Catégorie : Méditation

  • À table avec le roi

    <p>2 Samuel 9.11b: <em>“[…] Mephibosheth mangea donc à la table de David comme s’il était un des fils du roi.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278804eccb6200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Princes” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278804eccb6200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278804eccb6200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Princes” /></a></p>
    <p>Quel veinard, ce <strong>Mephibosheth</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Avoir son rond de serviette sur la table du roi!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Partager tous ses repas, banquets, festins comme s’il était de la famille!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Oui, quel veinard!</p>
    <p>D’autant plus que rien, mais alors rien ne le destinait à pareille promotion.</p>
    <p>Avec ses deux jambes estropiées et son nom “honteux”&#0160;*, il ne pouvait s’attendre qu’au <strong>mépris</strong> et à l’<strong>ostracisme</strong> de ses semblables. &#0160;Et voilà que le souverain en personne l’élevait d’un coup au rang de <strong>commensal</strong>, <em>“comme s’il était l’un des fils du roi”</em>.</p>
    <p>On comprend la <strong>stupéfaction</strong> de celui qui, jusque-là, n’avait osé croire qu’il valait mieux qu’un<em>&#0160;“chien mort”</em>**! &#0160;D’un mot, le roi venait d’effacer sa honte; d’un mot, surtout, il avait fait de lui <strong>un prince</strong>.</p>
    <p>Cette histoire ne vous rappelle rien?</p>
    <p>Si, bien sûr: <strong>notre propre histoire</strong>.</p>
    <p>Pour avoir bafoué l’amour que Dieu nous portait, ignoré ses conseils et rejeté son autorité, nous nous étions couverts nous-mêmes d’une <strong>honte absolue</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Notre révolte insensée nous avait abaissés au rang infâme de “chiens morts”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et encore!</p>
    <p>Il eût été normal alors que Dieu nous abandonnât à notre funeste destin.</p>
    <p>Mais son projet était autre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Tout autre.</p>
    <p>Parce qu’il est et restera à jamais <strong>un Dieu de grâce avant tout</strong>, il choisit de nous y arracher, au contraire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Pour inviter lui aussi les misérables que nous étions à sa table d’honneur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et nous traiter ainsi comme ce que nous étions devenus par la vertu d’une glorieuse réconciliation, savoir: <strong>ses fils et ses filles</strong> pour toujours.</p>
    <p>Des “<strong>princes</strong>”, donc, et des “<strong>princesses</strong>”, voilà donc ce que nous sommes aujourd’hui; des princes et des princesses <strong>définitivement assurés d’un gîte et d’un couvert dans l’immense et somptueuse maison de Dieu</strong>.</p>
    <p>Pouvait-on imaginer renversement plus absolu?</p>
    <p>Ne nous reste plus maintenant qu’à <strong>entrer pleinement dans la joie de l’éternel banquet</strong> dont la grâce divine, et elle seule, nous a, un jour, ouvert tout grand les portes.</p>
    <p>Et… à <strong>célébrer</strong>&#0160;“bruyamment” notre hôte!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lui qui s’est plu et se plaît encore à appeler jusqu’aux plus pitoyables d’entre nous pour qu’après qu’il nous aura donné à tous <em>“une belle parure au lieu de la cendre”&#0160;</em>***, nous emplissions sa maison et, ensemble, goûtions enfin, sans retenue, aux délices de<strong> son royal festin</strong>&#0160;****.</p>
    <hr />
    <p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”><em>Bosheth</em> en hébreu signifie «&#0160;honte&#0160;».</span> &#0160; &#0160; ** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Verset 8.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’expression<em> “chien mort”&#0160;</em>(voir 1 Samuel 24.15&#0160;; 2 Samuel 16.9) exprime l’idée de mépris, d’abaissement, d’avilissement de soi en présence d’un supérieur.</span> &#0160; &#0160; *** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Ésaïe 61.3.</span> &#0160; &#0160; **** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Luc 14.15-24.</span></p>

  • Pas un pour racheter l’autre?

    <p>Psaume 49.8: <em>“[…] ils ne peuvent se racheter l’un l’autre ni donner à Dieu le prix de leur rançon.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e12672cb200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Croix” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e12672cb200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e12672cb200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Croix” /></a></p>
    <p>Pauvre Maman!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je l’entends encore soupirer, après qu’elle eut cherché en vain qui, de mon jeune frère ou moi, était à l’origine de notre chamaillerie et conclu tristement que nous devions être également coupables: “Décidément, <strong>pas un pour racheter l’autre!</strong>”</p>
    <p>“Pas un pour racheter l’autre!”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Le verdict ordinaire&#0160;d’une mère lasse, à qui il arrivait aussi de désespérer de ses enfants.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et, dans ces moments de langueur, de “prophétiser” sans le savoir!</p>
    <p>Car s’il est une vérité dont Dieu cherche depuis toujours à nous convaincre, c’est bien celle-ci: “Il n’en est <strong>pas un parmi les hommes pour racheter l’autre</strong>!”</p>
    <p><em>“Il n’y a <strong>pas de juste</strong>,</em> se lamente Paul&#0160;*, <em><strong>pas même un seul</strong> […]; il n’y en a aucun qui fasse le bien, pas même un seul.”</em></p>
    <p>Constat accablant dressé par un Dieu bouleversé.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et verdict insoutenable pour nous tous qui en sommes les cibles malheureuses.</p>
    <p><strong>Pas un seul pour nous racheter!</strong></p>
    <p>…</p>
    <p>Pas un seul?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Si, un</strong>…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Jésus</strong>, bien sûr!</p>
    <p>Jésus qui, à la différence de tous les hommes, était <strong>à même de payer le prix extrême de notre rachat</strong>: l’offrande libre d’<strong>une vie sans tache aucune</strong>.</p>
    <p><strong>Fils d’homme</strong>, en même temps que de Dieu, il était notre semblable.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais <strong>fils de Dieu</strong>, en même temps que d’homme, il était resté jusqu’au bout à l’écart du péché.</p>
    <p>Il était donc, lui, en mesure de payer notre rançon et, ce faisant, de nous libérer une bonne fois de l’emprise du péché et de la mort.</p>
    <p>Restait à savoir s’il souhaitait abandonner ainsi sa vie, lui le “juste” pour le salut d’“injustes” comme nous; s’il accepterait de subir les affres d’une mort qu’il ne méritait pas; s’il consentirait à se laisser frapper par une colère qui nous visait, nous, et n’aurait jamais dû ne fut-ce que l’effleurer; s’il ne refuserait pas au dernier moment l’état de déréliction dans lequel le précipiterait l’abandon de son Père…</p>
    <p>Nous n’eûmes pas à attendre longtemps l’<strong>heureuse nouvelle</strong>.</p>
    <p><strong>Par amour pour son Père</strong>, dont il voulait dévoiler devant l’univers tout entier la grâce resplendissante, <strong>et pour nous</strong>, qu’il voulait rendre définitivement libres et destiner à une gloire éternelle, <strong>Jésus, à la Croix, offrit sa vie pure</strong> en sacrifice d’expiation.</p>
    <p>Ainsi rachetés, notre sort changea aussitôt.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous n’étions pas seulement <strong>sauvés</strong>; nous étions devenus le “<strong>trésor</strong>” d’un Dieu qui, s’adressant à nous, n’avait plus que des mots tendres.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme ceux-ci, glissés dans l’oreille de l’un de ses bien-aimés&#0160;**: <em>“N’aie plus peur, car je t’ai racheté.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je t’ai appelé par ton nom: tu m’appartiens!”</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160; <em>“</em></span><em>[…] tu as du prix à mes yeux, tu comptes beaucoup pour moi et je t’aime.”</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span><em>“[…] les montagnes peuvent s’écarter et les collines chanceler, mon amour ne s’écartera pas de toi […].”</em></p>
    <p>Oui, Maman, tu avais raison: “Pas un pour racheter l’autre!”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Et c’est pour cela que Jésus est paru au temps favorable: pour <strong>nous racheter</strong>. Parce qu’il le pouvait, lui, et qu’il le désirait ardemment.</p>
    <hr />
    <p>* &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir par exemple Romains 3.10-17&#0160;; Psaume 14.1-3&#0160;; 53.2.</span> &#0160; &#0160; ** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Ésaïe 43.1b, 4a (BFC)&#0160;; 54.10a (BJ).</span></p>

  • Amoureux fou

    <p>Sophonie 3.17: <em>“Il fera de toi, sa plus grande joie.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il gardera le silence dans son amour [pour toi], puis il se réjouira à grands cris à ton sujet.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11fe379200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Amoureux” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e11fe379200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11fe379200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Amoureux” /></a></p>
    <p>Fermez un instant les yeux et essayez de vous “imaginer” <strong>à quoi pourrait ressembler Dieu</strong>…</p>
    <p>Oui, je sais!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dieu est esprit et ne peut donc être dessiné.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il n’empêche qu’il nous est difficile de ne pas nous en faire, ponctuellement au moins, une vague représentation.</p>
    <p>D’autant plus difficile qu’il lui arrive de nous en suggérer lui-même l’une ou l’autre pour nous éclairer sur un aspect donné de sa personne.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce sont ses “selfies” à lui, qu’il aime à envoyer à ses intimes.</p>
    <p>Je reprends donc: essayez de vous imaginer à quoi<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>il pourrait ressembler…</p>
    <p>Et si je vous disais… à <strong>un jeune homme</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et à un jeune homme <strong>épris d’une folle passion</strong>!</p>
    <p>Je vous vois froncer les sourcils.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est pourtant ainsi, sous ces traits-là, qu’il s’est donné à voir au prophète Sophonie.</p>
    <p>En <strong>amoureux</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>En <strong>amoureux fou</strong> de ses fidèles.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De nous tous, donc, qui, un jour, nous sommes confiés à lui pour notre salut et voulons aujourd’hui l’honorer par nos vies.</p>
    <p>Oui, le Dieu que nous avons la chance d’entrevoir ici est un Dieu animé d’une telle passion pour nous qu’il pourrait bien commencer par <strong>garder le silence</strong> en notre présence —comme si les mots lui manquaient pour exprimer son bonheur— et ne <strong>pousser de grands cris</strong> —sinon “danser”&#0160;*— qu’après s’être “ressaisi ”!</p>
    <p>Qui l’eût cru? <span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dieu, oui, Dieu <strong>bondissant d’allégresse à cause de nous</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Hurlant sa joie devant nous, parce que nous sommes son butin, le butin arraché à l’ennemi des siècles au prix d’un sacrifice hors de prix: la vie même de son Fils.</p>
    <p>Mais je demande alors: “Peut-on imaginer plus ‘heureux’, plus ‘vernis’, plus ‘chanceux’ que nous?”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Nous sommes aujourd’hui<strong> les objets d’un amour unique</strong>: celui, <strong>enflammé et sans borne</strong>, de Dieu lui-même!</p>
    <p>Pour avoir, un jour, cédé à ses “avances” —entendez: fait demi-tour, et commencé de marcher à sa suite—, nous sommes, nous, ceux dont il ne peut plus se passer!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et qu’il aime d’<strong>un amour débordant</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et qu’il aime d’<strong>un amour éternel</strong>!</p>
    <p>Et pareille révélation ne nous transporterait pas à notre tour? Et nous hésiterions encore à nous réjouir comme lui, à grands cris?</p>
    <p>Pour moi, je dis: “À cause de son amour pour nous, mon cœur est en joie; j’exulterai donc <strong>devant lui</strong>, je ferai la fête <strong>avec lui</strong>.”</p>
    <p>Et vous?</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”><em>Bible de Jérusalem</em>, <em>TOB</em>.</span></p>

  • Trop long, le sermon !

    <p>Marc 6.34-35:<em> “Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule et fut rempli de compassion pour eux […] et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.</em><em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span></em><em>Comme l’heure était déjà bien tardive, ses disciples s’approchèrent de lui et dirent: ‘Cet endroit est désert, et il est déjà tard.’”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdeef897f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Sermon” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdeef897f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdeef897f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Sermon” /></a></p>
    <p>On m’assure qu’il n’est pas possible aujourd’hui de retenir l’attention d’un auditoire au-delà d’une vingtaine de minutes; qu’il faut donc s’adapter et “<strong>faire court</strong>”, toujours plus court.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Par pitié pour ses pauvres ouailles.</p>
    <p>Jésus, lui, n’hésitait pas à tenir de <strong>longs discours</strong>&#0160;*.</p>
    <p>Notre texte en est un exemple.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Jésus a <em>“beaucoup de choses”</em>&#0160;à partager avec la foule qui se presse autour de lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Tant de choses qu’il en “oublie” l’heure; et son assistance aussi.</p>
    <p>Heureusement que les disciples, eux, ont les yeux sur la “montre”!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est eux qui finissent par suggérer au maître de marquer enfin une pause, parce qu’il est tard et que ses auditeurs commencent à avoir faim.</p>
    <p>On serait tenté de saluer leur sollicitude.</p>
    <p>Sauf que…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sauf que notre texte indique clairement que ce n’est pas à l’indifférence de Jésus, mais à <strong>sa compassion</strong> au contraire que l’on doit la longueur de sa prédication.</p>
    <p>Comme c’est étrange!</p>
    <p>Mais c’est que le Maître connaît, lui, la situation de la foule qui l’entoure.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Trop longtemps privée de berger, elle ignore tout, ou presque, tant des appels que son Dieu lui adresse que des voies qu’il souhaite lui voir suivre.</p>
    <p>C’est pourquoi <strong>il prend son temps</strong>, au risque de voir ses proches commencer de s’impatienter.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le message qui lui a été confié n’est pas de ceux que l’on peut délivrer à la va-vite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il est bien trop riche pour que son porteur, soucieux d’en communiquer toutes les nuances, puisse s’en défaire promptement.</p>
    <p>Ignorant souverainement le chronomètre, il s’offre donc <strong>tout le temps nécessaire</strong> pour permettre à la foule de savourer enfin la bonne nouvelle de la grâce.</p>
    <p>Et nous serions privés aujourd’hui de cette liberté au motif que nos ouailles à nous ont pris goût à la restauration rapide et ne digèrent plus que les menus express?</p>
    <p>Si je vous accorde que certains orateurs sont plus verbeux qu’inspirés, je m’interroge sur le <strong>manque d’appétit</strong> —que dis-je?— de gourmandise de beaucoup d’entre nous.</p>
    <p>De combien de temps Jésus disposerait-il dans notre Église s’il y demandait la parole?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le supplierions-nous lui aussi de “faire court”?</p>
    <p>Ou, comme David&#0160;**, le prierions-nous de <strong>prendre le temps</strong> qu’il faut pour nous faire connaître le chemin à suivre, nous enseigner à vivre comme il le veut, nous conduire dans sa vérité et nous instruire?</p>
    <p>Parce que nous aurions appris, nous, à “<strong>déguster</strong>” sa parole, plus douce que le miel&#0160;***, et compris, nous, que ce peut être un “cadeau” que d’en être plus longuement nourris.</p>
    <hr />
    <p>*&#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Paul non plus, d’ailleurs&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Voir Actes 20.7.</span> &#0160; &#0160; **&#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Psaume 25.4-5&#0160;<em>(Nouvelle Français Courant)</em>.</span> &#0160; &#0160; ***&#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Psaume 119.103&#0160;<em>(Nouvelle Français Courant)</em>.</span></p>

  • Trop simple?

    <p>Nombres 21.8: <em>“Façonne un serpent de métal et fixe-le sur une perche.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quiconque aura été mordu et le regardera aura la vie sauve.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880460ce0200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Serpent” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2027880460ce0200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880460ce0200d-580wi” style=”width: 570px;” title=”Serpent” /></a></p>
    <p><strong>On ne critique pas Dieu et ses serviteurs impunément</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le peuple d’Israël est bien placé pour le savoir.</p>
    <p>Il ne leur a pas plus tôt exprimé son amertume qu’il est durement frappé par un fléau inédit: la morsure de serpents venimeux.</p>
    <p>La suite est <strong>une véritable catastrophe</strong>: les morts ne se comptent plus, le peuple est décimé.</p>
    <p>C’est alors que ceux des “mordus” qui n’ont pas encore péri amorcent <strong>une démarche de repentance</strong>: “Nous avons péché!”.</p>
    <p>L’effet est immédiat: Moïse intercède pour les siens et, aussitôt, <strong>Dieu offre au peuple un moyen de salut</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme s’il n’attendait que cela pour revenir sur sa colère.</p>
    <p>Le moyen?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Un serpent de métal</strong> fixé sur une perche!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est tout.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et pour guérir, <strong>un seul geste: tourner les yeux vers ce serpent</strong>!</p>
    <p><strong>Trop simple?</strong></p>
    <p><strong>Suffisant</strong> en tout cas: tous ceux qui regardent ont la vie sauve…</p>
    <p>Comme sont sauvés aujourd’hui, dans l’instant, tous ceux d’entre nous qui tournons les yeux vers la croix.</p>
    <p>Pour avoir offensé Dieu, nous étions promis à une mort effroyable.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais dans sa grâce, le Seigneur a décidé de nous offrir un moyen de recouvrer la vie pour toujours.</p>
    <p>Ce moyen?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Jésus, le Christ, crucifié</strong>.</p>
    <p>Pour non seulement avoir la vie sauve, mais encore hériter la vie éternelle, <strong>il suffit maintenant que nous regardions à lui et le saluions comme notre Sauveur personnel</strong>.</p>
    <p>Ce que nous appelons “<strong>croire</strong>” en Jésus.</p>
    <p><strong>Trop simple?</strong></p>
    <p>C’est ce que pensent certains, qui s’imaginent que le salut ne peut être obtenu qu’au prix de sacrifices répétés et, si possible, coûteux.</p>
    <p>Pour nous, nous nous en tiendrons au <strong>témoignage de Jésus</strong>:<em> “De même que Moïse a élevé le serpent de métal sur une perche dans le désert, de même le Fils de l’homme doit être élevé, afin que tout homme qui croit en lui ait la vie éternelle.Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.”&#0160;</em>*</p>
    <p><strong>Pour hériter le salut dans sa plénitude</strong>, point n’est besoin de s’engager dans une longue et difficile démarche: <strong>il n’est que de croire</strong>.</p>
    <p>Croire que <em>“le salut ne s’obtient qu’en lui, car nulle part, dans le monde entier, Dieu n’a donné aux hommes quelqu’un d’autre par qui nous pourrions être sauvés.”</em>&#0160;**</p>
    <hr />
    <p><span style=”font-size: 8pt;”>L&#39;œuvre présentée est une gravure sur bois extraite de la <em>Bible de Cologne</em> (1478-1480). &#0160; &#0160;&#0160;</span>* <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 3.14-16</span> &#0160; &#0160;&#0160;** <span style=”font-size: 8pt;”>Actes 4.12.</span></p>

  • Professeur tournesol

    <p>Psaume 34.6a: <em>“Quand on tourne les regards vers lui, on est rayonnant de joie […].”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11f41b0200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Tournesol” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e11f41b0200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11f41b0200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Tournesol” /></a></p>
    <p>Encore quelques jours, et c’est le tournesol cette fois qui nous livrera la richesse de ses graines.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais en attendant, il est d’autres trésors qu’il pourrait bien nous confier pour peu que nous nous mettions humblement à son école.</p>
    <p>Car <strong>le tournesol est un sage</strong> qui ne demande qu’à nous instruire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comment?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Par son exemple, bien sûr.</p>
    <p>Comme son nom l’indique, le tournesol a pour habitude de <strong>rechercher toujours le soleil</strong>.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p><strong>Jeune</strong>, il aime faire face au levant en début de matinée et se tourner vers le couchant en fin d’après-midi.</p>
    <p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce que la qualité de<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span>la photosynthèse indispensable à sa croissance est d’autant plus grande qu’il a bénéficié d’<strong>un long ensoleillement</strong>.</p>
    <p>Et là, je m’arrête une première fois.</p>
    <p><strong>Et si nous faisions nôtre cette admirable habitude</strong> du tournesol qu’on appelle savamment l’“<strong>héliotropisme</strong>”?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Imaginez!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dès le matin, nos regards tournés vers celui dont le nom est aussi “Lumière”!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et, le soir, nos yeux toujours fixés sur le “soleil” de notre vie!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il n’est pas sûr que nos circonstances de vie changeraient, mais <strong>notre visage, lui, ne serait plus le même</strong>.</p>
    <p>David est formel: <em>“Quand on tourne les regards vers lui, on est rayonnant de joie […].”</em></p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Mais revenons à notre tournesol.</p>
    <p>Il a maintenant grandi et, <strong>parvenu à maturité</strong>, il a cessé de tourner!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sa fleur jaune regarde fixement le levant.</p>
    <p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>La réponse avancée est que son objectif n’est plus de croître, mais de se maintenir à la température idéale pour attirer un maximum d’insectes pollinisateurs&#0160;*.</p>
    <p>Et là, je m’arrête une seconde fois.</p>
    <p>Et si la maturité chrétienne, que nous sommes pressés de viser, c’était cela?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Garder les yeux fixés sur le levant et tempérer nos vies</strong>!</p>
    <p><strong>Garder les yeux fixés sur le levant,</strong> parce que c’est là qu’aime à paraître celui dont les rayons nous apportent la guérison&#0160;**.</p>
    <p>Et <strong>tempérer nos vies</strong>, c’est-à-dire en régler si bien la chaleur qu’elles seront une bénédiction pour tous ceux qui s’en approcheront.</p>
    <p>&#0160;</p>
    <p>Quand je vous disais que le tournesol était un sage!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Plus précieux encore que son huile, son exemple.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un exemple à suivre pour notre plus grand bonheur.</p>
    <hr />
    <p>*&#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Le tournesol recevrait ainsi cinq fois plus d’abeilles que s’il était tourné vers l’ouest.</span> &#0160; &#0160; ** &#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir Malachie 3.20.</span></p>

  • Reprendre courage

    <p>1 Samuel 30.6:<em> “Cependant, grâce au Seigneur son Dieu, David reprit courage.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11e872f200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Courage” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e11e872f200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11e872f200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Courage” /></a></p>
    <p>Tsiclag* est partie en fumée!</p>
    <p>Pour David et ses hommes, la nouvelle est terrible.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est à Siclag qu’ils ont laissé femmes et enfants…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Qu’en ont fait les Amalécites, tombeurs de la ville?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nul ne le sait, mais tous craignent le pire.</p>
    <p>David, pour sa part, est persuadé d’avoir perdu Ahinoam et Abigaïl, ses deux jeunes et belles épouses. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>C’est pourquoi, nous dit le chroniqueur, David et toute sa troupe se lamentent bruyamment, pleurant <em>“jusqu’à épuisement”</em>.</p>
    <p>Ce qui n’empêche pas les compagnons de David de comploter contre lui!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Remplis d’amertume en pensant à leurs enfants disparus, ils songent à l’assassiner.</p>
    <p>Aussi David se voit-il maintenant dans <strong>une situation </strong>“<strong>très angoissante</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Si angoissante, que l’on s’attend à ce qu’il craque à tout moment.</p>
    <p>Et c’est alors, nous dit encore le chroniqueur, que, <em>“<strong>grâce au Seigneur son Dieu</strong>”</em>, <strong>il… reprend courage</strong>!</p>
    <p>Admirable, ce David!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Plutôt que de se révolter contre Dieu, il se tourne vers lui au contraire, et prend le temps de <strong>se remémorer</strong> tout ce qu’il sait de lui.</p>
    <p>Heureuse initiative: le voici tout ragaillardi.</p>
    <p>Il demande alors conseil à Dieu, qui l’instruit aussitôt sur ce qu’il doit faire pour tirer vengeance de l’affront subi.</p>
    <p>David s’élance à la poursuite des Amalécites, qu’il rattrape et bat à plat de couture avant de récupérer tout ce qu’ils lui ont ravi.</p>
    <p>Belle leçon pour nous aujourd’hui, à qui il arrive aussi d’être durement secoués!</p>
    <p><strong>Au lieu de baisser la tête, levons plutôt les yeux</strong> vers celui qui, tant de fois déjà, nous a secourus et bénis.</p>
    <p>Imposons le silence aux voix intérieures qui voudraient nous convaincre de nous laisser aller au désespoir, et <strong>souvenons-nous</strong> à la fois des délivrances passées et des promesses reçues.</p>
    <p>Et Dieu, qui est fidèle à ses engagements, ne permettra pas que nous soyons testés au-delà de nos forces, mais nous donnera, en même temps que <strong>la force de tout supporter</strong>, <strong>le moyen de sortir vainqueurs de l’épreuve</strong>*.</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Attribuée à la tribu de Siméon, la ville de Tsiklag fut apparemment sous le contrôle des Philistins durant le règne de Saul et fut donnée à David par le roi Akisch de Gath lors de sa fuite loin de Saul. David utilisa la ville comme base lors de ses raids contre les divers groupes menaçant la frontière méridionale de Juda. Après en être parti, il y revint pour la trouver saccagée par les Amalécites (d&#39;après BibléLieux.com). &#0160; &#0160;&#0160;</span>**&#0160;<span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Corinthiens 10.13.</span></p>

  • Tous frais payés

    <p>Luc 14.23: <em>“Va par les chemins et le long des haies, contrains les gens à entrer, afin que ma maison soit remplie.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11b33f5200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Train” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e11b33f5200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e11b33f5200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Train” /></a></p>
    <p>Vous parlez d’une surprise! &#0160;C’était il y a quelques années.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un ami me téléphone d’une lointaine province pour nous inviter, mon épouse et moi, à passer un week-end chez lui. &#0160;L’offre est aimable, mais sans risque: vu le coût du voyage, il est peu probable que nous la saisissions.</p>
    <p>Sauf que…</p>
    <p>Sauf que cet ami ajoute: “Il est clair que <strong>je prends tous vos frais en charge</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il n’est pas question que ce déplacement te coûte quoi que ce soit.”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>À croire qu’il tient à nous voir!</p>
    <p>Et là, je deviens songeur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car <strong>cette étonnante générosité m’en rappelle une autre</strong>: celle de Dieu.</p>
    <p>Aussi difficile à comprendre que ce soit, <strong>le Dieu de la Bible ne peut se passer de notre présence</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Son bonheur: nous avoir avec lui.</p>
    <p>C’est pourquoi il ne cesse de nous inviter à venir le rejoindre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Non pour un week-end seulement, mais pour… l’éternité.</p>
    <p>C’est pourquoi aussi, et surtout, <strong>il a payé lui-même le coût de notre “voyage”</strong>: un aller simple pour une fête qui vient tout juste de commencer et qui ne doit pas finir.</p>
    <p><strong>En Christ</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lequel, nous le savons, a payé à la croix le prix exorbitant de notre réconciliation avec lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et, ce faisant, a définitivement aboli la distance qui nous séparait de lui.</p>
    <p>Ainsi, nul ne peut invoquer aujourd’hui ses faibles ressources pour décliner son invitation.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>C’est comme si nous tenions le&#0160;“billet” entre nos mains</strong>.</p>
    <p>Reste à savoir si, après l’avoir dûment “composté”, nous allons “rejoindre le bon quai” et “monter en voiture”!</p>
    <p>Ou si, insensibles à la grâce qui nous a été faite, nous nous préparons à désappointer notre hôte.</p>
    <p>Oui, Dieu tenait tellement à nous faire goûter les délices de son “pays” à lui, qu’il a pris sur lui de régler la note de notre déplacement.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et de notre séjour dans sa “maison”, par la même occasion.</p>
    <p>Comme mon ami.</p>
    <p>Pour nous, nous rejoindrons cette lointaine province!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et vous? <strong>avez-vous déjà répondu Oui à notre hôte divin</strong>?</p>

  • Une espérance qui persévère

    <p>1 Thessaloniciens 1.3:&#0160;<em>“Continuellement, nous nous souvenons de ce qui vous caractérise: […]<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>la persévérance de l’espérance de notre Seigneur Jésus-Christ.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdee8e8bb200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Persévérance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdee8e8bb200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdee8e8bb200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Persévérance” /></a></p>
    <p>Nous l’avons vu dans nos deux derniers billets, si le souvenir des Thessaloniciens ravit Paul, c’est qu’ils constituent à ses yeux un modèle.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un modèle de foi, d’amour et d’espérance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et c’est sur leur exemple que j’aimerais que nous nous arrêtions une fois encore aujourd&#39;hui.</p>
    <p><strong>Les Thessaloniciens</strong>: des chrétiens <strong>connus</strong> non seulement pour <em>“l’œuvre de leur foi”</em> et <em>“le labeur de leur amour”</em>, écrit l’apôtre, mais encore <strong>pour </strong><em>“<strong>la persévérance de leur espérance</strong>”</em>.</p>
    <p>Les Thessaloniciens, décidément, ont tout pour plaire: ils croient, ils aiment; mais ce n’est pas tout: <strong>ils espèrent</strong> aussi.</p>
    <p>Mais quoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je cite:<em> “notre Seigneur Jésus-Christ”</em>, dont l’avènement glorieux est désormais imminent.</p>
    <p>Parce qu’ils ont entendu la promesse du Seigneur, et qu’ils ont, eux, une confiance absolue en sa parole, ils n’ont aucun doute: <strong>Jésus, le Christ, va bientôt paraître</strong>; mais en majesté cette fois, pour, notamment, les introduire dans ce monde nouveau et meilleur qu’il leur aura préparé, afin qu’au milieu de la foule innombrable des croyants, ils goûtent, là, enfin, au salut dans sa plénitude.</p>
    <p>Les Thessaloniciens, donc, espèrent.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est pourquoi Paul ne peut songer à eux sans, immédiatement, se réjouir et remercier Dieu.</p>
    <p>Cela dit, plus encore que leur espérance, <strong>ce qui comble l’apôtre, c’est la persévérance que produit en eux cette espérance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Bien qu’en butte à l’hostilité des hommes, pressés de toutes part d’abjurer leur foi et de rentrer dans le rang, les Thessaloniciens, à cause de leur espérance —&#0160;le Seigneur arrive! il est tout proche!&#0160;—, tiennent bon.</p>
    <p>Faut-il le rappeler?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le mot grec que nous avons traduit jusqu’ici par <em>“persévérance”</em>, “signifie d’abord l’action de rester là, puis le pouvoir ou la force de résistance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De là, il prend le sens second de persévérance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dans le NT, il signifie la fidélité, l’obéissance qui persévère, l’endurance, la ténacité, la résistance contre les forces du mal.”&#0160;*</p>
    <p>Permettez que je pose maintenant la question: <strong>Qu’en est-il de notre espérance?</strong>…</p>
    <p>La certitude —&#0160;parce que c’est pour nous une certitude&#0160;— que notre Sauveur est sur le point de paraître <em>“comme l’éclair brille d’une extrémité du ciel à l’autre”&#0160;**</em>, et, donc, que l’heure de notre délivrance finale est désormais toute proche, cette certitude fait-elle de nous des femmes et des hommes bien résolus aujourd’hui à rester fermes, inébranlables dans leur foi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Autrement dit: <strong>notre espérance fait-elle de nous des résistants</strong>, quoi qu’il arrive?</p>
    <p>“<strong>Courage!</strong> nous dit le Seigneur: j’arrive!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le combat est dur, et d’aucuns parmi vous sont à bout de forces.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais qu’aucun, se prenant à “dés-espérer”, ne se “dé-mobilise” et n’abandonne.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce serait vraiment trop bête, puisque j’arrive!…</p>
    <p>”<strong>Courage!</strong> donc.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Plus que quelques jours, quelques mois peut-être, quelques années au plus, et tout sera fini.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et à ceux qui auront persévéré jusqu’au bout, je donnerai d’entrer dans mon éternel sabbat, pour qu’avec moi, ils se reposent enfin de toutes leurs œuvres.***</p>
    <p>Non, ce n’est donc vraiment pas le moment de flancher! Échouer ainsi, si près du but: vous risqueriez trop de le regretter… éternellement.”</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>François Vouga,&#0160;<em>L’Épître de Saint Jacques</em> (Labor et Fides: Genève, 1984), 39-40. &#0160; &#0160;</span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Luc 17.24. &#0160; &#0160;</span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Hébreux 4.9-10.</span></p>

  • Un amour qui se met en peine

    <p>1 Thessaloniciens 1.3:<em> “Continuellement, nous nous souvenons de ce qui vous caractérise: […] le travail de l’amour […].”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e1174770200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Amour-Labeur” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e1174770200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e1174770200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Amour-Labeur” /></a></p>
    <p>Nous l’avons vu dans notre dernier billet, si le souvenir des Thessaloniciens ravit Paul, c’est qu’ils constituent à ses yeux <strong>un modèle</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un modèle de foi, d’amour et d’espérance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et c’est sur leur exemple que j’aimerais que nous nous arrêtions encore aujourd’hui.</p>
    <p>Les Thessaloniciens: des chrétiens connus non seulement pour “l’œuvre de leur foi”, écrit l’apôtre, mais encore pour “le labeur de leur amour”.</p>
    <p>Les Thessaloniciens ne croient pas seulement, <strong>ils aiment</strong> aussi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dieu, bien sûr. Mais leurs frères et sœurs également.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car il n’est pas d’amour chrétien authentique qui n’embrasse pas à la fois le Père, qui est dans les cieux, et ses enfants.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est Jean qui écrira plus tard&#0160;*:<em> “Si quelqu’un dit: ‘J’aime Dieu’, et qu’il déteste son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne peut aimer Dieu, qu’il ne voit pas.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.”</em></p>
    <p>Les Thessaloniciens, donc, aiment, <strong>démontrant par là qu’ils sont nés de Dieu</strong>, qu’ils connaissent Dieu et qu’ils demeurent en Dieu, comme Dieu demeure en eux.<em> “[…] car, </em>expliquera Jean&#0160;**<em>, l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. […] Dieu est amour; celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.”</em></p>
    <p>Mais il y a plus: <strong>leur amour est exemplaire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Puisque, nous dit Paul, il “travaille”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ou, plus exactement, <strong>il “s’exténue”</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car le mot choisi ici par l’apôtre a un sens très fort.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il désigne à l’origine l’état d’épuisement total, pour ne pas dire d’anéantissement, dans lequel se trouve celui qui a “tout donné”, que ce soit sur le champ de bataille, le ring ou la piste.</p>
    <p>Si, donc, Paul ne peut se remémorer les Thessaloniciens sans se féliciter de leur amour, c’est que leur amour est, à l’image de celui du Père et du Fils, un amour qui ne recule devant aucun sacrifice dès lors qu’il s’agit d’être agréable et utile à l’autre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il n’œuvre pas seulement —ce qui n’est déjà pas si mal!—; <strong>il se met en peine</strong> pour son objet, que celui-ci porte le nom de Dieu ou de prochain.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Aucun travail n’est trop pénible, aucun don n’est trop coûteux, aucun renoncement n’est trop lourd pour lui s’il peut, par ce geste, <strong>faire la joie, ou contribuer au bien-être, de l’être aimé</strong>.</p>
    <p>Permettez que je pose maintenant la question: Qu’en est-il de notre amour?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quand, pour la dernière fois, avons-nous offert au Seigneur —à sa maison, à son service— ou aux autres —à notre frère, à notre prochain— quelque chose qui nous coûtait vraiment?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>À quand remonte le jour où nous sommes rentrés à la maison exténués, anéantis, pour nous être dépensés sans compter pour celui, ou ceux, que nous prétendons aimer?</p>
    <p>Voilà pour la deuxième caractéristique des Thessaloniciens, qui fait de leur père spirituel un homme profondément heureux et reconnaissant.</p>
    <p>Puissions-nous nous efforcer de marcher sur leurs traces et de nous signaler, nous aussi, par “le labeur de notre propre amour”.</p>
    <hr />
    <p>* <span style=”font-size: 8pt;”>1 Jean 4.20-21. &#0160; &#0160;</span> **<span style=”font-size: 8pt;”> 1 Jean 4.7, 16.</span></p>