<p>1 Thessaloniciens 1.3:<em> “Continuellement, nous nous souvenons de ce qui vous caractérise: […] le travail de l’amour […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e1174770200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Amour-Labeur” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e1174770200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e1174770200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Amour-Labeur” /></a></p>
<p>Nous l’avons vu dans notre dernier billet, si le souvenir des Thessaloniciens ravit Paul, c’est qu’ils constituent à ses yeux <strong>un modèle</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un modèle de foi, d’amour et d’espérance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et c’est sur leur exemple que j’aimerais que nous nous arrêtions encore aujourd’hui.</p>
<p>Les Thessaloniciens: des chrétiens connus non seulement pour “l’œuvre de leur foi”, écrit l’apôtre, mais encore pour “le labeur de leur amour”.</p>
<p>Les Thessaloniciens ne croient pas seulement, <strong>ils aiment</strong> aussi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu, bien sûr. Mais leurs frères et sœurs également.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car il n’est pas d’amour chrétien authentique qui n’embrasse pas à la fois le Père, qui est dans les cieux, et ses enfants.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est Jean qui écrira plus tard *:<em> “Si quelqu’un dit: ‘J’aime Dieu’, et qu’il déteste son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne peut aimer Dieu, qu’il ne voit pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.”</em></p>
<p>Les Thessaloniciens, donc, aiment, <strong>démontrant par là qu’ils sont nés de Dieu</strong>, qu’ils connaissent Dieu et qu’ils demeurent en Dieu, comme Dieu demeure en eux.<em> “[…] car, </em>expliquera Jean **<em>, l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. […] Dieu est amour; celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.”</em></p>
<p>Mais il y a plus: <strong>leur amour est exemplaire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puisque, nous dit Paul, il “travaille”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou, plus exactement, <strong>il “s’exténue”</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car le mot choisi ici par l’apôtre a un sens très fort.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il désigne à l’origine l’état d’épuisement total, pour ne pas dire d’anéantissement, dans lequel se trouve celui qui a “tout donné”, que ce soit sur le champ de bataille, le ring ou la piste.</p>
<p>Si, donc, Paul ne peut se remémorer les Thessaloniciens sans se féliciter de leur amour, c’est que leur amour est, à l’image de celui du Père et du Fils, un amour qui ne recule devant aucun sacrifice dès lors qu’il s’agit d’être agréable et utile à l’autre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’œuvre pas seulement —ce qui n’est déjà pas si mal!—; <strong>il se met en peine</strong> pour son objet, que celui-ci porte le nom de Dieu ou de prochain.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aucun travail n’est trop pénible, aucun don n’est trop coûteux, aucun renoncement n’est trop lourd pour lui s’il peut, par ce geste, <strong>faire la joie, ou contribuer au bien-être, de l’être aimé</strong>.</p>
<p>Permettez que je pose maintenant la question: Qu’en est-il de notre amour?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quand, pour la dernière fois, avons-nous offert au Seigneur —à sa maison, à son service— ou aux autres —à notre frère, à notre prochain— quelque chose qui nous coûtait vraiment?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À quand remonte le jour où nous sommes rentrés à la maison exténués, anéantis, pour nous être dépensés sans compter pour celui, ou ceux, que nous prétendons aimer?</p>
<p>Voilà pour la deuxième caractéristique des Thessaloniciens, qui fait de leur père spirituel un homme profondément heureux et reconnaissant.</p>
<p>Puissions-nous nous efforcer de marcher sur leurs traces et de nous signaler, nous aussi, par “le labeur de notre propre amour”.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>1 Jean 4.20-21.    </span> **<span style=”font-size: 8pt;”> 1 Jean 4.7, 16.</span></p>