<p>Matthieu 5.5: <em>“Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre!”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860eca2b1200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Douceur” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860eca2b1200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860eca2b1200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Douceur” /></a></p>
<p>Notre espérance est-elle d’hériter un jour <em>“la terre”</em>? Autrement dit, de trouver bientôt notre place dans le pays promis? Comprenons alors que ce lot inestimable est réservé depuis toujours à ceux d’entre nous qui se seront distingués ici-bas par leur “douceur”.</p>
<p>Mais lorsque nous entendons parler de “<strong>douceur</strong>”, que faut-il que nous comprenions?</p>
<p>Ce que les Écritures nous enseignent est qu’il s’agit d’<strong>une vertu</strong> éminemment positive <strong>renvoyant à des qualités aussi admirables que</strong>, pour ne citer que les plus évidentes, <strong>la docilité</strong>, <strong>la maîtrise</strong>,<strong> la gentillesse</strong>, <strong>la patience</strong> et <strong>la longanimité</strong>.</p>
<p><em>Docilité</em>. Être <em>“doux”</em>, c’est d’abord avoir appris à <strong>se soumettre tranquillement au Seigneur</strong>, à sa personne, à sa parole, à sa volonté. C’est donc être humble devant lui et le laisser disposer de soi selon son bon plaisir parce que l’on a confiance en son amour.</p>
<p><em>Maîtrise de soi</em>. Être <em>“doux”</em>, ce n’est pas être dépourvu de toute passion; c’est avoir appris à dominer celles qui nous habitent naturellement. <strong>C’est savoir contrôler ses sentiments</strong>, maîtriser ses émotions, dompter ses désirs, contenir ses engouements, mesurer ses élans toutes les fois qu’un comportement excessif risquerait d’offenser et de nuire.</p>
<p><em>Gentillesse.</em> Être <em>“doux”</em>, <strong>c’est être aimable</strong>. Aimable avec tous, si possible. Attentionné, prévenant, délicat, dans un monde de plus en plus égoïste et brutal. Gentil. Tendre. Tendre la tendresse même de Dieu.</p>
<p><em>Patience.</em> Être <em>“doux”</em>, <strong>c’est savoir ne pas attendre trop</strong>,<strong> trop vite</strong>,<strong> des autres</strong>. À l’image du Seigneur lui-même qui, bien que sévère en ses exigences, sait donner du temps à chacun. C’est savoir faire preuve de patience. C’est craindre que son impatience naturelle ne bouscule inutilement, ne froisse, ne blesse et ne finisse par décourager.</p>
<p><em>Longanimité</em>. Être <em>“doux”</em>, <strong>c’est être suffisamment fort et courageux pour refuser la violence</strong> toutes les fois qu’elle s’offre à soi comme moyen de défendre ses propres intérêts ou de parvenir à ses fins, fussent-elles les plus louables. La douceur à laquelle Christ appelle ses disciples est donc aussi cela: un refus courageux de la violence, physique ou verbale, comme moyen de défendre ou de promouvoir ses intérêts particuliers.</p>
<p>Ainsi, la douceur apparaît-elle dans la Bible comme <strong>une vertu éminente en recouvrant bien d’autres qui</strong>, <strong>toutes</strong>, <strong>trouvent leur modèle en Christ</strong>.</p>
<p><strong>La question maintenant est de savoir si vous et moi la possédons</strong>, <strong>cette qualité</strong>.</p>
<p><strong>Oui</strong>? Permettez alors que je vous dise votre veine: vous appartenez déjà à la foule de ceux qui hériteront bientôt la terre promise. Encore un peu de temps, et vous connaîtrez un bonheur sans lacune ni fin!</p>
<p><strong>Non</strong>? J’ose vous dire alors: tout n’est pas perdu! Puisqu’aujourd’hui est encore un jour de grâce, il n’est pas trop tard pour vous ouvrir à l’Esprit de Dieu et le laisser prendre possession de votre être afin qu’il puisse y former son fruit admirable, celui dont Paul nous a dit un jour* qu’il est aussi <em>“paix”, “patience”</em>, <em>“gentillesse”</em>, <em>“<strong>douceur</strong>”</em> et <em>“tempérance”</em>.</p>
<p>Alors, parce que vous aurez commencé de briller dans ce monde de ténèbres par votre douceur surnaturelle, tous pourront envier votre sort puisque, vous aussi, serez assurés d’être bientôt de ceux que le ciel attend pour les inonder de lumière et les combler d’amour.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Galates 5.22.</span></p>
Catégorie : Dimanche
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Heureux les doux !
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Exerçons-nous !
<p>1 Timothée 4.7b-8: <em>“Exerce-toi plutôt à la piété. En effet, l’exercice physique est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, car elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860ebf2db200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Exercice” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860ebf2db200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860ebf2db200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Exercice” /></a></p>
<p> </p>
<p>Le sport a le vent en poupe, et c’est sans doute heureux! <strong>On bouge aujourd’hui comme on n’a peut-être jamais bougé</strong>. On transpire partout. On souffre, seul ou en équipe, et on aime ça. On se fait mal, <strong>mais c’est pour la bonne cause</strong>: sa santé, son bien-être, son plaisir. Sa silhouette aussi, parfois.</p>
<p>On ne sait pas si Timothée était un athlète. On ignore s’il passait beaucoup de temps sur les pistes ou dans les gymnases. Toujours est-il que son maître, Paul, juge opportun d’inclure dans les recommandations qu’il lui adresse un appel à <strong>mesurer justement les choses</strong>: en fonction non de leur intérêt immédiat, mais plutôt de leur vraie valeur, à court et long termes.</p>
<p>Ainsi évalué, <em>“l’exercice physique est utile à peu de chose”</em>, déclare l’apôtre. La recherche de “la piété”, en revanche, est la plus avantageuse qui soit. Et mérite donc d’être largement privilégiée. D’où les termes de son injonction: <em>“<strong>exerce-toi plutôt à la piété</strong>”</em>.</p>
<p>La formule <em>“<strong>exerce-toi</strong>”</em> est courante à l’époque. On l’utilise pour encourager un effort, qu’il soit physique, vers la performance, ou moral, vers l’exemplarité spirituelle.</p>
<p>Ici, <strong>le but suprême</strong>, <strong>qui vaut toutes les ardeurs et tous les sacrifices</strong>, <strong>est la</strong> <em>“<strong>piété</strong>”</em>. Par quoi il convient d’entendre une existence définitivement marquée par la crainte respectueuse d’un Dieu dont on a perçu, en même temps que l’infinie grandeur, la sublime splendeur. Concrètement, <strong>une vie chrétienne avec toutes ses exigences</strong>: écoute assidue de la Parole, renouvellement de la pensée, persévérance dans la prière, embellissement de l’être, service joyeux, ouverture aux autres. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Et <strong>cette piété ne s’atteint qu’au prix d’efforts soutenus</strong>. Dans la durée autant que dans l’intensité. <em>“Exerce-toi”</em>, commande Paul. “<strong>Entraîne-toi</strong>! Parce que la vie nouvelle à laquelle tu as été appelé et qui est tienne aujourd’hui est tout sauf une promenade tranquille. Il te faut t’attendre à rencontrer dans ton cheminement plus d’obstacles que de facilités, et plus de déceptions que d’encouragements.”</p>
<p>Ainsi, sommes-nous avertis, nous qui avons placé notre foi en Dieu et qui nous sommes élancés à la suite de son Fils: <strong>si le parcours qui nous est proposé est exaltant</strong>, <strong>il est fait de labeur</strong>, <strong>de peines et de larmes</strong>, sinon de sacrifices et de sang.</p>
<p>Mais<strong> l’effort exigé</strong>, et qui demande que nous nous y préparions en nous “entraînant” chaque jour, lui, mérite largement d’être concédé! Car <strong>lui</strong>, <em>“<strong>est utile à tout</strong>”</em>, <strong>puisqu’il nous vaut d’hériter la plus belle des récompenses</strong>: <em>“<strong>la vie</strong>”</em>.</p>
<p><strong>Autant dire l’essentiel</strong>, puisque <em>“la vie”</em> dont il est question ici est “<strong>la vie éternelle</strong>”. C’est-à-dire? C’est-à-dire la vie dans laquelle nous sommes entrés le jour de notre adhésion à Christ et qui, selon sa promesse absolue, n’a pas de fin. Une vie qu’éclaire déjà, discrètement, son amour impérissable et que comblera enfin son chaleureux accueil dans la maison de son Père, sa maison faite nôtre.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><strong>Exerçons-nous</strong>, donc, à notre tour! <strong>Entraînons-nous à aimer Dieu</strong>, ses perfections, ses desseins, ses œuvres; à nous plaire en sa compagnie; à le servir avec joie et persévérance; à marcher d’une manière digne de lui; à prendre soin de ses enfants! <strong>Entraînons-nous à rechercher son approbation</strong>; à lui être agréables; à faire son bonheur!</p>
<p>Et, mais seulement s’il nous reste un peu de temps, bougeons!</p> -
Gare aux bons sentiments !
<p>Matthieu 16.21-23: <em>“Dès ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il devait aller à Jérusalem, beaucoup souffrir de la part des anciens, des chefs des prêtres et des spécialistes de la loi, être mis à mort et ressusciter le troisième jour. Alors Pierre le prit à part et se mit à le reprendre en disant: ‘Que Dieu t’en garde, Seigneur! Cela ne t’arrivera pas.’ Mais Jésus se retourna et dit à Pierre: ‘Arrière, Satan, tu es un piège pour moi, car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celle des hommes.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860eb3615200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Non” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860eb3615200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860eb3615200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Non” /></a></p>
<p>Ils sont nombreux, hélas! ceux qui ne vous écoutent qu’à moitié. Vous n’avez pas prononcé deux mots que, déjà, ils ont sondé votre pensée et compris votre message. C’est au point qu’ils pourraient très bien conclure pour vous votre phrase et qu’ils font ce qu’il faut pour que vous le sachiez.</p>
<p>Il en est un à qui il est arrivé au moins une fois de pointer dans cette catégorie: <strong>Pierre</strong>.</p>
<p>Pierre, <strong>notre semblable</strong>, notre compagnon, notre ami.</p>
<p><strong>Ah</strong>! <strong>s’ił avait écouté Jésus jusqu’au bout</strong>! S’il ne s’était pas laissé arrêter par ses premiers mots! S’il l’avait entendu annoncer le triomphe à venir, non pas de la mort, mais de la vie!<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p><strong>Peut-être se serait-il fort heureusement dispensé de le</strong> “<strong>prendre à part</strong>” <strong>pour le</strong> “<strong>reprendre</strong>”.</p>
<p>Vous imaginez la scène? Le disciple qui tire délicatement le Maître par la manche! Et qui l’invite à se ressaisir! À faire acte de foi! À reprendre courage! “Tu déprimes, mais t’inquiète! Seigneur, cela ne t’arrivera pas.”</p>
<p>Mais <strong>peut-être aussi se serait-il salutairement épargné la brûlure d’une réprimande bien sentie</strong>.</p>
<p>Vous figurez-vous son émoi, sa confusion, son désarroi après que Jésus l’a publiquement sermonné comme il l’a fait?</p>
<p>Mais au fait, <strong>de quelle faute</strong> autre que celle de s’être cru un instant plus avisé que son Maître, <strong>Pierre s’est-il rendu coupable</strong>, qui justifiait pareille admonestation?</p>
<p>Très clairement: <strong>celle d’avoir</strong> “<strong>tenté</strong>” <strong>Jésus</strong>. Celle d’avoir été, un instant au moins, l’instrument de Satan pour le détourner de sa mission.</p>
<p>En ne souffrant pas que son Maître s’inquiétât de son sort, <strong>Pierre</strong>, <strong>sans le savoir</strong>, <strong>faisait le jeu de l’ennemi de nos âmes</strong>. <strong>Il inclinait Jésus à refuser le martyre ultime</strong>: la Croix, par laquelle seule les hommes devaient être arrachés à l’empire du péché et de la mort.</p>
<p>L’occasion pour nous de nous rappeler que <strong>toutes les bonnes intentions ne sont pas louables</strong>.</p>
<p>Il est heureux que, soucieux des autres, nous cherchions à les épargner, les préserver, les rassurer, les apaiser. Mais faut-il pour autant que nous excluions qu’ils puissent être éprouvés? Que Dieu veuille tester leur foi, <em>“beaucoup plus précieuse que l’or, qui est périssable et que l’on soumet pourtant à l’épreuve du feu”</em> *? Qu’il juge opportun de les placer dans une situation où il leur sera possible de prouver tout à la fois leur patience, leur fidélité, leur espérance et leur persévérance? Qu’il les teste pour leur offrir l’occasion de le glorifier devant les hommes par leur résilience?</p>
<p><strong>Et si nous le laissions enfin décider seul de ce qui est le meilleur pour chacun</strong>?</p>
<p>Revenons maintenant à Pierre. Nul doute qu’il fut profondément affecté par la remontrance de son Maître. Mais voyez comment il en a tiré profit: lorsque, un peu plus tard, Jésus lui annoncera par quelle mort il révélerait la gloire de Dieu, <strong>il s’interdira de protester</strong>. Et là, je dis: “<strong>Pierre</strong>, <strong>respect</strong>!”</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>1 Pierre 1.7.</span></p> -
Un Dieu qui tient parole
Nombres 23.19: “Dieu n’est pas un homme pour mentir, ni le fils d’un homme pour revenir sur sa décision. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’accomplira-t-il pas?”
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3d42e3f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Danger” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3d42e3f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3d42e3f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Danger” /></a></p>Les temps ont changé!
De ma lointaine enfance, je n’ai plus que des souvenirs heureux. Des corrections, pourtant, j’en ai reçu! Mais elles étaient méritées. La règle avait été posée et la sentence encourue en cas d’infraction était claire. En contrevenant à la loi, je savais donc à quoi je m’exposais: passé le temps de la patience, une main ferme s’abattrait sur moi. Celle de ma mère le plus souvent; celle de mon père dans les cas les plus graves.
Je ne prétends pas n’avoir jamais été blessé. Dans mon amour-propre surtout. Mais je puis vous assurer que je n’ai jamais douté un instant de l’amour profond que me portaient mes parents. Seulement, ils étaient de ceux qui établissaient des limites et ne souffraient pas qu’elles fussent transgressées. Dussent-ils en souffrir, ils devaient sévir contre le rebelle. Après l’avoir mis en garde, bien sûr, une première fois, puis une deuxième, puis…
Bref, c’était ainsi. Depuis, les temps ont changé!
Pour le meilleur. Je ne pense pas seulement ici à la proscription des châtiments corporels, mais aussi, et surtout, aux progrès réalisés en matière d’écoute de l’enfant, de sensibilité à ses besoins, de valorisation de sa personne.
Et pour le moins bon. Dans un domaine en particulier: celui de la discipline. Nombreux désormais sont les parents qui promettent, mais ne réalisent pas; qui avertissent, une fois, deux fois, trois fois… mais n’exécutent pas, démonétisant ainsi leur parole. Pourquoi leurs petits prendraient-ils au sérieux leurs menaces?
Et voilà qui m’inquiète. Car le risque n’est pas nul que nos enfants reportent sur Dieu, notre divin Père, l’image qu’ils ont de nous. Et qu’ils en viennent à exclure qu’il puisse être plus sévère que nous. Et qu’ils finissent par ne plus trop s’inquiéter de ses avertissements.
Dieu, c’est vrai, est un Dieu d’amour. Plein de bonté, il ne souhaite la mort de personne. Lent à la colère, patient à l’extrême, il brûle de pouvoir accorder son pardon à tous.
Mais Dieu est aussi un Dieu saint, dont les yeux sont trop purs pour voir le mal sans en être horrifié. Et un Dieu juste, qui ne peut traiter un pécheur comme il traite un innocent.
Enfin, Dieu est un Dieu de parole. Fidèle, lui, à ses engagements, il ne reviendra pas sur ses promesses de salut. Mais il ne reviendra pas non plus sur ses obligations de jugement. Autant que sa miséricorde, sa colère est l’expression de son attachement passionné et jaloux pour nous.
Fions-nous donc aveuglément à ses engagements et… gardons-nous de prendre ses avertissements à la légère! Lui, fera ce qu’il a annoncé. En son temps. À sa manière. Et malheur à quiconque aura sous-estimé sa fermeté et négligé ses menaces!
“Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur”, supplie l’auteur de la Lettre aux Hébreux*. Car n’entreront dans le vrai repos que ceux qui, ici-bas, auront pris au sérieux ses mises en garde et cherché refuge dans sa grâce.
Ne présumons pas de la patience divine! Optons plutôt pour ces deux signes distinctifs des enfants de Dieu que sont une soumission confiante et une obéissance scrupuleuse.
____________________
* Relire Hébreux 3.7-11. -
Un refuge
<p>Nahum 1.7: <em>“L’Éternel est bon, il est un refuge le jour de la détresse, il connaît ceux qui se confient en lui […].”</em></p>
<p><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e8610157a0200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Forteresse” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e8610157a0200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e8610157a0200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Forteresse” /></a><br /></em></p>
<p><strong>Difficile d’être optimistes de nos jours</strong>! Un monde plus dangereux qu’il ne l’a jamais été et des perspectives qui n’en finissent pas de s’assombrir.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Les prophètes et les apôtres ne se trompaient pas lorsqu’ils pressaient leurs contemporains demeurés fidèles à Dieu de <strong>se préparer au pire</strong>. Et qu’ils les conjuraient de s’en remettre à sa bonté pour tenir bon dans la tourmente présente et sortir vainqueurs des détresses à venir.</p>
<p>Comme <strong>Nahum</strong>, par exemple. Nahum <strong>dont le nom signifie</strong> “<strong>consolateur</strong>”. Et dont la mission est de consoler son peuple en même temps qu’il lui peindra le plus noir des avenirs. D’où cette lueur, tremblante, au cœur d’un oracle terrifiant: <em>“L’Éternel est bon, il est un refuge le jour de la détresse, il connaît ceux qui se confient en lui”</em>.</p>
<p>Tous, donc, ne seront pas définitivement emportés par la tempête annoncée, alanguis par la sécheresse promise ou dévorés par les séismes <strong>prédits. Il en est qui</strong>, <strong>à défaut d’être totalement épargnés</strong>, <strong>connaîtront la délivrance</strong>. Tandis que la colère divine s’abattra sur leur cité, Ninive en l’occurrence, ceux-là pourront compter sur la bonté de l’Éternel et se réfugier en lui.</p>
<p>Et qui sont-ils, <strong>ces privilégiés</strong>? <em>“<strong>Ceux qui se confient en lui</strong>”</em>. Autrement dit, ceux qui ont abandonné leur vie et confié leur destinée à l’Éternel.</p>
<p>Et pourquoi sont-ils heureux, eux? Parce que <strong>l’Éternel les connaît</strong>, et qu’il est bon, et qu’<strong>il sera leur refuge</strong> au cœur de la détresse à venir. Ceux-là, donc, peuvent se consoler: quels que soient les malheurs annoncés comme autant de sanctions divines frappant les hommes rebelles, <strong>eux, survivront</strong>.</p>
<p>Revenons maintenant aux temps que nous vivons. Alors que se profilent des tribulations d’ampleur inédite, se peut-il que nous, qui nous avons choisi de nous confier entièrement en Dieu, trouvions aujourd’hui quelque réconfort dans ce témoignage du prophète d’Elkosh?</p>
<p>Je le crois. Pour une raison simple: <strong>Dieu ne change pas</strong>.</p>
<p><strong>Dieu est</strong>,<strong> et reste à jamais essentiellement bon</strong>. C’est pourquoi il est si lent à s’irriter* et que c’est toujours à contrecœur qu’il doit se résoudre à frapper les rebelles impénitents, endurcis, incurables. C’est pourquoi, surtout, <strong>il aime mettre ses fidèles à l’abri</strong> lorsque passe sa colère.</p>
<p><strong>Il nous</strong> <em>“<strong>connaît</strong>”</em>. Le verbe exprime un lien des plus intimes se traduisant par une tendresse de tous les instants. <strong>Il nous aime</strong>, oserai-je le dire? <strong>passionnément</strong>.</p>
<p>C’est pourquoi son projet est de nous mettre à l’abri au jour de son terrible, mais juste courroux. <strong>Il sera notre</strong> <em>“<strong>refuge</strong>”</em>; littéralement, <strong>notre</strong> “<strong>forteresse</strong>”.</p>
<p>Par quoi nous comprenons, non pas que les détresses annoncées ne nous concerneront pas, mais plutôt que, dans les heures à venir les plus sombres, <strong>nous pourrons toujours trouver en lui un</strong> “<strong>rempart</strong>”.</p>
<p>Laissons-nous donc consoler par ce vieil oracle! Il n’a rien perdu de sa vertu rassurante. Quoi qu’il arrive, nous qui lui appartenons, avons cette assurance que <strong>rien ni personne ne pourra jamais nous priver de sa bonté</strong>. Et que s’il advenait que nous soyons touchés nous aussi dans les tribulations promises, l’Éternel, qui nous <em>“connaît”</em>, veillera à ce que nous ne soyons jamais seuls. <strong>Jusqu’au moment où il jugera bon de nous</strong> “<strong>exfiltrer</strong>”. Définitivement “à l’abri” derrière son “rempart”, nous découvrirons alors cette paix ineffable qu’il réserve depuis les origines à <em>“ceux qui se confient en lui”</em>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Nahum 1.3.</span></p> -
Et lui, alors ?
<p>Jean 21.21b: <em>“Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il?”</em></p>
</p><a class=”asset-img-link” style=”display: inline;” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e86100d020200d-pi”><img class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e86100d020200d img-responsive” style=”width: 600px; ” alt=”Et lui?” title=”Et lui?” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e86100d020200d-600wi” /></a><br />
<p>Des douze apôtres, <strong>Pierre</strong> est probablement celui qui nous ressemble le plus. Tenez, encore un exemple!</p>
<p>Peu de temps après qu’il est ressuscité, Jésus retrouve ses disciples sur les rives du lac de Tibériade. Une longue nuit de pêche sans prises les a épuisés. Aucun ne fait attention à lui. Pas même lorsqu’il les presse de jeter à nouveau leur nasse et que, ô surprise! ils s’exécutent. Ce n’est qu’après qu’ils ont constaté leur pêche miraculeuse que Jean, enfin! le reconnaît et crie: <em>“C’est le Seigneur!”</em>.</p>
<p>Et l’on connaît la suite. Pierre se jette à l’eau, les disciples tirent leur filet plein à craquer et passent à table, si je puis dire, le temps de partager avec leur Maître les délicieuses grillades qu’il leur a préparées.</p>
<p>C’est alors que <strong>Jésus</strong>,<strong> dans sa grâce</strong>,<strong> offre à Pierre de recouvrir lui-même ses trois reniements par trois confessions de son amour pour lui</strong>. Et surprend tout le monde en confiant à son disciple repentant <strong>la plus noble des missions</strong>: <strong>être</strong> “<strong>le pasteur de ses brebis</strong>”.</p>
<p>On imagine le ravissement de notre ami. Sauf que c’est <strong>le moment choisi par son divin Maître pour lui annoncer le martyre qui l’attend</strong>! Et l’euphorie retombe. Pierre, alors, se retourne et ayant aperçu Jean demande: <em>“Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il?”</em></p>
<p>Et là, je marque une pause et demande s’il nous est possible de ne pas nous reconnaître en lui. Nous qui ne pouvons nous retenir de <strong>comparer notre sort à celui des autres</strong>. Surtout lorsque le premier nous paraît moins enviable. Parce qu’il ne nous paraît pas juste que nous pâtissions alors qu’ils prospèrent.</p>
<p><strong>Qui d’entre nous n’a jamais questionné le Seigneur</strong>? Qui ne lui a jamais demandé s’il était juste que tout sourie à notre frère tandis que nous allions, nous, d’épreuve en épreuve? Qui n’a jamais dû réprimer en lui le sentiment que Dieu<span class=”Apple-converted-space”> </span>pouvait se montrer injuste? Qu’il avait ses préférés? Comme Jean. Et que nous n’en faisions décidément pas partie? Qui? Pas moi, en tout cas.</p>
<p>Arrêtons-nous donc maintenant sur <strong>la réponse faite à Pierre</strong>. <em>“Si je veux qu’il vive jusqu’à ce que je revienne, en quoi cela te concerne-t-il? Toi, suis-moi.”</em> Que nous dit-elle?</p>
<p>D’abord, que <strong>le Seigneur est à jamais libre de nous traiter comme il l’entend</strong>. Qu’il ne nous appartient donc pas de discuter les projets qu’il nourrit à notre égard. Non plus d’ailleurs qu’à l’égard des autres.</p>
<p>Ensuite, et de manière générale, qu’<strong>il vaudrait mieux que nous nous occupions de nos propres affaires</strong> sans nous inquiéter trop de celles des autres.</p>
<p>Enfin, que <strong>notre vocation est de le suivre</strong>, un point c’est tout. Autrement dit, d’accepter le chemin qu’il nous trace, fut-il plus étroit, plus rocailleux, plus raide que celui de notre voisin.</p>
<p>Point de place, donc, dans nos vies pour les récriminations amères et les comparaisons stériles!</p>
<p>Mais <strong>une conviction intime et solide</strong>: celle de suivre un souverain Berger dont nous savons depuis au moins trois millénaires qu’il conduit sûrement chacune de ses brebis.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Et <strong>une ambition impatiente et forte</strong>: celle d’apprendre à glorifier le Seigneur, quel que soit le lot qui nous est échu. En d’autres termes, rechercher en toutes circonstances à lui être agréables et lui rendre honneur. Vivre chacune de nos journées, jusqu’aux plus sombres, de telle sorte qu’il soit fier de nous. Comme Pierre, dont la mort, a compris Jean*, <em>“révélerait la gloire de Dieu.”</em></p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 21.19.</span></p> -
Il est à moi, je suis à lui
<p>Cantique des cantiques 2.16:<em> “Mon bien-aimé est à moi, et moi je suis à lui. Il conduit son troupeau parmi les lis.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3d29913200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Lis” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3d29913200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3d29913200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Lis” /></a></p>
<p> </p>
<p>Comment ne pas goûter le <strong>génie poétique</strong> de celui* à qui nous devons le Cantique par excellence? Comment ne pas tomber sous le charme d’une strophe comme, par exemple, la huitième**, d’où notre texte est extrait?</p>
<p><strong>C’est le printemps</strong>. <em>“[…] l’hiver est passé,/ la pluie a cessé, elle s’en est allée./ Les fleurs apparaissent dans le pays,/ le temps de chanter est arrivé/ et l’on entend le roucoulement de la tourterelle dans notre pays./ Le figuier embaume par ses fruits/ et les vignes en fleur répandent leur parfum parfum.”</em> ***</p>
<p>Le printemps, ou <strong>la saison de ceux qui s’aiment</strong>.</p>
<p><strong>Comme ce beau berger</strong> <em>“qui arrive, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines […] pareil à la gazelle ou au jeune cerf”</em>, et qui brûle d’entraîner sa belle vers les hauteurs embaumées où il pourra lui dévoiler sa passion débordante.</p>
<p>Et <strong>cette éblouissante amie</strong>, <em>“malade d’amour”</em>, avoue-t-elle, qui ne rêve que d’une chose: retrouver celui qu’aime son cœur, courir vers lui et, aussitôt après qu’elle l’aura embrassé, s’abandonner à lui.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Oui, le printemps, la saison de ceux qui, parce qu’ils s’aiment, savent<span class=”Apple-converted-space”>  </span>qu’<strong>ils ne se possèdent plus eux-mêmes</strong>, <strong>mais s’appartiennent l’un à l’autre</strong>. Pour toujours. <em>“Mon bien-aimé est à moi, et moi je suis à lui”</em>, exulte la belle demoiselle, qui n’a plus qu’un souhait: pouvoir “ouvrir son jardin” à son élu pour qu’il y fasse “paître son troupeau parmi les lis”.</p>
<p>Les formules sont osées, j’en conviens. Mais, dès lors que nous les croyons divinement inspirées, il est de notre devoir de les accueillir comme <strong>autant d’invitations adressées aux époux à s’abandonner</strong>, <strong>littéralement</strong>, <strong>l’un à l’autre</strong>. Et à jouir pleinement et exclusivement l’un de l’autre, faisant ainsi de leur complicité <strong>un printemps sans fin</strong>.</p>
<p>Cela dit, <strong>ne nous figurons pas avoir épuisé là la richesse de notre citation</strong>. S’il est clair qu’elle évoque d’abord la relation intime de deux jeunes tourtereaux, il n’est pas contestable qu’<strong>elle laisse nettement entrevoir une autre liaison</strong>, également exclusive, profonde et éternelle: <strong>celle qui s’est installée entre Christ et nous</strong>.</p>
<p>Comme notre berger venu chercher sa fiancée et l’inviter à le rejoindre, <strong>Christ est paru parmi nous</strong>, <strong>plein de grâce et de vérité</strong>, <strong>pour nous appeler à nous rapprocher de lui et à le suivre</strong>.</p>
<p>Avec tous ceux parmi nous qui ont entendu sa voix et accepté de se lancer à sa suite, il dit: “<strong>Je suis votre bon berger.</strong> J’ai donné ma vie pour vous et maintenant, je vous connais. Et vous-mêmes me connaissez et me suivez. <strong>Je suis à vous et vous êtes à moi</strong>. Nous nous appartenons mutuellement. Je vous ai donné la vie éternelle et vous ne périrez pas. Jamais. Personne, vous m’entendez? <strong>personne ne pourra jamais vous arracher à ma main</strong>!”**** </p>
<p>Amis lecteurs, êtes-vous de ceux qui peuvent chanter aujourd’hui “Mon Berger bien-aimé est à moi, et moi je suis à lui”? Avez-vous trouvé votre place dans le troupeau qu’il conduit “parmi les lis”? Sinon, sachez qu’il vous attend. Et qu’<strong>il brûle</strong>, <strong>lui aussi</strong>, <strong>de vous accueillir dans le jardin d’amour et de joie qu’un autre jardin, celui de Gethsémané, a rendu possible</strong>.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Salomon? Peut-être, mais pas sûr. Car il est possible que l’en-tête du Cantique désigne le destinataire plutôt que l’auteur.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Cantique des cantiques 2.8-17.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 11 à 13a.</span>     **** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 10.11, 14, 27-28.</span></p> -
Déchargez-vous !
<p>Psaume 81.7: <em>“J’ai déchargé son épaule du fardeau, et ses mains ont lâché la corbeille.”</em></p>
<p> </p>
<a class=”asset-img-link” style=”display: inline;” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860ffa4bd200d-pi”><img class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860ffa4bd200d img-responsive” style=”width: 600px; ” alt=”Se décharger” title=”Se décharger” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860ffa4bd200d-600wi” /></a><br />
<p>Mes limites sont nombreuses. Mais il en est une en particulier<span class=”Apple-converted-space”> </span>qui empoisonne ma vie: je ne sais pas me décharger. Mes fardeaux, je les garde. Et ceux des autres, aussi. Jusqu’à épuisement. Et effondrement.</p>
<p>Je me suis souvent demandé pourquoi. Par plaisir? Certainement pas. Par orgueil? Au début, peut-être, mais plus aujourd’hui. Alors pourquoi? Par résignation, probablement. Comme si ces charges accumulées étaient le lot qui me revenait, “<strong>ma croix</strong>” <strong>à moi</strong>, qu’en être responsable je me devais de porter sans gémir.</p>
<p>Un tel examen de conscience serait admirable, s’il ne révélait pas une surprenante, sinon inexcusable <strong>méconnaissance du projet de Dieu pour chacun</strong>.</p>
<p>Prenons le temps d’écouter à nouveau cette parole divine rapportée par Asaph: <em>“J’ai déchargé son épaule du fardeau, et ses mains ont lâché la corbeille.”</em></p>
<p>Le rappel est limpide: l’Éternel n’a pas supporté indéfiniment de voir son peuple ployer sous le poids de l’esclavage d’abord, de l’errance ensuite. Dans un geste d’une grâce infinie, il a déchargé son épaule du joug qui l’écrasait et libéré ses mains du panier qu’il utilisait pour porter l’argile et les briques nécessaires à la construction de Pithom et Ramsès en Égypte.</p>
<p>Je pose maintenant la question: comment un Dieu si charitable envers un peuple contestataire se révélerait-il moins miséricordieux, moins compatissant, moins miséricordieux envers nous, qui nous efforçons de lui être agréables? Impossible.</p>
<p>La preuve? Cette invite de celui qui l’a si parfaitement dévoilé, adressée à ceux d’entre nous qui ploient sous le poids des soucis: <em>“<strong>Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau</strong>,<strong> et je vous donnerai du repos</strong>” </em>*.</p>
<p>Nous donc qui, aujourd’hui, sommes comme écrasés par, que sais-je? un passé coupable, un présent accablant ou un avenir sombre, approchons-nous sans tarder du Seigneur et, puisqu’il nous invite à le faire, <strong>remettons-lui notre fardeau</strong>, <strong>quel qu’il soit</strong>. Humblement.</p>
<p>Disons-lui ce qui pèse sur nous au point que nous craignons de tomber bientôt.<span class=”Apple-converted-space”> </span><strong>Confions-lui ce qui nous taraude l’esprit</strong>: une faute ancienne, une inclination coupable, une situation délicate, un malheur inattendu, un sentiment d’abandon, une longue épreuve, un désert spirituel, un horizon enténébré… Ou le souci d’un frère, d’une sœur, d’un ami: sa santé, son comportement, ses choix, son incrédulité, sa révolte, son chagrin…</p>
<p>Et le Dieu à jamais secourable que son Fils nous a révélé nous donnera du repos. <strong>Et nous goûterons alors combien est bon celui qui a déchargé notre épaule</strong>.</p>
<p>Suivons donc, à la lettre, l’exhortation d’un homme qui parlait d’expérience**: <em>“Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous”</em>. Oui, “<strong>dé-chargeons-nous</strong>” une bonne fois sur notre Maître de tout ce qui nous pèse au point que nous nous sentons tout près de nous effondrer! <strong>Et goûtons alors au repos</strong> qu’il brûle de nous offrir.</p>
<p><strong>Une paix sans égale</strong>, qui demeurera nôtre aussi longtemps que nous n’aurons pas la très, très mauvaise idée de retourner chercher le fardeau déposé, certes, mais jamais abandonné.</p>
<p>Puisse l’auteur de ces lignes entendre ce que l’Esprit vient de lui redire!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Matthieu 11.28. </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>1 Pierre 5.7.</span></p> -
Aimer, c’est vouloir être avec
<p>Jean 1.14a: <em>“Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fe4361200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Ensemble” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860fe4361200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fe4361200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Ensemble” /></a></p>
<p><strong>Étonnant</strong>, <strong>l’amour de Dieu pour les hommes</strong>! Qui lui a comme imposé de <strong>se réconcilier avec eux</strong> après qu’ils l’eurent offensé! Et qui lui a comme commandé de <strong>les retrouver</strong> après qu’ils s’étaient perdus! Sachant qu’un tel “devoir” impliquait qu’il consentît au sacrifice le plus coûteux: celui de son Fils unique et à jamais bien-aimé!</p>
<p>Oui, étonnant, l’amour de Dieu pour nous! Qui ne pouvait supporter de rester privé longtemps de notre compagnie! <strong>Comme si notre communion lui était nécessaire</strong>… Et qui l’a conduit à n’offrir librement rien de moins que sa propre “chair” afin d’ôter une bonne fois l’obstacle –leur péché– qui l’empêchait de “<strong>planter sa tente parmi nous</strong>”*!</p>
<p>Le prix exorbitant de son “retour” parmi nous. Le coût cruellement élevé d’une réconciliation dont il attendait qu’elle lui permît de se rapprocher définitivement de nous, d’“<strong>établir son domicile chez nous</strong>”**, de <strong>faire de nous ses amis</strong> et… de <strong>se réjouir en notre présence</strong>!</p>
<p>La question, maintenant, est de savoir s’il est possible que nous, qui sommes ses enfants, reproduisions un tel amour. Un amour qui se veut, avant tout peut-être, présence.</p>
<p>Disons que c’est à cela qu’il serait juste que nous travaillions sérieusement!</p>
<p>En nous assurant notamment que notre amour pour les autres trouve son bonheur et son épanouissement dans l’accompagnement et le service.</p>
<p>Car <strong>aimer l’autre comme Dieu l’a aimé avant nous</strong>, <strong>c’est d’abord vouloir faire route avec lui</strong>. C’est nous être proposé de l’accompagner. Et c’est rester disponibles pour, ici, recueillir une confidence, s’ouvrir à une peine, porter un fardeau, calmer une alarme, combler un vide, sécher une larme… et là, partager une joie, célébrer une délivrance, soutenir un projet, encourager un progrès.</p>
<p>Mais <strong>aimer l’autre comme Dieu l’a aimé avant nous</strong>, <strong>c’est aussi<span class=”Apple-converted-space”>  </span>accepter de sortir</strong>, <strong>s’il le faut</strong>, <strong>de notre zone de confort</strong> pour servir son intérêt. Ne pas craindre d’être interrompus, dérangés, distraits, importunés, troublés. Espérer, au contraire, l’occasion de nous ceindre comme Jésus la veille de sa mort d’un linge et, avec l’eau d’un bassin approprié, laver et essuyer ses pieds… Notre manière à nous de reproduire aujourd’hui, quoique bien imparfaitement, l’éblouissante sollicitude divine.</p>
<p>En bref, <strong>aimer l’autre comme Dieu l’a aimé le premier</strong>, <strong>c’est être pour lui l’</strong>“<strong>ami</strong>” <strong>sur qui il pourra toujours compter</strong>. C’est lui rester fidèles quand bien même il nous décevrait. C’est être et rester son “serviteur”<em>, </em>fut-ce au prix de menues concessions ou de plus coûteux sacrifices.</p>
<p><strong>Puisse l’Esprit de Dieu lui-même nous venir en aide</strong>! Et déposer en nous son fruit: l’amour. Et l’enrichir bientôt, en y associant tout à la fois la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi!***</p>
<p>Remplis, enfin! des sentiments qui sont en Dieu, nous pourrons commencer alors de <strong>nous aimer mutuellement comme lui-même nous a aimés le premier</strong> et, ce faisant, réjouir son cœur.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Le verbe utilisé par l’évangéliste et que la S21 traduit par <em>« habiter »</em> signifie littéralement « planter sa tente ». Il renvoie à la fois à la présence divine dans le tabernacle qui accompagnait les Hébreux dans le désert et, par sa consonance, à la « gloire » (<em>chekinah</em>) que ce sanctuaire portatif abritait.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 14.23.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Galates 5.22.</span></p> -
Aimer, c’est vouloir que l’autre vive
<p>1 Jean 5.16b: <em>“[…] et Dieu donnera vie à ce frère.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e708de200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”1 Jn 5.16″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860e708de200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e708de200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”1 Jn 5.16″ /></a></p>
<p>Que pouvons-nous nous souhaiter de meilleur que la vie, la vraie, celle qui ne se déguste qu’auprès du Seigneur?</p>
<p>C’est David qui, en son temps déjà, s’émerveillait*: <em>“Tu me fais connaître le sentier de la vie; il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite.”</em></p>
<p>Si donc il est <strong>une bénédiction que nous ne pouvons pas ne pas ardemment souhaiter à nos frères et sœurs</strong> en la foi, c’est bien celle-ci: le bonheur de se savoir l’objet de la bonté, de la sollicitude et de la tendresse divines.</p>
<p>Un bonheur que le poète, pour l’avoir longuement goûté, sait à la fois sans mesure ni fin.</p>
<p>Mais <strong>que faire lorsque le péché surgit et prive d’un coup l’un de ces amis de cette douce béatitude</strong>?</p>
<p>Fermer les yeux (<em>“Suis-je le gardien de mon frère?” </em>**)? Se gausser (“Dire qu’hier encore, il plastronnait!”)? Juger (“Je me disais bien qu’on ne pouvait pas lui faire confiance…”)? Colporter (“Voulez-vous que je vous dise ce qu’il a fait?”)? Médire (“Celui-là? Un vrai faux jeton, croyez-moi!”)?</p>
<p>Que non! répond l’apôtre Jean. <strong>Prier</strong> plutôt.</p>
<p><em>“Si quelqu’un voit son frère commettre un péché […], qu’il prie.”</em></p>
<p><strong>Prier</strong>, donc. Telle est la réaction que Dieu attend de nous dès lors que nous voyons notre frère trébucher: une réaction quasi instinctive et immédiate. C’est ce qu’indique clairement le temps du verbe choisi par l’apôtre, qui suggère moins un ordre qu’une réaction spontanée et inévitable***.</p>
<p>Mais prier pour quoi ?</p>
<p><strong>Pour que Dieu</strong> “<strong>rende la vie</strong>” à ce pécheur coupable et malheureux.</p>
<p>Par quoi nous entendons qu’il le persuade bientôt de reconnaître sa faute et d’<strong>invoquer sa grâce pour retrouver au plus vite cette qualité de vie unique et excellente que seuls connaissent ceux avec qui Dieu est pleinement réconcilié</strong>.</p>
<p>Ainsi, parmi toutes les expressions possibles de l’amour fraternel, la prière n’est pas la moindre, qui nous offre l’immanquable occasion de <strong>plaider avec passion la cause de notre</strong> “<strong>bien-aimé</strong>” auprès du Seigneur.</p>
<p>Parce que nous ne pouvons nous accommoder de sa tristesse et que <strong>rien ne nous fera davantage plaisir que de voir son visage rayonner à nouveau</strong>.</p>
<p>Puisse notre amour les uns pour les autres nous dicter cette ambition commune: prier, encore et toujours, pour qu’aucun de nous ne soit privé longtemps de cette vie abondante qui ne se savoure qu’auprès de Dieu.</p>
<p>Et l’on saura alors que <strong>nous avons commencé d’aimer comme Christ nous a lui-même aimés</strong>: d’un amour qui n’a eu de repos qu’il ne nous ait ramenés tous dans la présence vivifiante de son Père.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 16.11.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Genèse 4.9.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir John Stott, <em>Les Épîtres de Jean</em>, 170.</span></p>