<p>Jean 2.2: <em>“Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278801caf55200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Pétanque” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278801caf55200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278801caf55200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pétanque” /></a></p>
<p>L’autre jour, je m’interrogeais: faut-il que je continue de sacrifier un après-midi par semaine à la pétanque?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que je rejoigne aussi souvent la poignée de boulistes fervents que compte mon petit village?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’ai-je pas mieux à faire le mercredi que de mal pointer et faire perdre mon équipe?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ne pourrais-je pas consacrer ce temps à des œuvres plus utiles?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et puis, d’autres compagnies ne me profiteraient-elles pas davantage, dont le vocabulaire serait plus châtié et les plaisanteries moins lourdes?<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>C’est alors que <strong>je me suis souvenu de Jésus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus qui avait été convié à des noces et qui, ô surprise! avait répondu Oui.</p>
<p>N’avait-il pas de bonnes raisons, lui aussi, de décliner poliment l’invitation sachant qu’il perdrait sûrement plusieurs de ses jours précieux dans cette fête sans grand intérêt, et qu’entouré comme il le serait de convives passablement éméchés, il risquerait sa réputation?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Incontestablement.</p>
<p>Jésus, pourtant, se rendit à Cana.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi?</p>
<p>D’abord, j’en suis convaincu, pour assurer les jeunes époux galiléens, amis de sa mère, de sa profonde sympathie.</p>
<p>Autant qu’à nos tristesses, Jésus est sensible à nos bonheurs.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est à jamais notre ami le plus proche et compatissant.</p>
<p>C’est pourquoi, <strong>suivant son exemple</strong>, je me dois aujourd’hui de prouver à mes voisins que rien de ce qui les touche ne m’est étranger.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Leurs peines seront les miennes, leurs joies aussi.</p>
<p>Et puisque la pétanque fait leur bonheur, je continuerai chaque semaine de les amuser en veillant à ce que mes <em>Obut Match</em> noires sept cent soixante grammes restent toujours à bonne distance du cochonnet.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et je partagerai alors, de bon cœur, leur hilarité.</p>
<p>Mais il est une autre raison, me semble-t-il, pour laquelle Jésus a fait le voyage jusqu’à Cana.</p>
<p>Pour nous donner une leçon.</p>
<p>Pour que nous soyons utiles aux hommes, il nous faut commencer par accepter de vivre à leur côté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ce, quoi qu’il puisse nous en coûter parfois.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme par exemple d’être troublés par telle bordée de jurons ou telle volée de blasphèmes.</p>
<p>“Vous n’êtes plus du monde, nous dit en substance Jésus*, mais je ne vous ôte pas du monde; je vous y laisse, au contraire, pendant un temps encore: le temps pour vous de l’imprégner, sans vous laisser imprégner par lui.”</p>
<p>Sans “passer de leur côté”, sachons donc “<strong>nous tenir à côté</strong>” de nos proches voisins.</p>
<p>Pour moi, donc, je retournerai mercredi au boulodrome!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans passion, mais parce que je veux que mes amis villageois sachent que je les aime assez pour me vouloir “auprès” d’eux.</p>
<p>Et qui sait si un jour, l’un d’entre eux ne me demandera pas raison de ma “différence”?</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 17.15-19.</span></p>
Catégorie : Méditation
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Pétanque ou pas pétanque ?
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Un Dieu tout simplement incomparable
<p>Michée 7.18-19: <em>“Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la bonté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il aura encore compassion de nous, il piétinera nos fautes.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278801b9e47200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Incomparable” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278801b9e47200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278801b9e47200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Incomparable” /></a></p>
<p>Le prophète Michée a raison: <strong>qui est semblable à notre Dieu?</strong></p>
<p>Dire que <strong>nous l’avons heurté</strong> est un euphémisme.</p>
<p>En nous voulant “in-dépendants” de lui, nous lui avons signifié notre défiance. En revendiquant haut et fort notre “auto-nomie”, nous lui avons dit en substance: nous savons mieux que toi ce qui est bon pour nous! En préférant suivre nos voies plutôt que celles qu’il nous traçait, nous lui avons montré que nous étions en rébellion contre lui.</p>
<p>Autant d’<strong>initiatives malheureuses</strong>, qui nous exposaient à sa juste, mais funeste colère. Autant de <strong>fautes graves</strong>, très graves, qui scellaient notre ruine.</p>
<p>C’est alors que <strong>Dieu s’est révélé à nous tel qu’il est</strong>.</p>
<p>Lui, n’aime pas rendre à chacun selon ses œuvres, ni faire payer aux coupables le prix de leurs crimes. À l’exercice de la justice, il préfère toujours celui de la <strong>bonté</strong>.</p>
<p>C’est pourquoi, nous dit la Bible, il a choisi de s’offrir lui-même, en Jésus-Christ, pour subir à notre place l’effroyable peine que nous encourions. <strong>Il est mort pour nos péchés</strong>.</p>
<p>Pour quoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pour pouvoir “piétiner nos fautes”</strong>! Les broyer, les réduire en miettes, les faire disparaître! Et les oublier.</p>
<p>C’est donc ainsi que notre Dieu s’est alors manifesté: comme un Dieu dont la compassion est extrême. Et qui n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut <strong>nous faire bénéficier de sa bonté</strong>.</p>
<p>Le tout maintenant est de savoir si nous voulons lui offrir cette joie…</p>
<p>Comment?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En nous tournant simplement vers lui pour <strong>lui dire notre repentir, invoquer sa grâce et le remercier de ce que</strong>, sa justice ayant été satisfaite à la Croix, <strong>il ne se souvient même plus de notre révolte</strong>.</p>
<p>Michée avait raison: qui est semblable à notre Dieu?</p> -
Un peu comme Daniel
<p>Daniel 6.23a: <em>“Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils ne m’ont fait aucun mal […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec20bb1200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Chien” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdec20bb1200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec20bb1200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Chien” /></a></p>
<p>Mes amis le savent: j’ai peur des chiens.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une peur irraisonnable, une peur panique.</p>
<p>Nous étions au début des années soixante-dix, je n’avais pas encore vingt ans.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’était l’été, et l’apprenti pasteur que j’étais avait été expédié dans nord de l’Ontario* pour y annoncer l’Évangile aux ruraux francophones.</p>
<p>J’allais donc de ferme en ferme, la peur au ventre.</p>
<p>C’est que les fermes, là-bas, voyez-vous, sont toutes vigilamment gardées par trois, quatre ou cinq molosses libres comme l’air.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que pour atteindre le perron, il faut marcher à travers champs sur une bonne centaine de mètres.</p>
<p>Une fois ma vieille caisse garée sur le bas-côté du chemin, où allais-je trouver la force d’aller au-devant de ces dogues aux crocs puissants, dont certains accouraient déjà, menaçants?</p>
<p>C’est à Daniel que je pensais alors.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Toujours.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, une main sur la poignée de la portière, l’autre sur ma Bible, je priais: “Seigneur, que ton ange accoure et ferme la gueule de ces chiens comme il ferma jadis celle des lions!” </p>
<p>Après quoi, je sortais… me demandant si ma dernière heure n’était pas venue**.</p>
<p>Le croirez-vous?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce ne sont pas moins de trois à quatre cents cerbères qui se sont rués vers moi cet été-là, et pas un seul n’a fait ne serait-ce que m’effleurer!</p>
<p>Étonnant?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas tant que cela.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est David qui chantait***  <em>“L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger.”</em></p>
<p> </p>
<p>Pourquoi ce témoignage?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour nous encourager une fois encore à mettre notre confiance, toute notre confiance dans ce Dieu aimant et puissant qui ne demande qu’à entendre nos cris et voler à notre secours.</p>
<p>Ce que veut celui qui est à la fois avec nous et pour nous, c’est nous protéger de tout ce qui pourrait nous nuire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et lui n’a pas seulement le désir de nous garder de tout mal, il en a les moyens.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Remettons-lui notre sort, entièrement, joyeusement!</strong></p>
<p> </p>
<p><em>Post-scriptum</em></p>
<p>Un soir que je revenais épuisé par une nouvelle journée de colportage, un pasteur compatissant m’offrit de m’accompagner pour ma dernière visite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il avait grandi dans une ferme et, lui, ne craignait pas les chiens.</p>
<p>À peine étions-nous arrivés à l’adresse que je lui avais donnée, qu’un berger se rua sur lui et… le mordit au bras!</p>
<p><strong>Heureux celui qui met sa confiance en l’Éternel plutôt qu’en lui-même!</strong></p>
<hr />
<p><span style=”font-size: 8pt;”><span style=”font-size: 10pt;”>*</span> Au Canada.  <span style=”font-size: 10pt;”>**</span> “Je crois, Seigneur; viens au secours de mon incrédulité!”  <span style=”font-size: 10pt;”>***</span> Psaume 34.8.</span></p> -
La parabole du phalaenopsis *
<p>Ésaïe 43.4a: “<em>[…] tu as de la valeur à mes yeux […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec06257200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Phalaenopsis” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdec06257200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec06257200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Phalaenopsis” /></a></p>
<p>Il n’est pas beau, mon phalaenopsis?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous en avez vu d’autres, dites-vous, et de plus impressionnants encore?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certainement.</p>
<p>Qu’est-ce qui fait donc que cette orchidée-là, pour moi, n’a pas de prix?</p>
<p>C’est simple: trente-six mois de soins attentifs.</p>
<p>Au commencement, un cadeau généreux, mais somme toute assez banal: des orchidées comme la mienne, on en trouve chez tous les fleuristes et l’on s’en offre à la moindre occasion.</p>
<p>Puis, les mois passant, le triste spectacle d’une merveille qui s’étiole: des fleurs qui se flétrissent et tombent, une hampe qui jaunit et sèche, des feuilles qui s’amollissent et se tordent.</p>
<p>La plante aimée est alors donnée pour morte.</p>
<p>Ne pouvant me faire à l’idée de l’éliminer, je décide de la conserver. J’ignore tout de sa culture. Qu’importe?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je la soignerai à ma façon.</p>
<p>Les mois s’écoulent: douze, dix-huit, vingt-quatre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Rien.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Rien sinon deux feuilles qui retrouvent leur vigueur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais c’est tout.</p>
<p>Une année encore.</p>
<p>Et c’est le miracle d’une renaissance que nul n’attendait plus.</p>
<p>Une nouvelle hampe, des boutons et, bientôt, une première fleur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puis une deuxième, une troisième…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Neuf en tout! pour un éblouissement inespéré.</p>
<p>Vous comprenez maintenant pourquoi ce phalaenospis, à mes yeux, n’a pas de prix…</p>
<p><strong>Et si la raison pour laquelle nous avons, nous, du prix aux yeux de Dieu était que, nous aussi, nous lui avons donné du fil à retordre pour nous faire naître nous-mêmes à une vie nouvelle?</strong></p>
<p>Nous étions morts; il pouvait nous oublier. Le prix de notre retour à la vie était exorbitant; il l’a payé à la croix. Nous l’importunons depuis par nos péchés, nous le fatiguons par nos fautes; il efface nos transgressions, oublie nos péchés. D’autres renonceraient; il persévère.</p>
<p>Et si, j’y reviens, c’étaient les sacrifices consentis pour que notre vie recouvrée soit une fleur au parfum flatteur qui lui inspirent aujourd’hui cette stupéfiante déclaration d’amour: “Vous avez du prix à mes yeux et je vous aime”? </p>
<p>C’est juste une idée, comme ça…</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Billet publié une première fois en septembre 2018 sur <em>Paul's Café</em>.</span></p> -
Allez-y !
<p>Luc 10.2a: <em>“La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9916c03200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Moisson” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e9916c03200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9916c03200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Moisson” /></a></p>
<p>Je rentre d’une rencontre où il a beaucoup été question de pénurie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Des Églises qui grandissent et se multiplient, et <strong>peu de conducteurs</strong>.</p>
<p>Il semblerait que, pour les jeunes en particulier, le “ministère à plein temps” n’ait plus la cote, et que les pasteurs en place soient de plus en plus nombreux à se décourager et à abandonner leur poste au bout de quelques années.</p>
<p>Comme c’était déjà le cas du temps des apôtres, pourtant, <strong>la moisson à faire est grande</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Même si tous nos contemporains ne ressentent pas le besoin qu’ils ont de Dieu, il en est beaucoup qui ont soif de lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le manque d’ouvriers que nous constatons est donc pour le moins préoccupant.</p>
<p>C’est pourquoi Jésus poursuit —Luc 10.2b: <em>“Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.”</em></p>
<p>Voilà qui est clair.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre devoir?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Intercéder</strong> auprès de Dieu pour qu’il multiplie ses appels et lève bientôt une véritable “armée” de serviteurs, bien résolus à aller dans tout le monde pour faire de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et leur enseignant à observer tout ce que leur Maître leur a appris.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Cela dit, j’aimerais ajouter à ce commandement du Seigneur les deux mots qui suivent immédiatement —Luc 10.3a: <em>“Allez-y!”</em></p>
<p>C’est que nous ne devons pas attendre l’exaucement de nos prières les bras croisés.  <em>“Allez-y!”</em>, nous dit le Seigneur, qui compte sur nous, sur chacun d’entre nous, pour <strong>prendre sa part</strong> dans sa moisson.</p>
<p>C’est toujours avec émotion que je me souviens des “foins” à la campagne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eh bien, au côté des “professionnels”, il était utile qu’il y eut aussi quelques amateurs comme ces vacanciers que nous étions pour rentrer toute l’herbe avant l’orage!</p>
<p>Prions donc que Dieu suscite de nouvelles vocations vraies en grand nombre; mais pensons à <strong>lui offrir nous-mêmes nos services</strong> pour que la moisson avance.</p>
<p>N’oublions pas que la nuit est désormais toute proche, où personne ne pourra plus travailler!<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Avec toute mon affection en celui qui nous appelle à être ses <strong>collaborateurs</strong>.</p> -
Je célébrerai son nom
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Psaume 69.30-31: “<em>Moi, je suis malheureux et souffrant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ô Dieu, que ton secours me mette en sécurité!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je célébrerai le nom de Dieu par un chant, je proclamerai ta grandeur par des louanges<span class=”Apple-converted-space”> </span></em><em>[…].”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdebce789200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Célébration” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdebce789200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdebce789200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Célébration” /></a><br /></span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Si David n’est pas toujours irréprochable, les dispositions qu’il démontre ici sont exemplaires.</span></p>
<p> </p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”><strong>Honnêteté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>David va mal.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il pourrait s’en cacher devant Dieu et les hommes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il préfère avouer, au contraire, à l’un comme aux autres, son profond désarroi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et en quels termes!</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>En cela déjà, David est exemplaire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il ne cherche pas à paraître ce qu’il n’est pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, il n’est pas un super héros!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et tant pis si sa réputation d’homme fort en prend un coup!<span class=”Apple-converted-space”>  “</span><em>Moi,</em> confesse-t-il, je suis <em>malheureux et souffrant.”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Belle leçon d’honnêteté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puissions-nous nous en souvenir, nous qui nous soucions encore trop de notre “image”.</span></p>
<p> </p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”><strong>Dépendance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>David sait ses propres ressources insuffisantes pour lui permettre de faire face à l’épreuve qui l’accable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il sait aussi que les hommes ne peuvent pas grand chose pour lui.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Où regarde-t-il donc pour trouver l’assistance que réclame sa situation?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vers Dieu.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>En cela aussi, David est exemplaire.<span class=”Apple-converted-space”> </span><em> “Ô Dieu, </em>prie-t-il avec ferveur,<em> que ton secours me mette en sécurité!”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est en Dieu, et en lui seul, qu’il espère.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est pourquoi il l’appelle, et lui demande de le placer, lui, hors de la portée de ses ennemis.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Belle leçon de dépendance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puissions-nous ne pas l’oublier, nous qui ne voyons jamais en Dieu qu’un ultime recours.</span></p>
<p> </p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”><strong>Reconnaissance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>David, qui ne doute pas un instant de la réponse divine, se prépare maintenant à signifier à l’Éternel sa gratitude.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’a pas encore goûté la délivrance, que déjà il célèbre son libérateur.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>En cela encore, David est exemplaire. “<em>Je célébrerai le nom de Dieu par un chant”,</em> annonce-t-il.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour lui, il ne fait aucun doute que le mérite de son salut revient tout entier à l’Éternel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où son projet: composer une œuvre qui dira clairement toutes les qualités de Dieu qui l’ont poussé à intervenir en sa faveur.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Belle leçon de reconnaissance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puissions-nous l’apprendre, nous qui oublions régulièrement de rendre grâces à Dieu après qu’il a répondu à nos cris et dépassé nos attentes.</span></p> -
Veillez !
<p>1 Corinthiens 16.13: “<em>Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez courageux, soyez forts.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788013450e200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Veillez” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202788013450e200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788013450e200d-600wi” style=”width: 584px;” title=”Veillez” /></a></p>
<p>Le moins qu’on puisse dire est que l’apôtre Paul ne s’attend pas à ce que la vie chrétienne ne soit qu’une partie de plaisir!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Après les avoir encouragés à rester vigilants, il exhorte ses amis corinthiens à rester fermes, courageux et forts.</p>
<p>C’est bien sûr que, pour lui, notre vie, à nous chrétiens, est <strong>un combat</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certes, la victoire nous est promise.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais en attendant, <strong>il nous faut croiser le fer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le croiser <strong>avec un adversaire redoutable</strong>, dont la Bible nous dit qu’il n’aura pas de cesse qu’il n’ait obtenu ce qu’il veut, c’est-à-dire “notre peau”.</p>
<p>Maintenant, ce qu’il faut savoir est que Satan n’ignore pas que <strong>le seul moyen pour lui de nous abattre est de nous éloigner du Seigneur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est pourquoi Paul nous presse de veiller et de demeurer fermes dans notre foi: afin qu’aucune distance ne s’introduise jamais entre nous et notre Maître.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que l’un de nous soit assez distrait pour se laisser entraîner loin de lui, et son compte est bon: livré à ses seules ressources, il n’est pas de taille à résister à l’ennemi juré de nos âmes.</p>
<p>Et puis, l’apôtre ajoute: “soyez courageux, soyez forts”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que les coups que nous réserve le prince des ténèbres sont redoutables.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il n’est pas une seule épreuve qu’il ne cherche pas aussitôt à transformer en tentation</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il guette le moindre signe de faiblesse de notre part pour nous souffler de nous rebeller contre ce Dieu qui ne nous a pas épargnés et qui, alors que nous aurions tant besoin de son secours, reste étrangement silencieux.</p>
<p>“Soyez courageux, soyez forts”, dit Paul. “Lorsque les contrariétés, les déceptions, s’accumulent, en particulier, ou quand frappe le malheur, tenez bon!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Accrochez-vous au Seigneur</strong>, agrippez-vous à lui, et trouvez en lui le courage et la force de résister!”</p>
<p>Puissions-nous entendre tous cet appel, et, nous encourageant les uns les autres régulièrement à veiller et demeurer fermes dans la foi, être et rester courageux et forts dans l’adversité.</p>
<p>“Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je vous aime tous dans la communion avec Jésus-Christ.” (1 Corinthiens 16.23-24)</p> -
“Et même s’il ne le faisait pas…”
<p>Daniel 3.17-18a: “<em>Notre Dieu, celui que nous servons, peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ton pouvoir, roi. Et même s’il ne le faisait pas […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278800b85cb200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Non” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278800b85cb200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278800b85cb200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Non” /></a></p>
<p><strong>Shadrak, Méshak et Abed-Nego</strong>, vous vous rappelez?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ces compagnons de Daniel dont nos moniteurs d’École du dimanche aimaient à nous faire chanter les noms exotiques!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ça y est?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous les remettez?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eh bien c’est d’eux que j’aimerais vous parler ici. Pour les citer en exemple.</p>
<p>Trois jeunes Hébreux arrachés à leurs familles, déportés à Babylone et livrés sans défense aux mains d’un redoutable despote.</p>
<p>Trois garçons menacés de mort par le feu s’ils ne plient pas le genou devant la statue d’or à laquelle tous, sans exception, doivent désormais rendre hommage.</p>
<p>Et <strong>trois gaillards qui ont le courage de dire Non!<span class=”Apple-converted-space”>  </span></strong>Non, nous n’aurons pas d’autre dieu que le nôtre!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qui ne lâchent rien.</p>
<p>Trois camarades enfin qui, quoique dépourvus de tout diplôme en théologie, nous donnent <strong>une leçon de foi</strong> dont nous ferions bien de nous souvenir.</p>
<p>Une leçon en quatre points.</p>
<p><em>Un</em>, ils ne doutent pas un instant du pouvoir de leur Dieu. Parce qu’à lui, rien, non rien n’est impossible, il “peut” les délivrer de tout, y compris de cette fournaise ardente à laquelle leur obstination les condamne.</p>
<p><em>Deux</em>, ils savent et le disent que celui qui est pour eux est infiniment plus puissant que celui, tout effrayant qu’il soit, qui est contre eux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tiens, prends cela dans les dents, ô Nebucadnetsar le minus!</p>
<p><em>Trois</em>, ils sont persuadés que leur Dieu ne peut pas les abandonner et qu’il les arrachera d’une manière ou d’une autre au pouvoir de leur ennemi.</p>
<p><em>Quatre</em>, surtout, ils n’excluent pas que celui sur qui ils comptent plus que jamais ait un autre projet pour eux. Mais ajoutent aussitôt que, quand bien même ce serait le cas, ils s’en tiendraient à leur résolution: jamais ils n’adoreront un autre que le Dieu qu’ils servent!</p>
<p><em>“<strong>Et même s’il ne le faisait pas</strong> […].”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>D’aucuns ont cru sentir dans cette phrase comme l’ombre d’un doute envahissant nos trois vaillants témoins. Absurde!</p>
<p>Non, Shadrak, Méshak et Abed-Nego ne sont pas saisis soudain par le doute.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est juste qu’<strong>ils s’interdisent de présumer de l’intention</strong> divine.</p>
<p>Et là, je m’incline!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Convaincus que Dieu “peut”, ils le sont; mais convaincus que Dieu “veut”, non.</p>
<p>“Mais, expliquent-ils aussitôt, si Dieu ne veut pas, cela ne changera rien à notre détermination.”</p>
<p>Autrement dit, “nous croyons qu’il peut et qu’il va nous délivrer, mais nous savons aussi qu’il peut en décider autrement sans que notre confiance en lui n’en soit entamée; car c’est à l’excellence de sa volonté, autant qu’à l’infini de son pouvoir, que nous nous en sommes remis une fois pour toutes”. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Quand je parlais de leçon!</p>
<p>De leçon pour moi en tout cas, qui me trouve soudain utilement exhorté par trois petits jeunes aux noms chantants à <strong>croire que le Seigneur a toujours les moyens de me venir en aide</strong> et, dans le même temps, à <strong>ne pas perdre la foi s’il choisissait de ne pas les mettre en œuvre</strong>, mais à me réjouir, au contraire, de ce que se serait alors imposé un vouloir dont je sais qu’il est par définition le meilleur, et de loin!</p> -
Prépare-toi à vivre !
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9861374200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Malher” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e9861374200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9861374200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Malher” /></a></p>
<p>Les hasards de la programmation télévisuelle m’ont permis l’autre jour de réentendre et peut-être apprécier comme jamais la <strong>Symphonie n°2</strong>, dite “<strong>Résurrection</strong>”, de Gustav <strong>Mahler</strong>. Le cinquième et dernier mouvement en particulier pour le texte bouleversant qu’il porte et dont on nous dit que, sauf pour les huit premiers vers extraits de l’ode <em>Aufersteh’n</em> de Friedrich Gottlieb Klopstock*, il est de l’œuvre de Mahler lui-même.</p>
<p>En voici, <strong>pour notre méditation</strong>, la traduction wikipédiesque.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Lève-toi, oui, tu te lèveras à nouveau,/ Ma poussière, après un court repos! La vie éternelle,/ Celui qui t’a appelée va te la donner./ Tu es semée pour fleurir à nouveau./ Le seigneur de la récolte marche à grands pas/ Et rassemble les gerbes.</em></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Oh, crois, mon cœur, crois:/ Rien ne sera perdu!/ Ce que tu as désiré est à toi!/ À toi, ce que tu as aimé, ce pour quoi tu t’es battu!</em></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Oh, crois: tu n’es pas né en vain!/ Tu n’as pas vécu,/ Souffert pour rien!</em></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Ce qui est né doit disparaître!/ Ce qui a disparu doit renaître!/ Arrête de trembler!/ Prépare-toi à vivre!</em></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Oh, douleur! toi qui pénètres tout,/ Je suis arraché à toi./ Oh, mort! toi qui conquiers tout,/ Tu es vaincue enfin!/ Avec les ailes que j’ai gagnées/ Dans une lutte ardente pour l’amour,/ Je m’élèverai/ Vers une lumière qu’aucun œil n’a jamais vue!</em></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Avec les ailes que j’ai gagnées,/ Je m’élèverai!</em></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Je vais mourir pour vivre!</em></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><em>Lève-toi, oui, tu te lèveras à nouveau,/ Mon cœur, en un clin d'œil!/ Ce que tu as vaincu/ À Dieu te portera!</em></p>
<p>“Je m’élèverai/ Vers <strong>une lumière qu’aucun œil n’a jamais vue</strong>”… Est-il possible d’exprimer mieux notre espérance chrétienne?</p>
<p>Et que dire de cette formidable intuition: “Je vais <strong>mourir pour vivre</strong>”?</p>
<p>Ou encore de cette invitation: “<strong>Prépare-toi à vivre</strong>”?… Comme si la vie, à la mort, ne faisait que commencer!</p>
<p>Béni soit Celui, le Prince de la vie, qui, après qu'il nous a saisis hier, nous entraîne aujourd'hui vers la vie!</p>
<hr />
<p><span style=”font-size: 8pt;”><span class=”Apple-converted-space”>* </span>Un des précurseurs du mouvement littéraire allemand <em>Sturm und Drang</em> (<em>Tempête et passion</em>).</span></p> -
“Dieu n’est pas pressé”
<p>Jean 11.6: “<em>Quand il apprit que Lazare était malade, il resta encore deux jours à l’endroit où il se trouvait […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be431a05b200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Heure 4″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026be431a05b200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be431a05b200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Heure 4″ /></a></p>
<p>“Dieu n’est pas pressé”, me confiait récemment un ami.</p>
<p>Sur le moment, la formule m’a surpris.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je l’ai d’abord écartée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puis reprise.</p>
<p>Est-il vrai que “Dieu n’est pas pressé”?</p>
<p>Affirmer qu’il ne le serait jamais reviendrait à rejeter le double témoignage de la révélation divine et de l’expérience personnelle. Mais reconnaître qu’il lui arrive souvent de “temporiser”, n’est-ce pas ce à quoi nous invite notre texte, et tant d’autres avec lui?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Incontestablement.</p>
<p>Pour autant, les formules “pressé”, “pas pressé” conviennent-elles pour qualifier Dieu?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas sûr.</p>
<p>Il serait plus juste de dire de lui qu’<strong>il prend toujours son temps</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le mot important ici est le possessif “<strong>son</strong>”.</p>
<p>Dieu est le maître du temps.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est lui qui fixe les heures.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est lui qui règle l’horloge de l’histoire, qu’il s’agisse de la Grande ou de la nôtre. D’où ce fréquent décalage entre “son” temps et le nôtre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et notre frustration, souvent, notre révolte, parfois.</p>
<p>Mais nous appartient-il de commenter “son” temps?</p>
<p><strong>“Son” temp</strong>s est toujours <strong>le temps “juste”</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le temps <strong>approprié</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Approprié tant aux circonstances qu’à ses projets.</p>
<p>Ainsi, notre vocation aujourd’hui est-elle de faire preuve de toujours plus de confiance et de patience.</p>
<p>De <strong>confiance</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quel que soit le temps choisi par Dieu pour intervenir, persuadons-nous qu’il est le temps idoine, fixé qu’il a été par sa sagesse infinie.</p>
<p>De <strong>patience</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si le temps de Dieu nous semble long<span class=”Apple-converted-space”> —</span>et il arrive souvent qu’il nous donne cette impression!—, rien ne sert de nous impatienter.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Attendons.</p>
<p>Dieu a-t-il jamais trahi ses promesses?</p>
<p>Le moment vient où il se manifestera de manière sensible. Et qu’il soit encore lointain à nos yeux, ou imminent, <strong>ce sera le “bon” moment, parce que “son” moment</strong>.</p>