<p>Daniel 6.23a: <em>“Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils ne m’ont fait aucun mal […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec20bb1200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Chien” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdec20bb1200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec20bb1200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Chien” /></a></p>
<p>Mes amis le savent: j’ai peur des chiens.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une peur irraisonnable, une peur panique.</p>
<p>Nous étions au début des années soixante-dix, je n’avais pas encore vingt ans.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’était l’été, et l’apprenti pasteur que j’étais avait été expédié dans nord de l’Ontario* pour y annoncer l’Évangile aux ruraux francophones.</p>
<p>J’allais donc de ferme en ferme, la peur au ventre.</p>
<p>C’est que les fermes, là-bas, voyez-vous, sont toutes vigilamment gardées par trois, quatre ou cinq molosses libres comme l’air.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que pour atteindre le perron, il faut marcher à travers champs sur une bonne centaine de mètres.</p>
<p>Une fois ma vieille caisse garée sur le bas-côté du chemin, où allais-je trouver la force d’aller au-devant de ces dogues aux crocs puissants, dont certains accouraient déjà, menaçants?</p>
<p>C’est à Daniel que je pensais alors.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Toujours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, une main sur la poignée de la portière, l’autre sur ma Bible, je priais: “Seigneur, que ton ange accoure et ferme la gueule de ces chiens comme il ferma jadis celle des lions!” </p>
<p>Après quoi, je sortais… me demandant si ma dernière heure n’était pas venue**.</p>
<p>Le croirez-vous?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce ne sont pas moins de trois à quatre cents cerbères qui se sont rués vers moi cet été-là, et pas un seul n’a fait ne serait-ce que m’effleurer!</p>
<p>Étonnant?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas tant que cela.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est David qui chantait***  <em>“L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger.”</em></p>
<p> </p>
<p>Pourquoi ce témoignage?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour nous encourager une fois encore à mettre notre confiance, toute notre confiance dans ce Dieu aimant et puissant qui ne demande qu’à entendre nos cris et voler à notre secours.</p>
<p>Ce que veut celui qui est à la fois avec nous et pour nous, c’est nous protéger de tout ce qui pourrait nous nuire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et lui n’a pas seulement le désir de nous garder de tout mal, il en a les moyens.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Remettons-lui notre sort, entièrement, joyeusement!</strong></p>
<p> </p>
<p><em>Post-scriptum</em></p>
<p>Un soir que je revenais épuisé par une nouvelle journée de colportage, un pasteur compatissant m’offrit de m’accompagner pour ma dernière visite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il avait grandi dans une ferme et, lui, ne craignait pas les chiens.</p>
<p>À peine étions-nous arrivés à l’adresse que je lui avais donnée, qu’un berger se rua sur lui et… le mordit au bras!</p>
<p><strong>Heureux celui qui met sa confiance en l’Éternel plutôt qu’en lui-même!</strong></p>
<hr />
<p><span style=”font-size: 8pt;”><span style=”font-size: 10pt;”>*</span> Au Canada.  <span style=”font-size: 10pt;”>**</span> “Je crois, Seigneur; viens au secours de mon incrédulité!”  <span style=”font-size: 10pt;”>***</span> Psaume 34.8.</span></p>