<p>Nahum 1.7: <em>“L’Éternel est bon, il est un refuge le jour de la détresse, il connaît ceux qui se confient en lui […].”</em></p>
<p><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e8610157a0200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Forteresse” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e8610157a0200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e8610157a0200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Forteresse” /></a><br /></em></p>
<p><strong>Difficile d’être optimistes de nos jours</strong>! Un monde plus dangereux qu’il ne l’a jamais été et des perspectives qui n’en finissent pas de s’assombrir.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Les prophètes et les apôtres ne se trompaient pas lorsqu’ils pressaient leurs contemporains demeurés fidèles à Dieu de <strong>se préparer au pire</strong>. Et qu’ils les conjuraient de s’en remettre à sa bonté pour tenir bon dans la tourmente présente et sortir vainqueurs des détresses à venir.</p>
<p>Comme <strong>Nahum</strong>, par exemple. Nahum <strong>dont le nom signifie</strong> “<strong>consolateur</strong>”. Et dont la mission est de consoler son peuple en même temps qu’il lui peindra le plus noir des avenirs. D’où cette lueur, tremblante, au cœur d’un oracle terrifiant: <em>“L’Éternel est bon, il est un refuge le jour de la détresse, il connaît ceux qui se confient en lui”</em>.</p>
<p>Tous, donc, ne seront pas définitivement emportés par la tempête annoncée, alanguis par la sécheresse promise ou dévorés par les séismes <strong>prédits. Il en est qui</strong>, <strong>à défaut d’être totalement épargnés</strong>, <strong>connaîtront la délivrance</strong>. Tandis que la colère divine s’abattra sur leur cité, Ninive en l’occurrence, ceux-là pourront compter sur la bonté de l’Éternel et se réfugier en lui.</p>
<p>Et qui sont-ils, <strong>ces privilégiés</strong>? <em>“<strong>Ceux qui se confient en lui</strong>”</em>. Autrement dit, ceux qui ont abandonné leur vie et confié leur destinée à l’Éternel.</p>
<p>Et pourquoi sont-ils heureux, eux? Parce que <strong>l’Éternel les connaît</strong>, et qu’il est bon, et qu’<strong>il sera leur refuge</strong> au cœur de la détresse à venir. Ceux-là, donc, peuvent se consoler: quels que soient les malheurs annoncés comme autant de sanctions divines frappant les hommes rebelles, <strong>eux, survivront</strong>.</p>
<p>Revenons maintenant aux temps que nous vivons. Alors que se profilent des tribulations d’ampleur inédite, se peut-il que nous, qui nous avons choisi de nous confier entièrement en Dieu, trouvions aujourd’hui quelque réconfort dans ce témoignage du prophète d’Elkosh?</p>
<p>Je le crois. Pour une raison simple: <strong>Dieu ne change pas</strong>.</p>
<p><strong>Dieu est</strong>,<strong> et reste à jamais essentiellement bon</strong>. C’est pourquoi il est si lent à s’irriter* et que c’est toujours à contrecœur qu’il doit se résoudre à frapper les rebelles impénitents, endurcis, incurables. C’est pourquoi, surtout, <strong>il aime mettre ses fidèles à l’abri</strong> lorsque passe sa colère.</p>
<p><strong>Il nous</strong> <em>“<strong>connaît</strong>”</em>. Le verbe exprime un lien des plus intimes se traduisant par une tendresse de tous les instants. <strong>Il nous aime</strong>, oserai-je le dire? <strong>passionnément</strong>.</p>
<p>C’est pourquoi son projet est de nous mettre à l’abri au jour de son terrible, mais juste courroux. <strong>Il sera notre</strong> <em>“<strong>refuge</strong>”</em>; littéralement, <strong>notre</strong> “<strong>forteresse</strong>”.</p>
<p>Par quoi nous comprenons, non pas que les détresses annoncées ne nous concerneront pas, mais plutôt que, dans les heures à venir les plus sombres, <strong>nous pourrons toujours trouver en lui un</strong> “<strong>rempart</strong>”.</p>
<p>Laissons-nous donc consoler par ce vieil oracle! Il n’a rien perdu de sa vertu rassurante. Quoi qu’il arrive, nous qui lui appartenons, avons cette assurance que <strong>rien ni personne ne pourra jamais nous priver de sa bonté</strong>. Et que s’il advenait que nous soyons touchés nous aussi dans les tribulations promises, l’Éternel, qui nous <em>“connaît”</em>, veillera à ce que nous ne soyons jamais seuls. <strong>Jusqu’au moment où il jugera bon de nous</strong> “<strong>exfiltrer</strong>”. Définitivement “à l’abri” derrière son “rempart”, nous découvrirons alors cette paix ineffable qu’il réserve depuis les origines à <em>“ceux qui se confient en lui”</em>.</p>
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<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Nahum 1.3.</span></p>