<p>Exode 28.15a, 17a, 21a, 29: <em>“Tu feras le pectoral du jugement selon l’art du brodeur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tu y enchâsseras une garniture de 4 rangées de pierres […].<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il y en aura 12, d’après les noms des fils d’Israël.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lorsque Aaron entrera dans le sanctuaire, il portera sur son cœur les noms des fils d’Israël, gravés sur le pectoral du jugement, pour en garder à toujours le souvenir devant l’Éternel.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e14b737b200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Gemmes” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e14b737b200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e14b737b200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Gemmes” /></a></p>
<p>Il est des textes que nous nous contentons le plus souvent de parcourir d’un œil distrait tant ils nous paraissent indigestes et, pour tout dire, superfétatoires.</p>
<p>Sans prétendre que le nôtre soit des plus simples, il doit nous intéresser en ce qu’il nous renseigne fort heureusement sur <strong>un regard qui nous importe</strong>, celui que Dieu pose sur son peuple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et donc sur nous, si nous lui appartenons.</p>
<p>De quoi est-il question ici?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Du “<strong>pectoral</strong>” que le grand-prêtre –Aaron en l’occurrence– se doit porter au moment d’entrer dans la présence de l’Éternel en qualité de représentant du peuple d’Israël.</p>
<p>Et que nous est-il dit de ce pectoral?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’il est serti d’autant de pierres précieuses qu’il est de tribus dans le pays.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De <strong>douze gemmes</strong>, donc, portant chacune le nom d’un fils d’Israël.</p>
<p>Le message est clair: <strong>l’Éternel souhaite ne plus voir son peuple représenté autrement que comme un trésor</strong>, son trésor!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où cet ornement de prix pour signifier son élu devant lui.</p>
<p>Les siècles ont passé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui se tient aujourd’hui devant Dieu en qualité d’ambassadeur de l’Église, son nouveau peuple?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Christ</strong>.</p>
<p>Christ, le <strong>vrai grand-prêtre</strong>, celui qu’Aaron ne faisait que préfigurer.</p>
<p>Christ, dont l’un des offices majeurs consiste maintenant à <strong>nous présenter dans les cieux comme une foule d’autant plus précieuse qu’il l’a lui-même acquise pour son Père au prix de sa vie</strong>.</p>
<p>Christ, qui porte sur lui, que dis-je? en lui, le nom de chacun de ses rachetés; votre nom, je l’espère; mon nom, je le sais.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que <strong>nous sommes son butin</strong> et qu’il n’est pas envisageable pour lui qu’il s’en trouve séparé.</p>
<p>Christ, donc, qui produit nos noms devant le trône du Très-haut comme autant de <strong>pierres inestimables</strong> lui appartenant avec la certitude que ce qui lui est infiniment cher ne saurait l’être moins aux yeux de son Père.</p>
<p>Ainsi représentés en permanence par un grand-prêtre aussi éminent, <strong>que pourrions-nous craindre encore</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui pourrait condamner ceux que Christ, aujourd’hui même, signale à son Père comme son bien le plus précieux?</p>
<p>De fait, <strong>de jugement il ne peut plus être question pour ceux que Christ défend</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Imagine-t-on que sa plaidoirie n’atteigne pas son but?</p>
<p>Un cantique en guise de conclusion, l’un des plus beaux que je connaisse*:</p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Devant le trône du très haut,/ </em><em>Mon défenseur saura plaider;/ </em><em>Cet avocat s'appelle Amour;/ </em><em>Il intercède pour moi, toujours.</em></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Mon nom est gravé sur ses mains,/ </em><em>Mon nom est inscrit sur son cœur;/ </em><em>Puisqu’il défend ma cause au ciel,/ </em><em>Nul ne pourra me condamner,/ </em><em>Nul ne pourra me condamner!</em></p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Vikki Cook. Traduction LTC.</span></p>
Catégorie : Méditation
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Une histoire de gemmes
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Alerte! Voici venue la fin!
<p>Luc 21.36a: <em>“Restez donc en éveil, priez en tout temps […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880703d86200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Sablier” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2027880703d86200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880703d86200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Sablier” /></a></p>
<p>Il suffit que l’on nous parle d’un cataclysme exceptionnel, que l’on nous annonce l’irruption d’une pandémie incontrôlable ou que nous parvienne le vacarme d’une guerre atroce pour que d’aucuns parmi nous estiment de leur devoir de battre le tocsin.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span><strong>Alerte!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voici venu le temps de la fin!</strong>”</p>
<p>On ne compte plus les prophètes qui, au fil des siècles, ont assuré leurs adeptes que la fin du monde était arrivée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tous étaient sûrs de leur fait.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certains furent si convaincants que leurs fidèles comprirent que la meilleure façon de se préparer à ce prodigieux événement était à l’évidence de cesser toute activité*.</p>
<p>Aujourd’hui encore, <strong>nos Églises bruissent de ces alertes</strong>.</p>
<p>Cela fait donc maintenant deux mille ans que l’on voudrait nous dessiller sur l’imminence de la fin en nous soumettant une liste aussi variable**  que détaillée des signes incontestables qui la démontrent.</p>
<p>La question, ici, est de savoir s’il est utile que nous prêtions à nos amis éclairés une attention toute particulière.</p>
<p>Pour moi, la réponse est non.</p>
<p>Et ce, pour une raison très simple: parce que <strong>cela fait deux mille ans que nos jours sont</strong> “<strong>les tout derniers</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est la Bible qui le dit***.</p>
<p>Nous n’avons donc pas besoin de scruter le ciel ou de déchiffrer l’actualité pour savoir que la fin de toutes choses est proche .<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle l’était au premier siècle déjà, l’est encore aujourd’hui et, qui sait? le sera peut-être encore dans cinquante, cent, deux cents… ans.</p>
<p>Plutôt donc que de prêter notre oreille aux conjectures de nos apprentis vaticinateurs, <strong>entendons le message de Jésus</strong>.</p>
<p>Je résume.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>La date du grand dénouement de toutes choses?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne perdez pas votre temps à la chercher!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nul ne saurait la deviner.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car <strong>il faut que la fin soit une surprise totale pour tous</strong>.”</p>
<p>D’où nous concluons que ce que nous avons à faire de mieux aujourd’hui est de <strong>nous préparer tous</strong>, <strong>maintenant</strong>, à accueillir avec joie l’événement aux dimensions cosmiques que constituera le dévoilement soudain du Maître de l’Histoire.</p>
<p><strong>Et comment</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Réponse de Jésus: “En restant en éveil et en priant en tout temps”.</p>
<p><strong>En restant en éveil</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, en demeurant attentifs à notre manière de penser, parler et agir, soucieux que nous sommes avant tout de vivre “d’une manière digne du Seigneur” et de “lui plaire entièrement”.</p>
<p><strong>En priant en tout temps</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est-à-dire en restant suffisamment conscients de notre faiblesse pour ne pas négliger de solliciter régulièrement et humblement le secours de Dieu.</p>
<p>C’est ainsi seulement que nous pourrons <strong>attendre en toute confiance le terme de l’Histoire</strong>, cet instant unique où celui qui aura paru en gloire, après qu’il aura renouvelé toutes choses, nous saisira pour nous introduire dans la Vie, celle qui ne finit pas.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>C’est ainsi qu’au tout début de notre ère, à Thessalonique, des chrétiens, après qu’ils eurent attendu vainement le grand dénouement de toutes choses, se retrouvèrent dépendants de leurs frères pour leur subsistance.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Il faut dire que la Bible brouille les pistes, qui, ici, parle de catastrophes, et là, de paix comme signes annonciateurs de la fin.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir par exemple Hébreux 1.2.</span>     ****  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Pierre 4.7.</span></p> -
Ne nous trompons pas de priorité
<p>Aggée 1.7b, 9: <em>“Réfléchissez attentivement à votre conduite!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous comptiez sur beaucoup, et vous avez eu peu; vous l’avez rentré chez vous, mais j’ai soufflé dessus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi? déclare l’Éternel, le maître de l’univers.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À cause de ma maison qui est détruite, tandis que vous vous empressez chacun pour votre maison.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806d5a79200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Priorité” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278806d5a79200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806d5a79200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Priorité” /></a></p>
<p>Il nous arrive de traverser des périodes de sécheresse, des temps où rien ne va plus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La joie nous fuit alors, remplacée par un esprit d’abattement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que faire en pareille situation?</p>
<p>Ceci, entre autres: <strong>réfléchir</strong>!</p>
<p><em>“<strong>Réfléchissez attentivement!</strong>”, </em>conseille l’Éternel à son peuple désemparé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, ajoute-t-il en substance, “plutôt que de vous lamenter, demandez-vous quelle pourrait bien être la raison de votre infortune.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et s’il s’agissait du vif déplaisir que vous m’avez causé en accordant plus d’importance à votre maison qu’à la mienne?”</p>
<p>Bonne question.</p>
<p>À laquelle l’Éternel répond lui-même en expliquant par la bouche d’Aggée, son porte-arole, que si Juda est aussi durement éprouvé c’est parce que lui, l’Éternel, tenait à sanctionner un choix bien malheureux: celui d’accorder la priorité à la construction et l’embellissement de ses palais, demeures et autres maisons plutôt que de soucier du Temple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Résultat: ainsi négligé, le Temple menace ruine.</p>
<p>Et si la raison de certaines au moins de nos frustrations avait à voir avec la difficulté que nous éprouvons souvent à faire nôtres les priorités divines? <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Comme, par exemple, <strong>la construction et l’embellissement du nouveau “Temple de Dieu”</strong>, cette maison qui porte aujourd’hui le nom d’<strong>“Église”</strong>?</p>
<p><strong>Réfléchissons</strong> attentivement à notre tour.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Est-il totalement exclu que la cause de telle ou telle contrariété durement ressentie aujourd’hui se situe dans le choix que nous avons fait de “nous empresser chacun pour sa maison” plutôt que de nous investir dans l’édification de la maison de Dieu?</p>
<p>Ne perdons jamais de vue cet aspect non négociable de <strong>notre vocation</strong>: <strong>porter le souci de l’Église, de son élévation et de son perfectionnement</strong>.</p>
<p>Parce qu’il faut que cette maison rayonne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le Seigneur y tient, qui l’a choisie pour être ici-bas, en même temps que le<strong> témoin de ses perfections</strong>, le <strong>prototype de la société à venir</strong>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>La négliger revient donc à nous détourner de notre destination.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et partant, à nous exposer à bien des déconvenues.</p>
<p>C’est pourquoi je ne saurais trop nous exhorter à <strong>revenir régulièrement à ce chantier divinement initié</strong> pour le mener ensemble à son terme, sachant….</p>
<p>Sachant que <strong>la construction de la maison de Dieu passe par le perfectionnement de chacun de ses membres</strong>, auquel il est impératif que vous et moi travaillions sans relâche en veillant les uns sur les autres, nous reprenant, nous relevant, nous réconfortant, nous encourageant, nous exhortant, nous instruisant les uns les autres en tout temps, dans la paix et avec amour.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Ne manquons donc pas, mes amis, de nous assigner aujourd’hui cette priorité: <strong>édifier le nouveau Temple de Dieu</strong>, sa maison ici-bas, l’Église.</p>
<p><em>“J’en aurai de la joie et je serai honoré, dit l’Éternel.” </em>*</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Aggée 1.8.</span></p> -
Pas moi, Seigneur!
<p>Jérémie 1.6: <em>“J’ai répondu: ‘Ah! Seigneur Éternel, je ne sais pas parler, car je suis trop jeune.’’’</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f9ab49b200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Pas moi 3″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942f9ab49b200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f9ab49b200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pas moi 3″ /></a></p>
<p>Nous n’avons pas tous été appelés à devenir des prophètes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais nous avons tous été <strong>choisis pour être des témoins</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, en tant que tels, briller dans le monde comme des flambeaux en portant partout où nous allons la parole de vie *.</p>
<p><strong>La mission fait peur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il s’agit pour nous à la fois de trancher radicalement avec une génération <em>“perverse et corrompue”</em> **  et de lui délivrer un message qu’elle rejettera le plus souvent au motif qu’il est insupportable.</p>
<p>On comprend que <strong>tous ne se sentent pas aptes</strong> à la tâche.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et cherchent à s’y dérober en invoquant qui sa timidité, qui son inexpérience, qui son âge, qui sa fatigue…</p>
<p>Comme Jérémie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et avant lui, Moïse et Salomon.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les plus grands, quoi!</p>
<p>Mais au vrai, ces excuses tiennent-elles?</p>
<p>Non, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car, en même temps qu’il nous confie la mission la plus haute, Dieu nous assure non seulement qu’<strong>il nous accompagnera</strong> dans son exécution, mais encore qu’<strong>il nous accordera toutes les ressources nécessaires</strong> à sa réussite.</p>
<p><em>“N’aie pas peur,</em> dit-il à Jérémie, <em>car je suis moi-même avec toi.”</em></p>
<p>Une promesse éminemment réconfortante qui est pour chacun de nous aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le Seigneur ne s’est jamais imaginé que nous pourrions répondre à son attente sans son aide.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est pourquoi, au moment de nous envoyer tous en mission, Jésus a dit ***: <em>“Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Allez [donc]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et moi, je suis avec vous tous les jours […].”</em></p>
<p>Je pose alors la question: <strong>quelle excuse nous reste-t-il</strong> que nous pourrions décemment invoquer pour nous soustraire à notre devoir?</p>
<p>Plutôt donc que d’atermoyer, <strong>passons à l’action</strong>!</p>
<p>Choisissant aujourd’hui de lui faire entièrement confiance pour nous accompagner et nous équiper, entrons pleinement dans la réalisation de son projet pour nous!</p>
<p>Oui, la mission qu’il nous a confiée est imposante; mais elle est noble et belle.</p>
<p>Il s’agit pour nous d’<strong>interpréter Dieu devant le monde</strong>: de laisser entendre le fracas de sa <strong>colère</strong> et, aussitôt, de diffuser le doux murmure de sa <strong>grâce</strong>.</p>
<p>Nous avons reçu de lui la parole qui fait revivre et vivre; il nous faut maintenant la porter courageusement à ceux qui, autour de nous, se meurent.</p>
<p>Que nos conversations, donc, soient assaisonnées de sel, nos actes calqués sur ceux de Dieu, notre vie à l’image de celle de son Fils!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Partout et en tout temps</strong>!</p>
<p><strong>Qui sait</strong> combien commenceront alors de s’interroger?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et parmi eux, combien, parce qu’ils auront décidé de suivre notre regard, embrasseront enfin la Lumière?</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Philippiens 2.15-16.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Philippiens 2.15.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Matthieu 28.18, 20.</span></p> -
Je te connaissais déjà
<p>Jérémie 1.5: <em>“[…] Avant de te former dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu naisses, je t’avais consacré, je t’avais désigné prophète pour les nations.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806c746a200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Connaissance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278806c746a200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806c746a200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Connaissance” /></a></p>
<p>Nous venons de poser le pied sur le sol canadien.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mon épouse, émue, confie à nos jeunes enfants: “Regardez bien!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est ici que Papa et moi nous sommes rencontrés”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Surprise, notre benjamine, quatre ans, demande: “Et nous, on était où alors?”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Eh bien nous, on n’existait pas!”, lui répond son frère du haut de ses huit ans.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voyant la tristesse se lire sur le visage de la petite, sa Maman veut la rassurer: “Ton frère a raison, mais Dieu vous connaissait et vous voyait déjà…”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>C’est vrai? interroge alors l’enfant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu nous voyait?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eh bien je devais avoir les yeux fermés parce que je ne me souviens pas, moi, de l’avoir vu…”</p>
<p>Le mot est délicieux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais pas seulement; utile aussi en ce qu’il exprime en termes simples la difficulté que nous éprouvons à imaginer que, <strong>dès avant notre conception, Dieu nous connaissait</strong> parfaitement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mieux: <strong>il nous avait déjà consacrés</strong>, sanctifiés au sens de “mis à part pour un service particulier”.</p>
<p>Alors que nous n’étions encore qu’un projet, notre créateur nous regardait déjà comme son plus beau trésor.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et comme un père, il rêvait de ce que nous pourrions devenir un jour.</p>
<p><strong>L’Éternel pouvait-il valoriser davantage notre existence?</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avant même qu’elle n’eût éclos, il la chérissait, l’entourant de ses soins les plus tendres et formant pour elle toutes sortes de beaux projets.</p>
<p>Une révélation proprement confondante, que nous serions bien avisés de ne pas perdre de vue en un temps où les débats sur l’avortement, l’euthanasie ou le suicide assisté sont de moins en moins contradictoires.</p>
<p>S’attaquer au fœtus, c’est oublier que <strong>le sein de la mère est le lieu conçu par Dieu lui-même pour abriter l’être qu’il chérit</strong> et pour qui il a déjà formé des plans aussi divers qu’ambitieux.</p>
<p>Quant à vouloir hâter la fin d’une personne pour quelque raison que ce soit, n’est-ce pas souhaiter la disparition d’<strong>un être que son créateur aime depuis toujours</strong> et pour qui il n’est pas impossible qu’il nourrisse encore quelques ambitions?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et si nous acceptions d'<strong>abandonner une bonne fois à Dieu le soin de fixer à chacune des vies qu’il a fait fleurir le terme qu’il sait parfaitement approprié</strong>?</p>
<p>Encore un mot.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il en étaient parmi nous que leurs parents n’ont pas voulus et qui n’ont toujours pas surmonté leur peine, qu’ils relisent cette lumineuse confidence faite à Jérémie “durant la treizième année du règne de Josias”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils sauront alors, s’ils ne le savent déjà, que <strong>Dieu, lui, les a voulus</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que Dieu, lui, quand ils n’existaient pas encore, <strong>les aimait déjà</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que Dieu, lui, <strong>formait pour eux des plans de bonheur</strong>!</p> -
Bons les uns envers les autres
<p>Colossiens 3.12-14 *: <em><span style=”font-family: verdana, geneva;”>“Vous</span> faites partie du peuple de Dieu; Dieu vous a choisis et il vous aime.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C'est pourquoi vous devez vous revêtir d’affectueuse bonté, de bienveillance, d’humilité, de douceur et de patience.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Supportez-vous les uns les autres; et si l’un de vous a une raison de se plaindre d’un autre, pardonnez-vous réciproquement, tout comme le Seigneur vous a pardonné.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et par-dessus tout, mettez l’amour, ce lien qui vous permettra d’être parfaitement unis.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806af491200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bonté” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278806af491200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278806af491200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bonté” /></a></p>
<p>Le miracle de la grâce est que <strong>nous</strong> faisons partie du peuple de Dieu aujourd’hui, et pour toujours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu nous a choisis, <strong>nous</strong>, pour être à lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et Dieu <strong>nous</strong> aime désormais d’un amour éternel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Gloire lui soit rendue!</p>
<p>“Merci, Seigneur, pour ton immense bonté!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous étions tes ennemis, et tu as fait de <strong>nous</strong> tes amis!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne pourrons jamais bénir assez ton nom pour ce cadeau proprement inestimable que tu <strong>nous</strong> a fait!”</p>
<p>Mais… si Dieu a pu se montrer à ce point miséricordieux à l’égard d’êtres aussi pauvres et misérables que <strong>nous</strong>, comment pourrions-<strong>nous</strong> nous montrer durs et froids à l’égard de ceux qui nous entourent, et que Dieu, lui, aime et considère comme son trésor?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si le Juste par excellence a pu faire grâce à des pécheurs aussi vils que <strong>nous</strong>, comment pourrions-<strong>nous</strong> continuer de refuser notre pardon à des amis que le Seigneur regarde désormais comme ses fils et ses filles, et qu’il nous invite donc à chérir comme nos propres frères, nos propres sœurs?</p>
<p>Pour l’apôtre Paul, il est impératif que nous nous efforcions chaque jour —et donc aujourd’hui déjà— de<strong> calquer notre comportement vis-à-vis des autres sur le sien à notre égard</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il faut que le regard que nous posons sur nos compagnons de route soit aussi proche que possible de celui qu’il pose sur <strong>nous</strong>, depuis qu’il <strong>nous</strong> a choisis pour faire de <strong>nous</strong> les cibles éternelles de son indéfectible amour.</p>
<p>Revêtons-nous donc, mes chers amis, comme tout à nouveau, d’affectueuse bonté, de bienveillance, d’humilité, de douceur et de patience; supportons-nous les uns les autres; pardonnons-nous réciproquement, tout comme le Seigneur nous a pardonné.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et par-dessus tout, <strong>mettons l’amour</strong>, ce lien qui nous permettra d’être et de rester parfaitement unis, pour sa joie et sa gloire.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>BFC.</span></p> -
Un jour à la fois
<p>Luc 11.3 *: <em>“Donne-nous chaque jour le pain dont nous avons besoin.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f974105200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Prière” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942f974105200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f974105200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Prière” /></a></p>
<p>Aux disciples bien inspirés qui viennent de lui demander <em>“enseigne-nous à prier”</em>, Jésus offre un modèle d’oraison qu’ils seront avisés de ne pas perdre de vue en présence de leur Père qui est dans les cieux.</p>
<p>Cette requête est la première qu’il leur suggère de présenter à Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Remarquable par sa concision, elle est expression à la fois de <strong>dépendance</strong> et de <strong>confiance</strong>.</p>
<p> </p>
<p>De <strong>dépendance</strong>. En nous engageant comme il le fait ici à nous adresser au Père pour qu’il nous donne chaque jour le pain dont nous avons besoin, il nous invite à <strong>confesser d’emblée notre état de dépendance absolue</strong> à son égard.</p>
<p>Ce qui nous est nécessaire ne saurait nous venir d’ailleurs que de lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est, lui, le dispensateur des dons excellents et autres cadeaux parfaits ** qu’exige notre subsistance et réclame notre croissance.</p>
<p>C’est l’erreur des païens de se figurer qu’ils ne lui doivent rien et leur péché de lui refuser ce Merci dont il est pourtant infiniment digne.</p>
<p> </p>
<p>De <strong>confiance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour une part, Jésus nous demande de laisser notre Père qui est dans les cieux définir lui-même ce qui nous est nécessaire.</p>
<p>Puisque lui sait mieux que quiconque ce dont nous avons besoin, pourquoi lui soumettre chaque matin, comme nous aimons à le faire, la longue liste de nos desiderata?</p>
<p><strong>Fions-nous plutôt à son immense sagesse</strong> en même temps qu’à sa bonté sans égale pour répondre à notre attente paisible en nous accordant ni plus ni moins que ce qu’il sait indispensable à notre bien-être.</p>
<p>Pour une autre part, Jésus nous appelle à ne nous préoccuper que du jour en cours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et à abandonner le suivant à notre divin Père.</p>
<p>Nous aimerions une plus grande visibilité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le Seigneur pourrait nous l’offrir, mais ne le fait pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans doute pour nous apprendre à <strong>vivre la main tendue</strong>, comptant sur lui au jour le jour pour pourvoir à l’ensemble de nos besoins.</p>
<p>Et peut-être, nous surprendre !</p> -
Une prière qui ne soit pas que des mots
<p>Actes 12.5b: <em>“[…] et l’Église adressait d’ardentes prières pour lui.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f934491200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”IMG_0877″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942f934491200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942f934491200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”IMG_0877″ /></a></p>
<p>L’un des moments les plus exquis des vacances est celui où l’on peut enfin saisir le livre patientant sur la pile branlante de ses frères somnolents pour le déguster lentement.</p>
<p>Celui dont je viens d’achever le troisième chapitre est un roman *.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi pas?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un roman “férocement émouvant”, annonce sa couverture.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est encore un peu tôt pour confirmer cette alléchante distinction.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais une chose est certaine: je suis déjà comblé.</p>
<p>Une ligne, une seule a suffi à mon bonheur en détournant un instant mon attention du récit pour m’inviter à m’interroger sur <strong>ce que signifie vraiment</strong> “<strong>intercéder</strong>”.</p>
<p>Les apôtres nous exhortent à <strong>prier les uns pour les autres</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que nous faisons, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le matin, à midi, le soir, ou, pour les insomniaques, la nuit.</p>
<p>Mais savons-nous ce signifie vraiment “intercéder”?</p>
<p>J’ignore si l’auteur de mon roman est chrétienne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais les mots qu’elle met sur la bouche de ses “mères au cœur battant” me sont apparus comme d’une parfaite justesse.</p>
<p>“Si tu ne deviens pas, ne serait-ce qu’une seconde, ceux pour qui tu pries, ta prière n’est qu’une suite de mots.”</p>
<p>Intercéder pour les autres comme nous y sommes invités est <strong>un exercice exigeant</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il suppose qu’avant même de citer devant Dieu le nom d’une personne que nous avons à cœur, nous fassions nôtre sa situation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De sorte que, l<strong>e temps au moins d’une prière, nous ne sommes plus nous, mais lui, ou elle</strong>, avec ses joies et ses peines, ses soucis et ses espoirs, ses déceptions et ses besoins, ses rires et ses larmes.</p>
<p>Oui, intercéder, c’est d’abord “<strong>compatir</strong>” pour mieux porter la cause de l’autre devant “le trône de la grâce”.</p>
<p>Et c’est, après l’avoir demandé, <strong>espérer le meilleur pour lui, pour elle, comme s’il s’agissait de nous</strong> et de notre propre besoin d’être repris, pardonnés, consolés, rassurés, secourus, relevés, fortifiés, guidés…</p>
<p>L’intercession est donc bien un exercice exigeant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qui, en nous rapprochant de chacun, finira peut-être par <strong>conférer à notre amour pour les autres la dimension attendue de lui</strong> par celui qui, s’adressant à nous, a dit **: <em>“Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples.”</em></p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”> Brit Bennett, <em>The Mothers </em>(2016).</span> <span class=”Apple-converted-space”>    </span>** <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 13.34b-35a.</span></p> -
“Et, surtout, bonne santé!”
<p>3 Jean 2: <em>“Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tout point de vue et sois en bonne santé, à l’image de ton âme.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880650b26200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vœu” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2027880650b26200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2027880650b26200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vœu” /></a></p>
<p>Qui ne s’est pas entendu souhaité récemment “Bonne année et, surtout, bonne santé!”?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À croire que <strong>l’essentiel, dans la vie, c’est la santé</strong>.</p>
<p>Que la santé importe, cela ne fait aucun doute.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle est <strong>une grâce</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une grâce précieuse dont on ne mesure jamais vraiment le prix qu’après en avoir été privé.</p>
<p>Mais est-elle vraiment ce bien suprême qu’un être généreux ne peut pas ne pas souhaiter en priorité à ceux qu’il aime?</p>
<p>À première vue, la salutation de Jean pourrait nous le faire croire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais une lecture plus attentive de ses vœux devrait nous faire réfléchir.</p>
<p>L’apôtre, c’est vrai, souhaite à Gaïus, son bien-aimé, qu’il soit en bonne santé.</p>
<p>Mais notons pour commencer qu’il ne le fait qu’après lui avoir souhaité de <em>“prospérer à tout point de vue”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son souci n’est donc pas d’abord que les indicateurs de santé de son ami restent au beau fixe, mais que sa vie entière soit un succès.</p>
<p>Remarquons ensuite, et surtout, que, pour Jean, <strong>ce bien-être matériel et cette prospérité physique ont leur modèle</strong>:<strong> l’</strong>« <strong>âme</strong> » de Gaïus.</p>
<p>Une façon très subtile d’<strong>ordonner justement les choses</strong>.</p>
<p>Si Jean souhaite à Gaïus “qu’il fasse un beau voyage” *, autrement dit que tout lui réussisse, c’est parce qu’il sait n’avoir aucune raison de s’inquiéter au sujet de ses dispositions spirituelles: elles sont tout simplement excellentes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Unanimement reconnu comme sincère, Gaïus marche dans la vérité, fait preuve de fidélité et traduit son amour par des actes généreux.</p>
<p>En serait-il autrement, l’apôtre aurait certainement commencé par s’intéresser à l’âme de son bien-aimé, lui souhaitant vivement de devenir comme un reflet de celle du Maître.</p>
<p>Que conclure de ce qui précède?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ceci peut-être: que nous serions bien inspirés, lorsque nous souhaitons “la bonne année” à ceux qui comptent pour nous, de ne pas omettre de <strong>nous inquiéter non pas seulement de leur bien-être matériel</strong>, <strong>mais aussi</strong> et, j’ose le dire, surtout, <strong>de leur prospérité spirituelle</strong>.</p>
<p>Un détail encore.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le verbe que nous traduisons par <em>“je souhaite”</em> signifie d’ordinaire <em>“je prie”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Permettez donc que j’attire votre attention sur un point qui me paraît d’importance: “<strong>souhaiter</strong>”, pour nous chrétiens, c’est “<strong>prier</strong>”.</p>
<p>C’est pourquoi je ne forme pas le vœu, <strong>je </strong>“<strong>prie</strong>”!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je prie <strong>que le Seigneur vous accorde une bonne année</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’il vous fasse d’abord la grâce de <strong>grandir encore et toujours dans sa connaissance et son amour</strong> afin qu’abondent en vous sa paix et sa joie;<span class=”Apple-converted-space”>  </span>et qu’il vous fasse ensuite cadeau, si tel est son bon plaisir, de <strong>faire dans les douze mois à venir, un beau, très beau voyage</strong>!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction littérale de <em>« que tu prospères à tout point de vue »</em>.</span></p> -
Ingrats, prenez garde !
<p>2 Chroniques 12.1a: <em>“Lorsque Roboam eut affermi sa royauté et qu’il fut devenu plus fort, il abandonna la loi de l’Éternel […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788060e3d8200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Ingratitude” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202788060e3d8200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788060e3d8200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Ingratitude” /></a></p>
<p><strong>Quel ingrat, ce Roboam!</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Encore un type qui, sitôt secouru, s’empresse d’oublier son sauveur et fait l’artaban!</p>
<p>Pas étonnant que l’Éternel le punisse en expédiant contre lui, outre la cavalerie égyptienne, une armée d’Africains proprement innombrables!</p>
<p><strong>Ce n’est jamais sans risque que l’on se détourne de lui après qu’il s’est montré généreux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou que, s’enorgueillissant de ses dons, l’on estime pouvoir se passer désormais de lui</strong>.</p>
<p>Roboam, pourtant, avait bien commencé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Trois belles années de fidélité qui lui avaient valu de connaître la bénédiction de l’Éternel.</p>
<p>Et puis, patatras!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il possédait tout, ses chevilles ont commencé d’enfler.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et plutôt que de rendre grâces à son bienfaiteur en redoublant de fidélité à son égard, il s’est éloigné de lui jusqu’à le perdre de vue.</p>
<p>Oui, quel ingrat, ce Roboam!</p>
<p>Ah! mais je nous arrête aussitôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lequel d’entre nous n’a jamais été un Roboam?</p>
<p>Nous étions dans une situation difficile; nous avons appelé Dieu au secours; nous lui avons peut-être même promis de changer s’il nous répondait. <span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il a entendu notre appel; il a exaucé notre prière; et nous nous sommes réjouis; et nous l’avons remercié; et puis…</p>
<p>Et puis, parce que nous étions sauvés, nous avons repris confiance en nous-mêmes; nous nous sommes sentis forts à nouveau.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oubliant alors nos serments, nous avons recommencé de vivre à notre manière, sans plus dépendre à l’excès de notre Sauveur pour nous diriger.</p>
<p>Et là, je m’interroge: <strong>valons-nous beaucoup mieux que Roboam?</strong></p>
<p>Et si le Seigneur, dans sa déception, se résolvait à sanctionner notre propre ingratitude?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En décidant, par exemple, de ne plus entendre nos cris, de ne plus exaucer nos prières?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cela serait-il injuste?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourrions-nous le lui reprocher?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non.</p>
<p>Veillons donc à toujours <strong>nous montrer reconnaissants</strong> lorsque Dieu comble nos vœux.</p>
<p>Et s’il nous faut admettre qu’il nous est arrivé de pécher en la matière, revenons un instant à Roboam.</p>
<p>Que fait-il, après qu’il a été sérieusement corrigé pour s’être comporté en goujat devant l’Éternel?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce qu’il faut: il s’humilie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et l’Éternel, aussitôt, nous dit le chroniqueur *, détourne sa colère de lui.</p>
<p>Châtié, il l’a donc été, mais pas aussi sévèrement qu’il l’eut été s’il n’avait pas eu la sagesse de reconnaître sa muflerie et d’implorer la grâce divine.</p>
<p>Un heureux précédent qui devrait dissiper en nous toute inquiétude: si nous aussi sommes prêts à <strong>confesser nos indélicatesses</strong> à l’égard de Dieu, il prendra plaisir à pardonner et oublier notre grossièreté.</p>
<p>Rappelez-vous: <strong>le Seigneur n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut faire grâce</strong>.</p>
<p>Mais après qu’il s’est montré généreux à notre égard, n’oublions pas de <strong>lui dire merci</strong> et, en témoignage de notre sincérité, de <strong>nous appliquer comme jamais à lui être agréables</strong>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>2 Chroniques 12.12.</span></p>