<p class=”p1″><span class=”s1″> Jean 12.32: “<em>Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.”</em></span></p>
<p class=”p1″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a502a446200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Aiguilles rouges” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a502a446200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a502a446200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Aiguilles rouges” /></a></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″>Ah! les récits de montagne!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Bonatti, Rebuffat, Lachenal, Herzog, Frison-Roche… autant de guides de légende qui, longtemps, très longtemps, m’ont fait rêver.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> Nous sommes sur une arête des Aiguilles Rouges, dans le massif du Mont-Blanc.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Georges, raconte Frison-Roche*, se rend soudain compte que Pierre, derrière lui, est en danger: il n’est pas attaché et le vertige qui l’a pris pourrait bien lui être fatal.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Georges escalade alors les derniers mètres qui le séparent du sommet et lance sa corde.<span class=”Apple-converted-space”>  ‘</span>Attrape!’<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pierre saisit le filin et s’attache.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est sauvé et lui aussi touchera au sommet.”</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> Une histoire qui en rappelle une autre: la nôtre.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> Comme Pierre, nous étions en perdition.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’espoir de toucher un jour au but nous avait fuis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jamais nous ne parviendrions au sommet aimé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre destin, c’est au fond de la sombre crevasse qu’il gisait.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> Mais c’était sans compter avec la grâce puissante de Jésus, le Christ de Dieu.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> Jésus, paru pour nous lancer la “corde” salvatrice.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus, s’employant aujourd’hui, du sommet où il se trouve déjà, à nous tirer d’une main ferme pour nous “hisser” bientôt jusqu’au “sommet”, par quoi j’entends bien sûr le “ciel”, lieu infiniment enviable de la présence divine, immédiate et vivifiante.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> Si j’ai choisi “hisser”, plutôt qu’“attirer”, pour rendre compte de l’engagement présent de notre Sauveur, c’est parce que tel est le sens premier du verbe servant à le décrire dans notre texte.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> <em>Elkeïn</em>: littéralement, “tirer, traîner avec effort, hisser”.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> Un verbe parfaitement approprié, donc, parce que traduisant admirablement l’effort incalculable auquel celui qui a choisi de nous porter secours doit consentir pour venir à bout de notre incorrigible rétivité et nous entraîner vers la cime promise.</span></p>
<p class=”p1″><span class=”s1″> Grâces lui soient rendues pour son obstination à nous sauver!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans un tel “premier de cordée”, jamais nous n’aurions pu espérer connaître un jour, là-haut, l’éblouissement suprême.</span></p>
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<p class=”p1″><span class=”s1″>*</span><span class=”s1″ style=”font-size: 8pt;”><em>Premier de cordée</em>, pp. 266-267.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Livre offert par mes parents pour Noël en 1964 et dédicacé par l’auteur.</span></p>