<p>Cantique des cantiques 8.6b:<em> “[…] car l’amour est aussi fort que la mort […]. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bded1de78200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Feu” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bded1de78200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bded1de78200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Feu” /></a></p>
<p>Il est des souvenirs qui marquent.</p>
<p>Comme ces moments passés entre jeunes autour d’un feu de camp.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le ciel étoilé, une guitare mal accordée, des chants —beaucoup de chants—, des témoignages spontanés, une gourde que l’on se fait passer, des rires qui fusent, des paupières qui s’alourdissent…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, surtout, le foyer.</p>
<p>Ses premières flammes qui jaillissent, s’élancent et se perdent dans la nuit; si claires que vous ne pouvez les contempler qu’en plissant les yeux; si chaudes qu’il vous faut prendre quelque distance.</p>
<p>Puis, à mesure que se consument et s’effondrent les branchages et que fraîchit lentement la nuit, son flamboiement qui faiblit et le rougeoiement de ses tisons qui ondule.</p>
<p>Ah! ce moment unique, comme je l’ai aimé!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Après le souffle et les crépitements, le murmure léger d’un foyer apaisé; après la fournaise ardente, la chaleur douce de braises qui s’éteignent.</p>
<p>Le moment de se rapprocher enfin et, enroulé dans sa couverture, de se laisser bercer jusqu’au sommeil par le souffle délicat d’un feu devenu ami.</p>
<p>Pourquoi ce souvenir?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que notre poète inspiré a raison: <strong>l’amour, le vrai, est une flamme</strong>.</p>
<p>Car comme elle, il a une histoire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et son histoire est belle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Permettez que je vous la raconte en deux petites phrases seulement.</p>
<p>Jeune, il étincelle, mais éblouit, crépite, mais brûle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Devenu grand, il rougeoie, mais éclaire, murmure, mais réchauffe.</p>
<p>Nous sommes <strong>entourés d’êtres qui ont besoin d’être aimés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et Dieu nous demande de les aimer de sa part.</p>
<p>Tournons-nous donc, ce matin encore, vers la seule source du véritable amour, pour qu’il nous communique sa flamme.</p>
<p>Et <strong>aimons</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aimons de cet amour authentique qui ne commence d’être une bénédiction que lorsque, devenu plus discret, il offre doucement à l’autre ce point de clarté et cette note de chaleur qui manquent peut-être encore à son bonheur.</p>
<p>Car bien mieux que les élans fougueux, mais éphémères, de l’amour tout neuf, ce sont les attachements discrets, mais durables d’un amour “bonifié” par les ans qui pansent les plaies, guérissent les cœurs et rendent le sourire.</p>
<p>Imaginez!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Des hommes et des femmes, des enfants peut-être, qui, dans la froidure de leur nuit, se souvenant des marques d’attention discrètes que nous leur aurions témoignées, ne verraient que nous pour les revigorer! <span class=”Apple-converted-space”>  </span>Imaginez encore!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Enroulés dans leur couverture, <strong>ils s’approcheraient de nous et, là, reprendraient vie</strong>…</p>
<p>Un miracle à notre portée, celui-là!</p>
Catégorie : Réflexion
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Comme une flamme
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Jamais rassasiés !
<p>1 Thessaloniciens 5.17 : <em>“Ne méprisez pas les prophéties, mais examinez tout et retenez ce qui est bon”.</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9a320be200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Faim” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e9a320be200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9a320be200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Faim” /></a></p>
<p>Observons ici que l’apôtre commence par nous mettre en garde, en même temps que les Thessaloniciens, contre le risque, plus actuel que jamais de “mépriser les prophéties” —nous dirions aujourd’hui: mépriser l’enseignement régulièrement dispensé dans l’Église.</p>
<p>Tous les prédicateurs, c’est évident, n’ont pas le même talent; ni tous les messages le même brillant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où la tentation, pour certains, de regarder de haut telle ou telle instruction sous le prétexte, par exemple, que sa présentation est indigeste, son style archaïque ou son contenu simpliste —à moins que ce soit le contraire: parce que sa forme est trop familière, sa manière trop “high tech” ou sa substance trop “intello”!</p>
<p>C’est à ceux-là, donc, que Paul s’adresse d’abord, lorsqu’il écrit: <em>“<strong>Ne méprisez pas les prophéties</strong>”</em>.</p>
<p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour une raison très simple: qui sait si l’enseignement dédaigné, au motif qu’il nous paraît “trop ceci” ou “pas assez cela”, n’est pas, précisément, celui dont le Seigneur a choisi aujourd’hui de se servir pour nous dévoiler sa pensée et nous instruire sur ce qu'il attend de nous?</p>
<p>Cela dit, Paul ne s’en tient pas dans le texte qui nous occupe à cette seule “défense de mépriser les prophéties”: dans un registre positif cette fois, il ajoute: <em>“<strong>examinez tout et retenez ce qui est bon</strong>”</em>.</p>
<p>Sa façon de nous dire: “<strong>Ayez faim et soif, toujours plus faim et plus soif</strong> d’enseignement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Soyez tout simplement insatiables en matière d’instruction!”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que la volonté de Dieu pour nous est que nous soyons perpétuellement à l’affût de la vérité, où qu’elle se trouve.</p>
<p>Et puis, il ajoute: <em>“<strong>retenez ce qui est bon</strong>”</em>.</p>
<p>C’est qu’il ne s’agit pas pour nous d’“avaler” bêtement tout ce qui nous est proposé, mais bien à tout “<strong>mesurer</strong>” à l’aune de l’Écriture.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme les chrétiens de Bérée*.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, notre mesure faite, à conserver en mémoire pour en tirer tout le profit possible ce qui est “bon”—littéralement: ce qui est “beau”— parce que traduisant fidèlement la pensée de Dieu.</p>
<p>Alors seulement, nous saurons que nous avons fait ce qu’il faut pour que l’Esprit de Dieu nous sanctifie, lui qui se plaît à agir en nous, prioritairement, par le moyen de la Parole annoncée**.</p>
<p>Et nous pourrons peut-être commencer de parler les uns des autres comme de membres de l’Église exemplaires!</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”> Voir Actes 17.10-14.</span>  ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 17.19.</span></p> -
En paix
<p>Psaume 85.9: <em>“[…] le Seigneur parle de paix pour son peuple […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788026e8fb200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Paix” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202788026e8fb200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788026e8fb200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Paix” /></a></p>
<p>Quoi de plus précieux que la paix?</p>
<p>La <strong>paix intérieure</strong>, d’abord.  Les raisons ne nous manquent pas d’être troublés, inquiets, voire angoissés aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où l’importance de cette invitation de l’apôtre Paul*: <em>“[…] portez toute votre attention sur ce qui est bon et digne de louange: sur tout ce qui est vrai, respectable, juste, pur, agréable et honorable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>et le Dieu qui nous donne la paix sera avec vous.”</em></p>
<p>Autrement dit, faites le bien —Jésus dirait <em>“Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice»</em>—, et comptez sur le Seigneur pour pourvoir à tous vos besoins; vous vous découvrirez alors “en paix”, comme jamais, peut-être, auparavant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ah! la paix que Dieu donne!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle surpasse, nous dit encore l’apôtre, tout ce que nous pouvons imaginer…<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>La <strong>paix avec les autres</strong>, ensuite.  Nous vivons dans un monde déchiré.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Déchiré par les bisbilles, les brouilles, les querelles, les disputes, les guerres…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il arrive que les enfants de Dieu eux-mêmes s’empoignent, se combattent, se blessent et rompent…</p>
<p>Triste spectacle!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que Dieu seul peut changer, lui qui aime à parler de paix à son peuple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puissions-nous tous rechercher chaque jour, en lui, l’amour dont nous sommes par nature si dépourvus et dont il est, lui, la source inépuisable!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Alors seulement, les barrières que nous ne cessons pas, hélas! de relever entre nous s’écrouleront une à une, et le Seigneur sera le premier à se réjouir de nous voir enfin devenus, à l’image de son Fils, des “artisans de paix”.</p>
<p>La <strong>paix avec Dieu</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À cause de notre péché, nous sommes naturellement sous la colère et le jugement divins.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais voici que, ce matin encore, le Seigneur, dans sa grâce, nous parle de paix.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous supplie**: “Acceptez d’être réconciliés avec moi.</p>
<p>Depuis que le châtiment qui, seul, pouvait ramener la paix entre nous est tombé sur Jésus, mon Fils, il nous est possible, à vous et à moi, de vivre en paix.  Surtout, vous pouvez avoir l’assurance que je ne vous en veux plus et que rien, ni personne, ne pourra plus jamais m’empêcher de vous entourer de mon amour infini et éternel!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Alors, je vous le demande: l’un d’entre vous voudrait-il se priver de cette certitude?”</p>
<p>Oui “le Seigneur nous parle de paix” aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puissions-nous l’entendre tous et saisir ensemble cette paix qu’il nous offre gratuitement, en échange seulement de notre foi en son Fils et de notre attachement à lui.</p>
<p>Avec toute mon affection en celui qui est aussi le “<strong>Prince de la paix</strong>”.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Philippiens 4.8-9.</span>  ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 2 Corinthiens 5.</span></p> -
Qui sait ?
<p>Joël 2.13, 14: <em>“Revenez à l’Éternel […].<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui sait?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Peut-être regrettera-t-il encore et laissera-t-il après lui<span class=”Apple-converted-space”>  </span>la bénédiction […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e99fdc67200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Qui sait” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e99fdc67200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e99fdc67200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Qui sait” /></a></p>
<p>Étonnant, non?</p>
<p>“Repentez-vous! demande en substance Joël à ses compatriotes, et <strong>qui sait?</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu reviendra <strong>peut-être</strong> sur sa décision de vous infliger la punition que vous méritez; <strong>peut-être</strong> même vous accordera-t-il à nouveau sa bénédiction.”</p>
<p>Pourquoi ce <em>“Qui sait?”</em>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ces deux <em>“peut-être”</em> en un endroit où il nous semblait permis d’attendre plus de certitudes?</p>
<p>Sans doute le prophète formule-t-il les choses ainsi pour bien faire apparaître que même et <strong>jusque dans l’exercice de sa miséricorde, Dieu demeure souverain</strong>.</p>
<p>Pas plus que le rite, la contrition la plus sincère ne doit être considérée comme méritoire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En matière de salut, tout est, et doit rester… <strong>grâce</strong>, <strong>grâce</strong>, <strong>grâce</strong>.</p>
<p>Comprenons-le bien: Dieu est à jamais libre de répondre comme il l’entend au pécheur qui se livre à lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui seul se dicte toujours son propre comportement.</p>
<p>Certes, parce que jusqu’à maintenant, il a systématiquement pardonné à celui qui revenait à lui, nous pouvons nous attendre à ce qu’il n’agisse pas autrement avec nous aujourd’hui.</p>
<p>Mais que ceci au moins s’inscrive une bonne fois dans notre esprit: si Dieu nous pardonne aujourd’hui, ce n’est pas parce que notre repentance l’y contraint; c’est parce que, dans sa grâce, il a de nouveau librement choisi de nous mettre au bénéfice de sa miséricorde.</p>
<p><em>“Ce n’est pas à cause de vous que j’agis</em>, déclara-t-il un jour, <em>mais à cause de moi!”</em></p>
<p><strong>Pour que tout reste grâce et qu’ainsi notre salut demeure à jamais un sujet toujours nouveau d’émerveillement et de reconnaissance</strong>.</p>
<p>Approchons-nous donc de lui en cet instant; avouons-lui nos erreurs, nos manquements, nos fautes; “déchirons nos cœurs” devant lui; et… <strong>attendons</strong>!</p>
<p><strong>Attendons que le miracle de la grâce se reproduise pour nous</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que Dieu, pour la énième fois, nous fasse la belle surprise de nous dire: “À cause de ce que je suis, je vous pardonne; j’efface votre péché; j’oublie votre transgression”.</p>
<p>Et parce que nous nous serons refusé de prendre jamais sa parole libératrice pour un acquis, nous l’accueillerons cette fois encore comme<strong> le plus inattendu et le plus beau des cadeaux</strong>.</p>
<p>Notre visage s’illuminera alors comme celui d’un enfant, éclairé qu’il sera par la reconnaissance émue que nous aura inspirée cette divine surprise.</p> -
Rappel à l’ordre
<p>Jean 2.3-4a: “<em>Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit: ‘Ils n’ont plus de vin.’<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus lui répondit: ‘Que me veux-tu, femme?’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880239a1a200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Rappel à l'ordre” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2027880239a1a200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880239a1a200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Rappel à l'ordre” /></a></p>
<p>Étrange, non?</p>
<p>Marie, qui doit avoir eu sa part de responsabilité dans la préparation du banquet, s’approche de son fils et, discrètement, l’informe: <em>“Ils n’ont plus de vin.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sous-entendu: “À toi de jouer!”</p>
<p>Et son Fils bien-aimé de nous surprendre en lui répliquant brutalement: <em>“Que me veux-tu, femme?”</em></p>
<p>Sous le choc de cette apostrophe pour le moins inattendue, nous avons besoin de comprendre.</p>
<p>Si l’appellation <em>“femme”</em>, plutôt que “mère”, ne contient ici aucune nuance d’irrespect, elle introduit à l’évidence une certaine distance entre Jésus et Marie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une distance que souligne la question qui suit –surprenante de vigueur: <em>“Que me veux-tu?”</em><span class=”Apple-converted-space”><em> </em> </span>Ou, autre traduction, “<strong>De quoi te mêles-tu?</strong>”.</p>
<p>Maintenant, que signifie cette interpellation?</p>
<p>Reconnaissons qu’il n’est pas aussi aisé qu’il y paraît d’en saisir immédiatement toute la portée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais s’il est une chose qu’elle traduit clairement, c’est bien celle-là: Jésus est profondément contrarié par l’intervention de sa mère, dont la requête est inopportune, déplacée, sinon fâcheuse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il tient à le lui faire savoir.</p>
<p>Mais qu’est-ce qui, dans la prière de Marie, a bien pu le contrarier à ce point?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et d’où vient qu’il semble faire si peu de cas ici de la grande confiance en lui que sa mère vient tout juste de démontrer?</p>
<p>La <em>Bible en français courant</em> nous met, je crois, sur la bonne piste lorsqu’elle rend ainsi le propos de Jésus: “Femme, <strong>est-ce à toi de me dire ce que j’ai à faire?</strong>”</p>
<p>Par sa requête, Marie, sans forcément en être consciente, dictait à Jésus sa conduite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et celui-ci l’a immédiatement perçu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où sa réaction, plutôt véhémente –en substance : “Qui es-tu pour vouloir remplir toi-même mon agenda?”</p>
<p>Et l’incident est intéressant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une femme prie –avec foi; et le Seigneur est comme agacé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que dans cette prière, il a discerné plus qu’une simple suggestion, <strong>une forme d’ordre</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et c’est ce précisément qu’il ne peut accepter sans réagir vivement.</p>
<p>Non, <strong>ce n’est pas à nous de lui dire ce qu’il a à faire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Lui seul sait</strong>, non seulement ce qu’il convient de faire, mais encore quand et comment il vaut mieux le faire.</p>
<p>La tentation, c’est vrai, est parfois irrésistible: parce que tout nous paraît tellement évident, nous nous risquons d’abord à lui donner quelques idées –des fois qu’il en manquerait!– avant de lui dicter carrément ce que nous attendons de lui.</p>
<p>Nous avons besoin de <strong>réapprendre à prier</strong>.</p>
<p>Prier, faut-il le rappeler? ce n’est pas tenter d’imposer sa propre volonté au Seigneur.  Prier, c’est, au contraire, s’approcher de lui et <strong>se mettre à son écoute</strong> pour discerner sa volonté, de façon à pouvoir ensuite ne plus lui demander que ce qu’il sera trop heureux de nous accorder à l’“heure” de son choix.</p>
<p>Et s’il garde le silence, <strong>nous soumettre d’avance</strong> à son “bon” vouloir dont on ne dira jamais assez qu’il est à jamais le meilleur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>En toute confiance</strong>, donc.</p> -
Résister
<p>Éphésiens 6.10-14: “<em>Au reste, soyez puissants dans le Seigneur, par sa force souveraine.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Revêtez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir bon devant les manœuvres du diable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En effet, ce n’est pas contre le sang et la chair que nous luttons, mais contre les principats, contre les autorités, contre les pouvoirs de ce monde de ténèbres, contre les puissances spirituelles mauvaises qui sont dans les lieux célestes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prenez donc toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le jour mauvais et, après avoir tout mis en œuvre, tenir bon.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880222e92200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Résister 3″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2027880222e92200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880222e92200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Résister 3″ /></a></p>
<p>Utile rappel: <strong>nos ennemis les plus redoutables ne sont pas faits de chair et de sang</strong>; et ceux qu’il nous faut craindre surtout ne sont pas ceux qui pourraient attenter un jour à notre vie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non.</p>
<p>Nos adversaires les plus inquiétants sont cette armée d’esprits dont le diable se sert pour nous détacher du Seigneur et nous couper ainsi de la source de vie.</p>
<p>Invisibles, ils sont pourtant présents partout, cherchant par tous les moyens, des plus grossiers aux plus subtils, à reprendre le contrôle à la fois de nos pensées et de nos actes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Défaire l’œuvre de l’Esprit en nous, tel est leur objectif.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il faut avouer qu’ils y parviennent parfois!<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><strong>Veillons</strong> donc, commande Paul.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et toutes les fois que les ennemis farouches de nos âmes nous attaquent, <strong>résistons</strong>.</p>
<p><strong>Mais pas avec nos propres forces</strong>, trop limitées pour neutraliser les esprits qui nous assaillent; avec la force qui est dans le Seigneur et que nous pouvons puiser en lui.</p>
<p><strong>Et pas avec nos propres armes</strong>, trop dérisoires pour nous protéger efficacement; avec toutes les armes de Dieu, dit l’apôtre.</p>
<p>Et l’appel qu’il nous adresse alors est à <strong>nous vêtir de toute la panoplie divine</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De nous saisir donc de<strong> la vérité</strong> pour combattre le prince des mensonges, de <strong>notre justification</strong> pour répondre à l’accusateur des fidèles, de <strong>l’Évangile de paix</strong> pour déjouer les plans du diviseur, de <strong>notre foi</strong> pour défaire le père du doute, de <strong>notre assurance du salut</strong> pour contrer le grand démoralisateur des croyants et, enfin, <strong>des paroles que nous inspire l’Esprit</strong> pour confondre le tentateur.</p>
<p>Puissions-nous entendre tous son commandement aujourd’hui et, dûment équipés, nous tenir prêts à frustrer durablement les forces du mal en opposant à leurs assauts farouches une résistance plus farouche encore!</p>
<p>Avec toute mon affection en notre divin Capitaine…</p> -
Dieu est mort
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec8ae53200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Dieu est mort” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdec8ae53200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec8ae53200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Dieu est mort” /></a></p>
<p><strong><em>Dieu est mort</em></strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est le faire-part que je découvris un jour sur le trottoir parisien après le passage d’une importante manifestation.</p>
<p>“Dieu est mort”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À la vue de ces mots, je me souviens m’être comme figé.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Non! ai-je vigoureusement protesté en mon fors intérieur, Dieu n’est pas mort!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pareille désinformation est insupportable!  Pire: criminelle! ”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’étais très en colère.</p>
<p>Puis triste.</p>
<p>J’étais accablé par l’idée que tant d’hommes et de femmes, un jour, avaient ajouté foi à la rumeur et aussitôt fait leur deuil de Dieu.</p>
<p>Jusqu’au moment où je me suis dit: “Mais au fait, <strong>n’est-il pas exact que Dieu est mort?</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’a-t-il fait au Golgotha, sinon laissé sa vie, précisément, sur une croix?”</p>
<p>Force m’était de constater que <strong>le trottoir disait vrai</strong>: Dieu était bien mort.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mort en Jésus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mort pour moi, pour vous, pour nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mort afin que quiconque croit aujourd’hui en la vertu salvatrice de son sacrifice, ne meurt pas, mais ait la vie éternelle.</p>
<p><strong>Sauf que l’histoire ne s’est pas arrêtée au Calvaire</strong>.  Heureusement.</p>
<p>Après la nuit opaque du vendredi saint, une aube lumineuse est parue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et l’écho de la stupéfiante nouvelle a résonné pour la première fois dans le cosmos tout entier: celui qui était mort pour les péchés des hommes, était ressuscité pour leur parfaite justification!</p>
<p>Dieu… vivait à nouveau!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et avec lui, toutes celles et tous ceux que leur foi en lui avait déjà liés, ou allait unir à lui, à jamais!</p>
<p>“Dieu est mort”, oui, le trottoir avait raison.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais ce qu’il ne disait pas, hélas! est que <strong>ce même Dieu était ressuscité</strong> quelques heures seulement après qu’on l’eut mis au tombeau.</p>
<p>Pour nous, notre bonheur est donc de pouvoir annoncer aujourd’hui au monde entier: “<strong>Dieu est vivant!</strong>”</p>
<p>Vivant pour rendre la vie et faire vivre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Vivant pour nous rendre la vie et nous faire vivre</strong>.</p>
<p style=”padding-left: 80px;”><em>Mon Rédempteur est vivant, / </em><em>Et c’est en lui que j’espère! / Je l’ai contemplé mourant / Pour mes péchés, au Calvaire; / Mais, par un suprême effort, / Jésus a vaincu la mort.</em></p>
<p style=”padding-left: 80px;”><em>Je ne crains rien désormais: / La mort a rendu sa proie; / Je puis m’endormir en paix, / Pour m’éveiller avec joie. / Celui qui m’a racheté, / Jésus, est ressuscité.</em>*</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Paroles que l'on doit au recteur Léopold-Eberhard Bonsen (1699-1788).</span></p> -
Des tiroirs pleins à craquer
<p>Apocalypse 3.18a: <em>“Je te conseille […] d’acheter chez moi de l’or purifié par le feu afin que tu deviennes vraiment riche […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec6b4bd200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Tiroir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdec6b4bd200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec6b4bd200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Tiroir” /></a></p>
<p>J’entendais l’autre jour que le réalisateur italien Luchino Visconti était un perfectionniste.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si scrupuleux que, par exemple, lors du tournage de son monumental <em>Ludwig ou le crépuscule des dieux</em>, il exigeait que tous les tiroirs fussent remplis d’objets précieux alors même qu’il ne prévoyait pas d’en faire ouvrir un seul!</p>
<p>Pourquoi faut-il que je vous encombre ici avec cette information somme toute assez anodine?</p>
<p>Pour cette simple et, je crois, bonne raison qu’elle m’est apparue comme une belle image de ce qui devrait nous préoccuper aujourd’hui en tant que disciples de Jésus, savoir <strong>que nos “tiroirs” intimes soient toujours pleins</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ce quand bien même personne d’autre que nous ne le saurait jamais!</p>
<p>Il n’est pas illégitime de soigner son image, même dans une Église.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais vous conviendrez qu’il y a plus important.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme, par exemple, accumuler ces <strong>richesses intérieures</strong> inestimables que sont non seulement la connaissance et la sagesse, mais encore l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi, et j’en passe et des meilleures.</p>
<p>Et à cette noble fin, s’ouvrir tout grand à l’Esprit de Dieu, généreux dispensateur de ces “bijoux” spirituels, pour qu’il nous en remplisse à craquer!</p>
<p>Il peut arriver que nous manquent les occasions d’exhiber nos trésors récemment acquis et que, faute de visiteurs pour inspecter nos commodes, notre opulence spirituelle passe largement inaperçue.</p>
<p>Qu’importe?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’essentiel n’est pas que l’on nous sache dans l’abondance, mais que le Seigneur, lui, qui lit dans notre cœur, se “félicite” de notre prospérité intérieure.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, dans le même temps, que nous sachions lui savoir gré de nous avoir accordé pareille fortune.</p>
<p>Mais il se peut aussi qu’un proche, un ami, un voisin, un collègue, un jour, nous rendant une visite inopinée, aperçoive nos tiroirs tels que nous les avons laissés: ouverts et… vides.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quelle déception pour celui qui nous croyait riches!</p>
<p>Parce qu’une telle indiscrétion n’est pas si rare, et qu’il n’est plus de masque qui tienne alors, assurons-nous donc aujourd’hui que nos espaces de rangement sont abondamment garnis jusqu’à déborder de ces qualités qui, en signalant la présence en nous de l’Esprit de Dieu, l’honorent et le magnifient aux yeux des hommes*.</p>
<p>Et si tel n’était pas encore le cas, sachons qu’il n’est pas trop tard pour <strong>inviter la parole de Christ à habiter en nous</strong> dans toute sa richesse; pas trop tard non plus pour <strong>nous instruire et nous avertir les uns les autres</strong> en toute sagesse**, de telle sorte que, puissamment fortifiés par son Esprit dans notre être intérieur, nous commencions à notre tour d’abriter et de <strong>diffuser la beauté même de Jésus</strong>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Matthieu 5.16 ; 1 Pierre 2.12.</span>  ** <span style=”font-size: 8pt;”>Colossiens 3.16</span></p> -
Pétanque ou pas pétanque ?
<p>Jean 2.2: <em>“Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278801caf55200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Pétanque” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278801caf55200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278801caf55200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pétanque” /></a></p>
<p>L’autre jour, je m’interrogeais: faut-il que je continue de sacrifier un après-midi par semaine à la pétanque?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que je rejoigne aussi souvent la poignée de boulistes fervents que compte mon petit village?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’ai-je pas mieux à faire le mercredi que de mal pointer et faire perdre mon équipe?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne pourrais-je pas consacrer ce temps à des œuvres plus utiles?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis, d’autres compagnies ne me profiteraient-elles pas davantage, dont le vocabulaire serait plus châtié et les plaisanteries moins lourdes?<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>C’est alors que <strong>je me suis souvenu de Jésus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus qui avait été convié à des noces et qui, ô surprise! avait répondu Oui.</p>
<p>N’avait-il pas de bonnes raisons, lui aussi, de décliner poliment l’invitation sachant qu’il perdrait sûrement plusieurs de ses jours précieux dans cette fête sans grand intérêt, et qu’entouré comme il le serait de convives passablement éméchés, il risquerait sa réputation?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Incontestablement.</p>
<p>Jésus, pourtant, se rendit à Cana.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi?</p>
<p>D’abord, j’en suis convaincu, pour assurer les jeunes époux galiléens, amis de sa mère, de sa profonde sympathie.</p>
<p>Autant qu’à nos tristesses, Jésus est sensible à nos bonheurs.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est à jamais notre ami le plus proche et compatissant.</p>
<p>C’est pourquoi, <strong>suivant son exemple</strong>, je me dois aujourd’hui de prouver à mes voisins que rien de ce qui les touche ne m’est étranger.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Leurs peines seront les miennes, leurs joies aussi.</p>
<p>Et puisque la pétanque fait leur bonheur, je continuerai chaque semaine de les amuser en veillant à ce que mes <em>Obut Match</em> noires sept cent soixante grammes restent toujours à bonne distance du cochonnet.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et je partagerai alors, de bon cœur, leur hilarité.</p>
<p>Mais il est une autre raison, me semble-t-il, pour laquelle Jésus a fait le voyage jusqu’à Cana.</p>
<p>Pour nous donner une leçon.</p>
<p>Pour que nous soyons utiles aux hommes, il nous faut commencer par accepter de vivre à leur côté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ce, quoi qu’il puisse nous en coûter parfois.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme par exemple d’être troublés par telle bordée de jurons ou telle volée de blasphèmes.</p>
<p>“Vous n’êtes plus du monde, nous dit en substance Jésus*, mais je ne vous ôte pas du monde; je vous y laisse, au contraire, pendant un temps encore: le temps pour vous de l’imprégner, sans vous laisser imprégner par lui.”</p>
<p>Sans “passer de leur côté”, sachons donc “<strong>nous tenir à côté</strong>” de nos proches voisins.</p>
<p>Pour moi, donc, je retournerai mercredi au boulodrome!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans passion, mais parce que je veux que mes amis villageois sachent que je les aime assez pour me vouloir “auprès” d’eux.</p>
<p>Et qui sait si un jour, l’un d’entre eux ne me demandera pas raison de ma “différence”?</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 17.15-19.</span></p> -
Un Dieu tout simplement incomparable
<p>Michée 7.18-19: <em>“Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la bonté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il aura encore compassion de nous, il piétinera nos fautes.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278801b9e47200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Incomparable” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278801b9e47200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278801b9e47200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Incomparable” /></a></p>
<p>Le prophète Michée a raison: <strong>qui est semblable à notre Dieu?</strong></p>
<p>Dire que <strong>nous l’avons heurté</strong> est un euphémisme.</p>
<p>En nous voulant “in-dépendants” de lui, nous lui avons signifié notre défiance. En revendiquant haut et fort notre “auto-nomie”, nous lui avons dit en substance: nous savons mieux que toi ce qui est bon pour nous! En préférant suivre nos voies plutôt que celles qu’il nous traçait, nous lui avons montré que nous étions en rébellion contre lui.</p>
<p>Autant d’<strong>initiatives malheureuses</strong>, qui nous exposaient à sa juste, mais funeste colère. Autant de <strong>fautes graves</strong>, très graves, qui scellaient notre ruine.</p>
<p>C’est alors que <strong>Dieu s’est révélé à nous tel qu’il est</strong>.</p>
<p>Lui, n’aime pas rendre à chacun selon ses œuvres, ni faire payer aux coupables le prix de leurs crimes. À l’exercice de la justice, il préfère toujours celui de la <strong>bonté</strong>.</p>
<p>C’est pourquoi, nous dit la Bible, il a choisi de s’offrir lui-même, en Jésus-Christ, pour subir à notre place l’effroyable peine que nous encourions. <strong>Il est mort pour nos péchés</strong>.</p>
<p>Pour quoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pour pouvoir “piétiner nos fautes”</strong>! Les broyer, les réduire en miettes, les faire disparaître! Et les oublier.</p>
<p>C’est donc ainsi que notre Dieu s’est alors manifesté: comme un Dieu dont la compassion est extrême. Et qui n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut <strong>nous faire bénéficier de sa bonté</strong>.</p>
<p>Le tout maintenant est de savoir si nous voulons lui offrir cette joie…</p>
<p>Comment?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En nous tournant simplement vers lui pour <strong>lui dire notre repentir, invoquer sa grâce et le remercier de ce que</strong>, sa justice ayant été satisfaite à la Croix, <strong>il ne se souvient même plus de notre révolte</strong>.</p>
<p>Michée avait raison: qui est semblable à notre Dieu?</p>