<p>Jean 21.17b : <em>“‘[…] Seigneur, tu sais tout, tu sais que je j’ai de l’amour pour toi.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jésus lui dit : ‘Nourris mes brebis’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eed2a2d4200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Pais mes brebis” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a2eed2a2d4200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eed2a2d4200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pais mes brebis” /></a></p>
<p>Comment traitons-nous généralement les pécheurs contrits ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous accueillons, bien sûr, avec joie leur repentance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais la “sagesse” ne nous dicte-t-elle pas de ne pas nous presser trop de leur rendre notre confiance ?</p>
<p>Le fait est que nous estimons juste, le plus souvent, de leur demander d’accepter de passer par ce que nous appellerons ici une <strong>période</strong> “<strong>probatoire</strong>”, histoire de les “<strong>tester</strong>” avant de leur rouvrir largement nos bras ou de les rétablir dans leurs fonctions premières !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En d’autres termes, nous leur disons : “<strong>C’est bien !</strong>”, <strong>mais</strong> sans leur permettre soit de retrouver sur le champ notre franche cordialité, soit de se rendre bientôt utiles à nouveau.</p>
<p>L’attitude de Jésus est totalement différente.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Nourris mes brebis”</em>, dit-il à Pierre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et pas une fois seulement, mais trois.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Prends soin de mes agneaux”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, “sois, toi, Pierre, qui viens de me renier, le pasteur —oui, le <strong>pasteur</strong>— de mes brebis.”</p>
<p>Pourquoi pareille<span class=”Apple-converted-space”>  </span>marque de confiance à l’égard du disciple retrouvé ?</p>
<p>Parce que Jésus sait que Pierre n’est plus le même homme depuis qu’il a lamentablement failli ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’il a tiré les leçons de son triste reniement ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’il sait maintenant ce qu’est la faiblesse humaine ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’il ne comptera plus sur ses propres capacités, mais sur le secours de son Maître pour vivre et agir d’une manière digne de lui ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il ne manquera dorénavant ni de compréhension ni de compassion à l’égard de ceux qui tombent ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Peut-être.</p>
<p>Mais la vraie réponse me semble être ailleurs : dans le fait, incontestable, que <strong>Jésus l’aime depuis toujours d’un amour parfait</strong>.</p>
<p>En choisissant, comme il le fait ici, d’associer Pierre à son œuvre quelques jours seulement après que son disciple l’a si profondément désappointé, Jésus ne fait rien de moins que <strong>dévoiler la mesure de son amour pour les pécheurs qui l’aiment</strong>.</p>
<p>C’est Paul qui écrira* : <em>“<strong>L’amour</strong> […] <strong>espère tout</strong> […].”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et parce que l’amour de Jésus est vrai —n’est-il pas l’amour même de Dieu résidant en et brillant à travers lui ?—, <strong>il est riche en espérance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si riche qu’il n’hésite pas à confier immédiatement à Pierre le soin de son troupeau —entendez ici : de son Église !</p>
<p>Oh ! la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de <strong>cet amour divin qui choisit de faire confiance </strong>plutôt que de se méfier!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et préfère <strong>prendre le risque d’espérer</strong> en tout temps plutôt que le parti de craindre toujours !</p>
<p>Maintenant, dites-moi : devant un tel déploiement de compassion, de grâce et de confiance, que peut faire Pierre d’autre que… <strong>s’émerveiller</strong> ?</p>
<p>Et nous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous qui savons que notre Seigneur n’a pas changé et qu’à nos trop fréquents errements, il oppose toujours la même miséricorde, la même générosité et le même amour, que pouvons-nous faire d’autre, nous-mêmes, que <strong>nous émerveiller à notre tour </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Et bénir</strong> publiquement celui qui a choisi une bonne fois de traiter avec autant de tendresse ceux des siens qui, après qu’ils ont commis une lourde faute, courent à lui pour lui avouer leur péché et, surtout, lui confesser leur amour ?</p>
<p>Une chose quand même : <strong>suivre son exemple </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous distinguer nous aussi par notre étonnante aptitude à <strong>ne désespérer de personne</strong> et à guetter le moment où nous pourrons dire au pécheur repentant : "Ne t’inquiète pas ; ma confiance en toi est rétablie et elle n’a jamais été aussi forte.”</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Voir 1 Corinthiens 13.7.</span></p>