Catégorie : Méditation

  • Chacun sa place

    <p>Luc 10.41-42: “<em>Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule est nécessaire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas enlevée.”</em></p>
    <p><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e861925e200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Marthe et Marie” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e861925e200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e861925e200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Marthe et Marie” /></a><br /></em></p>
    <p>Il est courant d’entendre cette parole de Jésus comme une réprimande faite à Marthe: “Ne vois-tu pas que ton hyperactivité t’empêche de te consacrer à l’essentiel, savoir l’écoute de ce que j’ai à dire?”</p>
    <p>Du coup, Jésus apparaît comme celui qui prend le parti de Marie la contemplative contre celui de Marthe l’industrieuse.</p>
    <p>Mais est-ce bien le fond de la pensée de Jésus ici?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je n’en suis pas sûr.</p>
    <p>À quel moment précis Jésus reprend-il, gentiment mais fermement, sa jeune hôtesse?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Aussitôt après, mais seulement après qu’elle lui a demandé de presser sa sœur de venir l’aider à préparer le repas.</p>
    <p>Il me semble significatif ici que Jésus ne dise rien à Marthe avant.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Preuve à mes yeux que la part choisie par Marthe est parfaitement légitime.</p>
    <p>Ce qui vaut donc à Marthe d’être doucement corrigée par son Maître est qu’elle n’accepte pas que Marie ait posé pour elle-même une autre priorité.</p>
    <p>Pour elle, il est impensable de laisser Jésus le ventre creux.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Aussi sa place est-elle d’abord dans la cuisine.</p>
    <p>Et celle de Marie aussi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et c’est là, mais là seulement qu’elle fait erreur.</p>
    <p>Comme nous-mêmes nous trompons toutes les fois qu’après avoir opté pour une manière bien à nous de servir le Seigneur, nous voudrions que tous nous emboîtent le pas.</p>
    <p>La “meilleure part” est celle que nous croyons juste devant Dieu de nous réserver à un moment et dans une situation donnés.</p>
    <p>Ainsi, la parole de Jésus devient une invitation à <strong>veiller à ne pas chercher à imposer nos formes d’engagement aux autres</strong>, mais à respecter plutôt les leurs.</p>
    <p>Et à nous en réjouir d’autant plus que nous les découvrons différentes et, surtout, complémentaires.</p>

  • Dans la tempête

    <p>Psaume 89.22a: “<em>Ma main le soutiendra […].”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e944b408200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Main” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e944b408200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e944b408200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Main” /></a></p>
    <p>Je devais avoir six ou sept ans.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous dînions encore lorsque mon père me dit: “Ce soir, Paul, nous allons marcher ensemble.”</p>
    <p>Stupeur d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mon père n’était pas du genre à se promener.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Bonheur ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il me proposait, à moi, de sortir seul avec lui.</p>
    <p>Il faisait nuit sur la moraine.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nuit comme à la campagne.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vraiment nuit.&#0160;Et le vent soufflait.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Soufflait très fort.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Si fort que le bois des poteaux électriques sifflait.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un sifflement sinistre.</p>
    <p>J’avais peur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et cette peur grandissait à mesure que nous nous enfoncions dans la tempête.</p>
    <p>C’est alors que, sans un mot, mon père prit ma petite main dans la sienne.</p>
    <p>Ah! cette main!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Soixante ans après, j’en sens encore et la rugosité et la puissance.</p>
    <p>La bise hurlait toujours, mais l’effroi, lui, s’était dissipé.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Que pouvait la tourmente contre moi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Papa me tenait par la main!</strong></p>
    <p>Sa main, hélas! n’est plus là pour me rassurer.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais il est une autre main, qui, depuis, a saisi la mienne.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et la vôtre aussi.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et cette main-là, incomparable, ne lâchera jamais la nôtre.</p>
    <p>Le vent pourra souffler, les flots se déchaîner, elle sera toujours là pour nous soutenir, nous rassurer et ramener la paix dans nos esprits inquiets.</p>
    <p>Une seule condition: que nous répondions Oui à celui qui nous invite à marcher chaque jour avec lui et qu’avec le poète*, nous le priions:</p>
    <p style=”padding-left: 40px;”>Tiens dans ta main mon cœur plein de faiblesse./ Sans ton secours je ne puis faire un pas./ Écoute-moi, regarde ma tristesse,/ Viens, secours-moi, ne m’abandonne pas!</p>
    <p style=”padding-left: 40px;”>Tiens dans ta main, ma main parfois tremblante./ Quand vient l’épreuve et ses jours de douleur,/ Donne à ma foi, souvent si chancelante,/ Plus de douceur, de paix et de ferveur!</p>
    <p style=”padding-left: 40px;”>Tiens dans ta main mon âme tout entière,/&#0160;Révèle-moi, Jésus, tout ton amour./ Sois mon rocher, mon ancre, ma lumière,/&#0160;Mon roi, mon maître, ô Jésus, chaque jour!</p>
    <hr />
    <p><span style=”font-size: 8pt;”>* Rillet, L.-E. (Sur les ailes de la foi, n° 206, str. 3, 4, 5).</span></p>

  • Une raison de retrouver le sourire

    <p>Romains 12.12: <em>“</em><em>Soyez joyeux à cause de votre espérance</em><em>”</em>.</p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4ff2c49200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bonheur” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4ff2c49200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4ff2c49200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bonheur” /></a></p>
    <p>Tous ne sont pas dans la joie aujourd&#39;hui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il en est parmi nous qui traversent de lourdes épreuves.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et qui se demandent peut-être, en cet instant: “<strong>D’où nous viendra le secours</strong> dont nous avons tant besoin?”</p>
    <p>Ceux-là, en particulier, ne comprendront pas forcément l’invitation à l’allégresse que leur adresse ici l’apôtre Paul.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>D’aucuns parmi eux lui reprocheront même, peut-être, son manque de sensibilité.</p>
    <p>Ils oublieraient alors que s’il en est un qui a connu ici-bas son lot de souffrances en tous genres, c’est bien lui, Paul.</p>
    <p>Revenons donc à son appel.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comment l’apôtre le justifie-t-il?</p>
    <p>La réponse est dans le texte: à cause de l’espérance qui est la nôtre.</p>
    <p>Là où d’autres chercheraient à orienter notre regard sur les aspects heureux de notre existence pour que, fixant les yeux sur eux, nous apprenions à “positiver”, Paul, lui nous convie à <strong>porter notre attention sur ce qui nous a été promis</strong>.</p>
    <p>Il ne s’agit donc pas, pour nous, d’ignorer plus ou moins artificiellement nos maux présents, ni même de nous efforcer de les vivre le sourire aux lèvres, mais de prendre régulièrement le temps de contempler ce qui les suivra.</p>
    <p>Et ce qui les suivra, c’est, nous le savons, <strong>une rencontre proprement éblouissante</strong>: celle de Jésus-Christ, dans toute la rayonnante splendeur de son être glorieux.</p>
    <p>Mais pas seulement: avec cette rencontre, l’entrée dans l&#39;éternel repos et la jouissance, là, d’un bonheur sans limite, que ne cessera plus de renouveler la délicieuse présence, à notre côté, du Seigneur.</p>
    <p><strong>C’est dans cette lumineuse espérance, que nul ne peut plus nous ravir, que Paul nous presse de chercher chaque jour des raisons de sourire</strong>, quand bien même nous traverserions la plus sombre des vallées.</p>
    <p>Plaise à Dieu que, nous qui possédons cette espérance, nous sachions l’estimer à sa juste valeur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Alors, je ne doute pas qu’il arrivera que nos rires surprennent, intriguent et confondent ceux, autour de nous, qui ne comprennent pas que l’on puisse être <strong>joyeux jusque dans l’affliction</strong>.</p>
    <p>Et puisse un tel témoignage servir lui aussi la gloire de notre Seigneur.</p>

  • Un cœur monoplace

    <p>Matthieu 5.8: “<em>Heureux ceux dont le cœur est pur, car eux verront Dieu”</em>.</p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fccb7b200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Cœur monoplace” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4fccb7b200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fccb7b200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Cœur monoplace” /></a></p>
    <p>De nous tous qui, pour avoir mis notre foi en lui et choisi de marcher dans sa trace, sommes aujourd’hui ses disciples, Christ attend que nous soyons “<strong>purs</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est-à-dire “<strong>sans mélange</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car tel est le sens premier de ce terme dans la Bible.</p>
    <p>“Simples”, quoi!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Non pas “simplets”!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais “simples”; par opposition à “doubles” —voire “multiples”—, ou “partagés”.</p>
    <p>Pour Dieu, le “cœur pur”, seul admis dans sa présence, est celui qui a fait un choix: se soumettre tout entier à lui.</p>
    <p>C’est Alphonse Maillot qui le décrit comme un “<strong>cœur monoplace</strong>”!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>J’aime l’expression.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De même que le cockpit d’une formule un, par exemple, ne peut accueillir qu’un seul conducteur —et de justesse!—, de même le cœur pur n’a de place que pour un seul maître: le Seigneur.</p>
    <p>Ainsi, pour nous, être purs, c’est cela: <strong>veiller à ce qu’un seul soit aux commandes de notre vie: Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est, donc, d’une certaine manière, avoir accepté de renoncer à nos prérogatives pour nous placer entièrement et sans réserve sous sa seigneurie et l’inviter chaque jour à nouveau à nous diriger comme bon lui semble sur les voies qu’il a, lui, choisies pour nous. <span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p>Parce que nous ne souhaitons plus qu’une chose, désormais: lui être tous agréables en laissant son Esprit saint amener lentement mais sûrement tous nos raisonnements, choix, projets, discours et gestes à se confondre avec les siens.</p>
    <p>Je pose alors la question —douloureuse: sommes-nous tous purs déjà, dans ce sens?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ou nous faut-il admettre que notre cœur est encore trop souvent partagé?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Partagé entre lui et nous? sa volonté et nos désirs? ses exigences et notre confort? ses intérêts et nos ambitions?</p>
    <p>“Quand cesserez-vous de pencher tantôt d’un côté, tantôt de l’autre?”, demandait déjà au peuple de Dieu le prophète Élie.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; “</span>[…] choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir”, avait déjà commandé Josué.</p>
    <p><strong>Personne ne peut servir deux maîtres</strong>, dira bientôt Jésus: ou il détestera le premier et aimera le second, ou il s’attachera au premier et méprisera le second.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Il nous faut, donc, choisir.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Opter aujourd’hui pour un maître, un seul; lui donner acte d’allégeance; et lui rester fidèles.</p>
    <p>Ceux d’entre nous qui ont laissé leur vie n’être jusqu’ici qu’une longue succession de louvoiements et de compromis, ceux-là doivent savoir qu’ils ont pris le risque insensé de ne jamais voir Dieu!</p>
    <p>Puisse chacun faire donc sienne aujourd’hui cette admirable prière de David —Psaume 51, verset 12: “<strong>Ô Dieu, crée en moi un cœur pur</strong>.”<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;&#0160;</span>Et le roi-poète d’ajouter un peu plus tard —Psaume 86, verset 11: “Seigneur […], <strong>unifie mon cœur</strong> pour qu’il craigne ton nom” [et ton nom seul]; ou, comme rend si bien la Bible en français courant: “Seigneur […], mets en moi cette seule préoccupation: rester soumis à ton autorité.”</p>

  • Bouc émissaire

    <p>Lévitique 16.22: “<em>Le bouc emportera sur lui toutes leurs fautes dans une terre aride, il sera chassé dans le désert</em><em>.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fa8180200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bouc émissaire” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4fa8180200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fa8180200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bouc émissaire” /></a></p>
    <p>Ils ne sont sans doute pas très nombreux ceux parmi nous qui lisent et relisent le livre du Lévitique!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le chapitre 16, pourtant, recèle un vrai trésor.</p>
    <p>Une fois par an, l’expiation devait être faite pour le peuple d’Israël.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le souverain sacrificateur devait alors prendre <strong>deux boucs</strong>, et sacrifier l’un tandis que l’autre, appelé “Azazel” était chassé dans le désert.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Si le premier mourait à la place des coupables,<strong> le second</strong>, lui, <strong>emportait sur lui toutes leurs iniquités</strong>.</p>
    <p>Belle préfiguration de ce que serait le rôle salvateur de Jésus-Christ.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lui dont la Bible nous dit qu’il est à la fois l’agneau “immolé” et celui qui “<strong>enlève</strong>” le péché du monde.</p>
    <p><em>“Voici l’Agneau de Dieu qui <strong>enlève</strong> le péché du monde”</em>, dit Jean le Baptiseur de Jésus, son cousin.</p>
    <p>Tout a été dit sur le sens du sacrifice du Christ.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais avons-nous bien saisi que <strong>notre Seigneur</strong> n’est pas seulement celui qui meurt à notre place; il <strong>est aussi celui qui “emporte nos iniquités dans un lieu désert”</strong>?</p>
    <p>À la croix, en effet, Dieu, à la manière du souverain sacrificateur de l’ancien régime, le charge de toutes nos erreurs, de toutes nos transgressions, de toutes nos souillures pour qu’il les prenne avec lui <strong>et les “dépose” si loin que nul n’en retrouvera jamais ne serait-ce qu’une trace</strong>.</p>
    <p>L’Évangile, la Bonne nouvelle que nous annonçons, c’est aussi cela: Dieu qui, dès lors que nous nous en remettons à sa seule grâce pour pardonner nos péchés, les fait disparaître.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Au point que pour lui, ils n’existent plus!</p>
    <p>Plutôt donc que de chercher à les minimiser comme nous le faisons parfois, <strong>confessons-lui nos offenses: aussitôt ôtées, elles ne seront plus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et Dieu lui-même en effacera jusqu’au souvenir.</p>

  • Les forces nécessaires

    <p>Deutéronome 11.8: “<em>Mettez donc en pratique tous les commandements que je vous communique aujourd’hui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Vous y trouverez les forces nécessaires pour prendre possession du territoire dans lequel vous allez entrer </em><em>[…]</em><em>.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b43170e200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Cyclisme” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2025d9b43170e200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b43170e200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Cyclisme” /></a></p>
    <p>Je me souviens d’escalades à vélo… interminables.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme si leur but s’éloignait à mesure que j’avançais.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je n’avais alors qu’une envie: poser le pied à terre, m’allonger un moment sur le bord de la route et… faire demi-tour.</p>
    <p>Où trouver alors les forces nécessaires pour rester debout sur mes pédales et m’accrocher jusqu’au sommet ardemment désiré?</p>
    <p>D’aucuns n’hésitent pas à comparer notre parcours terrestre à pareille randonnée: une randonnée sans fin.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Comme si la belle terre qui nous a été promise n’en finissait pas de se dérober devant nous.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pas étonnant qu’il en soit parmi nous qui, à bout de forces, songent à abandonner.</p>
    <p><strong>Où trouver alors les forces nécessaires</strong> pour serrer les dents et tenir bon jusqu’à ce que s’ouvrent devant nous, enfin! les portes du repos?</p>
    <p>La réponse divine ne saurait être réduite au seul élément qu’évoque notre texte.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Cependant, nous commettrions une regrettable erreur en négligeant sa contribution originale.</p>
    <p>Où trouver les forces nécessaires?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Dans la mise en pratique des commandements que le Seigneur nous a laissés</strong>.</p>
    <p>Curieux?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pas tant que cela, lorsqu’on y réfléchit.</p>
    <p>L’expérience nous montre, en effet, qu’<strong>il n’y a rien de plus “démoralisant” que la culpabilité</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et qu’il est d’autant plus facile de se décourager que l’on s’est montré négligeant en matière de justice.</p>
    <p>Le péché non confessé ronge de l’intérieur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il mine, affaiblit, épuise.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ce faisant, il ôte jusqu’à la volonté de persévérer.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’<em>apostasie</em> –&#0160;abandon et reniement&#0160;– n’est plus alors qu’une question de temps.</p>
    <p>Mais <strong>celui qui pratique les instructions reçues et ne s’en écarte pas, celui-là, au contraire, renouvelle ses forces</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Tant et si bien qu’il tiendra, lui, au jour de l’épreuve; et qu’il atteindra, lui, le but, je veux dire ce pays où coule le lait et le miel.</p>
    <p>On ne joue pas à cache-cache avec Dieu impunément.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Louvoyer devant lui ne mène à rien, sauf à sa perte.</p>
    <p>Approchons-nous donc plutôt de lui pour lui avouer nos fautes, nous mettre au bénéfice de sa grâce, recevoir son pardon et lui dire notre détermination à vivre désormais d’une manière qui lui soit agréable.</p>
    <p>Nous recevrons alors des forces nouvelles, insoupçonnées, et avec elles, la capacité de poursuivre notre course jusqu’à son terme.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Alors, parce que nous aurons franchi la ligne d’arrivée en vainqueurs, <strong>nous recevrons, nous, la vie en guise de couronne</strong>.</p>

  • Comme une rencontre avec Dieu

    <p>Genèse 33.10: “<em>Ma rencontre avec toi a été comme une rencontre avec Dieu, tellement tu as été bienveillant pour moi</em><em>.”*</em><span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a51b2fdb200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Bienveillance 01″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a51b2fdb200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a51b2fdb200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Bienveillance 01″ /></a></p>
    <p>C’est en tremblant que Jacob s’est approché de son frère Ésaü.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ne l’a-t-il pas grugé à plus d’une reprise?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ne mérite-t-il pas amplement sa colère?</p>
    <p>Or, Ésaü n’est que bienveillance et générosité à son endroit!</p>
    <p>Un comportement si inattendu, si anormal, que Jacob ne peut s’empêcher de faire aussitôt le lien avec celui de Dieu lui-même à son égard. &#0160;Car s’il en est un que le Seigneur a injustement gâté, c’est bien lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lui, le fourbe, a reçu de Dieu grâce sur grâce.</p>
    <p>Intéressante, cette perception qu’il a de celui qui l’a mystérieusement autant que souverainement élu.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Pour Jacob, le Seigneur est la bienveillance même</strong>.</p>
    <p><strong>Et pour nous aujourd’hui</strong>?</p>
    <p><strong>Dieu ne change pas</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Il est donc encore et toujours, et à jamais, celui qui ne nous traite pas selon nos fautes, mais plutôt selon l’infinie richesse de sa grâce.</p>
    <p>À condition, bien sûr, que nous soyons devenus ses amis en nous confiant en son Fils, et en lui seul, pour nous rapprocher de lui.</p>
    <p>Un dernier mot.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Par sa bienveillance, Ésaü, le rustre, a rappelé Dieu à son frère.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Se peut-il que nous fassions moins aujourd’hui?</p>
    <p><strong>Mon vœu</strong>: que notre propre bonté soit un reflet si fidèle de la bienveillance divine qu’en nous rencontrant on ait l’étrange sentiment de rencontrer… Dieu.</p>
    <hr />
    <p><span class=”Apple-converted-space”>*&#0160;</span><span style=”font-size: 8pt;”>Traduction Bible en français courant, qui me paraît rendre le mieux le sens du texte</span></p>

  • Ne crains rien !

    <p>Ésaïe 43.2: <em>&quot;Quand tu traverseras l’eau, je serai avec toi…&quot;</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a518ee42200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Crainte 2″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a518ee42200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a518ee42200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Crainte 2″ /></a></p>
    <p><strong>Le Seigneur n’a jamais dit qu’il épargnerait l’épreuve à ceux qu’il aime</strong>.</p>
    <p>C’est pourquoi le prophète Ésaïe peut avertir Israël: tu connaîtras l’exil!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce n’est pas parce que Dieu a fait de toi son peuple qu’il te dispensera de payer le juste salaire de ta défiance à son égard.</p>
    <p>Israël traversera donc l’eau, franchira les fleuves, passera à travers le feu, pour reprendre les termes exacts de l’oracle divinement inspiré.</p>
    <p>Comme nous-mêmes, qui constituons aujourd’hui le peuple élu de Dieu, connaîtrons inévitablement des heures sombres, très sombres.</p>
    <p>Non, le Seigneur n’a jamais dit que nous échapperions aux souffrances qui sont le lot du commun des mortels.</p>
    <p><strong>Ce qu’il a promis, en revanche, est que, dans l’épreuve, il serait toujours avec ceux qui lui appartiennent</strong>.</p>
    <p><em>&quot;Quand tu traverseras l’eau,</em> fait-il dire à Jérusalem (versets 2 et 3), <em>je serai avec toi; quand tu franchiras les fleuves, tu ne t’y noieras pas.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Quand tu passeras à travers le feu, tu ne t’y brûleras pas, les flammes ne t’atteindront pas.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Car moi, le Seigneur, je suis ton Dieu, moi, l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël, je suis ton Sauveur…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>N’aie pas peur, je suis avec toi.&quot;</em></p>
    <p>Si Israël ne doit pas espérer échapper à l’exil, il peut compter sur la présence du Seigneur pour l’accompagner et le soutenir dans ce malheur.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et pour l’y arracher finalement.</p>
    <p>Comme nous-mêmes, qui formons le nouvel Israël, pouvons nous rassurer dans nos détresses: s’il a permis que nous soyons ainsi accablés, il ne nous a pas pour autant abandonnés.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Au contraire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Plus proche de nous que jamais, il fait son affaire de nous porter jusqu’à ce que nous sortions vainqueurs de notre épreuve</strong>.</p>
    <p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; <em>&quot;</em></span><em>C’est que</em>, dit Dieu à son enfant sur le point d’être corrigé (verset 4), <em><strong>tu as du prix à mes yeux, tu comptes beaucoup pour moi et je t’aime</strong>.&quot;</em></p>
    <p>Telle est la raison&#0160;de l’engagement divin:&#0160;la valeur proprement inestimable qu’il a choisi, dans sa grâce, de nous accorder.</p>
    <p>Parce qu’il a fait de nous son trésor, (r)acheté à grand prix, il ne nous lâchera pas, veillant à ce que rien n’y personne ne nous sépare jamais de son amour, manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.</p>

  • Quand le stress a du bon…

    <p>Jacques 1.2-4: “<em>Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la persévérance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien.”</em></p>
    <p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b3c4d3f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Vigne” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2025d9b3c4d3f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2025d9b3c4d3f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Vigne” /></a></p>
    <p>“<strong>La vigne a besoin de stress</strong>.”</p>
    <p>Nous sommes à Praz, dans le canton de Fribourg, sur les bords du lac de Morat.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Logée dans le vully, la cave que nous visitons porte le beau nom de <em>Cave aux hirondelles</em>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et celle qui vient de nous faire cette révélation n’est autre que l’épouse de Michel Pellet, le vigneron.</p>
    <p>“La vigne a besoin de stress” — de &quot;stress hydrique&quot;, pour être précis.</p>
    <p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour que ses racines s’enfoncent plus profondément dans le sol.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et qu’elle devienne ainsi plus résistante, et porte un fruit plus savoureux encore.</p>
    <p>L’art du viticulteur, on le voit, consiste donc également à “stresser” ses plants.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pas trop: ils s’épuiseraient.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Juste assez, pour que, mieux enracinés, ils gagnent en vigueur et en qualité.</p>
    <p><strong>Et si nous aussi, nous avions besoin de stress!</strong></p>
    <p>Il arrive que, dans la Bible, la communauté des croyants soit comparée à une vigne, et Dieu au vigneron qui l’élève.</p>
    <p>Que nous, qui appartenons à ce saint rassemblement, soyons régulièrement “stressés”, au sens de testés, éprouvés, ne doit donc pas nous étonner.</p>
    <p>En viticulteur chevronné qu’il est, Dieu sait que, sans stress, nous ne serons jamais que très superficiellement enracinés. Or, <strong>pour que notre feuillage reste vert et que notre fruit soit non seulement plus abondant, mais encore plus goûteux</strong>, il est indispensable que nos racines soient toujours plus profondes.</p>
    <p>C’est pourquoi il nous éprouve.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Jamais trop.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Assez cependant pour nous contraindre d’aller encore plus loin dans notre recherche de ces nappes d’eau vive qui, pour peu que nous y puisions sans modération, feront de nous des êtres à la fois robustes et féconds.</p>

  • Le pin nordique comme exemple

    <p class=”p1″><span class=”s1″>2 Pierre 1.2-3: “<em>Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l&#39;épreuve de votre foi produit la persévérance.”</em></span></p>
    <p class=”p2″><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a513c8aa200b-popup” onclick=”window.open( this.href, &#39;_blank&#39;, &#39;width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0&#39; ); return false” style=”display: inline;”><img alt=”Pin nordique” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a513c8aa200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a513c8aa200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pin nordique” /></a></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>“Madame, je voudrais acquérir une bibliothèque pour accueillir mes livres d’art, plutôt lourds; mais il faut que vous le sachiez, s’il y a une chose que je ne supporte pas, ce sont les étagères qui ploient sous leur charge!</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— C’est peu esthétique, en effet.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais ne vous inquiétez pas, j’ai ce qu’il vous faut.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Là, regardez ce modèle tout nouveau…</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— Oui, mais qu’a-t-il de spécial, outre le fait qu’il est charmant?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— Il est en <strong>pin nordique</strong>.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— En pin nordique?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— Vous ne connaissez pas?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— Non.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— C’est un bois ultra résistant.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Rien à voir avec les pins du sud.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et vous savez pourquoi?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— Non, mais vous allez me le dire.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— Dans les conditions climatiques nordiques, les croissances verticale et diamétrale du pin sont lentes&#0160;; ses couches annuelles sont donc plus régulières et son duramen de meilleure qualité.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— Son duramen?</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>— Oui, sa partie centrale; son ‘cœur’, si vous préférez.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span><strong>Il a une maturité que celui d’un bois juvénile n’a pas</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>D’où son étonnante résilience.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et donc ma promesse: vos livres d’art, croyez-moi, ne parviendront pas à le cintrer…”</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>La leçon est claire: c’est l’adversité qui produit la résilience, pas le confort.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″><strong>Nous demandons régulièrement à Dieu des circonstances favorables</strong>; un “climat” agréable, en quelque sorte: plutôt doux et ensoleillé; une sorte de printemps permanent; ou d’été indien qui ne finirait pas.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>C’est normal, dès lors que notre confort est au cœur de nos préoccupations.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>Le problème est que la <em>dolce vita</em> ne produit jamais que des êtres immatures: instables, frêles, friables.&#0160;</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>Or, le souci de Dieu est que nous devenions tous des êtres mûrs, au contraire: stables, costauds, résistants.</span></p>
    <p class=”p1″><span class=”s1″>C’est pourquoi il permet que nous soyons régulièrement testés: parce que <strong>ce sont les circonstances défavorables de la vie qui rendent résilient</strong>; aussi résilient que le pin nordique qui, quelle que soit sa charge, jamais ne ploie.</span></p>