<p>Philippiens 2.26 : <em>“Il désirait vous revoir tous et se tourmentait parce que vous aviez appris sa maladie.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308dc100f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Sensibilité” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a308dc100f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308dc100f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Sensibilité” /></a></p>
<p>Mais de qui donc est-il question ici ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’un homme dont on ne parle pas souvent, cependant qu’il fut l’un des plus précieux collaborateurs de l’apôtre Paul : <strong>Épaphrodite</strong>.</p>
<p>Épaphrodite, un nom si beau –il signifie “aimable”, “charmant”– qu’on se demande pourquoi nos parents ne l’attribuent plus à leurs bambins !</p>
<p>Épaphrodite, le nom d’un évangéliste dont l’une des plus grandes qualités était à l’évidence la <strong>sensibilité</strong>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Ah ! la sensibilité !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un handicap parfois, un atout le plus souvent.</p>
<p> </p>
<p><strong>Un handicap</strong></p>
<p>Plus fidèle, plus zélé, plus généreux dans le service du Seigneur qu’Épaphrodite, tu meurs !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’homme, pourtant, n’est pas sans faille.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Éloigné des siens, il a <strong>le mal du pays</strong>.</p>
<p>Comme quoi l’on peut être un immense serviteur et, parce que l’on est de nature particulièrement sensible, connaître des moments de spleen douloureux.</p>
<p>Question : faut-il s’en vouloir alors ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Considérons un instant la réaction de Paul.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Reproche-t-il à son Épaphrodite son vague à l’âme ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Du tout.</p>
<p>Que fait-il ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Gentiment, doucement, il le renvoie chez lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il aurait aimé le garder près de lui, mais l’affection qu’il a pour lui lui dicte –il parle d’un sacrifice “nécessaire”*– de libérer son ami.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il s’empresse donc de le renvoyer**  et conclut avec cette recommandation*** : <em>“Accueillez-le dans le Seigneur avec une joie sans réserve et ayez de l’estime pour de tels hommes”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est dire la générosité de l’apôtre !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>n’est-ce pas cela aussi, aimer : sentir, comprendre, ressentir et… couvrir ?</strong></p>
<p> </p>
<p><strong>Un atout</strong></p>
<p><em>“Il désirait vous revoir et se tourmentait,</em> écrit Paul,<em> parce que vous aviez appris sa maladie”</em>.</p>
<p>La raison de son tracas ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les Philippiens doivent se faire du souci à cause de lui !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La nouvelle de sa maladie doit les perturber, les chagriner, les affliger !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Or, s’il est une chose qu’il ne voulait pas, c’était bien celle-ci : que son Église s’inquiétât au sujet de sa santé !</p>
<p>D’autres, à sa place, auraient, dès les premiers symptômes, alerté tous leurs proches et cherché auprès d’eux sympathie, réconfort, et soutien.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas lui,<span class=”Apple-converted-space”> </span>qui <strong>ne supporte pas l’idée d’être un poids</strong> pour les Philippiens.</p>
<p>On comprend mieux alors sa hâte : il faut qu’il gagne au plus vite la Macédoine pour <strong>rassurer ses amis</strong> en leur annonçant l’heureuse nouvelle : “Dieu a eu pitié de moi : j’étais tout près de mourir, mais maintenant, je vais bien !”</p>
<p>Pour moi, je ne puis qu’admirer Épaphrodite, dont l’<strong>étonnante délicatesse</strong> procède nécessairement d’une<strong> sensibilité aux autres proprement surnaturelle</strong>.</p>
<p>Et je prie le Seigneur de nous donner de <strong>nous distinguer à notre tour par nos scrupules à peser sur les autres</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et notre empressement à les décharger sitôt qu’une délivrance nous a été accordée.</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Philippiens 3.25.    </span> **<span style=”font-size: 8pt;”>  Philippiens 3.28.    </span> ***<span style=”font-size: 8pt;”>  Philippiens 3.29.</span></p>