Catégorie : Réflexion

  • Un peu comme Daniel

    <p>Daniel 6.23a: <em>“Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ils ne m’ont fait aucun mal […].”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec20bb1200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Chien” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdec20bb1200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec20bb1200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Chien” /></a></p>
    <p>Mes amis le savent: j’ai peur des chiens.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Une peur irraisonnable, une peur panique.</p>
    <p>Nous étions au début des années soixante-dix, je n’avais pas encore vingt ans.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’était l’été, et l’apprenti pasteur que j’étais avait été expédié dans nord de l’Ontario* pour y annoncer l’Évangile aux ruraux francophones.</p>
    <p>J’allais donc de ferme en ferme, la peur au ventre.</p>
    <p>C’est que les fermes, là-bas, voyez-vous, sont toutes vigilamment gardées par trois, quatre ou cinq molosses libres comme l’air.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et que pour atteindre le perron, il faut marcher à travers champs sur une bonne centaine de mètres.</p>
    <p>Une fois ma vieille caisse garée sur le bas-côté du chemin, où allais-je trouver la force d’aller au-devant de ces dogues aux crocs puissants, dont certains accouraient déjà, menaçants?</p>
    <p>C’est à Daniel que je pensais alors.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Toujours.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et, une main sur la poignée de la portière, l’autre sur ma Bible, je priais: “Seigneur, que ton ange accoure et ferme la gueule de ces chiens comme il ferma jadis celle des lions!”&#0160;</p>
    <p>Après quoi, je sortais… me demandant si ma dernière heure n’était pas venue**.</p>
    <p>Le croirez-vous?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce ne sont pas moins de trois à quatre cents cerbères qui se sont rués vers moi cet été-là, et pas un seul n’a fait ne serait-ce que m’effleurer!</p>
    <p>Étonnant?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pas tant que cela.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est David qui chantait*** &#0160;<em>“L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger.”</em></p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Pourquoi ce témoignage?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour nous encourager une fois encore à mettre notre confiance, toute notre confiance dans ce Dieu aimant et puissant qui ne demande qu’à entendre nos cris et voler à notre secours.</p>
    <p>Ce que veut celui qui est à la fois avec nous et pour nous, c’est nous protéger de tout ce qui pourrait nous nuire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et lui n’a pas seulement le désir de nous garder de tout mal, il en a les moyens.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Remettons-lui notre sort, entièrement, joyeusement!</strong></p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><em>Post-scriptum</em></p>
    <p>Un soir que je revenais épuisé par une nouvelle journée de colportage, un pasteur compatissant m’offrit de m’accompagner pour ma dernière visite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il avait grandi dans une ferme et, lui, ne craignait pas les chiens.</p>
    <p>À peine étions-nous arrivés à l’adresse que je lui avais donnée, qu’un berger se rua sur lui et… le mordit au bras!</p>
    <p><strong>Heureux celui qui met sa confiance en l’Éternel plutôt qu’en lui-même!</strong></p>
    <hr />
    <p><span style=”font-size: 8pt;”><span style=”font-size: 10pt;”>*</span> Au Canada. &#0160;<span style=”font-size: 10pt;”>**</span> “Je crois, Seigneur; viens au secours de mon incrédulité!” &#0160;<span style=”font-size: 10pt;”>***</span> Psaume 34.8.</span></p>

  • La parabole du phalaenopsis *

    <p>Ésaïe 43.4a: “<em>[…] tu as de la valeur à mes yeux […].”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec06257200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Phalaenopsis” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdec06257200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec06257200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Phalaenopsis” /></a></p>
    <p>Il n’est pas beau, mon phalaenopsis?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous en avez vu d’autres, dites-vous, et de plus impressionnants encore?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Certainement.</p>
    <p>Qu’est-ce qui fait donc que cette orchidée-là, pour moi, n’a pas de prix?</p>
    <p>C’est simple: trente-six mois de soins attentifs.</p>
    <p>Au commencement, un cadeau généreux, mais somme toute assez banal: des orchidées comme la mienne, on en trouve chez tous les fleuristes et l’on s’en offre à la moindre occasion.</p>
    <p>Puis, les mois passant, le triste spectacle d’une merveille qui s’étiole: des fleurs qui se flétrissent et tombent, une hampe qui jaunit et sèche, des feuilles qui s’amollissent et se tordent.</p>
    <p>La plante aimée est alors donnée pour morte.</p>
    <p>Ne pouvant me faire à l’idée de l’éliminer, je décide de la conserver. J’ignore tout de sa culture. Qu’importe?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je la soignerai à ma façon.</p>
    <p>Les mois s’écoulent: douze, dix-huit, vingt-quatre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Rien.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Rien sinon deux feuilles qui retrouvent leur vigueur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais c’est tout.</p>
    <p>Une année encore.</p>
    <p>Et c’est le miracle d’une renaissance que nul n’attendait plus.</p>
    <p>Une nouvelle hampe, des boutons et, bientôt, une première fleur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Puis une deuxième, une troisième…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Neuf en tout! pour un éblouissement inespéré.</p>
    <p>Vous comprenez maintenant pourquoi ce phalaenospis, à mes yeux, n’a pas de prix…</p>
    <p><strong>Et si la raison pour laquelle nous avons, nous, du prix aux yeux de Dieu était que, nous aussi, nous lui avons donné du fil à retordre&#0160;pour nous faire naître nous-mêmes à une vie nouvelle?</strong></p>
    <p>Nous étions morts; il pouvait nous oublier.&#0160;Le prix de notre retour à la vie était exorbitant; il l’a payé à la croix.&#0160;Nous l’importunons depuis par nos péchés, nous le fatiguons par nos fautes; il efface nos transgressions, oublie nos péchés.&#0160;D’autres renonceraient; il persévère.</p>
    <p>Et si, j’y reviens, c’étaient les sacrifices consentis pour que notre vie recouvrée soit une fleur au parfum flatteur qui lui inspirent aujourd’hui cette stupéfiante déclaration d’amour: “Vous avez du prix à mes yeux et je vous aime”?&#0160;</p>
    <p>C’est juste une idée, comme ça…</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Billet publié une première fois en septembre 2018 sur <em>Paul&#39;s Café</em>.</span></p>

  • Allez-y !

    <p>Luc 10.2a: <em>“La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9916c03200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Moisson” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e9916c03200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9916c03200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Moisson” /></a></p>
    <p>Je rentre d’une rencontre où il a beaucoup été question de pénurie.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Des Églises qui grandissent et se multiplient, et <strong>peu de conducteurs</strong>.</p>
    <p>Il semblerait que, pour les jeunes en particulier, le “ministère à plein temps” n’ait plus la cote, et que les pasteurs en place soient de plus en plus nombreux à se décourager et à abandonner leur poste au bout de quelques années.</p>
    <p>Comme c’était déjà le cas du temps des apôtres, pourtant, <strong>la moisson à faire est grande</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Même si tous nos contemporains ne ressentent pas le besoin qu’ils ont de Dieu, il en est beaucoup qui ont soif de lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le manque d’ouvriers que nous constatons est donc pour le moins préoccupant.</p>
    <p>C’est pourquoi Jésus poursuit —Luc 10.2b: <em>“Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.”</em></p>
    <p>Voilà qui est clair.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Notre devoir?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Intercéder</strong> auprès de Dieu pour qu’il multiplie ses appels et lève bientôt une véritable “armée” de serviteurs, bien résolus à aller dans tout le monde pour faire de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et leur enseignant à observer tout ce que leur Maître leur a appris.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Cela dit, j’aimerais ajouter à ce commandement du Seigneur les deux mots qui suivent immédiatement —Luc 10.3a: <em>“Allez-y!”</em></p>
    <p>C’est que nous ne devons pas attendre l’exaucement de nos prières les bras croisés. &#0160;<em>“Allez-y!”</em>, nous dit le Seigneur, qui compte sur nous, sur chacun d’entre nous, pour <strong>prendre sa part</strong> dans sa moisson.</p>
    <p>C’est toujours avec émotion que je me souviens des “foins” à la campagne.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Eh bien, au côté des “professionnels”, il était utile qu’il y eut aussi quelques amateurs comme ces vacanciers que nous étions pour rentrer toute l’herbe avant l’orage!</p>
    <p>Prions donc que Dieu suscite de nouvelles vocations vraies en grand nombre; mais pensons à <strong>lui offrir nous-mêmes nos services</strong> pour que la moisson avance.</p>
    <p>N’oublions pas que la nuit est désormais toute proche, où personne ne pourra plus travailler!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Avec toute mon affection en celui qui nous appelle à être ses <strong>collaborateurs</strong>.</p>

  • “Et même s’il ne le faisait pas…”

    <p>Daniel 3.17-18a: “<em>Notre Dieu, celui que nous servons, peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ton pouvoir, roi. Et même s’il ne le faisait pas […].”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278800b85cb200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Non” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278800b85cb200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278800b85cb200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Non” /></a></p>
    <p><strong>Shadrak, Méshak et Abed-Nego</strong>, vous vous rappelez?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ces compagnons de Daniel dont nos moniteurs d’École du dimanche aimaient à nous faire chanter les noms exotiques!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ça y est?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous les remettez?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Eh bien c’est d’eux que j’aimerais vous parler ici. Pour les citer en exemple.</p>
    <p>Trois jeunes Hébreux arrachés à leurs familles, déportés à Babylone et livrés sans défense aux mains d’un redoutable despote.</p>
    <p>Trois garçons menacés de mort par le feu s’ils ne plient pas le genou devant la statue d’or à laquelle tous, sans exception, doivent désormais rendre hommage.</p>
    <p>Et <strong>trois gaillards qui ont le courage de dire Non!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span></strong>Non, nous n’aurons pas d’autre dieu que le nôtre!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et qui ne lâchent rien.</p>
    <p>Trois camarades enfin qui, quoique dépourvus de tout diplôme en théologie, nous donnent <strong>une leçon de foi</strong> dont nous ferions bien de nous souvenir.</p>
    <p>Une leçon en quatre points.</p>
    <p><em>Un</em>, ils ne doutent pas un instant du pouvoir de leur Dieu. Parce qu’à lui, rien, non rien n’est impossible, il “peut”&#0160;les délivrer de tout, y compris de cette fournaise ardente à laquelle leur obstination les condamne.</p>
    <p><em>Deux</em>, ils savent et le disent que celui qui est pour eux est infiniment plus puissant que celui, tout effrayant qu’il soit, qui est contre eux.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Tiens, prends cela dans les dents, ô Nebucadnetsar le minus!</p>
    <p><em>Trois</em>, ils sont persuadés que leur Dieu ne peut pas les abandonner et qu’il les arrachera d’une manière ou d’une autre au pouvoir de leur ennemi.</p>
    <p><em>Quatre</em>, surtout, ils n’excluent pas que celui sur qui ils comptent plus que jamais ait un autre projet pour eux. Mais ajoutent aussitôt que, quand bien même ce serait le cas, ils s’en tiendraient à leur résolution: jamais ils n’adoreront un autre que le Dieu qu’ils servent!</p>
    <p><em>“<strong>Et même s’il ne le faisait pas</strong> […].”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span></em>D’aucuns ont cru sentir dans cette phrase comme l’ombre d’un doute envahissant nos trois vaillants témoins. Absurde!</p>
    <p>Non, Shadrak, Méshak et Abed-Nego ne sont pas saisis soudain par le doute.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est juste qu’<strong>ils s’interdisent de présumer de l’intention</strong> divine.</p>
    <p>Et là, je m’incline!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Convaincus que Dieu “peut”, ils le sont; mais convaincus que Dieu “veut”, non.</p>
    <p>“Mais, expliquent-ils aussitôt, si Dieu ne veut pas, cela ne changera rien à notre détermination.”</p>
    <p>Autrement dit, “nous croyons qu’il peut et qu’il va nous délivrer, mais nous savons aussi qu’il peut en décider autrement sans que notre confiance en lui n’en soit entamée; car c’est à l’excellence de sa volonté, autant qu’à l’infini de son pouvoir, que nous nous en sommes remis une fois pour toutes”. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Quand je parlais de leçon!</p>
    <p>De leçon pour moi en tout cas, qui me trouve soudain utilement exhorté par trois petits jeunes aux noms chantants à <strong>croire que le Seigneur a toujours les moyens de me venir en aide</strong> et, dans le même temps, à <strong>ne pas perdre la foi s’il choisissait de ne pas les mettre en œuvre</strong>, mais à me réjouir, au contraire, de ce que se serait alors imposé un vouloir dont je sais qu’il est par définition le meilleur, et de loin!</p>

  • Prépare-toi à vivre !

    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9861374200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Malher” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e9861374200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9861374200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Malher” /></a></p>
    <p>Les hasards de la programmation télévisuelle m’ont permis l’autre jour de réentendre et peut-être apprécier comme jamais la <strong>Symphonie n°2</strong>, dite “<strong>Résurrection</strong>”, de Gustav <strong>Mahler</strong>. Le cinquième et dernier mouvement en particulier pour le texte bouleversant qu’il porte et dont on nous dit que, sauf pour les huit premiers vers extraits de l’ode <em>Aufersteh’n</em> de Friedrich Gottlieb Klopstock*, il est de l’œuvre de Mahler lui-même.</p>
    <p>En voici, <strong>pour notre méditation</strong>, la traduction wikipédiesque.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><em>Lève-toi, oui, tu te lèveras à nouveau,/ Ma poussière, après un court repos! La vie éternelle,/ Celui qui t’a appelée va te la donner./ Tu es semée pour fleurir à nouveau./ Le seigneur de la récolte marche à grands pas/ Et rassemble les gerbes.</em></p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><em>Oh, crois, mon cœur, crois:/ Rien ne sera perdu!/ Ce que tu as désiré est à toi!/ À toi, ce que tu as aimé, ce pour quoi tu t’es battu!</em></p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><em>Oh, crois: tu n’es pas né en vain!/ Tu n’as pas vécu,/ Souffert pour rien!</em></p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><em>Ce qui est né doit disparaître!/ Ce qui a disparu doit renaître!/ Arrête de trembler!/ Prépare-toi à vivre!</em></p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><em>Oh, douleur! toi qui pénètres tout,/ Je suis arraché à toi./ Oh, mort! toi qui conquiers tout,/ Tu es vaincue enfin!/ Avec les ailes que j’ai gagnées/ Dans une lutte ardente pour l’amour,/ Je m’élèverai/ Vers une lumière qu’aucun œil n’a jamais vue!</em></p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><em>Avec les ailes que j’ai gagnées,/ Je m’élèverai!</em></p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><em>Je vais mourir pour vivre!</em></p>
    <p style=”padding-left: 40px;”><em>Lève-toi, oui, tu te lèveras à nouveau,/ Mon cœur, en un clin d&#39;œil!/ Ce que tu as vaincu/ À Dieu te portera!</em></p>
    <p>“Je m’élèverai/ Vers <strong>une lumière qu’aucun œil n’a jamais vue</strong>”… Est-il possible d’exprimer mieux notre espérance chrétienne?</p>
    <p>Et que dire de cette formidable intuition: “Je vais <strong>mourir pour vivre</strong>”?</p>
    <p>Ou encore de cette invitation: “<strong>Prépare-toi à vivre</strong>”?… Comme si la vie, à la mort, ne faisait que commencer!</p>
    <p>Béni soit Celui, le Prince de la vie, qui, après qu&#39;il nous a saisis hier, nous entraîne aujourd&#39;hui vers la vie!</p>
    <hr />
    <p><span style=”font-size: 8pt;”><span class=”Apple-converted-space”>*&#0160;</span>Un des précurseurs du mouvement littéraire allemand <em>Sturm und Drang</em> (<em>Tempête et passion</em>).</span></p>

  • “Dieu n’est pas pressé”

    <p>Jean 11.6: “<em>Quand il apprit que Lazare était malade, il resta encore deux jours à l’endroit où il se trouvait […].”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be431a05b200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Heure 4″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026be431a05b200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be431a05b200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Heure 4″ /></a></p>
    <p>“Dieu n’est pas pressé”, me confiait récemment un ami.</p>
    <p>Sur le moment, la formule m’a surpris.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je l’ai d’abord écartée.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Puis reprise.</p>
    <p>Est-il vrai que “Dieu n’est pas pressé”?</p>
    <p>Affirmer qu’il ne le serait jamais reviendrait à rejeter le double témoignage de la révélation divine et de l’expérience personnelle.&#0160;Mais reconnaître qu’il lui arrive souvent de “temporiser”, n’est-ce pas ce à quoi nous invite notre texte, et tant d’autres avec lui?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Incontestablement.</p>
    <p>Pour autant, les formules “pressé”, “pas pressé” conviennent-elles pour qualifier Dieu?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pas sûr.</p>
    <p>Il serait plus juste de dire de lui qu’<strong>il prend toujours son temps</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et le mot important ici est le possessif “<strong>son</strong>”.</p>
    <p>Dieu est le maître du temps.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est lui qui fixe les heures.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est lui qui règle l’horloge de l’histoire, qu’il s’agisse de la Grande ou de la nôtre.&#0160;D’où ce fréquent décalage entre “son” temps et le nôtre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et notre frustration, souvent, notre révolte, parfois.</p>
    <p>Mais nous appartient-il de commenter “son” temps?</p>
    <p><strong>“Son” temp</strong>s est toujours <strong>le temps “juste”</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le temps <strong>approprié</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Approprié tant aux circonstances qu’à ses projets.</p>
    <p>Ainsi, notre vocation aujourd’hui est-elle de faire preuve de toujours plus de confiance et de patience.</p>
    <p>De <strong>confiance</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quel que soit le temps choisi par Dieu pour intervenir, persuadons-nous qu’il est le temps idoine, fixé qu’il a été par sa sagesse infinie.</p>
    <p>De <strong>patience</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Si le temps de Dieu nous semble long<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;—</span>et il arrive souvent qu’il nous donne cette impression!—, rien ne sert de nous impatienter.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Attendons.</p>
    <p>Dieu a-t-il jamais trahi ses promesses?</p>
    <p>Le moment vient où il se manifestera de manière sensible.&#0160;Et qu’il soit encore lointain à nos yeux, ou imminent, <strong>ce sera le “bon” moment, parce que “son” moment</strong>.</p>

  • Un vieux cantique pour la nouvelle année

    <p><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>C’est au Genevois <strong>Bénédict Pictet</strong> (1655-1724) que l’on doit ce chant datant de 1705 et publié en 1859 dans le recueil <em>Psaumes et cantiques</em>.</span></p>
    <p><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>Pasteur et théologien calviniste, Pictet est chargé dès 1691 par la Compagnie des Pasteurs de Genève de moderniser le psautier.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais il rédige également de nombreux cantiques, dont certains destinés à rythmer l&#39;année liturgique.</span></p>
    <p><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>Le cantique dont je vous livre ci-dessous neuf des <strong>quatorze strophes</strong> est le dernier du recueil <em>Psaumes et cantiques</em> et doit être chanté sur le douzième air du Psautier.</span></p>
    <p><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdeb251ea200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Pictet” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdeb251ea200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdeb251ea200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pictet” /></a><br /></span></p>
    <p><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>Vous remarquerez en passant les petites notes moralisantes qu’il inclut, typiques d’un auteur attaché à l’<strong>édification</strong> des fidèles.</span></p>
    <p><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>Surtout, vous entendrez avec moi le message: puisque notre vie n’est qu’un souffle et le monde appelé à passer, invoquons le secours de l’Esprit pour vivre de manière sainte en attendant le dévoilement de <strong>notre espérance</strong>, la glorieuse apparition du Fils.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></span></p>
    <p style=”padding-left: 80px;”><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>1. <em>Ô notre Dieu, Père d’éternité/&#0160;</em><em>Qui des immortels règles la destinée,/&#0160;Nous venons tous, avec humilité,/&#0160;Te consacrer cette nouvelle année.</em></span></p>
    <p style=”padding-left: 80px;”><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>7. <em>Nous venons te promettre, dans ce jour,/&#0160;</em><em>Pour ton service, une ardeur éternelle,/Un cœur nouveau, brûlant d’un saint amour,/&#0160;Toujours soumis, zélé, pur et fidèle.</em></span></p>
    <p style=”padding-left: 80px;”><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>8. <em>Mais nous savons que nos efforts sont vains/&#0160;</em><em>Sans ton secours, Père de toute grâce;/&#0160;Déploie en nous, misérables humains,/&#0160;De ton Esprit la puissance efficace.</em></span></p>
    <p style=”padding-left: 80px;”><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>9. <em>Que cet Esprit, nous conduisant toujours,/&#0160;</em><em>Pendant le cours de toutes nos années,/&#0160;Règle nos mœurs, nos désirs, nos discours/&#0160;Selon les lois que tu nous as données.</em></span></p>
    <p style=”padding-left: 80px;”><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>10. <em>Enseigne-nous que tout est vanité,/&#0160;</em><em>Et qu’il n’est rien ici-bas de durable;/&#0160;Que les grandeurs, les plaisirs, la beauté,/&#0160;Tout passe enfin, et tout est périssable.</em></span></p>
    <p style=”padding-left: 80px;”><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>11. <em>Fais-nous connaître et comprendre, Seigneur,/&#0160;</em><em>Que notre vie est un torrent rapide,/&#0160;Une ombre, un songe, un éclair, une fleur,/&#0160;Une vapeur qui n’a rien de solide.</em></span></p>
    <p style=”padding-left: 80px;”><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>12. <em>Rends cette année heureuse à tes enfants;/&#0160;</em><em>De mille biens qu’elle soit partagée;/&#0160;Que tes élus soient toujours triomphants;/&#0160;Et réjouis ton Église affligée.</em></span></p>
    <p style=”padding-left: 80px;”><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>13. <em>Préserve-nous de fâcheux accidents;/&#0160;</em><em>Mais si tu veux finir notre carrière,/&#0160;Et s’il te plaît de terminer nos ans,/&#0160;Prépare-nous à notre heure dernière.</em></span></p>
    <p style=”padding-left: 80px;”><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>14. <em>Fais que t’aimant, nous vivions saintement/&#0160;</em><em>Dans la justice et dans la tempérance,/&#0160;En attendant l’heureux avènement/&#0160;De ton cher Fils, notre unique espérance.</em></span></p>
    <p><span style=”font-family: helvetica; font-size: 10pt;”>Puissions-nous faire de ce poème <strong>notre prière</strong>!</span></p>

  • Notre Rocher

    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>1 Samuel 2.2: “<em>Le Seigneur est sans pareil, notre Dieu seul est un rocher.”</em></span></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be42ef098200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Rocher” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026be42ef098200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be42ef098200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Rocher” /></a></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est peu dire que nous vivons dans <strong>un monde instable et dangereux</strong>.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Instable.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Les secousses sont nombreuses, dont certaines propres à nous ébranler, sinon à nous mettre à terre.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Dangereux.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Les menaces se multiplient.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De tous ordres.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Terroristes.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sanitaires.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Climatiques.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais plus encore, idéologiques.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quelle dérive, morale, philosophique, politique ou religieuse nous sera épargnée?</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Le monde d’Anne, l’épouse d’Elkana, n’est pas meilleur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lui aussi est instable et dangereux.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Seule la nature des menaces diffère.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Anne devrait désespérer</strong>.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Sauf qu’<strong>elle ne désespère pas</strong>.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Son secret</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le Dieu qu’elle aime et adore depuis qu’il l’a rencontrée et s’est révélé à elle.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Dieu, l’Éternel</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Seigneur unique, maître de toutes choses, et <strong>rocher des siècles</strong>, recours inébranlable pour le fidèle.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est pourquoi Anne garde confiance.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est pourquoi aussi&#0160;nous devons garder confiance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Notre </strong>“<strong>chance</strong>”<strong> est de connaître le même Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un Dieu “sans pareil”, auquel nous pouvons nous accrocher aujourd’hui comme à un “rocher”.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Tendons donc la main vers lui</strong> et retrouvons, en lui, ce sentiment de sécurité absolue et durable qu’il nous arrive encore souvent de perdre.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Il en va de notre paix intérieure, si fragile.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais pas seulement.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il en va aussi de notre crédibilité.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comment ceux qui nous côtoient nous prendront-ils jamais au sérieux s’ils nous voient porter sur le monde le même regard inquiet qu’eux?</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Il en va enfin de la réputation du Seigneur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Se peut-il que notre génération salue un jour ce Dieu unique et fort si nous ne le laissons pas calmer nos alarmes et rassurer nos cœurs?</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Saluons donc l’année qui vient <strong>tous solidement agrippés à notre divin </strong>“<strong>Rocher</strong>”.</span></p>

  • Merveille de conseiller

    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Ésaïe 9.5a: “<em>[…] un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et la souveraineté reposera sur son épaule&#0160;; on l’appellera merveilleux conseiller […].”</em></span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e981c88b200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Conseiller” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e981c88b200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e981c88b200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Conseiller” /></a><br /></em></span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>On croyait les conseillers réservés aux gros bonnets.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Eh bien sachons-le: pour Dieu, nous sommes de gros bonnets!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Si gros même, qu’il a estimé juste de ne pas nous offrir moins qu’un <em>“merveilleux conseiller”</em>!</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>“Merveilleux conseiller”</em>; ou mieux: “<em><strong>Merveille de conseiller</strong>”</em>*, “<em>Miracle de conseiller”, “Prodige en matière de conseil”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Excusez du peu!</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais pourquoi ce titre insigne donné d’emblée à celui paru pour nous venir en aide?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pour une raison bien simple: parce que <strong>lui, sera sage</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sage comme aucun autre avant ou après lui.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et pourquoi une telle sagesse?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Parce qu’en lui résidera la plénitude de la connaissance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span><em>Sur lui</em>, écrira bientôt le prophète**, <em>reposera l’Esprit du Seigneur: esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de vaillance, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur.”</em></span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Une “<em>Merveille”</em>, donc, un “<em>Miracle”</em>, un “<em>Prodige en matière de conseil”</em>, voilà ce que sera Jésus pour nous.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un conseiller dont la sagesse sera à ce point le reflet de celle de Dieu qu’on l’appellera bientôt “<em>Sagesse [même] de Dieu”***</em>.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et pourquoi cette Sagesse divine est-elle venue prendre place à notre côté?</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Le contexte de notre texte nous l’indique: <strong>pour nous éclairer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et nous éclairer comme nul n’a jamais pu le faire.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais nous éclairer sur quoi?</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Sur Dieu</strong> bien sûr.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Sur ses intentions</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il veut faire grâce.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est ce désir totalement imprévisible, et donc inattendu, que notre <em>“Merveille de conseiller”</em>&#0160;devra interpréter devant nous.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dieu s’était détourné de nous à cause de nos fautes, mais voici, il est revenu parmi nous pour nous parler de miséricorde et de pardon.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Sur ses exigences</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour que nous redevenions les cibles de sa grâce, il nous faut simplement lui avouer toutes ses fautes et nous en remettre ensuite entièrement, pour notre purification et notre salut, à l’œuvre parfaite de son Fils.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est tout.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un <em>“Miracle de conseiller”</em>, donc, pour nous convaincre des bonnes dispositions divines à notre égard et nous indiquer aussitôt le chemin qui seul nous ramènera sûrement dans sa communion: celui de la repentance et de la foi.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Bénissons Dieu</strong> pour l’envoi de cette <em>“Merveille de conseiller”</em> par qui nous avons retrouvé la lumière et la vie.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Et… suivons son conseil</strong>!</span></p>
    <hr />
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>* C&#39;est ainsi qu&#39;Henri Blocher traduit ce titre.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>** 11.2 (TOB).</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>*** 1 Corinthiens 1.24, 30</span></p>

  • Différents

    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Marc 10.43: <em>&quot;Il n’en est pas de même parmi vous.&quot;</em></span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be42c0f8a200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Différents” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026be42c0f8a200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be42c0f8a200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Différents” /></a><br /></em></span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Jésus vient d’annoncer à ses disciples ses souffrances et sa mort prochaines.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Puis il a évoqué, rapidement, sa résurrection.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Contrairement à Pierre, Jacques et Jean ont entendu ce message d’espoir; et les voilà qui se projettent déjà dans ce royaume que leur Maître, revenu à la vie, ne manquera pas d’établir: ils aimeraient faire partie du “gouvernement” et n’hésitent pas à demander à Jésus de leur réserver dès maintenant les deux meilleurs “portefeuilles”!</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est alors que Jésus leur révèle deux choses.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Primo, qu’<strong>il n’est pas d’entrée dans la gloire sans souffrance et sans mort</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Jacques et Jean l’ont-ils déjà oublié?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>N’auront part au royaume du Fils de l’homme que ceux qui auront commencé par accepter de renoncer à eux-mêmes et de se charger de leur croix —autrement dit, de se laisser “crucifier”.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Secundo, que l’entrée dans le royaume toujours est réservée à ceux qui ont d’ores et déjà compris qu’il leur fallait <strong>vivre dès maintenant autrement que le reste de hommes</strong>, je veux dire selon des valeurs nouvelles, à l’opposé de celles du monde.</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un exemple.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>Vous voulez être les plus grands? demande Jésus.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Eh bien mettez-vous sans plus tarder au service des autres!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous prouverez par là que ce n’est plus l’esprit du monde qui domine en vous, mais celui du royaume: mon esprit, donc, à moi qui suis <strong>venu non pour être servi, mais pour servir</strong> et donner ma vie en rançon pour une multitude.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et tous sauront que vous avez votre place dans le monde à venir.”</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mes amis, vivons-nous déjà selon cet esprit nouveau?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’esprit de Christ?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ou nos voisins seraient-ils bien en peine s’il leur fallait citer une différence entre notre manière de penser, de parler et d’agir et la leur?</span></p>
    <p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pour tous aujourd’hui, un seul mot d’ordre: <strong>Qu’il n’en soit pas de même parmi nous!</strong></span></p>