<p>Marc 9.50b: <em>“[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ayez du sel en vous-mêmes et soyez en paix les uns avec les autres.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa393f7200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Sel” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202942fa393f7200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202942fa393f7200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Sel” /></a></p>
<p>Cela fait quelques années que l’“hypertendu” à qui vous devez ces quelques lignes n’a plus le droit au sel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il n’en ajoute plus à ses mets qu’en cachette.</p>
<p>C’est que le sel n’est pas bon pour tous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que de toute façon il vaut mieux ne pas en abuser.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dommage!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le sel, le gros surtout, est si bon!</p>
<p>Heureusement pour nous, le sel auquel Jésus fait allusion ici n’est pas celui que nos paludiers extraient de leurs salins.</p>
<p>Le “<strong>sel</strong>” dont il exhorte ses disciples à se gaver est “<strong>une disposition de l’esprit</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est cette <strong>inclination du sujet à désencombrer ses conversations</strong> non seulement de tout discours superficiel, insipide ou vain, mais encore de tout propos malhonnête, grossier ou méchant.</p>
<p>Le sel que Jésus en personne nous prescrit d’urgence est ce choix délibéré de <strong>toujours chercher, lorsque nous nous exprimons, la parole pertinente et le mot à propos</strong>, celui, forcément bienveillant, qui corrigera peut-être, mais, surtout, rassurera, consolera, édifiera, encouragera réjouira…</p>
<p>Autant dire qu’un tel penchant ne nous est pas naturel!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais la bonne nouvelle est que, puisqu’il s’agit d’une disposition qui l’habite lui-même pleinement, son Esprit ne demande qu’à nous l’impartir.</p>
<p>Nous n’avons donc qu’une chose à faire: <strong>lui demander la grâce d’être nous-mêmes habités par cette heureuse disposition</strong>.</p>
<p>Et les effets de la présence en nous du sel divin ne tarderont pas à apparaître.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Celui-ci en particulier: la “<strong>paix</strong>” dans nos rapports avec les autres.</p>
<p>Le lien entre les deux notions de “sel” et de “paix” mérite un commentaire.</p>
<p>D’éminents exégètes ont suggéré un premier rapport possible.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Se fondant sur la latinité probable de Marc, ils ont émis l’hypothèse que l’évangéliste avait pu juger intéressant de rapprocher “sel”, qui, lorsqu’il est comme ici complément d’objet, s’écrit et se prononce en latin <em>salem</em>, et “paix”, dont une des formes en hébreu est <em>salem</em> *.</p>
<p>Mais à ce simple lien formel, il convient d’en ajouter un second, autrement plus important, qui nous livre le véritable propos de Jésus: établir qu’<strong>il n’y a pas de </strong>“<strong>paix</strong>”<strong> possible sans </strong>“<strong>sel</strong>” dans les cœurs.</p>
<p>Car nous pourrions très bien traduire ainsi notre texte: “[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ayez du sel en vous-mêmes <em>afin</em> d’être en paix les uns avec les autres”.</p>
<p>Pour moi, je ne doute pas du bien-fondé de cette interprétation.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aussi je tire de cette parole de Jésus la leçon suivante: <strong>le secret de la paix entre nous, chrétiens, c’est du sel en nous</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Du sel, encore du sel, toujours plus de sel.</p>
<p>Vu que <strong>la volonté de Dieu pour nous est invariablement que nous vivions tous en harmonie</strong> les uns avec les autres, prions-le de nous imprégner de sel!</p>
<p>Et après que nous aurons été rendus capables nous aussi de ne plus tenir d’autres discours que <strong>des discours pertinents et assaisonnés de grâce</strong> **, le temps viendra pour nous de goûter au bonheur d’<strong>une communion apaisée et vivifiante</strong> avec ses enfants.</p>
<p>Et j’imagine que la joie du ciel, alors, sera grande.</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Hébreux 7.2: “</span><em><span style=”font-size: 8pt;”>[…] roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix”</span></em><span style=”font-size: 8pt;”>.    </span> **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Colossiens 4.6.</span></p>