Déchargez-vous !

<p>Psaume 81.7: <em>“J’ai déchargé son épaule du fardeau, et ses mains ont lâché la corbeille.”</em></p>
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<a class=”asset-img-link” style=”display: inline;” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860ffa4bd200d-pi”><img class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860ffa4bd200d img-responsive” style=”width: 600px; ” alt=”Se décharger” title=”Se décharger” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860ffa4bd200d-600wi” /></a><br />
<p>Mes limites sont nombreuses. Mais il en est une en particulier<span class=”Apple-converted-space”>&nbsp; </span>qui empoisonne ma vie: je ne sais pas me décharger. Mes fardeaux, je les garde. Et ceux des autres, aussi. Jusqu’à épuisement. Et effondrement.</p>
<p>Je me suis souvent demandé pourquoi. Par plaisir? Certainement pas. Par orgueil? Au début, peut-être, mais plus aujourd’hui. Alors pourquoi? Par résignation, probablement. Comme si ces charges accumulées étaient le lot qui me revenait, “<strong>ma croix</strong>” <strong>à moi</strong>, qu’en être responsable je me devais de porter sans gémir.</p>
<p>Un tel examen de conscience serait admirable, s’il ne révélait pas une surprenante, sinon inexcusable <strong>méconnaissance du projet de Dieu pour chacun</strong>.</p>
<p>Prenons le temps d’écouter à nouveau cette parole divine rapportée par Asaph: <em>“J’ai déchargé son épaule du fardeau, et ses mains ont lâché la corbeille.”</em></p>
<p>Le rappel est limpide: l’Éternel n’a pas supporté indéfiniment de voir son peuple ployer sous le poids de l’esclavage d’abord, de l’errance ensuite. Dans un geste d’une grâce infinie, il a déchargé son épaule du joug qui l’écrasait et libéré ses mains du panier qu’il utilisait pour porter l’argile et les briques nécessaires à la construction de Pithom et Ramsès en Égypte.</p>
<p>Je pose maintenant la question: comment un Dieu si charitable envers un peuple contestataire se révélerait-il moins miséricordieux, moins compatissant, moins miséricordieux envers nous, qui nous efforçons de lui être agréables? Impossible.</p>
<p>La preuve? Cette invite de celui qui l’a si parfaitement dévoilé, adressée à ceux d’entre nous qui ploient sous le poids des soucis: <em>“<strong>Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau</strong>,<strong> et je vous donnerai du repos</strong>” </em>*.</p>
<p>Nous donc qui, aujourd’hui, sommes comme écrasés par, que sais-je? un passé coupable, un présent accablant ou un avenir sombre, approchons-nous sans tarder du Seigneur et, puisqu’il nous invite à le faire, <strong>remettons-lui notre fardeau</strong>, <strong>quel qu’il soit</strong>. Humblement.</p>
<p>Disons-lui ce qui pèse sur nous au point que nous craignons de tomber bientôt.<span class=”Apple-converted-space”>&nbsp; </span><strong>Confions-lui ce qui nous taraude l’esprit</strong>: une faute ancienne, une inclination coupable, une situation délicate, un malheur inattendu, un sentiment d’abandon, une longue épreuve, un désert spirituel, un horizon enténébré… Ou le souci d’un frère, d’une sœur, d’un ami: sa santé, son comportement, ses choix, son incrédulité, sa révolte, son chagrin…</p>
<p>Et le Dieu à jamais secourable que son Fils nous a révélé nous donnera du repos. <strong>Et nous goûterons alors combien est bon celui qui a déchargé notre épaule</strong>.</p>
<p>Suivons donc, à la lettre, l’exhortation d’un homme qui parlait d’expérience**: <em>“Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous”</em>. Oui, “<strong>dé-chargeons-nous</strong>” une bonne fois sur notre Maître de tout ce qui nous pèse au point que nous nous sentons tout près de nous effondrer! <strong>Et goûtons alors au repos</strong> qu’il brûle de nous offrir.</p>
<p><strong>Une paix sans égale</strong>, qui demeurera nôtre aussi longtemps que nous n’aurons pas la très, très mauvaise idée de retourner chercher le fardeau déposé, certes, mais jamais abandonné.</p>
<p>Puisse l’auteur de ces lignes entendre ce que l’Esprit vient de lui redire!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Matthieu 11.28. &nbsp;</span> &nbsp; ** <span style=”font-size: 8pt;”>1 Pierre 5.7.</span></p>