en tant qu’il leur offre, au cœur de leur nuit, le repère lumineux dont ils ont besoin pour retrouver le chemin qui mène, en même temps qu’au Seigneur, à la vie.</span></p>

  • Un enfant au nom si étrange!

    <p class=”p1″><span class=”s1″>Ésaïe 9.5: “<em>[…] on l’appellera […] Père éternel […].”</em></span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4d4c9c4200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Noël 2019 (W)” border=”0″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4d4c9c4200d image-full img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4d4c9c4200d-800wi” title=”Noël 2019 (W)” /></a><br /></em></span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> L’on affuble aujourd’hui les jeunes garçons des noms les plus étranges: Boleslaw, Cong, Ekaitz, Oihan, Unai…</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Mais que dire de celui-ci: <em>“<strong>Père éternel</strong>”</em>?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Appeler un nourrisson “Papa pour toujours” !<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Plus saugrenu, tu meurs!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Le prophète, pourtant, est formel: c’est ce nom aussi que doit porter l’enfant de Bethléhem: “Père d’éternité”.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Mais pourquoi donc?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Pour nous livrer d’emblée sa véritable identité.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″><em>“Père éternel”</em>, c’est vrai, est un nom qui n’appartient qu’à Dieu; mais ce qu’il nous faut savoir est qu’autant qu’il est homme, <strong>le fils de Marie et Joseph EST Dieu</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>En lui “<em>habite corporellement toute la plénitude de la divinité”</em>, écrira Paul*.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Jésus, donc: Dieu lui-même en visite parmi nous!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dieu venu prendre place à nos côtés pour nous entourer à nouveau de son éternel amour.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Bref retour en arrière.&#0160; À cause de notre péché, Dieu s’était emporté contre nous; et dans sa juste colère, il nous avait d’un coup retiré son amour; il n’était plus notre Père, et nous n’étions plus ses enfants.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Seulement voilà: de cette tragique rupture, le Seigneur n’a jamais pu vraiment s’accommoder.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il était donc prévisible qu’il reviendrait un jour pour nous renouveler son offre de nous aimer comme un Père.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Et c’est précisément ce qu’il fait à Bethléhem: Dieu reparaît sous la forme d’un enfant pour nous proposer d’être à nouveau <strong>notre Père</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour nous offrir, donc, aussi bien sa présence bienfaisante que sa bienveillante sollicitude, son secours amical ou sa protection rassurante.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> C’est pourquoi nous célébrons Noël.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sa bonne nouvelle ne laisse pas de nous émerveiller: <strong>Dieu “revenu” parmi nous</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dieu à notre côté désormais, pour nous faire don de son amour!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Et pas n’importe quel amour: <strong>un amour éternel</strong>, cette fois, comme le suggère très nettement le nom qu’il s’est choisi pour se présenter à nous, “Père d’éternité”, ou si vous préférez, “Père pour toujours”.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″><strong> Nous reste à accueillir cet amour</strong> et nous laisser porter, transporter par lui…</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″><span style=”font-size: 8pt;”>* Colossiens 2.9</span></span></p>
    <hr />
    <p class=”p1″><span style=”font-size: 8pt;”>Tableau de Georges de La Tour (détail)</span></p>

  • Imprévisibles, vraiment?

    <p class=”p1″><span class=”s1″>Jean 3.8: “<em>Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va. C’est aussi le cas de toute personne qui est née de l’Esprit.”</em></span></p>
    <p class=”p1″ style=”text-align: left;”><span class=”s1″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4f6cf9f200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Thompson” border=”0″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4f6cf9f200b image-full img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4f6cf9f200b-800wi” title=”Thompson” /></a><br /></span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>Décembre. La tempête fait rage; j’entends le vent hurler. Dehors, la girouette ne sait plus où donner de la tête!&#0160;</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> <em>“Le vent souffle où il veut</em>, dit Jésus,<em> et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va.”</em></span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Imprévisible, le vent.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Mais au fait, pourquoi ce rappel?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Parce que, pour Jésus, cette propriété du vent devrait être notre marque à nous aussi. Nous, en tant que personnes <strong>nées de l’Esprit</strong>.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Et ce, pour une raison simple: depuis que nous avons été rendus à la vie par l’Esprit de Dieu, nous sommes censés être non seulement habités, mais encore <strong>conduits par lui</strong>.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Or, les voies de l’Esprit sont tout autres que celles qui nous sont familières.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span>Se laisser guider par lui revient donc pour nous à aller de surprise en surprise et, surtout, à ne point cesser d’étonner celles et ceux qui nous observent.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> On nous attend ici, nous apparaissons là; on serait prêt à parier que nous allons réagir ainsi, nous répondons tout autrement; nous devrions nous emporter, nous sourions; il serait normal que nous gardions rancune, nous faisons grâce; tous, à notre place, s’insurgeraient, nous nous soumettons; il va de soi que l’on se taise, nous parlons…</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Imprévisibles, voilà ce que nous sommes devenus depuis que l’Esprit de Dieu nous remplit et nous inspire.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Je me trompe?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Je le crains.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Sommes-nous réellement un sujet de stupéfaction, sinon d’admiration, voire d’émerveillement pour notre entourage?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ou la prédictibilité reste-t-elle solidement attachée à notre image?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> La question vaut, je crois, que nous nous la posions, chacun pour soi.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> <em>“Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, </em>dit Jésus,<em> mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va.C’est aussi le cas de toute personne qui est née de l’Esprit.”</em></span></p>
    <hr />
    <p class=”p1″><span style=”font-size: 8pt;”>Tableau de Tom Thompson</span></p>

  • Par la foi

    <p class=”p1″>&#0160;</p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Habakuk 2.4b: “<em>[…] <strong>mais le juste vivra par sa foi</strong>.”</em></span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Il nous arrive de nous demander si l’injustice cessera un jour; et si ceux qui en assurent quotidiennement la promotion resteront à jamais impunis.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Comme Habakuk qui, en son temps déjà s’interroge, effaré qu’il est par l’absence apparente de toute limite posée à l’extension du mal.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Au point que, n’en pouvant plus, il finit par interpeller rudement son Dieu: “Mais qu’attends-tu donc, Seigneur, pour réagir?”</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Dieu pourrait lui reprocher son audace; il n’en fait rien, mais le rassure, au contraire: “Ceux qui, allègrement, foulent aux pieds ma loi ne perdent rien pour attendre; encore un peu de temps, et ma colère, terrible, s’abattra sur eux.”</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> <em>“[…] mais le juste [lui] vivra par sa foi.”</em></span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> L’invitation divine qui nous est adressée ici, en même temps qu’au prophète, est d’abord à la <strong>patience</strong>: parce que Dieu réalise tout ce qu’il a promis, tôt ou tard, justice sera faite.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>Mais elle est ensuite, et surtout, au <strong>calme</strong> et à la <strong>confiance</strong>: si l’heure du jugement sonnera immanquablement, nous n’avons pas à nous inquiéter pour nous-mêmes.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Parce que nous nous sommes liés au Seigneur hier par la foi et que notre plus haute ambition aujourd’hui est de lui demeurer fidèles en tout, <strong>nous vivrons</strong>!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Lumineuse certitude, que renforce encore cette déclaration de Jésus lui-même*: “<em>En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle; il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.”</em></span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Inquiets, nous pouvons donc l’être pour ceux qui, autour de nous, errent encore dans la nuit.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais pas pour nous qui, étant en Jésus-Christ, ne pouvons plus être condamnés et frappés**!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Ainsi, rendons grâces à Dieu pour le don de la foi qu’il nous a accordé et prions-le de nous garder sur le chemin de la fidélité sans condition.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″> Et continuons d’annoncer à ceux dont nous croisons la route Celui qui est venu du ciel pour subir à notre place le jugement que nous méritions: <strong>Christ, notre Sauveur</strong>.</span></p>
    <p class=”p1″>&#0160;</p>
    <p><span class=”s1″ style=”font-size: 8pt;”>*Jean 5.24</span></p>
    <p><span class=”s1″ style=”font-size: 8pt;”>**Voir Romains 8.1</span></p>