Quand le stress a du bon…

<p>Jacques 1.2-4: “<em>Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la persévérance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b3c4d3f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vigne” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2025d9b3c4d3f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b3c4d3f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vigne” /></a></p>
<p>“<strong>La vigne a besoin de stress</strong>.”</p>
<p>Nous sommes à Praz, dans le canton de Fribourg, sur les bords du lac de Morat.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Logée dans le vully, la cave que nous visitons porte le beau nom de <em>Cave aux hirondelles</em>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et celle qui vient de nous faire cette révélation n’est autre que l’épouse de Michel Pellet, le vigneron.</p>
<p>“La vigne a besoin de stress” — de &quot;stress hydrique&quot;, pour être précis.</p>
<p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour que ses racines s’enfoncent plus profondément dans le sol.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et qu’elle devienne ainsi plus résistante, et porte un fruit plus savoureux encore.</p>
<p>L’art du viticulteur, on le voit, consiste donc également à “stresser” ses plants.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pas trop: ils s’épuiseraient.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Juste assez, pour que, mieux enracinés, ils gagnent en vigueur et en qualité.</p>
<p><strong>Et si nous aussi, nous avions besoin de stress!</strong></p>
<p>Il arrive que, dans la Bible, la communauté des croyants soit comparée à une vigne, et Dieu au vigneron qui l’élève.</p>
<p>Que nous, qui appartenons à ce saint rassemblement, soyons régulièrement “stressés”, au sens de testés, éprouvés, ne doit donc pas nous étonner.</p>
<p>En viticulteur chevronné qu’il est, Dieu sait que, sans stress, nous ne serons jamais que très superficiellement enracinés. Or, <strong>pour que notre feuillage reste vert et que notre fruit soit non seulement plus abondant, mais encore plus goûteux</strong>, il est indispensable que nos racines soient toujours plus profondes.</p>
<p>C’est pourquoi il nous éprouve.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Jamais trop.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Assez cependant pour nous contraindre d’aller encore plus loin dans notre recherche de ces nappes d’eau vive qui, pour peu que nous y puisions sans modération, feront de nous des êtres à la fois robustes et féconds.</p>