<p>Nombres 27.21 :<em> “Il se présentera devant le prêtre Éléazar, qui consultera pour lui le jugement de l’urim devant l’Éternel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est sur l’ordre d’Éléazar que Josué et tous les Israélites avec lui, toute l’assemblée, partiront en campagne et en reviendront.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fad6874200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Urim” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942fad6874200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fad6874200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Urim” /></a></p>
<p>Nous en étions arrivés là dans notre relecture du livre des Nombres lorsque ma voisine de gauche, interrompant le commentaire de notre pasteur, s’exclama : “Ce serait quand même plus facile si Dieu nous parlait aujourd’hui comme il parlait à Josué !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il suffirait de lancer les dés et nous saurions ce qu’il attend de nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne vivrions plus comme maintenant dans la crainte, toujours, de nous tromper ; nous serions sûrs de faire sa volonté…”</p>
<p>Il ne me surprendrait pas qu’il vous soit arrivé déjà de partager ce sentiment.</p>
<p>Le fait est que, pour Josué, connaître la pensée de Dieu était plutôt aisé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il lui suffisait de demander au prêtre de l’époque, Éléazar, de jeter l’urim*, et il avait sa réponse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne lui restait plus qu’à s’exécuter.</p>
<p>Mais à propos, qu’est-ce que l’<strong>urim</strong> ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>On pense généralement qu’il s’agissait de deux petites pierres plates d’une couleur au recto et d’une autre au verso.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le prêtre les portait sur lui et les lançait toutes les fois que le chef du peuple avait besoin que Dieu lui dise Oui ou Non.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si, à leur retombée, les deux pierres affichaient la même couleur, Dieu avait dit Oui, ou Non, selon la couleur apparue.  Dans le cas contraire, Dieu avait choisi de garder le silence.</p>
<p><strong>Pourquoi le Seigneur ne procède plus de la sorte ?</strong><span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Ce serait quand même plus facile…”</p>
<p>Pour une raison très simple : <strong>nous ne sommes plus à ses yeux des enfants, mais des adultes</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et des adultes appelés à mûrir encore jusqu’à “approcher” au moins <em>“la stature parfaite de Christ”</em> **.</p>
<p>Le temps où il lui fallait dicter sa volonté à son peuple nouveau-né est révolu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce peuple a grandi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le projet divin évolué.</p>
<p><strong>L’intention de Dieu aujourd’hui est de nous introduire peu à peu dans son intimité</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’invitation qui nous est adressée est à nous rapprocher toujours plus de lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En passant du temps avec lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lisant, sondant, méditant les écrits qu’il nous a laissés.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dialoguant avec lui le jour, la nuit, à la moindre occasion.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Jusqu’à ce que nous pénètre et nous informe sa pensée</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que nous commencions enfin de porter, tant sur les choses que sur les êtres, le même regard que lui.</p>
<p>Mystère de son Esprit qui, peu à peu, nous apprivoise et nous corrige, nous infusant discrètement, mais sûrement, <strong>sa façon à lui de voir </strong>!</p>
<p>Plutôt, donc, que de regretter le temps des ordres clairs, réjouissons-nous de l’étonnante estime dans laquelle Dieu nous tient aujourd’hui : <strong>nous sommes ses amis</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et honorons son désir de communion : <strong>sa fréquentation assidue ne manquera pas de nous amener peu à peu à partager ses sentiments, deviner ses attentes, épouser ses désirs</strong>.</p>
<p>Il nous arrivera de nous tromper.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais en cheminant ainsi, à son côté, nous aurons grandi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Surtout, nous aurons fait sa joie.</p>
<p>Et lui, la nôtre.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Auquel est généralement associé le “thummim”.    <span style=”font-size: 10pt;”> **</span>  Voir Éphésiens 4.13.</span></p>
Catégorie : Méditation
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“Ce serait quand même plus facile!”
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Des voies impénétrables
<p>Romains 11.33b : <em>“Que ses jugements sont insondables, et ses voies impénétrables !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278807f3c7a200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Insondable” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278807f3c7a200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278807f3c7a200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Insondable” /></a></p>
<p>Étrange souvenir que celui-ci !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Étudiant en terre lointaine, je dois pourvoir à tous mes besoins.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les ménages que je fais suffisent tout juste à couvrir mes frais.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il suffit d’une dépense inattendue pour que ma situation devienne critique.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ce genre de surprise n’est pas rare.</p>
<p>Comme ce jour où je me retrouve lesté soudain d’un découvert bancaire de cent vingt dollars.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une fortune pour moi *!</p>
<p>Affolé, je me tourne vers Dieu et lui demande de me secourir.</p>
<p>Le jour même, un fidèle de l’Église qui m’a accueilli comme stagiaire me remet une enveloppe cachetée.</p>
<p>Dans l’autocar qui, de nuit, me ramène du nord de l’Ontario à Toronto, j’ouvre le pli…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et en retire six beaux billets de vingt dollars.</p>
<p>Extatique, je rends grâces à Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Prière discrète, pour ne pas réveiller mes voisins, mais intense.</p>
<p>Au matin, je fourre cette manne précieuse dans ma poche et cours la porter à la banque.</p>
<p>Arrivé au guichet, j’annonce fièrement à l’employée qui m’accueille mon intention de régler ma dette.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Toute ma dette.</p>
<p>Quelle n’est pas alors ma déconvenue lorsque je constate que ma poche est vide !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’ai semé mes six billets en courant à perdre haleine !</p>
<p>“<strong>Seigneur, pourquoi ?</strong>”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi avoir donné, puis repris ?<span class=”Apple-converted-space”>  Miraculeusement p</span>ourvu d’abord, mystérieusement dépourvu ensuite ?</p>
<p>Je n’ai jamais reçu de réponse.</p>
<p>Enfin, si !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Celle-ci : <em>“<strong>ses jugements sont insondables, et ses voies impénétrables</strong>.”</em></p>
<p>Qui n’est jamais resté stupéfait, abasourdi, interdit, voire sidéré devant les voies divines ?</p>
<p>La manière dont Dieu opère dans nos vies est le plus souvent mystérieuse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Nous aimerions comprendre</strong>, mais en sommes incapables.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Nous voudrions contester</strong>, mais en sommes indignes.</p>
<p>Que faire alors ?</p>
<p>Une seule chose : lui <strong>faire confiance</strong>.</p>
<p><strong>Croire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Croire</strong> encore.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Croire</strong> toujours.</p>
<p><strong>Croire</strong> qu’il est bien celui qu’il dit être : un Dieu d’amour parfaitement au clair sur ce qu’il lui faut faire ou permettre pour assurer notre plein épanouissement.</p>
<p><strong>Croire</strong> qu’il est un Père qui, mieux que quiconque, sait ce qui concourra le plus efficacement à notre plus grand bien.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et dont les décrets n’auront jamais d’autre motif que sa bienveillance à notre égard.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Oui, <strong>croire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un pas qu’il nous faut oser <strong>quand ses voies nous paraissent plus illisibles que jamais</strong>.</p>
<p>Ses jugements sont peut-être insondables et ses voies impénétrables, mais <strong>sa sagesse et sa grâce sont, elles, sans borne</strong>.</p>
<p>Il avait donc forcément une bonne, une très bonne raison de me laisser perdre mes six billets de vingt dollars…</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Nous sommes au début des années soixante-dix.</span></p> -
“Je ne ressens rien !”
<p>Jean 15.14 : “<em>Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e156460c200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Obéissance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e156460c200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e156460c200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Obéissance” /></a></p>
<p>Il n’est pas impossible que mon dernier billet ait alarmé certains de mes lecteurs.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’ils n’ont jamais éprouvé à l’égard de Dieu un amour pareil à celui de notre “petit bonhomme” de quatre ans.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui l’aimait tant qu’il avait besoin de “lui faire un câlin” *.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eux, non.</p>
<p>Je songe alors, avec émotion, à <strong>Olga</strong>, une paroissienne des plus fidèles : près de soixante-dix années au service de son Maître.</p>
<p>Un jour, pourtant, elle demande à me voir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au ton de sa voix, je devine que l’affaire est urgente.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je la reçois le jour même.</p>
<p>Une larme coule sur sa joue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puis une autre.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Paul, finit-elle par me dire, j’ai peur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Peur de mourir.”</p>
<p>Je lui demande pourquoi.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Parce que je crains de ne pas aimer Jésus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En tout cas pas comme je le devrais.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’essaie, pourtant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et comment !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais je ne ressens rien.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je lis sa Parole, je prie ; je lis encore, je prie de nouveau… Et rien !”</p>
<p>Je l’invite à préciser : “<strong>Aucun frisson</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous savez ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme quand on aime vraiment…”</p>
<p>…</p>
<p>Qui n’a jamais connu ce sentiment ni partagé cette crainte ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas moi en tout cas.</p>
<p>Mais n’est-ce pas oublier cette parole de Jésus —Jean 15.14 : <em>“Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.”</em></p>
<p>Il ne serait certainement pas anormal que notre amour pour Dieu, Père, Fils et Esprit nous inspire, de temps à autre au moins, quelques élans semblables à ceux de notre “petit bonhomme”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que nos cœurs s’embrasent lorsque nous reviennent en mémoire et sa beauté et sa bonté.</p>
<p>Pour autant, ne perdons pas de vue que pour Jésus, <strong>l’amour qui est attendu de nous</strong>, avant d’être un sentiment, forcément fluctuant, est <strong>une ferme résolution </strong>: celle de <strong>rechercher en tout la volonté divine pour l’accomplir</strong>.</p>
<p>Notre premier souci ne devrait donc pas être : “Suis-je “amoureux” de lui ?”, mais plutôt : “Mon ambition de chaque jour est-elle de <strong>marcher d’une manière digne de lui et de lui plaire entièrement </strong>**?”</p>
<p>Car ceux qui s’efforcent quotidiennement de faire ce qu’il commande sont ceux qui ont commencé de l’aimer comme il voudrait être aimé.</p>
<p>Leur cœur ne battra peut-être pas la chamade chaque fois qu’ils entendront prononcé le nom du Père, ou du Fils ou de l’Esprit, mais personne ne pourra leur reprocher de ne pas aimer.</p>
<p><em>Obedient, ergo amant</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Ils obéissent, donc ils aiment</strong>.</p>
<p>Pour nous, donc, suivons simplement la voie qu’il nous trace, et nous aurons alors l’assurance que nous l’aimons, quel que soit notre ressenti.</p>
<p>Surtout, <strong>nous saurons que Dieu est notre ami</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Or, y a-t-il bonheur plus grand que celui-ci : se savoir ses amis ?</p>
<p>Et qui sait si, en cheminant quotidiennement avec cet ami incomparable, nous ne finirons pas nous aussi par nous éprendre d’une grande tendresse pour lui ?</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Se reporter au billet précédent.</span>  **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Colossiens 1.10.</span></p> -
Une histoire de câlin
<p>Jean 21.17a : <em>“Il lui dit, la troisième fois : ‘Simon, fils de Jonas, as-tu de l’amour pour moi ?’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942faa6b31200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Câlin” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942faa6b31200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942faa6b31200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Câlin” /></a></p>
<p>Notre petit bonhomme a quatre ans.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il marche dans la rue la main dans celle de sa maman.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Soudain, il s’arrête, lève les yeux vers le ciel et murmure : “<strong>J’ai besoin de faire un câlin à Dieu</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi ?<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Parce qu’il y a du soleil.”</p>
<p>L’anecdote est authentique.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et mon cœur a fondu lorsqu’elle m’a été rapportée.</p>
<p>Fondu et frémi : quand, pour la dernière fois, ai-je connu pareil élan pour Dieu ?</p>
<p>Je sais ! nous ne sommes plus des enfants ; nous avons grandi.</p>
<p>La belle affaire !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus n’a-t-il pas déclaré un jour que <strong>le royaume des cieux est pour ceux qui ressemblent aux petits</strong> *.</p>
<p>Plutôt, donc, que de nous chercher des excuses, prenons exemple sur notre petit bonhomme.</p>
<p>Souvenons-nous d’abord de <strong>ce que nous savons de Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et tout particulièrement de <strong>son amour</strong> pour nous.</p>
<p>Un amour dont il a donné la preuve irréfutable en même temps qu’il en révélait la démesure lorsque, à la croix, il a laissé son Fils, son unique, son bien-aimé payer le prix exorbitant de notre salut.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Et un amour qui est aujourd’hui celui d’un père attentionné, dont la sollicitude, l’indulgence, la tendresse et la générosité sont sans égales.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’il n’est pas question pour lui que ses enfants manquent de quoi que ce soit qui leur est nécessaire pour grandir et prospérer à tous égards.</p>
<p>Et puis, comprenons que <strong>celui qui nous a dit nous aimer d’un amour éternel aspire à être aimé en retour</strong>.</p>
<p>S’il a offert son Fils en sacrifice, c’est pour se réconcilier avec nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour <strong>devenir, lui, notre ami</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et pour <strong>faire de nous ses amis</strong>.</p>
<p><strong>Son projet</strong>, depuis toujours, était qu’il puisse un jour nous aimer, nous, d’un amour sans limite, et son espérance <strong>que nous-mêmes acceptions de l’aimer</strong> de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre façon de lui exprimer notre reconnaissance.</p>
<p>Et nous le frustrerions sans gêne de ce bonheur ?</p>
<p>“<strong>As-tu de l’amour pour moi ?</strong>” est la question qu’il me pose là, maintenant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il pose à chacun.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que c’est la seule qui compte vraiment.</p>
<p><strong>L’aimons-nous ?</strong></p>
<p>Ah ! si comme notre petit bonhomme, nous pouvions ressentir en cet instant le besoin de “<strong>faire un câlin à Dieu</strong>” !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De lui dire simplement notre bonheur de le connaître, notre plaisir de l’avoir pour ami et notre joie de savoir que rien ni personne ne pourra plus jamais nous séparer de lui et de son propre amour !</p>
<p>Pour moi, que Dieu a tant câliné, je m’en vais de ce pas lui dire : “<strong>Je t’aime.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Viens m’apprendre à t’aimer.</strong>”</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Matthieu 19.14.</span></p> -
Comme si c’était moi
<p>Philémon 17-18a : <em>“Si donc tu me considères comme ton ami, accueille-le comme si c’était moi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et s’il t’a fait du tort ou te doit quelque chose, je te rembourserai […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278807a5204200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Intercession” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278807a5204200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278807a5204200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Intercession” /></a></p>
<p>S’il est un personnage qui nous ressemble, c’est bien lui, <strong>Onésime </strong>*. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Onésime, l’esclave qui, après avoir volé son propriétaire, Philémon, s’est carapaté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Comme nous </strong>! qui avons fui notre divin maître après avoir trahi sa confiance.</p>
<p>Onésime, le fugitif que l’apôtre Paul a rencontré et converti.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Comme nous </strong>! que l’Évangile a brusquement arrêtés, confondus et retournés.</p>
<p>Onésime, le pécheur repentant qui voudrait retrouver vers son maître, mais qui s’en sait empêché par une dette qu’il n’a pas les moyens de régler.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Comme nous </strong>! qui avons hésité, et hésitons peut-être toujours à nous rapprocher de Dieu tant est vive en nous la conscience de notre insolvabilité absolue.</p>
<p>Onésime, le coupable que le souvenir de sa faute taraude et désespère.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Comme nous </strong>! qu’accable la mémoire d’innombrables écarts, errements, fautes, transgressions, chutes, rechutes, trahisons et autres manquements inexcusables, qui nous condamnent.</p>
<p>Et puis…</p>
<p>Onésime, le paria qui a trouvé en Paul, son nouvel ami, un homme prêt à tout pour qu’il trouve grâce aux yeux de son maître.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Comme nous </strong>! qui avons rencontré en Christ et découvert en lui un avocat bien résolu à tout faire pour nous permettre de retrouver une place avantageuse auprès de son Père.</p>
<p>Là s’arrête la comparaison.</p>
<p>Pour une raison simple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne savons pas si, sensible au plaidoyer de Paul, Philémon a réintégré dans son service celui qui, depuis qu’il l’a lésé, est devenu son frère, alors que <strong>nous savons que Dieu</strong>, lui, qui entend toujours la prière de son Fils, <strong>s’est définitivement réconcilié avec nous</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mieux : qu’<strong>il nous a élevés au rang de fils et de filles</strong> !</p>
<p>C’est ainsi que, de totalement désespérée, notre situation est devenue infiniment enviable.</p>
<p>Parce qu’un jour, le Fils tant aimé de son Père s’est approché de lui pour le prier de<strong> nous accueillir comme s’il s’agissait de lui </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que le Père s’est réjoui de pouvoir acquiescer sur le champ.</p>
<p>Non pas qu’il eût oublié <strong>notre dette</strong>, mais parce que cette dette, <strong>son Fils venait de la régler</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À la croix, ce lieu à la fois maudit et béni où Jésus, nous le savons, s’était porté volontaire pour la racheter dans sa totalité <strong>en en payant lui-même le prix infini</strong>.</p>
<p><strong>Par amour</strong>.</p>
<p>Voilà pourquoi vous et moi pouvons nous approcher de Dieu aujourd’hui en toute confiance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Après avoir définitivement acquitté notre créance, celui qui est en même temps l’“ami” de Dieu et notre ami, le Fils, a demandé à son Père de <strong>nous regarder tous comme il le regardait, lui</strong>.</p>
<p>“Je sais, a-t-il dit en substance, qu’ils t’ont fait du tort et te doivent quelque chose, mais <strong>je t’ai remboursé</strong>.”</p>
<p>Éblouissante manifestation d’un amour sans limite, auquel nous devons d’être <strong>à jamais abrités par la grâce divine </strong>!</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>“Utile”, “secourable” en grec !</span></p> -
“Au nom de Jésus”
<p>Psaume 132.10: <em>“À cause de David, ton serviteur,/ </em><em>Ne repousse pas l’homme qui a reçu ton onction!”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa775bf200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Au nom de Jésus” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942fa775bf200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa775bf200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Au nom de Jésus” /></a></p>
<p>Cette prière est celle du “messie-roi” suppliant Dieu de ne pas le tenir à l’écart tandis que le “coffre de l’alliance” retrouve sa place à Jérusalem et que la foule des fidèles, clercs et laïcs confondus, est en liesse.</p>
<p>Pourquoi cette prière?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que le roi sait qu’il n’est de bonheur vrai que dans la présence divine et que la fonction de ce coffre est précisément de la signifier.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où sa requête: “Ne m’écarte pas”, sous-entendu “du signe par excellence de ta présence au milieu de ton peuple!”</p>
<p>Cela dit, il est un “détail” qu’il convient de relever ici: la manière dont le roi introduit sa supplique :<em> “<strong>À cause de David, ton serviteur</strong>”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce n’est pas en son nom qu’il intervient auprès de Dieu, mais au nom de David.</p>
<p>La raison?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le roi sait que ce n’est pas envers lui, mais envers David que Dieu s’est engagé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au moment de placer sa requête, il prend donc bien soin de la présenter comme “parrainée” par son illustre ancêtre.</p>
<p>Du coup, il est tranquille: <strong>le Seigneur ne pourra pas ne pas exaucer son souhait</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non à cause de lui, mais <strong>à cause de David</strong>, dont il a su se réclamer au bon moment.</p>
<p>Cela ne vous rappelle rien?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si, bien sûr.</p>
<p><strong>À quoi devons-nous que nos prières sont entendues?</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certainement pas à ce que nous représentons, mais bien <strong>aux mérites de notre </strong>“<strong>frère aîné</strong>”, Christ, que nous invoquons chaque fois que nous nous adressons à Dieu.</p>
<p>La formule “au nom de Jésus” qui clôt souvent nos supplications est tout sauf anodine.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle signale <strong>notre lucidité</strong>: nous savons que Dieu ne nous écoutera que si nous venons à lui comme “accompagnés” par notre divin avocat.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que nos requêtes sont comme “portées” par lui.</p>
<p><strong>Christ est celui que Dieu exauce toujours</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est donc à lui que nous devons nous en remettre pour rendre notre prière acceptable et disposer favorablement celui à qui nous l’adressons.</p>
<p>Ainsi, nous prions: “Ne nous repousse pas!/ Non à cause de nous-mêmes,/<span class=”Apple-converted-space”> M</span>ais à cause de Christ, ton serviteur,/ à qui tu ne refuses rien.”</p>
<p>Pas plus que le roi d’Israël, nous ne pouvons faire irruption devant Dieu et lui présenter directement nos requêtes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il nous faut à nous aussi nous prévaloir des mérites d’un autre: Jésus</strong>.</p>
<p>Mais dès lors que nous nous réclamons de lui, nous avons l’assurance que Dieu, non seulement nous entend, mais encore qu’il nous répondra sûrement.</p>
<p><strong>Merci qui?</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Merci Jésus</strong>, donc, qui aime tant plaider notre cause devant son Père.</p> -
Jour d’élection
<p>Psaume 72.1: <em>“Ô Dieu, accorde au roi de prononcer </em><em>les mêmes jugements que toi; </em><em>donne à ce fils de roi ton sens de la justice.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa5ad17200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vote” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942fa5ad17200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa5ad17200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vote” /></a></p>
<p>Qui va accéder à la fonction la plus haute dans notre pays?</p>
<p>Nous apportons aujourd’hui notre suffrage au candidat * de notre choix et attendrons que les derniers bureaux de vote ferment pour connaître le nom du vainqueur.</p>
<p>Nous ne réagirons pas tous de la même manière à l’annonce du résultat.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les uns se féliciteront, les autres se lamenteront.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Liesse ou soulagement d’un côté, déception ou inquiétude de l’autre.</p>
<p>Les dés auront été jetés.</p>
<p>Fin de partie pour chacun?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car c’est alors que commencera <strong>notre ministère spécifique</strong>, celui que le Seigneur lui-même nous a confié en nous conviant à <strong>intercéder</strong> avec ferveur pour nos autorités.</p>
<p>Le psalmiste nous indique ici <strong>le type de prière que nous pourrions faire monter vers Dieu</strong> en faveur, notamment, de notre futur président, quel qu’il soit.</p>
<p>Et si nous nous en inspirions? demandant à la source de toute sagesse d’accorder à notre nouvel élu ce <strong>sens de la justice</strong> dont trop de nos gouvernants semblent encore privés?</p>
<p>Le vœu du poète est que le roi ne se ferme pas à la détresse des petits, des faibles, des pauvres.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais qu’il fasse tout ce qui est en son pouvoir pour que justice leur soit faite.</p>
<p>Parce qu’il sait bien, lui, que <strong>sans équité, il n’y a pas de paix possible</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que <strong>sans paix, il ne peut y avoir de vraie prospérité</strong>.</p>
<p>Pour que notre pays produise du blé en abondance et que ses moissons diverses “ondulent sur les hauteurs” **, pourvoyant ainsi aux besoins de tous, à commencer par les plus démunis parmi nous, il est indispensable que ceux qui nous dirigent aient la justice pour passion.</p>
<p>Joignons-nous donc au psalmiste pour demander instamment au Seigneur de donner à notre premier magistrat à venir, quel qu’il soit, j’insiste, de <strong>porter sur tous le même regard que lui</strong> et d’agir comme lui-même agirait.</p>
<p>“Amen, oui, qu’il en soit bien ainsi!” ***</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Notre profonde aversion pour l'écriture dite inclusive nous conduit à vous inviter à comprendre les mots “candidat”, “vainqueur”, “président”, “élu” ou “magistrat” comme autant de termes épicènes (pouvant désigner indifféremment un homme ou une femme).</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 16.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 19.</span></p> -
Un matin lumineux
<p>Jean 12.32-33: <em>“‘Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.’<span class=”Apple-converted-space”> </span>— Par ces paroles, il indiquait de quelle mort il allait mourir.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa40bd9200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Matin” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942fa40bd9200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa40bd9200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Matin” /></a></p>
<p>De quoi Jésus parle-t-il ici?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De <strong>la croix</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et comment décrit-il cette croix?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme <strong>une</strong> “<strong>élévation</strong>” à venir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au sens propre, mais surtout figuré.</p>
<p>La croix, donc, non plus comme un abaissement –ce qu’elle sera–, mais comme<strong> une</strong> “<strong>exaltation</strong>” –ce en quoi elle se transformera bientôt.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non plus comme une fin effroyable –ainsi que beaucoup la verront–, mais comme <strong>un commencement</strong> inespéré.</p>
<p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour cette raison qu’elle sera, il le sait, le lieu d’où, après qu’il y aura connu les affres de l’abîme, il sera <strong>arraché pour être</strong> “<strong>élevé</strong>” <strong>en gloire</strong>.</p>
<p>Installé alors à la droite du Père et doté cette fois de tous les pouvoirs, il pourra <strong>achever enfin cette œuvre de salut unique et glorieuse qui lui a été confiée</strong> et qu’il résume ainsi dans notre texte: <strong>attirer tous les hommes à lui</strong>.</p>
<p>Reste à comprendre ce que signifie ici l’expression: “attirer tous les hommes à lui” *</p>
<p><em>“<strong>Attirer</strong>”</em> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>On a cherché à atténuer le sens de ce verbe; à tort.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est fort, très fort: “<strong>tirer</strong>” —comme on “tire” une épée de son fourreau **; “<strong>extirper</strong>” —comme on “extirpe” un indésirable hors du temple ***; “<strong>hisser</strong>” enfin —comme on “hisse” un filet de pêche ****.</p>
<p>Il ne s’agira donc pas, pour le Fils élevé, exalté, glorifié d’“attirer” au sens d’“allécher” tous les hommes en leur tenant un discours séduisant destiné à les convaincre de le rejoindre —on n’appâte pas, <strong>on ne charme pas des morts</strong>!</p>
<p>Il s’agira plutôt d’une forme d’“<strong>hélitreuillage</strong>” <strong>spirituel</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’une intervention de sa part, souveraine, gracieuse, puissante, irrésistible, par laquelle il réalisera pleinement l’admirable projet que son Père et lui-même conçurent jadis: <strong>nous sauver en nous</strong> “<strong>exfiltrant</strong>”, si je puis dire, de l’abîme pour nous emporter vers les “hauteurs”, celles-là mêmes qu’il habitera alors, où tout n’est que lumière et vie.</p>
<p>L’expression <em>“<strong>tous les hommes</strong>” </em>maintenant.</p>
<p>Renvoie-t-elle à “tous les hommes, sans exception” comme le pensent certains?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une telle interprétation va à l’encontre de ce qu’enseignent par ailleurs sans ambages les Écritures, savoir, que tous, hélas! n’hériteront pas la vie éternelle.</p>
<p>Comme le fait justement remarquer Don Carson *****, elle nous ramène à ce qui est à son origine, je veux dire la venue de non-Juifs souhaitant “voir” Jésus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et notre exégète bien-aimé de conclure: “il faut [donc] entendre ‘<strong>tout le monde sans distinction, Juifs et non-Juifs</strong>’, plutôt que ‘tout le monde sans exception’”.</p>
<p>C’est pourquoi j’ai titré “un matin lumineux”!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que <strong>la croix</strong>, pour Jésus, ce n’est pas seulement un moment de ténèbres, c’est aussi <strong>l’aube d’un jour radieux</strong> où tous –nous compris– pourrons devenir <strong>les cibles bienheureuses de la grâce divine et les héritiers comblés d’un salut éterne</strong>l.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir aussi billet "Premier de cordée", publié le 19 janvier 2020.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 18.10, où Pierre « tire » son épée.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Actes 21.30, où Paul est « traîné hors » du temple.</span>      ****  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 21.6, 11, où les disciples sont invités à « retirer » leur filet de l’eau.</span>     ***** <em><span style=”font-size: 8pt;”>L'Évangile selon Jean, in loco.</span></em></p> -
Du sel, s’il vous plaît !
<p>Marc 9.50b: <em>“[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ayez du sel en vous-mêmes et soyez en paix les uns avec les autres.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa393f7200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Sel” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942fa393f7200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa393f7200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Sel” /></a></p>
<p>Cela fait quelques années que l’“hypertendu” à qui vous devez ces quelques lignes n’a plus le droit au sel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il n’en ajoute plus à ses mets qu’en cachette.</p>
<p>C’est que le sel n’est pas bon pour tous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que de toute façon il vaut mieux ne pas en abuser.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dommage!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le sel, le gros surtout, est si bon!</p>
<p>Heureusement pour nous, le sel auquel Jésus fait allusion ici n’est pas celui que nos paludiers extraient de leurs salins.</p>
<p>Le “<strong>sel</strong>” dont il exhorte ses disciples à se gaver est “<strong>une disposition de l’esprit</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est cette <strong>inclination du sujet à désencombrer ses conversations</strong> non seulement de tout discours superficiel, insipide ou vain, mais encore de tout propos malhonnête, grossier ou méchant.</p>
<p>Le sel que Jésus en personne nous prescrit d’urgence est ce choix délibéré de <strong>toujours chercher, lorsque nous nous exprimons, la parole pertinente et le mot à propos</strong>, celui, forcément bienveillant, qui corrigera peut-être, mais, surtout, rassurera, consolera, édifiera, encouragera réjouira…</p>
<p>Autant dire qu’un tel penchant ne nous est pas naturel!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais la bonne nouvelle est que, puisqu’il s’agit d’une disposition qui l’habite lui-même pleinement, son Esprit ne demande qu’à nous l’impartir.</p>
<p>Nous n’avons donc qu’une chose à faire: <strong>lui demander la grâce d’être nous-mêmes habités par cette heureuse disposition</strong>.</p>
<p>Et les effets de la présence en nous du sel divin ne tarderont pas à apparaître.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Celui-ci en particulier: la “<strong>paix</strong>” dans nos rapports avec les autres.</p>
<p>Le lien entre les deux notions de “sel” et de “paix” mérite un commentaire.</p>
<p>D’éminents exégètes ont suggéré un premier rapport possible.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Se fondant sur la latinité probable de Marc, ils ont émis l’hypothèse que l’évangéliste avait pu juger intéressant de rapprocher “sel”, qui, lorsqu’il est comme ici complément d’objet, s’écrit et se prononce en latin <em>salem</em>, et “paix”, dont une des formes en hébreu est <em>salem</em> *.</p>
<p>Mais à ce simple lien formel, il convient d’en ajouter un second, autrement plus important, qui nous livre le véritable propos de Jésus: établir qu’<strong>il n’y a pas de </strong>“<strong>paix</strong>”<strong> possible sans </strong>“<strong>sel</strong>” dans les cœurs.</p>
<p>Car nous pourrions très bien traduire ainsi notre texte: “[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ayez du sel en vous-mêmes <em>afin</em> d’être en paix les uns avec les autres”.</p>
<p>Pour moi, je ne doute pas du bien-fondé de cette interprétation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aussi je tire de cette parole de Jésus la leçon suivante: <strong>le secret de la paix entre nous, chrétiens, c’est du sel en nous</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Du sel, encore du sel, toujours plus de sel.</p>
<p>Vu que <strong>la volonté de Dieu pour nous est invariablement que nous vivions tous en harmonie</strong> les uns avec les autres, prions-le de nous imprégner de sel!</p>
<p>Et après que nous aurons été rendus capables nous aussi de ne plus tenir d’autres discours que <strong>des discours pertinents et assaisonnés de grâce</strong> **, le temps viendra pour nous de goûter au bonheur d’<strong>une communion apaisée et vivifiante</strong> avec ses enfants.</p>
<p>Et j’imagine que la joie du ciel, alors, sera grande.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Hébreux 7.2: “</span><em><span style=”font-size: 8pt;”>[…] roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix”</span></em><span style=”font-size: 8pt;”>.    </span> **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Colossiens 4.6.</span></p> -
Quand Dieu change d’adresse
<p>Exode 40.34: <em>“Alors la nuée couvrit la tente de la rencontre et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e14c5aa3200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Déménagement” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20282e14c5aa3200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20282e14c5aa3200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Déménagement” /></a></p>
<p>Qui sait encore ce qu’est le “<strong>tabernacle</strong>” dont l’Éternel a commandé la fabrication à Moïse?</p>
<p>Très simplement, un “<strong>sanctuaire</strong>” destiné à accueillir la lumineuse plénitude de l’être divin de façon que les hommes puissent entrer en relation avec elle.</p>
<p>Et un sanctuaire “<strong>portatif</strong>”, pour que les fidèles en marche se sachent accompagnés en permanence par cette divine présence.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où cette autre expression pour le désigner, “tente de la rencontre”, évoquant à la fois sa mobilité et son objet.</p>
<p>Le tabernacle a donc suivi à la trace le peuple d’Israël tout au long de sa migration vers Canaan, le pays promis, et au-delà.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jusqu’à ce que le remplace un “<strong>temple</strong>”, le temple de Jérusalem.</p>
<p>Le nouveau sanctuaire est <strong>éblouissant</strong>; les foules ont raison de s’extasier devant lui.</p>
<p>Il présente pourtant <strong>un inconvénient</strong>: s’il est bien, comme le tabernacle, le signe de la présence divine parmi les hommes, lui n’est pas mobile.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il faut donc que les fidèles se déplacent pour rendre un culte à Dieu et accueillir ses grâces.</p>
<p>À quand <strong>le sanctuaire parfait</strong>, dont le tabernacle d’abord, le temple ensuite, ne pouvaient être que des ombres?</p>
<p>La réponse, nous la trouvons dans le Prologue de l’évangile de Jean:<em> “Et la Parole s’est fait homme, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.” </em> *</p>
<p>C’est donc avec l’“incarnation” du Fils qu’advient enfin <strong>le véritable sanctuaire</strong>, divinement estampillé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car que nous révèle l’apôtre concernant <strong>la Parole</strong>, autrement dit <strong>Jésus</strong>?</p>
<p>D’abord, qu’<em>“elle a habité parmi nous”</em>; littéralement, qu’“elle a planté sa tente” **  parmi nous!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme l’Éternel, dans le désert, <strong>Jésus nous a rejoints pour cheminer avec nous</strong>.</p>
<p>Ensuite, qu’en tournant les yeux vers elle, <em>“nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père”</em>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où nous concluons qu’<strong>en elle, la Parole</strong>, résidait, et <strong>réside toujours la plénitude de la divinité</strong>.</p>
<p>Formidable révélation, bientôt confirmée par Jésus lui-même ***: <strong>il est le vrai temple</strong>, nouveau et définitif, qui n’est pas fait, lui, de main d’homme et qui met Dieu lui-même, dans toute la richesse de sa personne, à notre portée!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En lui, Dieu s’est approché de nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il est aujourd’hui le </strong>“<strong>lieu</strong>”<strong> où Dieu nous rencontre et où nous rencontrons Dieu</strong>.</p>
<p>Et ce lieu saint, destiné aux échanges les plus intimes comme aux contemplations les plus hautes, nous accompagne où que nous allions.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ainsi, <strong>point n’est besoin de le rechercher</strong>: <strong>il est ici</strong>, tout prêt à accueillir notre culte en esprit et en vérité.</p>
<p>Mais alors, qu’attendons-nous encore, là, maintenant, pour y “entrer” et, à genou ou les bras levés, contempler la beauté qu’il abrite, entendre la voix qui y résonne et adorer celui qui le remplit tout entier?</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 1.14.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”> Il peut être intéressant de noter à propos du verbe utilisé par l’évangéliste que les trois consonnes de sa racine, “S”, “K” et “N”, sonnent comme celles de la racine du mot hébreu <em>shekhinah</em>, signifiant “la résidence” en général et “la résidence de Dieu parmi les hommes” en particulier.    </span> ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 2.19-20.</span></p>